Plateforme Egalité des droits = égalité des choix du Collectif pour l'égalité des droits

lire le texte : http://egalitedesdroits.free.fr/plateforme.htm
voir les signatures :
http://www.france.qrd.org/actions/signatures.php3?id_article=818
signer la plateforme : http://www.france.qrd.org/actions/article.php3?id_article=818

Conseils pratiques du Pôle juridique pour le mariage des couples gay et lesbiens

Attitude à adopter par les candidats au mariage face aux officiers d’état civil et à la mairie : http://tetu.com/infos/mariage
Manifeste Pour l'égalité des droits de Daniel Borrillo et Didier Eribon
 
Aidez-nous à collecter des articles & communiqués de presse pour les archives LGBTQ
2004 : luttes GLBTQ pour l'égalité des droits & contre

l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie, le sexisme
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
1er au 9
 

8.6.2004 : audition > Jean-Pierre Raffarin : Premier ministre
>
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=44209
[...] . Le Premier ministre recevra mardi 8 juin Jean-Luc Romero et Philippe Meynard "pour faire le point sur les réponses concrètes que le Gouvernement prépare suite aux demandes des associations homosexuelles". [...]

4.6.2004 : Le Premier ministre annonce qu'il va recevoir Jean-Louis Romero et Philippe Meynard > Jean-Pierre Raffarin
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=44242&d=1
En réponse à leur intervention, le Premier ministre recevra Messieurs Jean-Luc ROMERO et Philippe MEYNARD la semaine prochaine pour faire le point sur les réponses concrètes que le gouvernement prépare suite aux demandes des associations homosexuelles.

 

Le gouvernement rend public son projet de loi sur les propos discriminatoires
L’Inter-LGBT déplore d’importants oublis et demande au gouvernement un calendrier précis
8.6.2004 : communiqué > association Inter LGBT
http://www.inter-lgbt.org/article.php3?id_article=268
Le gouvernement a remis ce matin au Conseil d’État "son projet de loi relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe".
Ce texte propose de pénaliser les propos discriminatoires tenus "envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle" dans les mêmes termes que le sont aujourd’hui les propos racistes (provocations à la haine, diffamations, injures). Les peines prévues sont égales, et les conditions requises pour l’intervention des associations devant les tribunaux le sont aussi.
- Toutefois, parmi les propos sexistes, seules les provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence seront pénalisées. Les injures ou les diffamations à caractère sexiste ne sont pas traitées dans le projet de loi.
- Le projet exclut également de la protection prévue les personnes transsexuelles et transgenres. Pourtant, de l’avis même du ministre de la Justice, les personnes trans ne sont pas caractérisables par l’orientation sexuelle, les discriminations dont elles font l’objet étant fondées sur l’ "identité de genre". Même constat pour les discriminations fondées sur l’état de santé, notamment la séropositivité, source d’injures ou de provocations à la discrimination.
- Enfin, la loi ne prévoit pas d’étendre l’exercice du droit de réponse aux associations LGBT lorsque des propos discriminatoires sont tenus. Cet "oubli" révèle un manque de confiance en les associations, qui ne seraient pas capables de distinguer ce qui ressortit à la liberté d’opinion (comme le débat sur l’ouverture du mariage) de ce qui relève de l’homophobie caractérisée. Pourtant, l’exercice du droit de réponse est une alternative moins lourde qu’une procédure devant les tribunaux.
L’arbitrage rendu par le Premier ministre ne répond ainsi que partiellement aux attentes des associations. Et surtout, en ayant tardé à rendre cet arbitrage, le gouvernement s’est mis dans l’impossibilité de faire voter le texte en première lecture avant la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans. Six mois auparavant, lors de la discussion d’une proposition de loi analogue du groupe socialiste, les groupes UMP et UDF s’étaient en effet opposés à un tel texte, pour des raisons de fond.
Le 26 juin prochain, les associations et les marcheurs ne pourront donc juger sur pièce la détermination du gouvernement et surtout de sa majorité à adopter un tel texte.
L’Inter-LGBT sera reçue par le Premier ministre avant cette marche.
- Elle lui demande dès maintenant de s’engager à faire voter le texte dans les délais les plus brefs, et d’annoncer un soutien aux amendements qui viendront combler les oublis.
- Elle lui demande enfin de traduire en actes "le débat national" sur le mariage et la filiation souhaité par le président de la République le 28 avril dernier, en s’engageant à le faire déboucher sur des propositions législatives.

 

10 000 séropositifs de plus en 2003, l’InVS toujours de glace.
communiqué 8.6.2004 > Collectif Warning

http://www.thewarning.info/article.php3?id_article=7
Dix mille personnes ont été contaminées par le virus du sida en 2003. Mais nous ne pourrons jamais le vérifier. Il ne semble pas non plus que l’Institut national de Veille Sanitaire soit en état de le faire, empêtrés que sont ses épidémiologues dans leurs déclarations incomplètes, leurs modes de contamination inconnus et la canicule de 2003.
L’InVS vient de publier dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire ses deuxièmes "premiers résultats" d’analyse de la Déclaration Obligatoire de Séropositivité (DOS) jusqu’au 30 septembre 2003.
Le Ministre de la Santé s’est exprimé ce matin : « Le premier enseignement de l’InVS ce matin, c’est la réalité d’un chiffre. Restons prudents. Peut-être est-il sous-estimé ? » a-t-il indiqué. Mais de quel chiffre parle-t-il ?
Après 4 années de cafouillages, la surveillance de l’infection au VIH a enfin débuté l’année dernière.
Le lancement officiel s’est fait en janvier, mais le 29. Les documents et outils ont été diffusés durant les deux mois suivants. Il n’y a donc eu que 25 notifications d’infection au VIH pour le 1er trimestre. L’année 2003 ne pourra donc pas être la première année de référence qui permettra d’établir les comparaisons ultérieures.
M. Douste-Blazy entérine ce dysfonctionnement par un tour de passe-passe : « l’année 2004 donnera [...] une idée plus précise sur l’incidence exacte de nouveaux cas » ! Que dit l’InVS au sujet du nombre total de notifications reçues pour 2003 ? Rien.
Pourtant, l’institut dispose d’un chiffre. Les associations participant au comité de pilotage (qui se réunit trop rarement) ont été priées de se taire.
L’une d’elle a indiqué en réunion publique que l’InVS lui avait communiqué le chiffre de 5 600 notifications. Sur ces 5 600, près de 64 % sont incomplètes... pas mal ! L’InVS a 6 mois pour compléter les fiches avant que le lien entre le nom de la personne contaminée et la fiche de notification soit définitivement coupé. Nous sommes en juin. Combien de fiches pour l’année 2003 resteront incomplètes ?
L’InVS a publié ses premières analyses en novembre dernier pour les notifications arrivées entre mars et juin 2003.
Elle a donc mis 1 semestre pour analyser 3 mois de données supplémentaires. À ce rythme, il faudra 2 ans pour obtenir le bilan d’une année complète. Seules 1301 fiches sont à ce jour analysées , où d’ailleurs il reste encore 23,4 % de contaminations pour lesquelles le mode de transmission n’est pas connu, 19% d’activité professionnelle non renseignée. Sur la question des infections récentes, que vaut réellement le chiffre de 58 % d’infections récentes chez les homosexuels quand l’échantillon analysé (322) est si faible ?
La marge d’erreur est telle que certaines données sont peu indicatives. De plus près de 16% des fiches de surveillance virologique n’ont pas le consentement renseigné. Le déploiement sur le territoire national a été si lent que moins de 85 départements entrent en compte dans ces nouveaux résultats. La région PACA, où le sida est très présent, ne rapporte que 2% des notifications.
Pourquoi avoir choisi d’arrêter l’analyse au 30 septembre devant un tel constat ?
Pourquoi aussi n’avoir pas intégré les Centres de dépistages anonymes dans la DOS ? L’argument qui consiste à dire que les personnes, après un test positif dans un CDAG, sont la plupart du temps orientées vers un service de soins où elles seront retestées, donc comptabilisées, n’est pas suffisant. Une étude américaine a montré que « l’existence d’une déclaration nominative n’apparaît qu’au 9e rang des raisons pouvant retarder ou empêcher le recours au dépistage » et que « les réponses ne sont pas différentes entre les États qui ont une déclaration nominative, un système non nominatif ou pas de déclaration ». (Transcriptase, février 2001).
Depuis 2001, l’InVS s’en tient au fait que " 4 500 à 5 000 personnes ont découvert leur séropositivité " qu’elle réitère une fois de plus.
Il est temps d’arrêter les hésitations et urgent d’annoncer un chiffre annuel, même partiel, permettant de connaître le taux réel de contaminations.
Après tout, d’autres agences en Europe l’ont déjà fait. Le Royaume Uni a lancé l’alerte dès février estimant que le nombre consolidé de 5 047 contaminations déjà recueillies ne représentait pas la réalité de l’épidémie et qu’il fallait s’attendre en fait à 7 000 contaminations pour 2003. Ce pays a une prévalence VIH plus faible que la France.
Comment alors croire qu’il y ait eu 5 600 contaminations en France en 2003 ? Sur 12 mois complets, nous estimons qu’il y a eu au moins 7 500 contaminations et probablement même 10 000. Tant qu’il n’y a pas de chiffres précis sur l’étendue de la reprise de l’épidémie chez les homosexuels, il ne pourra y avoir de campagne de prévention à la hauteur de l’enjeu.
Ce matin, M. Douste-Blazy s’est félicité du travail de l’InVS qui permet de « mesurer enfin, sans complaisance et en toute transparence, les résultats réels de la politique de lutte contre le sida ». De qui se moque-t-on ?
Warning est un groupe de pédés qui n’aiment pas le sida !
=> Communiqué de presse de l’INVS sur la DOS http://www.invs.sante.fr/display/?doc=presse/2004/communiques/vih_080604
=> Bulletin Épidémiologique Hebdomaire n°24-2 http://www.invs.sante.fr/beh/2004/24_25/index.htm

 

7.6.2004 : proposition de loi "clarifiant l'accès au mariage des couples de personnes de même sexe"
> déposée par Martine Billard : députée (Les Verts)
Les députés Verts Martine Billard et Noël Mamère ont présenté ce matin la proposition de loi, "clarifiant l'accès au mariage des couples de personnes de même sexe" déposée par Martine Billard au bureau de l'Assemblée nationale.
En attendant la mise à disposition sur le site de l'Assemblée nationale, le texte (contrairement à ceux de Christine Boutin et de Jean-Marc Roubaud) a été rendu public ce matin.
Pour le moment, le texte intégral déposé au bureau de l'Assemblée nationale est disponible à la Une du site de Martine Billard : http://martinebillard.org
Les députés Verts siègeant comme non inscrits (sans groupe parlementaire), Martine Billard et Noël Mamère ont proposé, lors de la conférence de presse de ce matin, aux députés socialistes et communistes de rejoindre cette proposition de loi, afin qu'ils clarifient leurs positions et qu'ils inscrivent cette proposition de loi pour un débat en séance, dans le cadre d'une de leurs séances d'initiative parlementaire (les "niches parlementaires"), réservées aux groupes politiques.

7.6.2004 : proposition de loi "Clarifiant l'accès au mariage des couples de personnes de même sexe"
> présentée par Martine Billard, Yves Cochet et Noël Mamère : députés (Les Verts)
http://www.lesverts.fr/article.php3?id_article=1454
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Aucun des articles du Code civil régissant le mariage (articles 144 et suivants) ne dispose explicitement que seuls les couples hétérosexuels peuvent contracter un mariage.
Or, l’existence de couples homosexuels stables est une réalité. L’institution du mariage civil, telle que pratiquée aujourd’hui dans notre pays, est discriminatoire à l’égard des couples composés de personnes de même sexe. Pour les personnes homosexuelles voulant vivre en couple, l’égalité avec le reste de la société, normée sur le modèle de l’hétérosexualité, n’est pas assurée.
Alors que les couples hétérosexuels ont le choix entre trois statuts (concubinage, PACS ou mariage), les couples lesbiens ou gais sont limités dans leur choix au concubinage ou au PACS.
Cette discrimination se traduit en conséquence par une inégalité de traitement, contraire au principe constitutionnel d’égalité des droits, à divers moments importants de la vie : régime de la propriété des biens, régimes de l’imposition, régime de la succession, régime des droits d’entrée et de séjour et de l’accès à la nationalité française, lorsqu’un des conjoints n’a pas la nationalité française ; ce qui menace parfois l’existence même du couple dans la durée, si le conjoint n’est pas citoyen de l’Union européenne.
L’inégalité de traitement commence au moment même où sont actés ces deux types de contrats : célébration du mariage en mairies contre signature du PACS dans les tribunaux.
L’adoption de la Loi 99-944 sur le Pacte civil de solidarité (PACS) a attesté de la prise en compte par la représentation nationale de l’évolution de la société sur la question de l’union civile entre deux personnes adultes (qu’elles soient de même sexe ou de sexe différent), dispositif plus souple que le contrat de mariage, tant en terme de droits que de devoirs.
Les premières années écoulées depuis l’entrée en vigueur de la Loi 99-944 du 15 novembre 1999 ont montré que le PACS n’a aucunement bouleversé les assises de notre société, contrairement à ce que certains membres de la représentation nationale avaient alors redouté. Le PACS a bel et bien répondu à une attente de la société, puisque, début 2004, plus de 104 900 pactes civils de solidarité avaient été signés.
En outre, nous constatons l’acceptation dans la société française du principe d’unions homosexuelles qu’attestent les succès populaires rencontrés chaque année par les manifestations de revendication de l’égalité des droits. Le mariage civil est lui-même une institution ayant profondément évolué, depuis sa création en 1791, en tenant compte des évolutions de la société (passage d’une sujétion juridique de l’épouse à une totale égalité en droits et en devoirs des époux ; passage de la puissance paternelle à l’autorité parentale, pour ne citer que deux exemples).
Alors qu’est célébré, en cette année 2004, le bicentenaire du code civil, il convient d’y lever toute ambiguïté et vide juridique en ce qui concerne le mariage.
Aussi, nous faut-il rappeler quels sont les principes régissant le mariage civil, à savoir une union à caractère familial entre deux personnes adultes, célébrée par un officier d’état civil. L’union matrimoniale a un caractère familial dès sa conclusion qui n’est pas subordonné à l’arrivée d’un autre membre, par procréation ou par adoption. La notion de famille commence ainsi dès la constitution du couple, protégé en tant que tel par l’article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme qui garantit le droit de chaque citoyen au respect de la vie privée et familiale.
Le droit de contracter le mariage repose uniquement sur le principe du consentement des deux parties contractantes qu’atteste la procédure de vérification du libre choix, lors de sa célébration.
La vocation de l’union matrimoniale ne repose pas sur une quelconque finalité de procréation par le couple hétérosexuel, puisqu’il n’est à aucun moment exigé à un couple hétérosexuel désireux de contracter un mariage, de prouver comme condition préalable qu’il a l’intention de procréer ; sinon le mariage serait interdit aux femmes qui ne sont plus en âge de procréer.
De même, il n’est jamais demandé à un couple hétérosexuel qui veut se marier de prouver par son acte qu’il entend en faire un geste d’utilité sociale propre à son caractère hétérosexuel, qui viendrait s’ajouter à la seule volonté réciproque de s’unir des deux personnes contractantes.
Si, dans la perspective du droit canon, la procréation est essentielle au mariage, il n’en va pas de même dans le mariage civil, le seul ayant valeur légal, qui prévoit certes la répartition des charges relatives aux éventuels enfants, mais ne fait pas de l’absence de procréation une cause de nullité du mariage.
De plus, il convient de préciser que le mariage n’est pas la seule institution qui garantit la sécurité de la filiation ; la filiation naturelle étant elle-même garantie par le code civil (voir notamment la loi 72-3 du 3 janvier 1971).
Plusieurs pays de l’Union européenne ont déjà ouvert le mariage aux couples homosexuels.
En Belgique qui connaît la même tradition juridique que la France et où le Code civil ne prévoyait nulle part explicitement que seules les personnes de sexe différent pouvaient contracter mariage, le législateur a jugé utile, par la loi du 13 février 2003 entrée en vigueur le 1er juin 2003, de préciser la possibilité pour des personnes de même sexe de se marier civilement. Ainsi le nouvel article 143 du code civil belge dispose : « Deux personnes de sexe différent ou de même sexe peuvent contracter mariage ».
Partant de cette même volonté de lever toute ambiguïté dans le code civil, et sans préjudice d’une légitime révision à la hausse des droits ouverts aux couples contractant un PACS (régime fiscal, régime de droits d’entrée et de séjour en France et d’acquisition de la nationalité, pension de réversion de retraites pour les conjoints survivants), la présente proposition de loi définit explicitement, à l’article 144 de notre code civil, le mariage comme une union pouvant être conclue par deux personnes adultes consentantes (deux femmes, deux hommes ou une femme et un homme), et étant célébrée par un officier d’état civil.
Conformément à cette précision, le droit de contracter mariage est bien sûr ouvert à toute personne transexuelle après changement légal de sexe comme à toute personne transgenre sans changement légal de sexe.
Les droits acquis dans le mariage des personnes transexuelles mariées, ayant changé de sexe dans le mariage ou après un divorce, ne sont pas remis en cause.
En outre, il est prévu d’autoriser le mariage pour tout adulte, après dix-huit ans révolus, qu’il soit femme ou homme.
Loin de prévoir une disposition d’ordre catégoriel, la présente proposition de loi de clarification et de définition du mariage s’appuie sur le principe ayant valeur constitutionnelle de l’égalité des droits et de traitement, sans aucune distinction ou discrimination, qui est le fondement de la société française depuis la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789, rappelée dans le Préambule de la Constitution du 4 octobre 1958.
Tel est le contenu de la proposition de loi qu’il vous est demandé, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter.
PROPOSITION DE LOI
- Article 1er > Au sixième alinéa de l’article 75 du Code civil, les mots :

« pour mari et femme » sont remplacés par les mots : « conjointement pour époux ».
- Article 2 > Au premier alinéa de l’article 108 du Code civil, les mots :
« Le mari et la femme » sont remplacés par les mots : « Les conjoints unis par mariage ».
- Article 3 > L’article 144 du Code civil est ainsi rédigé :
« Le mariage est l’union célébrée par un officier d’état-civil entre deux personnes de même sexe ou de sexe différent, ayant toutes deux dix-huit ans révolus. »
- Article 4 > A l’article 162 du Code civil, insérer après les mots :
« le frère et la sœur », les termes : « , deux frères ou deux sœurs, »
- Article 5
1) A l’article 163 du Code civil, insérer après les mots :
« la nièce », les mots : « ou le neveu » ;
2) Au même article, insérer après les mots : « le neveu », les mots : « ou la nièce ».
- Article 6
1) A l’article 164 du Code civil, insérer après les mots :
« la nièce », les mots : « ou le neveu » ;
2) Au même article, insérer après les mots : « le neveu », les mots : « ou la nièce ».
- Article 7 > Au deuxième alinéa de l’article 371-1 du Code civil, les mots :
« père et mère » sont remplacés par les mots : « parents ».
- Article 8 > Au premier alinéa de l’article 412 du Code civil, les mots :
« Le mari peut représenter la femme ou réciproquement » sont remplacés par les mots : « Deux époux peuvent se représenter l’un l’autre réciproquement ».
- Article 9 > A l’article 980 du Code civil, les mots :
« le mari et la femme » sont remplacés par les mots : « deux époux ».
- Article 10 > L’article 2254 du Code civil est modifié comme suit :
Les mots « contre la femme mariée » sont remplacés par les mots : « contre la personne mariée ». Les mots « dont le mari » sont remplacés par les mots : « dont le conjoint ou la conjointe par mariage ». Les mots « contre le mari » sont remplacés par les mots « contre le conjoint ou la conjointe par mariage ».
- Article 11
Afin de garantir l’égalité des droits entre couples unissant des personnes de même sexe et couples unissant des personnes de sexe différent, un décret en Conseil d’Etat modifie toutes les mesures d’ordre réglementaire concernant le mariage qui indiqueraient, explicitement ou implicitement que le mariage ne s’entendrait que comme l’union d’une femme et d’un homme.

 

6.6.2004 : Débat > "Dieu serait-il homophobe ?"
> Quotidien : tetu.com 1.6.2004
http://tetu.com/infos/lire/6746
[...] à Strasbourg [...] au FEC, place Saint Etienne, à 17 heures. En présence de
- Lionel Choukroun Président du Beit Haverim. (Groupe Juif Gay et Lesbien de France),
- Jacques Joubert professeur de théologie catholique,
- Mohamed Latahi imam musulman,
- Gérard Siegwalt professeur de théologie protestante
- et Jakob Yelfouf journaliste algérien.

 

5.6.2004 : Le maire de Bègles est suspendu ; la justice demande l'annulation du mariage gay.
Après les noces, la lune de fiel > Blandine GROSJEAN : Libération 7.6.2004
http://www.liberation.fr/page.php?Article=212685
Samedi après-midi, Noël Mamère, maire de Bègles (Verts), tenait entre ses mains la lettre du préfet de Gironde lui signifiant qu'il faisait l'objet d'une suspension.
Au cours des vingt dernières années, 37 maires se sont ainsi vu priver durant un mois de leurs délégations. Aucun n'a été révoqué, «une mesure ultraexceptionelle» indiquent les services de Dominique de Villepin, [...] .
Le garde des Sceaux a exigé qu'une requête en nullité du mariage «soit immédiatement déposée» au tribunal de grande instance. Ce sera chose faite dès aujourd'hui. Le gouvernement persiste donc dans la stratégie de dramatisation lancée le 28 avril par Dominique Perben dans une interview au Figaro, où, pour la première fois, un responsable gouvernemental brandissait les pires menaces contre Mamère.
Cette politisation au plus haut niveau, [...] ne déplaît pas aux promoteurs du mariage gay, qui appelle à un vote sanction aux élections du 13 juin.
Au Parti socialiste, certains s'inquiètent de voir Lionel Jospin récupéré par les mouvements extrémistes. Sa tribune du 16 mai dans le Journal du dimanchele mariage est l'union d'un homme et d'une femme») fait désormais référence dans les milieux où l'on s'est le plus acharné contre le Pacs. Samedi à Bègles, les intégristes catholiques et des militants d'extrême droite ont défilé sous des masques représentant l'ex-Premier ministre, en réclamant son retour : «Seul contre tous, il a dénoncé la perspective du mariage et de l'adoption homosexuels
Après les hommages appuyés de Christine Boutin ou de Bernard Anthony, leader des traditionalistes du FN, cette récupération de la pensée jospinienne va compliquer le débat qui s'amorce au PS : «S'il n'est pas interdit de se poser des questions sur le mariage homo, il n'est pas possible d'être aux côtés de ces gens», résume un député parisien.

5.6.2004 : Déclaration > Dominique de Villepin : ministre de l'Intérieur
>
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=44209
Le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, s'est exprimé à propos du mariage homosexuel célébré à Bègles le 5 juin. [...] .
Concernant le célébration du mariage d'un couple homosexuel à la mairie de Bègles, le ministre de l'Intérieur a précisé que le maire "avait été mis en garde par le Premier ministre, la loi lui aviat été rappelée par le procureur de la République, il a décidé de passer outre. Ce n'est évidemment pas acceptable".
Dominique de Villepin a précisé que "le préfet avait adressé une lettre à M. Mamère pour recueillir ses explications. A partir de ces explications, nous déciderons de la nature des sanctions". Le maire de Bègles s'expose à "une suspension de 30 jours de l'ensemble de ses activités de maire au terme d'une procédure contradictoire". Il encoure également une "révocation avec impossibilité d'être réélu, décidée au Conseil des ministres".
Le ministre a déclaré qu'une requête en nullité du mariage avait été mise en oeuvre.
Parallèlement le ministre a rappelé qu'un "débat de fond devait avoir lieu et qu'il ne fallait pas l'occulter". "Ce débat doit se poursuivre devant la représentation nationale" a-t-il conclu.

5.6.2004 : Le premier mariage gay à peine célébré, des sanctions sont engagées
Après les noces, la lune de fiel > Claudia Courtois et Jean-Baptiste de Montvalon : Le Monde 8.6.2004
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-367823,0.html
[...] Le gouvernement a aussitôt annoncé qu'il demandait l'annulation de cette union et envisageait une mesure de suspension contre le maire.
Ils se sont dit "oui", le gouvernement a dit "non". Moins de quarante-cinq minutes après que Bertrand Charpentier et Stéphane Chapin eurent échangé leurs alliances, samedi 5 juin, dans la salle des mariages de la mairie de Bègles (Gironde), le ministre de l'intérieur, Dominique de Villepin, annonçait qu'il engageait une procédure de sanction contre le maire (Verts) de la ville, Noël Mamère.
Le garde des sceaux, Dominique Perben, lui emboîtait le pas une heure plus tard, en réclamant qu'une requête en nullité du mariage soit "immédiatement" présentée au tribunal de Bordeaux.

Noël Mamère
, avec Martine Billard, députée (Verts) de Paris, entendait de son côté déposer lundi une proposition de loi "clarifiant l'accès au mariage des personnes du même sexe" : le mot époux serait remplacé par le terme conjoint dans tous les articles du code civil.
- Il était 12 h 30 [...] Quelques journalistes l'y attendaient - dont des représentants de la BBC et du Corriere della sera - ainsi que la demi-douzaine d'élus parisiens venus assister à la cérémonie. La seule "non Verte" était Clémentine Autain, apparentée au groupe communiste du Conseil de Paris. Le député de Gironde évoque l'initiative de M. de Villepin, dont il vient de prendre connaissance. "Le gouvernement est en train de faire une erreur politique en dramatisant cet événement", assure M. Mamère. Le maire de Bègles montre qu'il connaît par cœur la palette des sanctions qu'il encourt. La révocation ? "Il n'y a eu qu'un seul cas jusqu'à présent : un maire qui avait mis la main dans la caisse, commente-t-il. Un peu comme le président de la République... On dit que je suis hors la loi. Lui a été mis hors de portée de la loi."
[...] M. Mamère peut enfin souffler. Il dit "avoir fait la première partie du chemin" ; il sait qu'elle était la plus délicate. Depuis quarante-huit heures, il s'était persuadé que tout - de la mise en garde du premier ministre à l'enquête de police sur la domiciliation du couple - était fait pour empêcher la cérémonie. [...]
"EN DIRECTION DE L'INTOLÉRANCE"
- Dès 9 h 15, les abords de la mairie commencent à s'animer. Au loin, plusieurs fourgons de policiers [...] . Près des grilles d'entrée, des dizaines de policiers en civil, oreillettes branchées, observent, placides, l'arrivée des premiers manifestants hostiles au mariage.
A côté d'un abri d'autobus, une poignée de jeunes du Collectif pour le droit des enfants et de la famille déploient leurs slogans sur de grands draps blancs : "Mamère, la loi tu la prends par-derrière", "Mamère fasciste, y'a qu'ta loi qu'existe".
Sous leurs cornettes blanches, fardées, colliers colorés, et talons compensés, quatre Sœurs de la perpétuelle indulgence - un mouvement homosexuel - observent sans ciller. Des badauds se tiennent à l'écart.
Un père de deux enfants explique qu'il est venu crier "vive les mariés", même s'il trouve "nos deux amoureux plus cons que pédés, car le mariage, c'est vieux jeu et archaïque".
- La tension monte d'un cran peu avant 10 heures.
Les "anti" se pressent contre les grilles d'entrée, obligeant le service d'ordre à interrompre le filtrage au compte-gouttes des personnes accréditées.
Le ton monte. Un homme réclame - en vain - de pouvoir se rendre jusqu'à la salle des mariages pour y clamer son opposition. "Il n'y a pas de justice populaire en France ! Est-ce que nous, nous allons perturber les mariages hétéros ?", lui réplique un jeune du Collectif pour l'égalité des droits.
Une femme, qui tient dans ses bras son enfant d'à peine 2 ans, s'époumone : "Salauds de médias qui disent que les Béglais sont pour ! Ce n'est pas un mariage, c'est de l'enculage public !"
Clémentine Autain, à qui l'on a prêté l'écharpe tricolore de M. Mamère, est venue prendre la température : "C'est très violent. Le débat n'est pas aussi apaisé qu'on veut nous le faire croire."
Philippe de Villiers calme - involontairement - le jeu en arrivant, ceint de son écharpe tricolore. Le président du Mouvement pour la France dénonce une "mascarade", réclame la révocation de M. Mamère, et en appelle au président de la République. "La liberté oui, la chienlit non !", conclut le député de Vendée avant de quitter les lieux sous les huées : "de Villiers homophobe !"
Nul affrontement, mais d'irréductibles face-à-face, des "pour" du Mouvement des jeunes socialistes et des "contre" avec des masques de Lionel Jospin...
- Il est presque 11 heures. Le son des sifflets et tambourins [...] A l'intérieur, on n'attend plus que deux témoins, porteurs des alliances, encore bloqués derrière les grilles.
Les phrases rituelles sont prononcées. Le maire ne peut contenir son émotion, puis se reprend : "Aujourd'hui, on fait un geste en direction de l'intolérance (...) Je souhaite que votre mariage se banalise."
Stéphane, costume blanc ivoire, essuie ses larmes.
- Peu avant 11 h 30, les mariés sortent sur le perron en se tenant la main, puis échangent un baiser sous une pluie de riz rose.
M. Mamère est assailli par une forêt de micros et de caméras. "Je suis très fier d'être maire, d'être Vert, et d'avoir porté cette cause", confie-t-il. Des applaudissements fusent lorsqu'il parvient enfin à monter l'escalier qui le conduit à son bureau.
A Paris, M. de Villepin parle lui aussi à la presse. La bataille politico-judiciaire peut (re)commencer.

 

5.6.2004 : Le premier mariage gay de France s'est déroulé sans heurts, mais non sans protestation
«Au nom de la loi, je vous déclare unis...» > Charlotte ROTMAN :
Libération 7.6.2004
http://www.liberation.fr/page.php?Article=212686
Ils sont arrivés en Rolls Royce chocolat «Silver shadow» jusqu'au perron de la salle des mariages où les attendaient des dizaines de caméras et d'objectifs. L'un en redingote ivoire et jabot brodé de roses, l'autre en costume gris à fines rayures.
A l'intérieur, les invités sont serrés comme des sardines ; il fait chaud. Les futurs époux s'impatientent. Leurs témoins sont en retard et c'est eux qui gardent les alliances.
Au loin, on entend les grondements des opposants, massés aux grilles de la mairie.
Vers 11 heures, la cérémonie tant décriée qui, pour la première fois en France, va unir deux homosexuels commence enfin.
Noël Mamère, ceint de son écharpe d'élu, demande le silence. La salle retient son souffle. Face au maire, les militants se frottent les mains.
«Stéphane Simon Pierre Chapin, voulez-vous prendre pour époux Bertrand Jean Luc Pierre Charpentier ?» L'aide-soignant de 34 ans et le magasinier de trois ans son cadet s'empourprent. «Oui.» Au moment d'échanger leurs anneaux, ils tremblent. Stéphane doit forcer un peu car les doigts de Bertrand ont gonflé.
«Au nom de la loi, je vous déclare unis par les liens du mariage.» On hurle des «bravo», mais aussi beaucoup de «merci», plus inhabituels. «J'espère que vous vous aimerez longtemps», ajoute le maire. Applaudissements déchaînés.
Au moment de donner le livret de famille, Noël Mamère baisse la tête. Sa gorge se noue, il prend son visage dans ses mains. Il pleure. Ses amis Verts, des élus venus de Paris, Clémentine Autain et Christophe Girard, adjoints de Bertrand Delanoë, le regardent, écarquillant les yeux. «Je suis très ému. Aujourd'hui nous faisons un geste en direction de la tolérance. Ceci n'est pas un coup médiatique, ni une initiative personnelle, je suis fier de célébrer ce mariage.»
Massés depuis 9 heures du matin aux portes de la mairie, le collectif du Droit des enfants ainsi que des jeunes d'extrême droite, horrifiés par ces épousailles gays, crachent leur haine.
Filles au look propret d'étudiant et mocassins en daim, garçons aux cheveux courts, arborent des banderoles : «Mamère, la loi, tu la prends par-derrière», «Hier, le Pacs, aujourd'hui le mariage et l'adoption, demain l'inceste et la pédophilie», «Un père et une mère, oui ; des tantes, non». Une petite fille en serre tête rose porte une pancarte : «A quand le mariage zoophile ?»
Quand des travestis des «soeurs de la perpétuelle indulgence» se plantent devant eux en silence, les cris fusent : «C'est la honte, la décadence». Vêtu d'une robe de mariée maculée d'insultes écrites en rouge sang, l'un d'eux reste planté devant eux, bras en croix, impassible face aux insultes.
Mais, en ce matin ensoleillé, cette hostilité n'est pas parvenue à gâcher la noce.
Les militants pour «l'égalité des droits», à l'initiative du débat sur le mariage gay, saluent «ce premier pas».
Autour des biscuits apéritifs, Stéphane et Bertrand, des grains de riz rose collés dans les cheveux, décompressent. Ils se laissent féliciter et se donnent du «mon mari» avec délectation. Bruno, témoin de Bertrand, qu'il a connu quand «il était encore hétéro», se dit très «fier». Michel, le frère et témoin de Stéphane, espère que «ça va faire bouger les choses». Même les ex sont présents. «Ce mariage, c'est tout Stéphane, ça. Il a tellement besoin d'amour», dit Régis. Le plus heureux est peut-être encore Mamère : «J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose d'utile.»
Parmi les invités, Gérald Kaufer et Bruno Garnerone, premier couple homosexuel candidat au mariage à Paris, s'y voient déjà.

5.6.2004 : Le jour le plus long ! > Soizick : association étudiante Wake Up
[...] une petite version de la journée d'hier vu par les BordelaisES manifestantEs. La radio et la télévision n'en rendent pas compte complètement [...] .
Arrivée a 10 heures a la mairie de Bègles, après m'être garée dans le centre ville de cette petite commune près de Bordeaux ou on célèbrait la fête de la morue (si !!!), je suis en avance et mes amis ne sont pas encore là.
Il y a la masse de contre-manifestants devant les grilles, et en face, nos soeurs de la Perpétuelle Indulgence, toujours fortes et remplies d'amour et de compassion et qui se tiennent devant, un peu accablee.
Dans le fond, quelques anonymes, pour la plupart favorables au mariage et eux-aussi assez effrayés par le spectacle que nous offrent une jeunesse FN, identitaire, certain au look uniformise des jeunes [...] en crise identitaire avec marques referencee et autres accessoires, des personnes plus agees...
Leurs pancartes associent ce mariage à la zoophilie, aux crimes pédophiles :
Une fille de 13 ans environ tient un panneau: "oui au mariage avec mon chat". Certains ont des t-shirts "Pierre et Paul, lequel est ma mère" ou "Mon frère c'est Sofia, ma soeur c'est Pierre, qui suis-je". Ils sont rejoint assez vite par un groupe de vingt ou trente personnes avec une banniere "Mamère jette les mères, Jospin revient" ou un truc comme ca, et portent tous des masques de Jospin (pourtant ils ne sont pas socialo je crois...). Des supporteurs applaudissent, rient, jouissent, jubilent, crient "pd" etc, c'est démoniaque !
La violence est assez décapante, mais on a pas de "pd au bûcher".
Cependant je tremble et lorsque je regarde ma montre : 10:15, je suis ebahie car j'ai l'impression d'y avoir passe une heure. Les Soeurs disparaissent. Je flotte un moment.
Puis les jeunes MJS arrivent, j'en connais certains. Je me jette sur eux. On nous remarque avec nos pancartes "égalite des droits" et autres et on se fait traiter de "Pd" assez vite, certains sont hors d'eux. Les soeurs ça va encore : elles sont deguisees, "ce sont des malades", mais nous on nous tolère deja moins. Meme de pauvres hétérotes de la MJS se font traiter de "PD" : quelle pauvrete lexicale, ou va l'homophobie ? !
Francois, un grand garçon noir se fait traiter de "feignant", sans doute parce qu'il vient de sa brousse, qui sait ! Notons que parmi les contre manifs il y a des indigènes de nos colonies perdues ( je plaisante la hein ! ). Vraiment de tout: c'est deconcertant.
On se tient a l'ecart, on ne sait plus quoi faire. Deux policiers en civil assez sympas viennent nous voir pour nous dire de ne pas s'approcher, car ils ecoutent ce que ce disent des gens depuis un moment et sentent la violence monter : au même moment en effet, un type se jette sur nous et nous arrache un panneau MJS "oui au marriage". On a resiste et on ne l'a pas lache!
La mairie de Bègles est une vieille et belle batisse située dans un parc. Il y a deux entrees situees dans deux rues qui se rejoignent perpendiculerement.
Si vous avez vu la manifestation à la télévision (mal reportée) : Philippe de Villiers et Act-Up Paris, çà c'était à l'autre entrée.
C'etait au moment ou nous etions encore devant les contre manif. Je n'ai pas vu de villiers ni Act Up. Lorsque les gens se sont mis a nous hurler dessus et a nous poursuivre meme pour certains, nous avons rejoint les Soeurs qui s'etaient eclipsees: et c'est la qu'on s'est rendu compte qu'il y avait cette autre entree. Tout le reste s'est passe là bas.
Il y avait tout le monde qui venait d'arriver: la LGP, Wake Up ( asso etudiante, nous ! ), des gens de Contact aussi, et plein d'autres. Orion le photographe de Triangulère etait la qui prenait des photos ! Mais tres vite les groupes de [...] integristes et FN sont venus nous rejoindre avec leurs bannieres et pancartes. Il etait alors 10:30: en gros jusqu'a 11:00, c'etait slogans contre slogan s: de notre cote une ambiance festive, et de leur cote de la haine comme jamais et des insultes. Ils avaient un megaphone mais ils n'ont pu prononce de discours tant nous criions plus fort. On avait la voix cassee apres.
C'etait limite... certaines folles hysteriques brandissant le dictionnaire universel venaient nous hurler la bonne parole (parfois en trimballant leurs pauvres gosses d'à peine un an bouche bee et stresses par la violence, sympa pour ses gosses)... un type faisait le singe et brandissant sa pancarte qui nous traitait de zoophile. On lui jettait de fausse cacahouettes et on l'applaudissait pour sa performance.
Puis vers 11:00 mais je ne suis pas sure de l'heure precise, des gens sont venus de la salle de conf de presse pour nous dire qu'ils s"'etaient dit oui", ce qui qu'ete notre grand slogan des lors, "ils ont dit oui", avec le signe de la victoire les doigts en V.
Ils etaient furax en face!! Ils avaient alors commence a partir en defile morbide... mais ils sont revenus sur leurs pas. Ils etaient degoutes parce que vraiment nous etions si surs de nous, on celebrait cela, et ils etaient a bout de slogans. Ils sont reste encore 15 minutes. Puis ils partent a nouveau....
Et la... le pompon, la cerise sur le gateau: un orchestre de fanfare, plus ou moins d'obedience homo ! - je plaisante - est venu parmi nous, face aux gros [...] , et s'est mis a jouer.
Tout le monde danse, est heureux, on jette du riz, et ils se retournent a nouveau pour revenir, deconcertes, on leur crie alors "aurevoir ! Bon Voyage !" et plein de "Merci ! Merci d'etre venus !!"
Avec les Soeurs toujours aussi transcandees par l'amour fraternel ! Ils sont a nouveau revenus sur leur pas, ils ont tente pendant 10 minutes de semer la haine mais on dansait, et pour dire vrai, on les nargait dans un sens. Ils etaient degoutes.... Ils ne pouvaient pas nous atteindre (flics et autre barriere) et n'osaient pas, mais nous hurlaient d'arreter, et surtout de descendre car nous etions nombreux perches sur les grilles et donc en position dominante (ils sont tres tres [...] ... c'est tout juste s'ils n'ont pas pisse sur place pour marquer le territoire).
Voila, et je suis partie a 11:30, au moment ou les contre manif partaient eux aussi - cela dit la musiquem le bastringue et la fete continuaient encore derriere moi.
Julien, le president de Wake Up est parti a France 3 Television pour une emission, qui s'est bien passee. Et apres la Gay Pride s'est deroulee - dans le sens inverse cette annee, en partant du Grand Theatre (plutot chic) pour aller a la place de la Victoire (plutot populo etudiant). Il faisait beau, je n'ai jamais vu autant de monde a la gay pride a bordeaux. Je crois pas que ce n'etait qu'une impression. Il faut voir les chiffres. C'etait un grande jour!

5.6.2004 : Bègles, de l'intérieur de la mairie
>
Jean-Michel Gambier : trésorier de la commission nationale LGBT des Verts.
[...] Ayant, pour ma part, eu la chance d'être accrédité et de me trouver dans le saint des saints, voici quelques compléments, pour celles, mais aussi ceux, [...] que ça intéresse [...] .
La mariage, prévu à 11 heures, a commencé avec deux ou trois minutes de retard car les témoins étaient coincés à l'extérieur. La virulence de certains énergumènes à l'extérieur était telle qu'il était risqué d'ouvrir les grilles du parc qui entourent la mairie. J'ai pu le constater en voyant, de l'intérieur du parc,
Villiers faire son cirque avec son écharpe tricolore. De nombreuses personnes accréditées et dûment badgées ont dû patienter de longues minutes à l'extérieur avant de pouvoir entrer.
Lorsque tout le monde fut présent, le maire, derrière lequel avaient pris place :
- Christophe Girard et Clémentine Autain, maires adjoints de Paris,
- Sergio Coronado, Anne Souyris, Khedidja Bourquart et de nombreux élus municipaux parisiens,
- ainsi que Francine Bavay et Corinne Rufet pour le conseil régional Ile-de-France,
- et Gérard Onesta, député européen Vert et tête de liste dans la région, tous portant leurs écharpes respectives,
le maire donc a lu les différents articles du code civil dont les futurs mariés doivent prendre connaissance, notamment celui où il est dit que les deux époux doivent contribuer à l'éducation des enfants à raison de leurs possibilités financières (soffrires).
Puis il a demandé le consentement des mariés. Ceux-ci ayant répondu favorablement, le maire les a déclaré "unis par le mariage".
Au silence religieux a succédé alors un tonnerre d'appaudissements. Aux "bravo" se mêlaient de nombreux "merci".
- Notons également la présence de Didier Eribon pour le collectif Egalité des droits.
Puis ce fut l'échange des anneaux et la remise du livret de famille. C'est alors que Noël Mamère, maire de Bègles, quittant son rôle un peu compassé d'officier d'état civil, a voulu faire un discours plus personnel.
Terrassé par l'émotion et conscient du caractère historique de l'événement qui venait de se dérouler dans les 30 mètres carrés de la petite salle des mariages de la mairie, il dut attendre une trentaine de secondes avant de pouvoir reprendre son souffle.
L'essentiel de son intervention a été, je pense, retransmis à la télévision : A savoir que ce n'était pas pour lui de la provocation, qu'il ne faisait que répondre à une demande légitime exprimée par deux personnes qui s'aiment, que les lois évoluent sous la pression des mentalités. Et qu'il était prêt à célébrer d'autres mariages entre personnes du même sexe si la demande lui en était faite.
L'émotion de tous, des mariés, des personnes présentes, était palpable.
Vers 13 heures, un apéritif fut offert par les Verts de la région Aquitaine dans leur local bordelais.
Les mariés sont venus nous voir quelques minutes, accompagnés de leur avocat et de gardes du corps.
Puis ils sont partis vers d'autres rivages, privés ceux-là. Pour savoir ce qui s'y est passé, lisez VSD jeudi prochain.
- L'après-midi, Gérard Onesta et un certain nombre de Verts, dont certains sont membres de la commission nationale LGBT, que j'avais l'honneur de représenter ce jour, sont partis à la Gay Pride locale, distribuant le tract fort bien fait de la commission.

5.6.2004 : Le premier mariage homosexuel français a bien eu lieu
> Emmanuelle Cosse : tetu.com 5.6.2004

http://tetu.com/infos/lire/6786
Ce samedi 5 juin, à 11h12 exactement, Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier ont été mariés par Noël Mamère, maire de Bègles.
Après lecture des articles du Code civil, les époux ont échangé leurs consentements devant une assemblée d’élus et d’amis très émus. Ensuite, Noël Mamère leur a fait signé le registre d’état civil ainsi qu’à leurs témoins.
À l’issue de la cérémonie, Noël Mamère a déclaré : « Il y a longtemps que je n’avais pas éprouvé autant de fierté à être maire de Bègles. »
À noter que quelques dizaines d’opposants à ce mariage ont manifesté à l’extérieur de l’Hôtel de ville de Bègles. Parmi leurs slogans : « Hier le pacs, aujourd’hui le mariage et l’adoption, demain l’inceste et la pédophilie. »
Face à eux, des membres d’associations LGBT, le MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes), ainsi que des habitants des environs revendiquaient l’égalité des droits.

5.6.2004 : La première union gay est célébrée samedi matin dans une ambiance électrique.
A Bègles, mariage houleux, mariage heureux ?
> Charlotte ROTMAN : Libération 5.6.2004
http://www.liberation.fr/page.php?Article=212371
On retouche sa robe de mariée, on astique les alliances. On espère secrètement que le grand-oncle ne viendra pas. On sermonne le DJ. Et on craint pour la météo. Délicieusement anxieux.
Cette fois, l'attente prénuptiale de Stéphane et Bertrand, les futurs époux de Bègles, ressemble à une veillée d'armes. A l'approche de la célébration, ce samedi, du premier mariage homosexuel en France, la tension monte.
Pressions politiques sur le maire, lettres d'insultes, intimidation, avertissements du procureur qui soupçonne une «domiciliation fictive», surveillance drastique des services de police : tout est mis en oeuvre pour que l'union des deux hommes ne se fasse pas (Libération de vendredi). Pour qu'en aucun cas leurs épousailles ne soient un mariage comme un autre. Et pour dégoûter les autres candidats, maires ou fiancée(e)s.
Soutien. «On est très stressés, c'est la folie», avouait Bertrand, vendredi à Libération.
Quand ils ont porté leur dossier de mariage à la mairie de Bègles, les deux hommes étaient loin d'imaginer un tel déferlement.
«On ne s'attendait pas à autant de réactions. Pas dans ses proportions. Tout le monde se déchire», réalisait Bertrand vendredi.
Même Jean-Marie Le Pen qui, après avoir dit à Lyon qu'il était favorable au mariage des homosexuels, s'y dit aujourd'hui «absolument opposé». «Mais plus ils en font, et plus on sera déterminés. On ira jusqu'au bout», assurent Bertrand et Stéphane.
Leurs familles les soutiennent. Comme les amis qui appellent toutes les heures pour leur dire de tenir le coup. Samedi, le grand frère de Stéphane sera son témoin. Et une soixantaine d'invités se pressera pour les entendre se dire «oui».
Noël Mamère n'a pas l'intention de revenir en arrière. Malgré les ultimes pressions.
- Selon le procureur de Bordeaux, Bertrand de Loze, les candidats ne seraient pas domiciliés à Bègles. Sur la demande expresse du garde des Sceaux, le parquet s'est démené depuis l'annonce du mariage. Il avait déjà manifesté son opposition au maire, et envoyé un courrier d'avertissement à ses adjoints habilités à marier. Jeudi, il a fait savoir que Noël Mamère n'était pas compétent territorialement.
- Selon le procureur, «l'adresse fournie ne correspond pas à une habitation effective». L'huissier envoyé par le procureur aurait constaté qu'ils ne vivaient pas là. Le parquet a alors demandé à des enquêteurs d'interroger la logeuse.
- Selon Me Caroline Mécary, qui conseille Noël Mamère, la logeuse aurait paniqué lors de son interrogatoire et reviendrait aujourd'hui sur la déposition qu'elle a faite. «Bertrand habite à St-Aubin (une commune proche de Bordeaux ndlr), explique Stéphane. Edith avait besoin de quelqu'un à cause d'un problème de hanche. Je suis aide-soignant. On a fait un bail à titre gratuit, en échange d'une aide à domicile.» Les deux hommes disent avoir joint ce bail ­ dont Libération a pu constater qu'il avait bien été signé le 5 janvier ­ lors du dépôt de leur dossier de mariage.
Voyage de noces.
Hier, à la mairie, on se montrait serein. Les employés délivraient les accréditations aux 130 journalistes français, belges, hollandais et même japonais.
Noël Mamère essayait de rester souriant et, très professionnel, continuait à raconter des histoires de morue, puisque ce week-end se tient aussi à Bègles sa fête traditionnelle.
Quant aux futurs époux, ils essayaient de penser à autre chose. Une agence de voyage gay leur offrira un voyage de noces. Hier, ils hésitaient : île Maurice ou St-Barthélemy ?

5 et 6.6.2004 : Libération > le carnet : page 31

Le Centre Gai et Lesbien de Paris Île de France
présente ses meilleurs voeux de bonheur à Stéphane et Bertrand
à l'occasion de leur mariage célébré ce jour à Bègles,
en espérant que les prochaines cérémonies offrent un cadre législatif à l'abi de toute critique.
CGL : 01.43.57.75.95 < http://www.cglparis.org/ > cgl[@]cglparis.org

 

5 au 11.6.2004 : La " célébration safe week " >
communiqué association Act Up-Paris 2.5.2004
http://www.actupparis.org/
Vous êtes militantE d'un soir, là depuis toujours : mardi soir une rh importante va avoir lieu, nous avons besoin de vous.
Du 5 au 11 juin, les militantEs d'Act Up-Paris, vous convient à célébrer avec elles :
La " célébration safe week " : une semaine d'actions autour de l'égalité des droits et de la prévention
- Elle commencera avec un rassemblement pour l¹égalité des droits, au moment même ou se déroulera le premier mariage d¹un couple de pédés à Bègles :
le 5 juin, à 11 heures devant l¹Hôtel de ville de Paris.
- Elle se terminera par une réception, pour fêter l'égalité des droits et la prévention.
- le vendredi 11 juin à partir de 18 heures, dans le Marais, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie :

Une Eyes Need Sugar aura lieu à La Scène ensuite.
Pour être informéEs des diverses actions, rejoignez-nous au cours de nos réunions hebdomadaires, les mardis, à partir de 19 heures, Ecole des Beaux-Arts : 14 rue Bonaparte, Paris 6ème, M° Saint-Germain-des-Prés.
act up-paris lutte contre le sida et c¹est ça qui est bien : safe sex queen safe sex bride !

 

5.6.2004 : Appel à rassemblement samedi à 11h devant les mairies
communiqué 2.5.2004 > collectif pour l'égalité des droits
http://egalitedesdroits.free.fr
A Paris comme à Bègles pour l'égalité des droits !
Le 5 juin prochain, pour la première fois en France, Noël Mamère célébrera à Bègles le mariage d’un couple de même sexe.

D’autres maires se sont également déjà engagéEs à célébrer des mariages. Nous apportons donc tout notre soutien à touTEs ces maires qui oeuvrent en faveur de l’égalité des droits pour les lesbiennes gays bis et trans.
Nous souhaitons en effet que les principes de liberté et d’égalité conformes à la Constitution s’appliquent à chacunE d’entre nous quel que soient notre sexe, notre orientation sexuelle et notre identité de genre.
- Nous appelons ainsi touTEs les représentantEs du peuple à faire respecter ces principes constitutionnels.
- Nous appelons touTEs les juges à accorder le droit au changement d’état civil pour les trans qu’elles/ils soient opéréEs ou non.
- Nous appelons touTEs les maires à célébrer les mariages des couples de même sexe qui leur en font la demande.
- Nous appelons toute la population à se rassembler devant toutes les mairies de France le 5 juin 2004 afin d’exiger l’égalité des droits.
A Paris, le 5 juin prochain, participez au combat pour l’égalité.
Rejoignez nous devant le parvis de l’Hôtel de Ville à 11H

 

5.6.2004 : NOS DROITS > communiqué 7.5.2004
> association Forum Gai & Lesbien de LYON : MEMBRE TITULAIRE DE L'INTER CENTRES LGBT
Noël Mamère célèbre le 5 juin un mariage gay. Le ministre de la Justice et garde des sceaux, futur candidat à la mairie de Lyon, a demandé au Parquet de Bordeaux de faire opposition à cette union !
Le député-Maire de Bégles persiste. En ce sens, il fait progresser le débat sur l'égalité de nos droits.
Nous ne pourrons pas être présents à cette occasion.
C'est pour soutenir son initiative que nous nous proposons de manifester ce jour-là devant nos mairies.

 

5.6.2004 : "Contre l'uniformisation morale : Trans, Lesbiennes, Hétéros, Gays, Bis ensemble défendons nos libertés"
communiqué > association Inter Centres LGBT et
http://www.lgpbordeaux.com/lamarche.htm
La Gay Pride dans les rues de Bordeaux pour la 9e Marche Lesbienne, Gay, Bi, Trans...
- Départ : 14h place de la Comédie (devant le grand théâtre),
- Arrivée prévue à 17h30 (stand, animations...) : Place de la Victoire

5.6.2004 : communiqué > association Lesbian & Gay Pride Bordeaux
Jour du premier mariage gay à Bègles : la Gay Pride devant la Mairie de Bordeaux !
http://mapage.noos.fr/inter-centres-lgbt/-/index2.html
http://www.gaysthouse.com/index_thema.php?partie=webzine&numero=612&page=1
Le 5 juin, jour du mariage célébré par Noël Mammère : se tiendra la PRIDE à Bordeaux, nous serons donc plusieurs milliers à manifester devant la mairie de Mr Juppé.
Symboliquement l'arrivée de la marche sera place de la Victoire.
Merci de faire passer ce message et de venir nombreux et nombreuses.

 

5.6.2004 : Sans ambiguïté aucune > quotidien Français D'Abord (FDA)
http://www.francaisdabord.info/quotidien_detail.php?id_qp=230&art=1
La constatation d’une simple réalité, à savoir l’homosexualité, ne saurait bien évidemment être interprétée comme un blanc-seing au mariage gay.
En déclarant mercredi à Lyon, sur un mode ironique, que la volonté du lobby homo d’imposer ce type d’union « prouve que le mariage est en train de reconquérir un prestige qu’on croyait perdu » -voir notre précédente édition-, Jean-Marie Le Pen a eu droit de la part des médias à une interprétation particulièrement biaisée de ses propos.
C’est Le Monde qui a ouvert le feu en gommant (sciemment ?) le second degré des commentaires du président du FN, l’article tendant à faire accroire qu’il était favorable à ladite union. Ce qui est bien évidemment totalement faux, le chef de file des nationaux et les dirigeants frontistes ayant maintes fois souligné, notamment depuis la création du PACS, première étape vers la légalisation du mariage homosexuel, leur refus catégorique de toute dénaturation du sens donné au mariage dans notre civilisation (FDA Quotidien du 13/05/2004).
Car cet engagement doit rester l’union d’un homme et d’une femme en vue, dans la très grande majorité des cas et quand la nature le permet, d’assurer leur descendance et partant, l’avenir de la nation.
Dans un communiqué rectificatif rendu public depuis Mâcon jeudi, Jean-Marie Le Pen précise donc que « le titre de l’article du journal Le Monde ne correspond pas aux citations qui sont faites (…) aucune des phrases prononcées ni même rapportées (par ce quotidien) ne permet une telle interprétation et contrairement à ce qui est affirmé, Jean-Marie Le Pen n’a pas ‘béni’ le mariage d’un couple homosexuel ».
Le président du FN « condamne en effet l’initiative évidemment provocatrice de Monsieur Mamère, initiative contraire au droit civil français ».

5.6.2004 : M. Le Pen se déclare favorable au mariage des homosexuels > Elie Barth
Le Monde :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-367339,0.html
"Qu'il y ait des hommes qui s'aiment, pourquoi pas ?", dit-il. Au risque de déplaire au courant catholique traditionaliste de son mouvement, Jean-Marie Le Pen a béni le mariage d'un couple d'homosexuels que le maire (Verts) de Bègles, Noël Mamère entend célébrer, samedi 5 juin. [...]
Par le passé, le FN et M. Le Pen tenaient des propos nettement moins conciliants sur l'homosexualité. "Elle constitue une anomalie biologique et sociale", avait déclaré le chef de l'extrême droite française durant l'émission politique "L'heure de vérité" en 1984. La même année, M. Le Pen avait prédit "la fin du monde" si l'homosexualité "se développe".
Au cours d'une nouvelle intervention à "L'heure de vérité", en 1987, le président du FN s'était saisi de l'épidémie du sida pour stigmatiser la communauté homosexuelle : "Lépreux d'aujourd'hui, le sidaïque est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. On a refusé de dire quels sont les modes préférentiels de contagion de cette maladie. C'est la sodomie à 80 % et l'usage de la drogue à 17 %."
Le FN a commencé à évoluer dans ses prises de position à partir de 1995. M. Le Pen affirmait alors, à la surprise d'une partie des cadres de son parti, que "l'homosexualité" relevait de "la vie personnelle" et qu'elle faisait "partie de la liberté de chacun".
Bruno Mégret
, qui était l'un des lieutenants de M. Le Pen, voyait derrière ce revirement un intérêt électoral. Il s'était prononcé contre "un jugement moral" et les "discours d'opprobre" avant d'indiquer : "Je laisse cela à Philippe de Villiers -président du Mouvement pour la France-."
Devant les militants du Front national de la jeunesse, M. Le Pen est revenu, en juillet 2000, à un discours plus traditionnel de l'extrême droite en dénonçant le "prosélytisme homosexuel" qui "entraîne la destruction volontaire des valeurs essentielles de la jeunesse par la promotion des comportements déviants".
Avant cette sortie, M. Le Pen était revenu sur France Inter sur le sida pour appeler à "distinguer les victimes innocentes" des "malades de la sodomie".
Dans sa lettre de diffusion interne, le FN a donné, le 28 avril, la ligne officielle. Opposé à la mise en place d'une "police de la braguette", le parti de M. Le Pen est contre la remise en cause de la "liberté des adultes de vivre leur sexualité comme ils l'entendent dans la sphère privée". National-Hebdo, l'organe du FN, évoque le mariage gay de Bègles en brocardant un "Jospin homophobe".

4.6.2004 : Mariage homo et « démographie insuffisante » > quotidien Français D'Abord (FDA)
http://www.frontnational.com/quotidien_detail.php?id_qp=229&art=4
Interrogé mercredi à Lyon par les journalistes sur l’offensive en faveur du mariage homosexuel, Jean-Marie Le Pen s’est saisi de l’occasion pour exposer son sentiment et les enseignements qu’il tirait de cette agitation.
« Qu’il y ait des hommes qui s’aiment après tout, pourquoi pas, cela date de très longtemps. Généralement, on n’en faisait pas une affaire officielle, ce qui prouve que le mariage est en train de reconquérir un prestige qu’on craignait qu’il avait perdu, puisque des hommes souhaitent pouvoir sanctifier de façon laïque leur union ».
« Si on veut donner à son outing un caractère absolument officiel, c’est l’affaire de chacun, ce n’est pas une affaire d’Etat » a-t-il déclaré, notant que ce débat ne le passionnait pas outre mesure et que s’il était garde des Sceaux il ne mettrait pas Noël Mamère « en prison ».
Le président du Front National a surtout insisté sur le fait que notre pays est menacé dans sa pérennité par « une démographie insuffisante » ajoutant non sans humour : « si au moins, les homosexuels pouvaient faire des enfants ! ». «Je suis assez large d’esprit si l’homosexualité n’a pas un caractère agressif, provoquant » a-t-il enfin ajouté.

3.6.2004 : Communiqué > Jean-Marie LE PEN : président du Front National
Jean-Marie LE PEN dément s’être déclaré favorable au mariage des homosexuels
http://www.frontnational.com/communiques.php
Le titre de l’article du journal Le Monde ne correspond pas aux citations qui sont faites, et dont le caractère ironique a sans doute échappé au correspondant de ce journal.
Aucune des phrases prononcées ni même rapportées par Le Monde ne permet une telle interprétation, et contrairement à ce qui est affirmé, Jean-Marie LE PEN n’a pas « béni » le mariage d’un couple homosexuel.
Jean-Marie LE PEN a en effet condamné l’initiative évidemment provocatrice et à usage médiatique de Monsieur Mamère, initiative contraire au droit civil français.

 

4.6.2004 : communiqué > Coordination Inter Pride France (CIF)
Lettre de soutien à Noël Mamère > Stéphane Corbin : président de la CIF
http://www.interpridefrance.com/pages/2004_communiques.php

Monsieur le Maire,
La Coordination InterPride France est l’association qui fédère toutes celles qui organisent, dans seize villes de France cette année, les Lesbian & Gay Pride et les Marches des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.
C’est avec un immense plaisir que j’ai la charge de vous transmettre le soutien de la Coordination InterPride France à l’occasion de la cérémonie de mariage civil d’un couple de même sexe que vous célébrerez en votre mairie, samedi 5 juin.
Votre initiative et le courage politique qui est le vôtre, face aux menaces et intimidations dont vous êtes la cible, placent au cœur de la société le débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Nous portons cette revendication d'égalité des droits avec la volonté d'ouvrir un véritable débat de droit sur le mariage et son sens pour les couples de même sexe en terme d'égalité des droits mais aussi de devoirs. Il ne s’agit pas du « mariage gay », effet de rhétorique simplifiant, inexact. Nous ne demandons qu’un seul et même mariage pour les personnes de sexe différent et de même sexe.
La reconnaissance sociale et symbolique engendrée par cette ouverture au mariage pour les personnes de même sexe sera une pierre de plus à l’édifice de la lutte contre l’homophobie.
Pourtant, si l’acte d’Etat civil que vous établirez nous met en joie, c’est la colère qui prédomine après l’annonce par Dominique Perben, garde des Sceaux, du report sine die de la proposition de loi de lutte contre l’homophobie promise courant juin.
Ce recul du gouvernement est saisissant au moment ou votre initiative le tétanise.
Pour s’en convaincre, il s’agit de constater ses réponses juridiques, refusant le débat sur le fond.
Dans ces conditions les Lesbian & Gay Pride de Bordeaux, Montpellier, et les Marches de Fiertés LGBT de Lille, Metz et Reims battront le pavé ce samedi après-midi en se réjouissant de votre ténacité et en vilipendant le gouvernement Raffarin dont les atermoiements appellent un vote sanction le 13 juin prochain.
D’ailleurs la Lesbian & Gay Pride de Montpellier a changé son mot d’ordre in extremis. Celui des 10 ans de la marche est remplacé par : « Chirac, Raffarin, Perben nous mentent ! Contre l’homophobie une loi tout de suite ! Le 13 juin vote sanction ! »
Loin de la fureur de la rue, je vous demande de bien vouloir transmettre à Stéphane Chapin et à son mari, Bertrand Charpentier, nos félicitations les plus LGBT et nos vœux de vie heureuse.
Enfin, recevez, Monsieur le Maire, notre chaleureux soutien en ce jour important qui fait déjà date dans l’histoire de notre droit civil.
Très respectueusement, Stéphane Corbin, le président.

 

4.6.2004 : Roméro lâche le morceau > quotidien Français D'Abord (FDA)
http://www.frontnational.com/quotidien_detail.php?id_qp=229&art=3
Jean-Luc Roméro a de nouveau été chargé de rassurer les extrémistes prosélytes parlant au nom des homosexuels, dont il est le représentant officiel au sein de l’UMP, lobbyste chargé de draguer une communauté réputée largement acquise à la gauche.
Le magazine communautaire gay e. male précisait d’ailleurs en octobre 2000 que M. Roméro devait figurer sur la liste de Philippe Séguin pour les élections municipales de 2001 afin de capter les voix de la communauté homosexuelle du Marais.
Mercredi, juste après la déclaration du Premier ministre, M Roméro a déclaré qu’il était inquiet du retard pris par le projet de loi sur la répression des propos homophobes. Mieux encore il s’est ému que les propos concernant les transsexuels ne soient pas visés par le texte et l’absence de peines visant l’outing, ceux qui révéleraient l’homosexualité d’une personne sans son accord.
Un procédé dont a été victime dernièrement le très antifrontiste ministre UMP [...] de la [...], « outé » dans le magazine pour bobos Les inrockuptibles.
Significativement, Jean-Luc Roméro a enfin demandé au ministre de la Justice Dominique Perben, « d’ouvrir le débat sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité ». La boucle est bouclée.

4.6.2004 : La duplicité de l’UMP > quotidien Français D'Abord (FDA)
http://www.frontnational.com/quotidien_detail.php?id_qp=229&art=2
A l’UMP la duplicité a été élevée au rang de grand art et dans l’espoir de ratisser large, le double langage est quasi permanent ; ce qui démontre soit dit en passant l’absence de considération de ce parti pour des Français qui sont définitivement pris pour des veaux sans cervelle.
En témoigne la dernière [...] en date de Jean-Pierre Raffarin, menaçant [...] mercredi Noël Mamère de sanctions si celui-ci maintenait en sa mairie de Bègles la célébration d’un mariage homosexuel le 5 juin. Pseudo menaces traitées avec dédain par le dirigeant écolo-gauchiste, soutenu par la quasi-totalité des forces de gauche, le Grand Orient, et qui n’a bien sûr rien à craindre des faux durs de la droite molle (FDA Quotidien des 29/04 et 13/05/2004).
On se souvient en effet que si le maire UMP du XVIIème arrondissement, Françoise de Panafieu, avait été chargée de rassurer l’électorat conservateur en protestant contre la présence du maire rose Bertrand Delanoë à la dernière gay pride fin juin 2003, le président de l’UMP, Alain Juppé, avait lui déclaré avoir été « très sensible » à l’invitation qui lui a été adressée par les organisateurs de cette « Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et transsexuelles ».
Le thème de celle-ci portait pourtant sur la revendication du mariage et de l’adoption pour les couples homos. Regrettant de ne pouvoir y participer « en raison d’un engagement pris de longue date », M Juppé avait cependant souhaité « compte tenu de l’intérêt (qu’il) porte à la lutte conte toutes formes de discriminations que le parti (qu’il) préside soit présent à cette manifestation ».
Aussi avait-il demandé à Jean-Luc Roméro, secrétaire national de l’UMP » (et président des «l’association des élus locaux contre le Sida) de le représenter, lequel défilait déjà en 2002 en compagnie du secrétaire national de l’UDF, Philippe Meynard (FDA quotidien du 2/07/2002).

 

3 et 10.6.2004 : enregistrement CULTURE ET DEPENDANCES > Isadora : équipe In Télévision
thème : l'homosexualité et ses droits (mariage, adoption...)
> sera diffusée sur télévision France 3
Je me permets de vous contacter afin d¹inviter l¹ensemble des membres de votre établissement à venir nous rejoindre sur le plateau de CULTURE ET DEPENDANCES, diffusée sur France 3.
émission littéraire et culturelle présentée par Franz Olivier Giesbert : Différents thèmes sont proposés.
Cet enregistrement se déroulera à 13h30 : France Télévision.
18,rue du Professeur Florian Delbarre 75015 PARIS ( Métro Balard, RER BOULEVARD VICTOR )
- Cet événement est entièrement gratuit et, pour en profiter, il vous suffit simplement de réserver vos places dès maintenant.
- Les places étant limitées ( 45 par émission ), nous vous demandons de réserver au plus vite par fax à entête de votre établissement au numéro suivant : 01 49 37 06 78.
- Ce fax doit comporter la date et l¹heure de l¹enregistrement choisi, le nombre de personnes et d¹accompagnateurs, le numéro de téléphone portable d¹un de ces derniers afin de pouvoir le joindre le jour même, ainsi que la tranche d¹âge des participants.
- Nous vous enverrons en retour, selon les places disponibles, un fax de confirmation.
Nous restons à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

 

3.6.2004 : Le Gouvernement prend le temps de la réflexion
Déclaration > Dominique Perben : ministre de la justice et Garde des Sceaux
>
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=44209
Jeudi 3 juin, Dominique Perben, Garde des Sceaux est revenu sur les déclarations du Premier ministre relatives à la célébration par le maire de Bègles d'un mariage homosexuel.
Il a mis l'accent, ainsi que l'avait fait Jean Pierre Raffarin mercredi 2 juin à l'Assemblée Nationale, sur le respect de la loi.
"Le débat aujourd'hui est de savoir si un officier d'état civil, qui agit au nom de l'Etat, peut transgresser la loi telle qu'elle existe" a-t-il déclaré.
Le Garde des Sceaux a affirmé qu'il rendrait public avant l'été, un projet de loi contre l'homophobie.
Soulignant la nécessité d'un "esprit d'ouverture mais aussi [la] conscience des enjeux" sur les problèmes de société, Dominique Perben a indiqué "que [le Gouvernement prenait] le temps de la réflexion" et souhaité "qu'on ne simplifie pas les choses de façon outrancière".

3.6.2004 : communiqué > Coordination Inter Pride France (CIF)
Colère de la CIF : changement des mots d'ordre des marches à venir

> Stéphane Corbin : président de la CIF http://www.interpridefrance.com/pages/2004_communiques.php
La Coordination InterPride France est profondément en colère contre l'attitude du gouvernement Raffarin suite à la rencontre, jeudi 3 juin, entre Dominique Perben, Garde des Sceaux, et l'INTER-LGBT de Paris.
Les membres du Conseil de l'INTER-LGBT présents ont appris que le gouvernement ne déposerait de projet de loi contre l'homophobie courant juin, comme cela avait été annoncé ; le premier Ministre n'ayant pas rendu son arbitrage, bloquant ainsi le processus.
Les déclarations de soutien et d'émotion suite au drame subi par Sébastien Nouchet, par le président de la République et Dominique Perben, étaient des simulacres de compassion qui volent en éclat aujourd'hui pour des raisons électoralistes.
En conséquence, la Coordination InterPride France, qui fédère les associations organisatrices des marches LGP et LGBT, étudie avec les villes qui marcheront ce samedi 5 juin, Bordeaux, Lille, Metz, Montpellier et Reims de coller leur slogan à cette actualité, en l'adaptant ou en le changeant.
Les marches en région vont donner de la voix, en changeant leur slogan afin de démontrer au gouvernement, par leur réactivité, qu'il y en a assez de prendre les pd, les goudous, les bi et les trans pour des idiot(e)s juste avant les élections européennes !
D'ores-et-déjà, la Lesbian & Gay Pride de Montpellier a abandonné son slogan des 10 ans de marche et a choisi :
"CHIRAC, RAFFARIN, PERBEN, NOUS MENTENT ! CONTRE L'HOMOPHOBIE UNE LOI TOUT DE SUITE : LE 13 JUIN VOTE SANCTION"
La Coordination InterPride France souhaite de belles marches tonitruantes à celles et ceux qui revendiqueront ce samedi !

L'Inter-LGBT reçue par le Garde des Sceaux : De la déception à la colère
3.6.2004 : communiqué > association Inter-LGBT
http://www.inter-lgbt.org/article.php3?id_article=269
Ce jeudi 3 juin, le Garde des Sceaux recevait l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans. L'Inter-LGBT et son Conseil étaient représentés par Alain Piriou (porte-parole), Martine Gross (présidente d'honneur de l'APGL) et Natacha Taurisson (porte-parole de l'ASB, association trans).
Dominique Perben était assisté de Laurent Le Mesle (directeur de cabinet) et de Marc Guillaume (directeur des Affaires Civiles et du Sceaux).
Le ministre a réaffirmé son engagement au nom du gouvernement en faveur d'un projet de loi sur la pénalisation des propos discriminatoires, pour un traitement égal du racisme et de l'homophobie.
L'arbitrage n'a toutefois toujours pas été rendu par le premier ministre. Aucun texte n'a donc été présenté au Conseil d'État. Le projet n'est pas à l'ordre du jour des prochains Conseil des ministres, encore moins à celui de l'Assemblée nationale.
Le garde des Sceaux a confirmé que le texte ne serait pas voté avant l'été, sauf s'il est inscrit par le groupe UMP dans une niche parlementaire. Le garde des Sceaux s'est refusé à indiquer une date, déclarant que l'ordre du jour du parlement n'est pas de son ressort.
Il s'est toutefois engagé à soutenir l'extension de la protection prévue aux personnes transsexuelles et transgenre, par l'ajout du motif "Identité de genre" si un député présentait un amendement en ce sens.
L'inter-LGBT s'est déclaré très insatisfaite de cette absence de débouché d'un dialogue qu'elle a menée de façon constructive depuis
2002, et demande au gouvernement de programmer la discussion du texte
avant l'été devant le parlement.
Sur la question du mariage et de la parentalité, l'Inter-LGBT a demandé au ministre de la Justice de donner une traduction institutionnelle au "débat national" souhaité par le président de la République le 28 avril dernier.
Le ministre de la Justice à indiqué qu'il n'avait pas de mandat pour organiser un tel débat. L'Inter-LGBT a regretté que la majorité se réfugie derrière des arguments d'autorité, et refuse le débat démocratique qui, sans concrétisation, n'est rien de plus qu'une posture.
En conséquence, l'Inter-LGBT a expliqué que les conditions du dialogue avec le ministre ne lui permettait pas d'intégrer le groupe de travail
sur l'évaluation du pacs. L'Inter-LGBT ne renonce pas à l'interpellation démocratique des pouvoirs publics, et demandera à être
auditionnée par le ministère.
Mais en l'absence de résultats sur les consultations auxquelles l'Inter-LGBT a participé, et face à l'impossibilité de débattre dans un cadre institutionnel de l'ouverture du mariage et de l'adoption, le Conseil de l'Inter-LGBT se réunira dans une semaine pour envisager le changement du mot d'ordre de la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans du 26 juin 2004.

Les associations dénoncent les promesses non tenues et promettent des Gay Pride militantes.
Colère homo contre le gouvernement
> Blandine GROSJEAN : Libération 5.6.2004
http://www.liberation.fr/page.php?Article=212372
L'an dernier, l'UMP avait envoyé un représentant au défilé parisien de la Gay Pride. Il y a peu de risque que cette première héroïque se renouvelle cette année.
La CIF (Coordination interpride France), qui réunit les organisateurs des différentes marches françaises, vient d'appeler à un changement des mots d'ordre,
- dès aujourd'hui (à Metz, Bordeaux, Montpellier, Lille