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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

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la sauvegarde des mémoires LGBTQ permet de préserver la vérité sur notre histoire

6 12 2002 : coalition.lgbtq > communiqué des collectifs Archilesb! et VigiTrans
http://perso.wanadoo.fr/coalition.lgbtq/pet_archi.html
http://tassedethe.com/cadres/souscadre/webzinfos/dossier%205.htm

.
Archilesb! : http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier
: mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans :
Tom Reucher
: tom.reucher[AT]free.fr
http://syndromedebenjamin.free.fr/

Paris, le 6 décembre 2002

Communiqué de presse n° 1

Mobilisation des lesbiennes,
des transsexuels et des transgenres
contre le projet de
Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles de Paris
subventionné par la Mairie de Paris
.

Le groupe Archilesb! a lancé en novembre dernier une pétition pour que le projet du Centre de Documentation et d'Archives sur les Homosexualités proposé par Jean Le Bitoux et pour lequel la Mairie de Paris a voté en septembre une subvention d'un montant de 100.000 euros soit revu et considérablement enrichi.

A ce jour, la pétition Archilesb! a reçu plus de 700 signatures émanant de personnalités, intellectuels, associations, militants de tous horizons.
.

Vigitrans, un groupe de transsexuelles et de transgenres vient à son tour de lancer une démarche similaire.
.

Centré gay uniquement, l'actuel projet du Centre de Documentation et d'Archives sur les Homosexualités fait l'économie de la représentativité lesbienne, transsexuelle et transgenre.

- Les associations lesbiennes, transsexuelles et transgenres n'ont pas été consultées alors que la conception du projet date de plus de deux ans maintenant.

- La liste des personnalités ne comporte que 5 femmes sur 59, sachant que la plupart n'ont pas été réellement contactées.

- Il en va de même pour les fonds d'archives potentiels devant être recueillis par le futur centre qui ont été listés à l'insu de leurs dépositaires actuels.

- A ce jour, le comité du Centre ne s'est jamais réuni.
.

La qualité scientifique du projet paraît contestable :

- manque de réflexion sur la notion d'archive des minorités au profit d'une vision technocratique ou universitaire de celle-ci et qui ne prend pas en compte les récents débats sur la question et relègue l'archive populaire aux oubliettes ;

- contre-vérités historiques qui s'affichent pourtant comme premières priorités du centre : "dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine pour des raisons historiques" peut-on lire dans le dossier de présentation qui a été avalisé par les services de la Mairie de Paris.
.

Pour Archilesb! ce projet doit devenir représentatif (parité et parité culturelle) dans ses instances :

- les lesbiennes, les transsexuels et transgenres, les associations représentatives et les personnes qui ont joué un rôle historique doivent être intégrées dans le comité de pilotage.

- le fonctionnement de l'association en charge de la mise en place de la phase de préfiguration et qui a touché la subvention doit être transparent et intégrer les lesbiennes, les transsexuelles et les transgenres dans la réflexion et les circuits de décision.
.

Il est peu rassurant de constater

- que le premier acte fondateur du Centre est que Mr Le Bitoux se soit auto-salarié

- et que l'association soit toujours aussi opaque et domiciliée chez lui.

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6 12 2002 : coalition.lgbtq > communiqué des collectifs Archilesb! et VigiTrans
http://perso.wanadoo.fr/coalition.lgbtq/pet_archi.html
http://tassedethe.com/cadres/souscadre/webzinfos/dossier%205.htm

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Archilesb! : http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier
: mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans :
Tom Reucher
: tom.reucher[AT]free.fr
http://syndromedebenjamin.free.fr/

Paris, le 6 décembre 2002

Communiqué de presse n° 1

Mobilisation des lesbiennes,
des transsexuels et des transgenres
contre le projet de
Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles de Paris
subventionné par la Mairie de Paris
.

Le groupe Archilesb! a lancé en novembre dernier une pétition pour que le projet du Centre de Documentation et d'Archives sur les Homosexualités proposé par Jean Le Bitoux et pour lequel la Mairie de Paris a voté en septembre une subvention d'un montant de 100.000 euros soit revu et considérablement enrichi.

A ce jour, la pétition Archilesb! a reçu plus de 700 signatures émanant de personnalités, intellectuels, associations, militants de tous horizons.
.

Vigitrans, un groupe de transsexuelles et de transgenres vient à son tour de lancer une démarche similaire.
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Centré gay uniquement, l'actuel projet du Centre de Documentation et d'Archives sur les Homosexualités fait l'économie de la représentativité lesbienne, transsexuelle et transgenre.

- Les associations lesbiennes, transsexuelles et transgenres n'ont pas été consultées alors que la conception du projet date de plus de deux ans maintenant.

- La liste des personnalités ne comporte que 5 femmes sur 59, sachant que la plupart n'ont pas été réellement contactées.

- Il en va de même pour les fonds d'archives potentiels devant être recueillis par le futur centre qui ont été listés à l'insu de leurs dépositaires actuels.

- A ce jour, le comité du Centre ne s'est jamais réuni.
.

La qualité scientifique du projet paraît contestable :

- manque de réflexion sur la notion d'archive des minorités au profit d'une vision technocratique ou universitaire de celle-ci et qui ne prend pas en compte les récents débats sur la question et relègue l'archive populaire aux oubliettes ;

- contre-vérités historiques qui s'affichent pourtant comme premières priorités du centre : "dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine pour des raisons historiques" peut-on lire dans le dossier de présentation qui a été avalisé par les services de la Mairie de Paris.
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Pour Archilesb! ce projet doit devenir représentatif (parité et parité culturelle) dans ses instances :

- les lesbiennes, les transsexuels et transgenres, les associations représentatives et les personnes qui ont joué un rôle historique doivent être intégrées dans le comité de pilotage.

- le fonctionnement de l'association en charge de la mise en place de la phase de préfiguration et qui a touché la subvention doit être transparent et intégrer les lesbiennes, les transsexuelles et les transgenres dans la réflexion et les circuits de décision.
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Il est peu rassurant de constater

- que le premier acte fondateur du Centre est que Mr Le Bitoux se soit auto-salarié

- et que l'association soit toujours aussi opaque et domiciliée chez lui.

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28 11 2002 : illico N° 66, paga 32 > par la rédaction
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=1277

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Actu > Telex : France

Une pétition Pour que " cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles de Paris [CADHP] " a été lancée.

Infos : [ Marie-Hélène Bourcier] mhbourcier@free.fr

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novembre 2002 : pétition Archilesb !
Archilesb! :
http://www.archiq.fr.vu
Marie-Hélène Bourcier :
mhbourcier[AT]free.fr

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Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes
dans le projet du futur centre de documentation
et d'archives homosexuelles de Paris
!
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Pourquoi cet appel lancé par Archilesb! ?

Le Conseil de Paris vient de voter une subvention d'un montant de 100.000 euros pour que le projet de Centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris proposé par Jean Le Bitoux et Christopher Miles entre en phase dite de préfiguration en 2002-2003.

Celle-ci comporte notamment la réalisation d'études, audits et cahier des charges, la sollicitation de divers "experts" et personnalités ainsi que la mise en œuvre d'un comité de pilotage.

A cette occasion, nous demandons que les manquements et les erreurs volontaires commises dans la conception du projet ne perdurent pas et que les différents interlocuteurs (concepteurs du projet et Mairie de Paris) qui en ont été alertés à plusieurs reprises ne fassent plus font la sourde oreille.
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Le contenu scientifique et politique du projet doit être revu

- parce qu'il est excluant : il est uniquement centré gai au détriment des lesbiennes, des transsexuel(le)s et des transgenres.

- parce qu'il est inexact : il ne nous paraît ni admissible ni sérieux de voir la Mairie de Paris et la LGBT continuer de défendre un projet où il est dit que "dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine pour des raisons historiques"…
C'est bien méconnaître l'histoire des mouvements sociaux liés au politiques sexuelles qui trouvent leur enracinement dans les cultures féministes et lesbiennes et ce, dès les années 70 en France.

- parce que la question de l'archive doit l'objet d'une réflexion moins superficielle (spécificité des archives lesbiennes, archives vive, archives des minorités…). Or la conception hyperclassique de l'archive qui se dégage du projet fait l'impasse sur les récents et fructueux débats sur la notion d'archive.
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Ce projet doit devenir représentatif (parité et parité culturelle) dans ses instances

- les lesbiennes et les associations représentatives doivent être intégrées dans le comité de pilotage. Il est inadmissible que la liste des 59 participants au projet ne comprennent que 5 participantes…

- le fonctionnement de l'association en charge de la mise en place de la phase de préfiguration doit être transparent et intégrer les lesbiennes dans la réflexion et les des circuits de décision.

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DESTINATAIRES DE LA PETITION :
- Mairie de Paris, inter LGBT,
- Jean Le Bitoux et Christopher Miles pour l'association en charge du projet du centre de documentation et d'archives homosexuelles.

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Signez la pétition du groupe Archilesb ! : Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris !

> il suffit de renvoyer le message : " Ok je signe "
> à l'adresse suivante : Marie-Hélène Bourcier mhbourcier[AT]free.fr
http://www.archiq.fr.vu
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PREMIERES SIGNATURES :

- FLORENCE ABADIE (sociologue, formatrice), VÉRONIQUE ABBRUZZETTI (maître de conferences, Paris III), PABLO ACHARD (physicien), ACT UP-PARIS, ISABELLE ADRET (professeur), ...

- Des sociologues, des philosophes, des chercheurs comme ALAIN TOURAINE ou SIDI MOHAMMED BARKAT du Collège International de Philosophie

- Les principales associations lesbiennes françaises comme LA COORDINATION LESBIENNE NATIONALE ou CINEFFABLE qui compte plus de 4.000 adhérentes

- Des spécialistes français et internationaux des études sur les genres et le sexualités comme PATRICK CARDON, TERESA DE LAURETIS ou BEATRIZ PRECIADO

- Des écrivains comme VIRGINIE DESPENTES ou CY JUNG

- Des Etudiants, des chorégraphes, des syndicalistes, des militants, des féministes, des avocats

- Les Archives Lesbiennes de New York (Lesbian Herstory Archives), l'Académie Gay & Lesbienne

- Des associations comme ACT-UP PARIS, PASTT

- HENRI MAUREL, président de la radio FG

- Les nouveaux groupes Queer

- De nombreux d'experts furieux de se retrouver cités dans des comités d'experts du futur Centre de Documentation et d'Archives sans avoir été consultés !

Tous et toutes ont signé la pétition Archilesb! : pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris !!! [...]"

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Qui est Archilesb! ?

La pétition Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes du centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris subventionnée par la Mairie de Paris est portée par Archilesb !
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Archilesb ! s'est constitué début 2002 en se donnant pour missions :

- d'animer une réflexion sur la notion d'archive et plus particulièrement sur les archives lesbiennes (séminaires, rencontres…)

- d'imaginer des actions et des dispositifs susceptibles d'évaluer les besoins et possibilités en matière d'archives mais aussi les manières d'en produire.

- de défendre la culture lesbienne et ses protagonistes et de lutter contre leur invisibilisation. Pour cette raison Archilesb soutient Cineffable dans sa demande de subvention pour le festival auprès de la Mairie de Paris.

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novembre 2002 : pétition internationale d'Archilesb !
Archilesb! :
http://www.archiq.fr.vu
Marie-Hélène Bourcier :
mhbourcier[AT]free.fr

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Stop the exclusion of lesbians,
transsexual and transgender people
from the future Archive of Homosexuality in Paris !

*=======================================*
TAKE ACTION ! TAKE ACTION ! TAKE ACTION !
*=======================================*

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Let Your Voice Be Heard !
End the Exclusion of Lesbians, transsexuals and transgender people from Public Projects in Paris !

* * * * *

The City Council of Paris has provided a one-year grant of euros 100,000 to launch a project proposed by Jean Le Bitoux and Christopher Miles to create an Archive of Homosexuality in Paris.

The funding will support the preparatory stage of the project and involve research, the development of guidelines, consultation with "experts" and the selection of a steering committee.

On several occasions, the lesbian group ARCHILESB! and VIGITRANS have asked the various responsible parties (the designers of the project as well as the Paris City Council) to correct the omission of lesbians, transsexuals and transgender people from the project but our claims have not been heard.

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Today and without delay :
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1. We ask that the scientific and political content of the project be entirely reviewed :

- We ask this because the project produces exclusion within the LGBT community: it is gay-male-centered to the detriment of lesbians, transsexual and transgender people.

> Neither the Paris City Council nor the French-Inter-Pride Organization should support a project that claims that "during a first period, the archival resources will concern mostly male homosexuality for historical reasons."

This assumption is not only politically unfair but also historically inaccurate.

- The designers of the project seem to be unaware of the history of the social movements and politics of France which are rooted in the lesbian and feminist culture.

- The project's definition of "homosexual history", which prefigures its archival methods and futures resources, is gay-male-centered.
>
It underestimates the contribution of lesbians to the LGBT social political history and promotes a long-lasting discrimination.

- The expected aims and functions of the archive of homosexuality must be opened to reflection and discussion within the LGBT community: the specificity of the Lesbian, transsexual and transgender Archives, the possibility of a "living archive" as oppose to a passive and historical vision of the future archive, the question of the relationship of a "minority archive" to the State institutions and powers, its relationship to AIDS archives, etc. are just some of the issues that need to be addressed.
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2. The Archive Project must be politically representative of the differences within the LGBT community.

It must therefore respect current European laws on gender and sexual equality.

- Lesbians, transsexuals and transgender people and their representative organizations must be actively integrated within the archive's steering committee.

It is unacceptable that out of 59 project participants only 5 are women !

- The launching of the preparatory phase of the project must be open and clear, and must integrate lesbians, transsexuals and transgender people in both research and management positions.

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ARCHILESB! works together with VIGITRANS to end the discrimination of lesbians, transsexual and transgender people in the archive project.

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Make sure your voice is heard! Help end lesbian, transsexual and transgender discrimination ! SIGN NOW !

SEND THIS MESSAGE
to mhbourcier[AT]free.fr with your name, country, and political or associative affiliation.

First Signatures
Sara S'Jegers
(Belgium), ), Andrea Ryan (Princeton University),
Namascar Shakthini (chair of the new Sexuality and Gender Certificate program at the university of Florida) ...

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octobre 2004 : magazine Têtu N° 93, page 58 > article de Luc Biecq
http://www.tetu.com/index.php?set_language=en&cccpage=anciens_numeros_2004

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Infos : France

Centre d'Archives Homos : l'erreur de casting
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ÉVOQUÉ DÈS 2001, LE PROJET DE
CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION DES HOMOSEXUALITÉS
,
QUI AURAIT DÛ VOIR LE JOUR IL Y A PLUS DE DEUX ANS,
CONNAÎT DE NOUVEAUX AVATARS,
APRÈS LE LICENCIEMENT DE JEAN LE BITOUX, SON DIRECTEUR.

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Le Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités Parisien (CADHP), dont la création a été annoncée par la Mairie de Paris en 2002, continue de faire parler de lui.

Son unique salarié, Jean Le Bitoux, figure de la communauté homosexuelle, vient en effet d'être licencié. Et on ignore encore l'état réel d'avancement du projet.
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Pourtant, l'Association [de Préfiguration] du CADHP, présidée depuis un an par Stéphane Martinet, avait été adoubée par la Mairie de Paris, qui lui a accordé en septembre 2002 une subvention de 100 000 €.

Mais, aujourd'hui, Stéphane Martinet ne se risque pas à annoncer une date d'ouverture : "Nous sommes en phase de préfiguration. Nous publierons nos conclusions fin 2004. Je ne ferai aucune folle promesse."
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Face à lui, Phan Hoàng, ex-libraire et président de l'Académie Gaie et Lesbienne [Académie Gay & Lesbienne] depuis 2001, dispose de 30 000 documents, qu'il stocke chez lui.
- "Qu'on me donne un local, suggère-t-il. Je peux ouvrir les portes d'un centre en moins d'un mois.
- Quinze bénévoles travaillent avec moi, j'ai les étagères et le fonds ; j'ai juste besoin du lieu
" assure-t-il.

Le président Martinet ne l'entend pas de cette oreille. Il se réjouit, au contraire, de partir de rien. "Même si je ne dis pas que rien n'a été fait", ajoute-t-il.
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Son licenciement, Jean Le Bitoux, salarié pendant deux ans, l'a demandé "contraint et forcé, parce qu'il était urgent de modifier la façon de travailler". De son propre aveu, l'ex-journaliste de Gai Pied n'était pas qualifié pour le poste qu'il occupait.

Pourquoi l'avoir compris si tard et, surtout, qu'a-t-il fait pendant deux ans ? Mystère... Interrogé par Têtu, il dit "avoir beaucoup donné". Mais, comme il attaque son ex-employeur au tribunal des prud'hommes suite à ce licenciement, il ne donne pas de détails sur son bilan.

Un jeune archiviste professionnel a été engagé récemment, mais Stéphane Martinet ne souhaite pas dévoiler son identité. "Il n'a pas de fonctions de direction, mais je vous assure qu'il a toutes les compétences requises", précise-t-il tout de même.
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L'association dispose d'un local dans le Marais et de trois lignes téléphoniques. Stéphane Martinet rêve d'archives de haute tenue, comme celles de San Francisco ou de Los Angeles.

Mais "aucun lieu en Europe ne [lui] paraît extraordinaire". Visiblement renseigné, il évoque la mauvaise conception des thésaurus dont se servent les chercheurs LGBT.

Il insiste aussi sur les conditions de conservation des documents. Aucun appel à dons n'a encore été lancé, les conditions optimales de réception et de conservation des documents n'étant pas réunies : "Il faut penser à cela dès la recherche d'un local adapté, et nous n'avons entamé aucune démarche en ce sens."
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Pour Phan Hoàng, c'est le monde à l'envers : "Comment faire un centre d'archives sans archives ?"
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ArchiQ, qui regroupe les associations Archilesb, Vigitrans et Loppataq, a dénoncé la situation dans un rapport intitulé "La fièvre des archives". Par la voix de Marie-Hélène Bourcier, ces militants rappelent la force de la mémoire vivante, qui a fait la légitimité des centres d'archives américains. "La conception administrative de l'archivage qui ne stocke que des documents écrits ne suffit pas. Il faut penser à une archive vive qui illustre les modes de vie. Pourquoi ne pas stocker des godes ?"
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Mais Stéphane Martinet n'entend pas révéler avant plusieurs mois le fruit de ses réflexions. Après avoir préfiguré, il va donc... préfigurer, tout en demandant d'autres subventions, "pour la recherche de locaux, l'appel aux dons et aux legs. Les premiers 100 000 € ne sont pas consommés, mais mon rôle est de prévoir".
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Odette Christienne, adjointe au Maire de Paris chargée de la mémoire, du monde combattant et des archives, sollicitée à plusieurs reprises, n'a pas souhaité répondre aux questions de Têtu.
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Alors, quand Stéphane Martinet affirme que ses connexions dans le milieu culturel et politique servent le projet, on ne demande qu'à le croire...

A la tête d'un prestigieux conseil d'administration, où l'on retrouve entre autres personnalités l'historienne Florence Tamagne et l'auteur Geneviève Pastre, le pro du réseau va aussi devoir prendre en compte la militance quotidienne.
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Car Phan Hoàng, sans titre ni prestige, entend bien transformer son incomparable collection en œuvre utile.

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24 8 2004 : communiqué commun N° 10 > collectif ArchiQ, groupe Archilesb!, association Académie Gay & Lesbienne, Groupe Activiste Trans (GAT)

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ArchiQ http://www.archiq.fr.vu
Archilesb !
Académie Gay & Lesbienne
http://www.archiveshomo.info
GAT
(Groupe Activiste Trans)
http://transencolere.free.fr

Paris, le 24 août 2004

Projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP) :
où en est-on ?

A la veille de la rentrée, et qui sait, de la saison des subventions, on apprend le départ de Mr Jean Le Bitoux, unique salarié et intiateur depuis 2001 du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP).

Un homme s’en va, les mêmes interrogations demeurent…

Les problèmes soulevés en 2002 par différentes associations et les pétitions internationales d’Archilesb ! et Vigitrans ont-ils été résolus ?
- Quelle est la politique archivistique du centre ?
- Est-elle toujours aussi homocentrée ?
- La diversité des cultures sexuelles et de genre est-elle enfin respectée ?
- Les thématiques exclues du projet en 2002 (sida, pornographie…) sont-elles enfin prises en compte ?
- La parité culturelle des équipes est-elle réalisée ?

Quel usage a été fait de la subvention de 100.000 euros, votée par le Conseil de Paris en septembre 2002 ?
- Qu’a fait l'Association de Préfiguration du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) depuis, qui puisse justifier d’une nouvelle demande de subvention en 2004 auprès de la Mairie de Paris, du Conseil régional d’Île-de-France et du Ministère de la Culture ?
- 3 ans d’existence sans résultats concrets ?

Comment savoir ? Le manque de transparence et de communication de l'AP CADHP persiste.
- Le site internet est fermé depuis février 2004.
- Les portes du local au 37 de la rue Notre Dame de Nazareth, attribué par la Ville de Paris en 2003, restent désespérement closes.

Toujours pas de concertation avec les acteurs concernés.
- Aucun débat public malgré les demandes répétées d’Archilesb ! et de VigiTrans.
- Aucune mise à disposition d’informations qui permettent de juger de l’état d’avancement du projet qui est entré dans une énième phase de
préfiguration.
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Pendant ce temps, l’Académie Gay & Lesbienne, sans subvention ni local fourni par les pouvoirs publics, a collecté 8.560 documents qui sont venus rejoindre son fonds de 15.000 références.

ArchiQ (le groupe de réflexion d’Archilesb ! et de VigiTrans) s’est réuni régulièrement et a réuni ses propositions dans deux rapports sur les archives LGBTQ (la Fièvre des Archives et Maux d’archives) .
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Nous renouvelons auprès de l'Association de Préfiguration du projet CADHP notre demande d’ouverture d’un débat public au plus vite et réaffirmons notre souhait de contribuer, par nos compétences, expériences, et expertise, à un projet de Centre d’Archives ouvert, populaire, véritable carrefour des mémoires et des cultures au pluriel.
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Pour toute information complémentaire
Académie Gay & Lesbienne : http://www.archiveshomo.info
ArchiQ : http://www.archiq.fr.vu
Contact Marie-Hélène Bourcier : 06 19 75 60 25

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été 2003 : Regards n° 91-92, page 77 > par K.G.
http://www.regards.fr/

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Polémique : Archives pas gays
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Voilà un an, Bertrand Delanoë soutenait le projet d'un Centre d'Archives Homosexuelles dans la capitale.
- Le Iancement de celui-ci était confié, subvention de 100 000 euros à l'appui, à plusieurs de ses proches.
[...]

Au coeur de la vive polémique :
- l'orientation essentiellement gay du projet de Centre d'Archives
[et de Documentation] Homosexuelles de Paris (CADHP) omettant ouvertement les lesbiennes, les transsexuels et bisexuels,
[...]

Distinguer le seul fait gay dans l'histoire relève de l'anecdote malvenue ou bien d'un coup de force étroitement politique et masculin, fût-il homo.
.

Plus encore, le projet d'Archives Historiques est élaboré sans que soient posées au préalable quelques questions fondamentales :
- comment constituer la mémoire des minorités et exclus sans impliquer ceux -ci dans l'élaboration même du projet au risque de reproduire de nouveau un discours discriminateur ?
- Quels moyens se donne-t-on pour produire des archives pour, par -delà les ouvrages savants écrits sur eux, faire directement entendre la voix de tous ceux qui ne produisent pas d'écrits ?
- Comment questionner enfin le lien entre histoire d'un fait de société et militance sur ce thème ?

L'actuel projet CADHP ne s'est posé aucune de ses questions.

[...]

juillet 2003 : Genres > la lettre mensuelle du Centre Gai et Lesbien de Paris
http://www.cglparis.org/genres0307.htm

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Edito
> par Pascal (Trésorier)

Le CGL Paris ? .... des Touristes ? Non, le CGL de Paris n'est pas composé de touristes !

Comme vous avez pu le constater, le CGL Paris confirme sa crédibilité et sa notoriété.
- Pour sa crédibilité, il se structure de la manière la plus durable et la plus professionnelle possible pour répondre au mieux aux attentes et besoins exprimés.
- Ainsi, les mandats des administrateurs sont de 3 ans.
- Sont recherchées des conventions pluri-annuelles de financement avec nos bailleurs de fonds à l'exemple de celle avec la Mairie de Paris.

L'équipe existante des collaborateurs du CGL de Paris s'est vue renforcée par des professionnels notamment avec
- Marie-Lys, chargée de la communication,
- Jarmila, secrétaire administrative,
- Luc, psychologue,
- ou Magali, assistante sociale dorénavant à plein temps...

On peut penser que cette politique commence à donner ses fruits lorsque le Conseil d'Administration voit ses projets aboutir
- avec la refonte des statuts
- ou encore l’approbation à l'unanimité des comptes 2002 et du budget prévisionnel 2003.
[...]

Brèves

Marche des Fiertés LGBT à Paris
[...]
Washington DC et Texas > source : Libération
[...]
Californie > source : uk.gay.com
[...]

Le conseil du juriste
> par Pascal Saba

La transmission des biens dans le cadre d’un Pacs
[...]

Focus associations
> par Magali Albou

Le CADHP avance-t-il ?

Un nouveau Conseil d’Administration, un vrai local, et une forte opposition : le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles s‘installe …

L’Association de Préfiguration du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) vient de modifier son Conseil d’Administration en parité hommes/femmes.
- Sitôt formé, il est critiqué : certaines catégories LGBT seraient sous - représentées.

Voici les membres du CA :
- Yves Clerget (Architecte, cofondateur de la librairie Les Mots à la Bouche) ;
- Catherine Daniel (Psychothérapeute, formatrice à FAG) ;
- René Lalement (Enseignant, chercheur ; ancien Président de l'Inter LGBT) ;
- Philippe Lasterle (Historien, documentaliste) ;
- Catherine Marjollet (Psychanalyste, cofondatrice du magazine Lesbia) ;
- Stéphane Martinet (Conseiller culturel auprès du maire du 11eme arrondissement ; ancien Président de HES) [Président de l’Association de Préfiguration du CADHP]
- Charles Myara (Editeur, spécialisé en multimédia et bibliographie ; ancien Vice-président du Beit Haverim) [Secrétaire de l’Association de Préfiguration du CADHP]
- Geneviève Pastre (Ecrivain, éditeur, ancienne Présidente de la radio Fréquence Gaie) ;
- Isabelle Serve (Professeur de droit, Présidente de l'association lesbienne La Lune, à Strasbourg) ;
- Florence Tamagne (Docteur de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, auteur, professeur à l'Université de Lille 3) [Vice Présidente de l’Association de Préfiguration du CADHP]

Le Conseil d'Administration a en outre procédé à la nomination
- du responsable du Comité d'acquisition :
M. Jean Le Bitoux.

L'AP CADHP est aujourd'hui dotée d'un local
- situé au 37, rue Notre Dame de Nazareth, dans le 3ème arrondissement.
- Les réunions n’y sont pas encore possibles.
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Une liste « complémentaire »

Face au Conseil du CADHP, une liste s’élève pour dénoncer un manque de représentation des lesbiennes, des bi ou des trans :
- Marie-Hélène Bourcier (Sociologue - à l’origine du collectif et de la pétition Archilesb !, visant à alerter sur l’absence de représentation lesbienne dans le projet) ;
- Marie-Jo Bonnet (Historienne) ;
- Tom Reucher (à l’origine du collectif et de la pétition Vigitrans visant à alerter sur l’absence de représentation des transsexuels, transgenres dans le projet) ;
- Le collectif LopattaQ (Jean-Christian Régnier), composé de pédés queer (« folles ») ;
- [B. Phan] Hoàng (Co fondateur de l’Académie Gay et Lesbienne, qui fait le travail de fourmi, depuis 26 ans, de collecter flyers, gratuits, magazines relatifs à notre population) ;
- Armand Hotimsky (Président du Caritig : Centre d’Aide, de Recherche et d’Information sur la Transsexualité et l’Identité de Genre) ;
- Patrick Cardon (à la tête de Gay Kitsch Camp à Lille – Editions littéraires et lieu) ;
- Patrick Elziere (de Gayvox.com [acquéreur des] Archives de Gai-Pied) ...

La liste n’est pas exhaustive.

Membres du Comité de pilotage initial,
- certains de ces inscrits avaient commencé à travailler sur le projet.
- D’autres les ont rejoints pour apporter la richesse de leur vécu, leurs archives ou les témoignages d’un temps passé.

Ces deux équipes parviendront-elle à travailler ensemble ?

[...]

23 6 2003 : Têtu > Par Xavier Héraud et Jérôme Gac et Sébastien Barangé
http://www.tetu.com/mobile/info?num=4595

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Les associations reçues à la Mairie de Paris

(Association) France

Les associations gay, lesbiennes et trans ont été reçues par la mairie de Paris jeudi 19 juin, par Marie-Pierre de la Gontrie, adjointe au maire chargée des associations et de la démocratie locale, et plusieurs autres adjoint(e)s.

La plupart des associations ont souligné la qualité des rapports avec la municipalité, qualité nettement améliorée par rapport aux mandatures précédentes.

Certaines, comme l'APGL ont déploré la diminution ou la suppression des subventions du gouvernement et ont sollicité la mairie pour les aider à palier ce manque.

Tom Reucher, président de l'association des transsexuel(le)s ASB, a exigé une nouvelle réunion de mise à plat du futur centre d'archives dirigé par Jean Le Bitoux.

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2 6 2003 : Têtu > Par Xavier Héraud et Sébastien Barangé et Stéphane Corbin
http://tetu.com/infos/lire/4376

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Les nouvelles associatives

le 02/06/03 [...]

Dans un communiqué, Archilesb et Vigitrans contestent la réorganisation de l'équipe de Centre d'archives homosexuelles de Paris, piloté par Jean Le Bitoux.

"Le renouvellement du conseil d'administration et du bureau de manière à ce qu'il soit paritaire (biologiquement) c'est-à-dire composé d'hommes et de femmes. Archilesb et Vigitrans ne peuvent que constater que cette parité du CADHP n'est pas respectée dans le choix des salariés (seul Jean Le Bitoux se voit salarié);

que la parité homme/femme n'est pas un critère qui permet de prendre en compte la diversité des identités et des cultures sexuelles et de genre (parité culturelle)", estiment les deux groupes.

http://www.archilesb.org
http://www.vigitrans.org

[...]

27 5 2003 : communiqué commun des groupes
- Archilesb ! http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier :
mhbourcier[AT]free.fr
- et VigiTrans
Tom Reucher
: tom.reucher[AT]free.fr

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Paris
, le 27 mai 2003

Communiqué de Presse n° 7

Discriminations Discordantes
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L'Inter LGBT et le [l'Association de Préfiguration du] CADHP toujours aussi discriminants à la veille de la marche des fiertés !

Archilesb ! et VigiTrans interpellent l'Inter LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans)
- sur son renouvellement inconditionnel au projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP),
- un projet que le Conseil de la Lesbian & Gaie [Gay] Pride île-de-France avait déjà adoubé en 2002 alors qu'il était et reste discriminant.

Quelle valeur attribuer au mot d'ordre de l'Inter LGBT pour la Marche des Fiertés [LGBT] en juin prochain : ensemble contre toutes les discriminations ?
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Samedi 24 mai à l'AGECA s'est tenue la réunion du Conseil de l'Inter LGBT.

Le [l'Association de Préfiguration du] CADHP y a présenté l'état d'"avancement" de son projet.
- Seule nouveauté : le renouvellement du Conseil d'Administration et du Bureau de manière à ce qu'il soit paritaire (biologiquement) c'est-à-dire composé d'hommes et de femmes.

Archilesb ! et VigiTrans ne peuvent
- que constater que cette parité
[de l'Association de Préfiguration] du CADHP n'est pas respectée dans le choix des salariés (seul Jean Le Bitoux se voit salarié);
- que la parité homme/femme n'est pas un critère qui permet de prendre en compte la diversité des identités et des cultures sexuelles et de genre (parité culturelle).
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- Le PASTT (Prévention Action Santé Travestis Transsexuelles),
- le CARITIG (Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre)
- et l'ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
ont d'ailleurs interpellé Stéphane Martinet (élu PS), le nouveau président de [l'Association de Préfiguration] du CADHP sur l'absence persistante de transsexuel(le)s et de trangenres dans la "nouvelle" équipe.
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Archilesb ! et VigiTrans regrettent que l'Inter LGBT
- ait refusé l'autorisation de filmer ce débat historique sur la question des archives
- et n'ait pas soumis au vote le renouvellement de son soutien à une équipe contestée
- et qui bloque la tenue d'une réunion de mise à plat avec les élus de la Mairie de Paris comme l'avait intelligemment proposé en mars Christophe Girard adjoint du Maire à la culture.

De nombreuses associations présentes ont également fait part de leurs inquiétudes vis à vis du projet :
- manque de transparence,
- un parti pris du scientifique discutable et le fait que la phase dite de "préfiguration" pour laquelle a été votée une subvention de 100.000 euros par le Conseil de Paris en octobre dernier se soit limité à un lifting inadéquat des instances de l'association.

Malgré les critiques formulés depuis plus de six mois, le [l'Association de Préfiguration du] CADHP persiste à privilégier une conception dix-neuviémisante, élitiste et universitaire de l'archive.
- Devant un parterre d'associations médusées, Stéphane Martinet, le président [de l'Association de Préfiguration du] du Centre a déclaré "que l'archive n'etait pas de la militance",
- creusant l'écart entre les concepteurs du Centre et ses interlocuteurs toujours conçus comme de simples donneurs d'archives et en aucun cas comme les acteurs de leur propre mémoire et histoires.
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Archilesb ! et VigiTrans sont solidaires des critiques qui ont été émises lors de cette réunion, notamment celles émanant
- de la Coordination Lesbienne en France,
- du collectif de pédés queers LopAttaQ,
- des associations transsexuelles et de transgenres (CARITIG, PASTT, ASB)
- mais aussi de l'Académie Gay & Lesbienne,
- de CONTACT
- et du Centre Gai et Lesbien [de Paris]
qui devant le manque de crédibilité et de légitimité du projet a réaffirmé comme d'autres sa volonté de ne pas confier ses archives au Centre en l'état.
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- Pour toute information complémentaire : [ http://www.archiq.fr.vu/ ]
www.archilesb.org
www.vigitrans.org

- Pour consulter la revue de presse nationale et internationale sur le CADHP : http://www.archiveshomo.info/

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26 3 2003 : communiqué du Collectif ExisTrans :
- PASTT (Prévention Action Santé Travail pour Transgenres)
Camille CABRAL : pastt[AT]noos.fr
- ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
http://www.asbfrance.org/
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Le Collectif ExisTrans, actuellement composé des associations trans :
- ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
- et PASTT (Prévention Action Santé Travail pour Transgenres),
est heureux d'apprendre que la Mairie de Paris a finalement accepté d'organiser une réunion de mise à plat du projet du CADHP (Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris).
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Il nous paraît évident que les pétitions et les démarches d'Archilesb! et de VigiTrans pour dénoncer les lacunes du projet et pour demander la tenue de cette réunion restent légitimes :
actuellement, il n'y a toujours aucun transsexuel et aucun transgenre, ni dans le comité scientifique, ni dans le Conseil d'Administration de l'association de préfiguration !
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Dans le premier paragraphe de la page 6 de la revue du Centre, parue en novembre 2002, on pouvait lire :
«Enfin, le fonctionnement du centre, et particulièrement celui du comité scientifique, doit tendre vers la parité et associer toutes les composantes de la communauté lesbienne, gaie, bi et transsexuelle».

Jolis voeux pieux !

Par parité, il faudrait entendre parité culturelle pour que soient incluses les minorités sexuelles et de genres.
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A la fin du mandat de Natacha TAURISSON, l'ASB a totalement renouvelé son Conseil d'Administration lors de son assemblée générale de mars 2003.

Dès décembre, les futurs nouveaux élus avaient déjà signé à titre individuel la pétition VigiTrans.

Tom REUCHER, nouveau président de l'ASB, étant par ailleurs un des initiateurs de VigiTrans.
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Nous dénonçons ici la tentative de l'ex-présidente de l'ASB de rendre minoritaire les voix des associations trans comme le CARITIG ou le PASTT au sein du collectif ExisTrans.

Tentative qui a eu pour conséquence le départ du CARITIG qui regrettait l'impossibilité de dialogue et dénonçait la manipulation (voir communiqué de presse du CARITIG du 14 février 2003 "Le CARITIG se retire du collectif ExisTrans").

La nouvelle direction de l'ASB tient à affirmer son total désaccord avec de tels procédés et se désolidarise des actions de son ancienne direction.
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Le Collectif ExisTrans sera heureux de participer à cette réunion et espère que le projet en sortira renforcé et enfin véritablement Lesbien, Gai, Bi et Trans !
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Pour le Collectif ExisTrans :

- PASTT (Prévention Action Santé Travail pour Transgenres)
Camille CABRAL : pastt[AT]noos.fr

- ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
Tom REUCHER : asb[AT]asbfrance.org

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4 3 2003 : Têtu > Par Xavier Héraud
http://www.tetu.com/infos/lire/3664

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"Archilesb" et "Vigitrans" à la Mairie de Paris

le 04/03/03 (Paris) France

Dans un communiqué Archilesb et Vigitrans annoncent avoir rencontré Christophe Girard, adjoint à la mairie de Paris, à propos du futur Centre d'archives piloté par Jean Le Bitoux (lire Têtu n° 75).

Les deux groupes, qui avaient contesté la gestion de ce projet par le co-fondateur de Gai Pied (subventionné à hauteur de 100 000 euros par la mairie de Paris), se félicitent d'avoir "obtenu" une "réunion de mise à plat" et espèrent qu'"un nouveau départ puisse être pris dans la réalisation du projet du Centre de manière à ce que celui-ci devienne la maison de toutes les minorités sexuelles et de genre."

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1er 3 2003 : communiqué commun N° 7 des groupes Archilesb! et VigiTrans

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Archilesb! :
http://www.archiq.fr.vu
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

Paris, le 1er mars 2003

Communiqué de Presse n° 7

ARCHILESB! et VIGITRANS
à la Mairie de Paris

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BEAU TRAVAIL !
ARCHILESB!
ET VIGITRANS OBTIENNENT LA REUNION DE MISE A PLAT
QU'ILS APPELLAIENT DE LEUR VŒUX
POUR LE PROJET DE CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION DES HOMOSEXUALITES DE PARIS
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Archilesb!, Vigitrans et le collectif Lopattaq ont été reçus à la Mairie de Paris mercredi 26 février par Mr Christophe Girard, adjoint à la culture au Maire de Paris.

A l'issue de cette rencontre productive, l'engagement fut pris par Mr Christophe Girard d'organiser aussi rapidement que possible une réunion de travail avec toutes les parties concernées.
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Animés par la volonté de voir se mettre en place un Centre d'archives qui compte avec toutes les minorités sexuelles, Archilesb! et Vigitrans avaient adressé en février dernier un courrier à Mr Delanoë pour lui faire part des manquements dans l'actuel projet proposé par Mr Miles et Mr Le Bitoux et demander la tenue d'une réunion de mise à plat.
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En octobre dernier, Archilesb! rejoint en novembre par VigiTrans, ont lancé avec les soutiens du PASTT, du Caritig, de l'Académie Gay & Lesbienne et de nombreux acteurs de la communauté LGBT, deux pétitions pour protester contre l'exclusion des lesbiennes, des transsexuel/les et des transgenres mais aussi de la question du sida de l'actuel projet du Centre de documentation et d'archives homosexuelles de la ville de Paris (CADHP).

Celles-ci ont recueillies plus de 900 signatures à ce jour. La liste des signataires qui comporte
- des associations gaies, lesbiennes, transgenres et féministes (Act-Up Paris, Cineffable, la Coordination lesbienne de France, le collectif Droits des Femmes de Paris... )
- mais aussi de nombreuses personnalités (Pierre Bergé, Alain Touraine, Virginie Despentes... )
- ainsi que de nombreuses signatures à l'international (Lesbian Archives de New York et de Los Angeles, Feminist net of Greece, Teresa de Lauretis de l'université de Santa Cruz, Martha Gever de l'université de Floride... ) avait été jointe aux courriers adressés à Mr Delanoë ainsi qu'au CADHP.
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Archilesb!, Vigitrans et le collectif Lopattaq se réjouissent de constater que leurs revendications soient enfin entendues et qu'un nouveau départ puisse être pris dans la réalisation du projet du Centre de manière à ce que celui-ci devienne la maison de toutes les minorités sexuelles et de genre.
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Pour toute information complémentaire,contacts Presse :

Archilesb! : http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr/
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

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9 2 2003 : communiqué commun N° 5 des groupes Archilesb! et VigiTrans

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Archilesb! :
http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr/
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

Paris, le 9 février 2003

Communiqué de Presse n° 5

Rectificatif suite à la parution
d'une "Réponse de la mairie de Paris"
à Archilesb! et à VigiTrans
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Suite à la diffusion, aux allures de révélation, d'une vraie fausse lettre émanant d'Odette Christienne, adjointe au Maire, chargée du Monde combattant de la Mémoire et des Archives de la Mairie de Paris, et qui vaudrait pour réponse de la Mairie de Paris au courrier conjointement adressé par Archilesb! et Vigitrans au Maire de Paris le 30 janvier dernier :
Archilesb! et Vigitrans tiennent à apporter les précisions suivantes. Merci donc de rectifier.
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Aucune lettre émanant de Mme Christienne n'est parvenue aux intéressés. Joint au téléphone, le cabinet de Mme Christienne nous a simplement précisé que l'adjointe au Maire, chargée du Monde combattant de la Mémoire et des Archives de la Mairie de Paris ne pourrait pas assister à la réunion de mise à plat qu'Archilesb! et Vigitrans appellent de leur voeux en raison d'un emploi du temps trop chargé.

Rappelons que l'objet du courrier au Maire de Paris était de demander que soit organisée une réunion de travail avec toutes les parties concernées en présence de référents de la Mairie de Paris de manière à aider à la mise en place d'un Centre d'archives qui compte avec toutes les minorités sexuelles et de genre. Ce qui est loin d'être le cas actuellement.
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Les arguments distillés en forme de fuite dans Tetu.com avec l'aimable complicité de Judith Silberfeld qui n'a jamais caché son désir d'être la courroie de transmission de Mr Lasnier et qui a fait preuve d'une constante partialité à l'égard d'Archilesb! et de Vigitrans, ne sont donc que la reprise de propos tenus aux représentants d'Archilesb! et de Vigitrans lors de leur rendez-vous avec Mr Lasnier.
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Il serait souhaitable que les modalités de validation du projet dont il est fait état pour bloquer le débat soient enfin communiquées, d'autant que lors des rendez-vous en juin 2001 avec Messieurs Le Bitoux, Piriou, Lalement et Miles, il semblerait que Mme Christienne ait été loin d'approuver avec enthousiasme le projet qui fut par la suite et pour cette raison présenté à Mr Girard.

La mise en avant d'une définition juridique de l'archive augure mal de la méthode et correspond sans doute plus à une humeur procédurière qu'à une réelle connaissance de la spécificité des archives des minorités sexuelles.
Elle ne change rien au fait que le projet en l'état reste discriminatoire, lesbophobe et transphobe, ce qui est loin de faire l'unanimité à l'exécutif de la Mairie.
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Pour mémoire :
- Toujours aucun trans dans le Conseil d'administration ou le comité de pilotage du futur centre sans parler des lesbiennes qui devraient y figurer.
- Des sous-comités qui dans leur structure rappellent la production de l'homosexualité au XIXème siècle ?
- Des sous-comités composés d'experts fantômes : listés à leur insu ou ayant signé les pétitions d'Archilesb ! et de Vigitrans !
- Beaucoup de centres existants, d'organismes ou de particuliers qui refusent de donner leurs fonds au Centre dans l'état actuel du projet.

C'est pourquoi d'Archilesb ! et Vigitrans continuent de demander à ce qu'une réelle parité culturelle se mette en place dès à présent et à tous les niveaux.
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Pour toute information complémentaire,contacts Presse :

Archilesb! : http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr/
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

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février 2003 : Têtu (n° 75) Agenda n° 26, page 6 > par Xavier Héraud et Jérome Gac
http://www.tetu.com/index.php?set_language=en&cccpage=anciens_numeros_2003
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INFOS

Paris : Polémique autour du Centre d'Archives
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Les lesbiennes sont-elles mises à l'écart du futur Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris ?
- C'est en tout cas ce qu'estime le groupe Archilesb !, qui a lancé une pétition sur ce thème à la fin du mois d'octobre dernier.
- Depuis, la polémique fait rage. Retour sur le psychodrame de cet hiver, avec les protagonistes du débat.
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Tout est parti d'une pétition lancée par Archilesb !, un groupe informel à la tête duquel se trouvent la sociologue Marie-Hélène Bourcier et l'historienne Marie-Jo Bonnet, lors du dernier festival Cinéffable, en octobre dernier.

Au Coeur du débat,
- la petite place accordée aux lesbiennes dans le projet du futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP), piloté par Jean Le Bitoux et Christopher Miles,
- et cette phrase, extraite de son dossier de présentation : «Dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine, pour des raisons historiques».

Archilesb !, dans sa pétition, qui a recueilli à ce jour environ 1 000 signatures, répond : «C'est bien méconnaître l'histoire des mouvements sociaux liés aux politiques sexuelles, qui trouvent leur enracinement dans les cultures féministe et lesbienne, et ce dès les années 70 en France

- Marie-Hélène Bourcier faisait pourtant partie du projet à ses débuts, mais elle avait rapidement claqué la porte.
- La Mairie de Paris, qui a attribué une subvention de 100 000 euros au Centre, a elle aussi été contactée.
- Dans une lettre à Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, Marie-Jo Bonnet fait part de son indignation.
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C'est un article de «Libération» qui met le feu aux poudres.
Démentis, mails «forwardés», rumeurs fusent alors de partout.

Mais c'est un article paru dans Libération du 7 décembre dernier, intitulé «Des lesbiennes en guerre contre le machisme gay», reprenant cette info, qui met le feu aux poudres.

Démentis, mails «forwardés», rumeurs, attaques personnelles fusent alors dans la communauté homo. Chacun choisit son camp.
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La polémique atteint son climax avec l'apparition d'un groupuscule «énervé», le Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives (CLIT).
- Ce petit groupe fait parvenir quotidiennement à Marie-Hélène Bourcier et à Marie-Jo Bonnet [et aussi à la journaliste Blandine Grosjean, auteure de l'article dans Libération], cinq jours de suite, des lettres anonymes contenant un tampon usagé.
- Au cinquième jour, Marie-Jo Bonnet reçoit une lettre dénonçant la stratégie de victimisation d'Archilesb !.
- L'historienne porte plainte, et Marie-Hélène Bourcier précise qu'elle compte faire de même.
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Le 12 décembre, Jean Le Bitoux et Christopher Miles sortent de leur silence et envoient un communiqué à la presse.

Se défendant de tout «machisme», le CADHP conteste les chiffres avancés par Archilesb ! : 5 femmes seulement sur les 59 participants investis dans le projet :
- «Ces chiffres sont erronés: le comité de soutien compte 35 noms, dont une dizaine de femmes.»
- Et de souligner que le projet est toujours en phase de préfiguration, et qu'il le restera encore de dix-huit à vingt-quatre mois.

Christopher Miles, président du projet, confie avoir vécu «amèrement» les attaques dont le Centre a fait l'objet. Pour ce qui concerne les «raisons historiques» invoquées dans le dossier de présentation du projet, il persiste et signe :
- « La majorité des documents concernant l'homosexualité à la fin du XIXe siècle sont des documents pénaux ou médicaux.
- L'homosexualité féminine n'étant pas pénalisée, ces documents parlent uniquement d'homosexualité masculine.»
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«Par ailleurs, ajoute Jean Le Bitoux, nous avons contacté les Archives Lesbiennes [Archives Recherches Cultures Lesbiennes (ARCL)] pour obtenir les doubles des documents qu'elles possèdent.»
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«Beaucoup de bruit pour rien, finalement», conclut Philippe Lasnier, conseiller de Bertrand Delanoë, notamment sur les questions homosexuelles, qui rejette toute mise en cause de la Mairie [de Paris] :
- «Comme promis début 2001 par Bertrand Delanoë, ce projet mixte a été soutenu grâce à un vote consensuel en septembre 2002.
- Mais la vie interne d'une association n'est pas de notre ressort.»

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Archilesb !, en tout cas, ne compte pas en rester là, comme l'explique Marie-Hélène Bourcier :
- «Archilesb! comme Vigitrans [groupe trans qui soutient la pétition d'Archilesb !] demandent à ce que soit organisée une réunion de mise à plat des objectifs scientifiques et de l'organisation de la préfiguration du Centre en présence d'un référent de la Mairie [de Paris].
- Autant de trans que de lesbiennes et de gays dans les instances, qu'il s'agisse du Comité de pilotage ou du Comité d'administration de l'association.
- Archilesb ! et Vigitrans feront des propositions en ce sens, ainsi qu'en matière d'animation de la réflexion sur la notion d'archives».

Et la sociologue de prévenir :
- «Le CADHP doit apprendre à travailler avec toutes celles et ceux qui le veulent et ont des compétences, et cesser de se comporter en petit chef.
- Le Centre ne se fera pas sans nous !»

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«Pour l'instant, rappelle Christopher Miles, nous n'avons pratiquement pas commencé la collecte d'archives.»

Jean Le Bitoux précise que le Centre, loin d'être opérationnel, est toujours à la recherche d'un local.
- Et le cofondateur de Gai Pied d'appeler de ses voeux la fin de la polémique :

- «Travailler sur les archives demande un minimum de sérénité.»

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30 1 2003 : Têtu > Par Judith Silberfeld
http://www.tetu.com/infos/lire/3471

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(Paris) France

"CADHP" : Réponse de la Mairie de Paris
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Après la demande d'Archilesb! et de Vigitranz de rencontrer le Maire de Paris afin de discuter avec lui du projet de Centre d'Archives (CADHP), Odette Christienne, adjointe au maire chargée du Monde combattant, de la Mémoire et des Archives, a tenu à faire une mise au point dans une réponse dont Tetu.com s'est procuré une copie.
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Premier point, la "qualité scientifique du projet", mise en cause par Archilesb! et Vigitranz, a été validée par la Direction des services d'Archives de [la Mairie] Paris, dont l'expertise est indiscutable.

La pétition des deux groupes critiquant la "conception hyperclassique de l'archive", Odette Christienne se réfère à l'article premier de la loi du 3 janvier 1979, rappelant que
- "les archives sont définies en droit comme "l'ensemble des documents, quels que soient leur date, leur forme et leur support matériel, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé, dans l'exercice de leur activité".
-
Cette définition, très large, permet d'accueillir les archives de toutes les minorités, telles par exemple que les papiers personnels de militantes et de militants ou des documents associatifs."

Elle souligne également que le projet du CADHP "n'est apparu en aucune façon limité, dans ses perspectives de développement, aux seules archives de la mouvance homosexuelle masculine :
- il prévoit simplement de s'appuyer au démarrage sur les fonds les plus en vue, qui sont souvent aussi ceux dont le sauvetage, en raison notamment de leur volume et de leur ancienneté, apparaît le plus urgent.
-
Le travail de prospection qu'il est prévu de mener durant la phase de préfiguration se déploiera dans toutes les directions et ne manquera pas de révéler des archives, lesbiennes, gays, bi et trans, aujourd'hui méconnues sinon complètement oubliées."
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A la Mairie de Paris, on précise que les deux mouvements ont été reçus au cabinet du Maire,
- Archilesb!, représenté par Marie-Hélène Boursier, à la mi-novembre 2002,
- Vigitranz à la mi-janvier 2003,
et que l'exécutif de la mairie est unanime sur le projet.

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28 1 2003 : 20 minutes page 5 > par la rédaction
http://www.20minutes.fr/

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Archilebs! et Vigitrans en colère contre la Mairie [de Paris]
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Une partie de la communauté lesbienne de Paris monte au créneau contre la municipalité [de Paris].

Objet de leur colère : le projet de Centre de Documentation et d’Archives sur les Homosexualités (CDAH), soutenu par la municipalité.

« Projet qui nous paraît inacceptable en l’état, dénoncent les collectifs Archilebs! et Vigitrans. Il est pour l’instant centré sur les gays et fait l’économie de la représentativité lesbienne, transsexuelle et transgenre. »
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Le CDAH, qui pourrait ouvrir d’ici à l’année prochaine à Paris,
- se veut un lieu d’écoute et de connaissance du milieu homosexuel.
- Il se propose notamment de rassembler les publications de la presse homo.
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Mais les deux collectifs Archilebs! et Vigitrans stigmatisent l’attitude de certains élus, dont Christophe Girard, adjoint à la Culture.
- « Il n’a toujours rien proposé pour pallier les manquements du projet qui a été voté par le Conseil de Paris. »

Ils demandent une entrevue avec le Maire [de Paris], Bertrand Delanoë.

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28 1 2003 : Têtu > Par Xavier Héraud et Judith Silberfeld
http://www.tetu.com/infos/lire/3456

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(Association) France

Archilesb! et Vigitranz demandent un rendez-vous au Maire de Paris
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Suite à leur pétition (lire Agenda n° 26, avec Têtu n° 75, actuellement en kiosque) protestant contre "l'exclusion des lesbiennes des transsexuel(le)s et transgenres" de l'actuel projet de Centre d'archives parisien piloté par Jean Le Bitoux, Archilesb ! et Vigitranz demande
- un rendez-vous au Maire de Paris, Bertrand Delanoë,
- et l'organisation "d'une réunion de travail avec les parties concernées le plus rapidement possible".
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Lors d'une réunion qui a eu lieu samedi 25 janvier, les associations membres du conseil de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) ont voté l'adhésion de l'Inter-LGBT au Comité des personnes sympathisantes de la Coordination Lesbienne en France (CLF).

L'Inter-LGBT "manifeste ainsi sa détermination à soutenir le mouvement associatif lesbien, et à lutter contre la lesbophobie, les discriminations dont sont victimes les lesbiennes ayant leurs propres spécificités.

L'Inter-LGBT et les associations membres de son Conseil reconnaissent par la même occasion la légitimité de la démarche non-mixte des associations lesbiennes."

L'Inter-LGBT a également choisi le thème de la marche des fiertés 2003 : "Lutter contre toutes les discriminations".

L'Inter-LGBT sur la toile: http://www.inter-lgbt.org

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25 1 2003 : communiqué du CARITIG (Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre)
http://www.caritig.org/

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Le CARITIG et le projet du CADHP
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Depuis sa création en 1995, le CARITIG a travaillé pour constituer un centre de documentation et d’archives sur les questions transgenres.

Seule association en France à s’intéresser à cet aspect, le CARITIG a rassemblé une multitude de documents variés (livres, revues, bulletins, publications de tous ordres), soit plusieurs milliers de références.
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Ces deux dernières années, le CARITIG a entendu parler d’un projet de création d’un Centre d’Archives « des homosexualités ».

Persuadé qu’une rencontre avec les associations serait organisée par les instigateurs de ce grand projet, le CARITIG, en attendant, est resté discret bien qu’à l’écoute des événements.
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Nous nous sommes réjouis de l’intérêt et du soutien que la Mairie de Paris a montré en subventionnant le CADHP, ce qui lui apporte une crédibilité supplémentaire.

Cependant il n’en reste pas moins que certains points restent incompréhensibles.
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Les pétitions Archilesb et Vigitrans, les critiques réitérées de certaines personnes, les articles dans la presse ont pointé des aspects de ce projet quelque peu surprenants :

- la représentation des lesbiennes est quasi-inexistante,

- les transgenres sont ignorés,

- les noms de nombreuses personnes citées dans les comités de soutien ou d’acquisition ont été utilisés à leur insu,

- la non-transparence du projet est patente,

- certaines analyses historiques dans le premier numéro de la revue du CADHP sont erronées,

- le choix des futurs salariés ne répond pas à des critères de compétences en gestion d’archives.
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Après avoir pris le temps de la réflexion, après nous être informés suffisamment, il nous a paru nécessaire de communiquer afin de demander que lumière soit faite pour que ce projet soit mené à bien dans de bonnes conditions.

Aussi aujourd’hui, nous demandons à la Mairie de Paris d’intervenir afin qu’une réunion de « mise à plat » du projet soit organisée.

Que tous les intervenants (concepteurs du projet, associations, institutionnels et individus) puissent participer et qu’une personne de la Mairie soit nommée en tant que référent pour ce projet.

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24 1 2003 : communiqué commun N° 4 des groupes Archilesb! et VigiTrans

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Archilesb! :
http://www.archiq.fr.vu
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

Paris, le 24 janvier 2003

Communiqué de Presse n° 4

ARCHILESB! et VIGITRANS
chez Bertrand DELANOE

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Les pétitions lancées par les mouvements Archilesb ! et VigitranZ - qui protestent contre l'exclusion des lesbiennes, des transexuel/les et des transgenres de l'actuel projet du Centre de documentation et d'archives homosexuelles de la ville de Paris (CADHP) et qui demandent une refonte du contenu scientifique et politique du projet - ont déjà recueilli plus de 800 signatures.
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Animés par la volonté de voir se mettre en place un centre d'archives qui compte avec toutes les minorités sexuelles et parce que nous avons trop l'habitude des pratiques méprisantes voir démagogues des initiateurs actuels, Archilesb ! et VigitranZ - avec les soutiens du PASTT, du Caritig et du collectif LopattaQ
- demandent un rendez-vous à Bertrand Delanoë
- et que soit organisée une réunion de travail avec les parties concernées et le plus rapidement possible.

Parce que tout comme la Mairie de Paris, le futur centre doit être la maison de toutes les minorités sexuelles et de genre.
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Pour toute information complémentaire,contacts Presse :

Archilesb! : http://www.archiq.fr.vu
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

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26 12 2002 : Nouvel Observateur Paris Ile-de-France, N° 1990 > par Daniel Garcia
http://www.parisobs.com/articles/p100/a30592.htm
27.12.02 : tassedethe.com
http://tassedethe.com/cadres/souscadre/webzinfos/dossier%205.htm
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L’histoire de la semaine

Furax, les lesbiennes à Paris
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Le torchon brûle entre les gays et les lesbiennes de la capitale. La pomme de discorde ?

La création d’un futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles, pour lequel le Conseil de Paris a voté une première subvention de 100 000 euros, fin septembre.

Nombre de capitales occidentales possédant déjà de tels centres, les édiles parisiens avaient conscience de combler un retard : à preuve, le projet fut même voté par des représentants de l’opposition municipale.
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Ce bel unanimisme aura fait long feu : depuis un mois, une pétition lancée par un groupe informel de lesbiennes, Archilesb !, s’élève contre l’orientation trop masculine du projet.
- Les lesbiennes, et plus encore les transsexuels(elles), n’y feraient que de la figuration.
- Leur pétition a déjà recueilli près d’un millier de signatures

et Jean Le Bitoux, principal initiateur du Centre, «regrette cette polémique dans laquelle se sont laissé entraîner naïvement des gens de bonne foi.»
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Pourtant, page 5 du projet, on lit qu’il est «probable que dans un premier temps le fonds d’archives concernera majoritairement l’homosexualité masculine, pour des raisons historiques ».

«Ce centre devrait s’intéresser à toutes les cultures sexuelles et pas, une fois de plus, refléter l’hégémonie gay», rétorque la sociologue Marie-Hélène Bourcier, une des animatrices, avec l’historienne et écrivain Marie-Jo Bonnet, de la pétition.
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A l’Hôtel de Ville, Philippe Lasnier, conseiller du Maire chargé notamment des questions homosexuelles, juge que le projet «n’est pas définitivement bouclé, donc perfectible ».

Et Jean Le Bitoux concède que «la parité est sans doute à approfondir».
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Archilesb! prévoit de convoquer la presse début janvier pour réclamer la «remise à plat» du projet.

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décembre 2002 : collectif VigiTrans > Pétition pour l'intégration des trans dans le comité de pilotage du projet CADHP
http://www.penelopes.org/xarticle.php3?id_article=2436
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Pétition pour l'intégration des trans
dans le Comité de pilotage
du Centre de Documentation et d'Archives de la Ville de Paris

à l'appel de VIGITRANS,
groupe d'action et de réflexion transsexuel(le) et transgenre

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Pourquoi cet appel ?

Le Conseil de Paris vient de voter une subvention d'un montant de 100.000 euros
- pour que le projet de Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles de Paris [CADHP] proposé par Jean Le Bitoux et Christopher Miles
- entre en phase dite de préfiguration en 2002-2003.

Celle-ci comporte notamment la réalisation d'études, audits, d'un cahier des charges, la sollicitation de divers "experts" et personnalités ainsi que la mise en œuvre d'un comité de pilotage.

A cette occasion, nous demandons que
- les manquements et les erreurs volontaires commises dans la conception du projet ne perdurent pas

- et que les différents interlocuteurs (concepteurs du projet et Mairie de Paris) qui en ont été alertés à plusieurs reprises ne fassent plus font la sourde oreille.
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1) Le contenu scientifique et politique du projet doit être revu :

- parce qu'il est excluant : il est centré gay au détriment des lesbiennes, des bissexuels/les, des transsexuels/les et des transgenres.
> Il est centré homosexuel(le?) alors qu'il devrait être LGBT (lesbian gay bi trans).
> Aucune association trans n'a été contactée ou associée au projet.

- parce qu'il est inexact : il ne nous paraît ni admissible ni sérieux de voir la Mairie de Paris et la [inter-]LGBT continuer de défendre un projet où il est dit que "dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine pour des raisons historiques ! "
> C'est bien méconnaître l'histoire des mouvements sociaux liés au politiques sexuelles qui trouvent leur enracinement dans les cultures féministes et lesbienne et ce dès les années 70 en France.
> C'est aussi ignorer le mouvement trans qui a pris son essor dans les années 60 aux Etats-Unis.

- parce que la question de l'archive doit l'objet d'une réflexion plus approfondie (spécificité des archives trans, archives vive, archives des minorités).
> Or la conception ultraclassique de l'archive qui se dégage du projet fait l'impasse sur les récents et fructueux débats sur la notion d'archive.
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2) Ce projet doit devenir représentatif (parité et parité culturelle) dans ses instances :

- les trans et leurs associations représentatives doivent être intégrées dans le comité de pilotage. Il est inadmissible que la liste des 59 participants au projet ne comprennent que 5 participantes et aucun(e) trans.

- le fonctionnement de l'association en charge de la mise en place de la phase de préfiguration doit être transparent et intégrer les trans dans la réflexion et des circuits de décision.

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Pétition pour l'intégration des trans
dans le comité de pilotage
du centre de documentation et d'archives LGBT
de la Ville de Paris

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Missions des archives trans selon Vigitrans :
- animer une réflexion sur la notion d'archive et plus particulièrement sur les archives trans (séminaires, rencontres).
- imaginer des actions et des dispositifs susceptibles d'évaluer les besoins et possibilités en matière d'archives trans mais aussi les manières d'en produire.
- défendre la culture trans et ses protagonistes et lutter contre leur invisibilisation.
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DESTINATAIRES DE LA PETITION :
Mairie de Paris
, Inter LGBT, Jean Le Bitoux et Christopher Miles pour l'association en charge du projet du centre de documentation et d'archives des homosexualité.

Pour signer : envoyer un mail indiquant votre nom, prénom, qualité (professionnelle, institutionnelle, politique, associative)
à Tom Reucher : tom.reucher[AT]free.fr
http://syndromedebenjamin.free.fr

PREMIERES SIGNATURES :
- TOM REUCHER (psychologue clinicien, fondateur de l'Association du Syndrome de Benjamin),
- MARIE-HELENE BOURCIER (sociologue, université de Lille III),
- EMMA COLIN, LAURENT PICARD (webdesigner),
- BEATRIZ PRECIADO (philosophe, université de Princeton)
- l'Académie Gay & Lesbienne ...

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Le collectif VigiTrans,
groupe d'action et de réflexion
transsexuel/le, transgenre et amis/es des trans

Les échanges se font par mail. Ponctuellement il peut y avoir des rencontres.

Il n'y a pas d'adhésion, ce n'est pas une association. Le collectif est ouvert, il est composé des personnes qui en font la demande.

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Ce collectif a 2 objetifs en cours :

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1 - Faire renoncer au dépôt du terme "transgenre" comme marque à la personne qui l'a déposée :
C'est comme si elle avait déposé "homosexuel" ou "transsexuel"...

Nous devons réunir tous les documents français qui utilisent le terme "transgenre".
- Les articles, les docs militants ou associatifs, les statuts associatifs... tout ce que nous trouverons qui est antérieur à 2001, tout ce qui démontre l'existence d'une "communauté" transgenre en France.
- Je pense, entre autre, à l'article d'Hélène HAZERA paru dans Libération aux environs de 1996-1998.
- Pour ça, chacun d'entre-nous peut participer à son niveau. Merci de nous faire connaître vos trouvailles.
Quelqu'un veut-il se charger de réceptionner tous les documents, les photocopies, que nous ne manquerons pas de lui adresser ?

Du fait de l'absence du terme du dictionnaire,
- nous devons faire la preuve de l'existence du terme "transgenre" comme courant au moins dans la communauté LGBT.
- Juridiquement, dans le domaine des marques, le terme "transgender" n'est pas équivalent de "transgenre".

Si nous pouvons prouver l'utilisation de "transgenre" depuis plusieurs années dans des écrits, ou dans la communauté LGBT, nous pourrons obtenir l'annulation de la marque "transgenre".
Il y a un historique sous forme de fichier word qui peut vous être adressé par mail sur votre demande.
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2 - Le Conseil de Paris vient de voter une subvention d'un montant de 100.000 euros pour que le projet de Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles de la ville de Paris (CADHP) qui entre en phase dite de préfiguration en 2002-2003 :

- Celle-ci comporte notamment la réalisation d'études, audits, d'un cahier des charges, la sollicitation de divers "experts" et personnalités ainsi que la mise en oeuvre d'un comité de pilotage.
- A cette occasion, nous demandons à ce que les trans (transsexuels/les et transgenres) soient intégrés dans le
Comité de pilotage du CADHP.

VigiTrans porte une pétition en ce sens qui comporte déjà plus de 180 signatures.
- Nous travaillons avec le collectif Archilesb! qui porte une pétition similaire pour les lesbiennes, car il n'y a que 5 lesbiennes sur 49 membre du Comité de pilotage.
- Nous demandons que le centre s'appelle "LGBT" et pas seulement "Homosexuel".

La pétition sous forme de fichier word peut vous être adressé par mail sur votre demande.

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