Accueil > Archives et Mémoires LGBT Q

Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

Merci de nous aider à collecter d'autres archives LGBTQ
la sauvegarde des mémoires LGBTQ permet de préserver la vérité sur notre histoire

.
4e trimestre 2006
.

.
29 12 2006 > magazine illico n° 163 ( page 6 ) : Interview croisée < de Orion Delain et Christophe Gendron > par Didier Roth-Bettoni
« Raconter l’histoire d’un village »
# Si certains doutent de l’existence de la culture gay, ce n’est à l’évidence pas votre cas …
- Orion [ Delain ] : La culture gay, on a les pieds dedans ! On ne publie que des artistes qui travaillent sur l’imagerie gay. Certains font aussi des paysages, des choses abstraites, ça ne nous intéresse pas. Notre envie, ça a toujours été de surfer sur la sensibilité de l’art gay, exprès, trop peut-être diront certains.
- Christophe [ Gendron ] : Personne ne s’y intéresse, il n’y a pas de revue dans le monde qui s’y intéresse. Pourtant, en dehors des photographes, il y a beaucoup d’artistes, de peintres, de dessinateurs…
- Orion : C’est pour cela aussi qu’on a organisé l’exposition Gay Art au salon Rainbow Attitude en 2005 : pour réunir ces artistes, les faire se rencontrer, faire rencontrer leurs publics. On a d’ailleurs édité un numéro intermédiaire de "Triangul’ère" pour perpétuer ce carrefour, comme on a fait un numéro intermédiaire sur les éditeurs gay. On veut jouer ce rôle, et si des dessinateurs ou des peintres gay ne savent pas où publier, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter en envoyant un mail à editions@triangulere.com
- Christophe : Ils ne sont pas nombreux les gays qui sont prêts à assumer l’art gay sur leurs murs. Avec "Triangul’ère", ils peuvent l’avoir sur leur table de salon… Pour en revenir à ta question, qu’est-ce c’est qu’une culture ? Quand il y a une histoire commune, une persécution commune, un mode de vie commun, une sexualité commune, quand il y a un art qui se dégage… ça fait beaucoup de choses communes qu’on peut appeler une culture, non ?
# Les textes que vous publiez répondent à la même logique ?
- Orion : Notre idée de toujours, c’est de laisser des traces de notre histoire. C’est ce qui fait notre différence avec la presse : on fait parler les éléphants de la communauté, on raconte notre histoire. Dans le dernier numéro, c’est André Baudry, le fondateur d’Arcadie, la première association homosexuelle française dans les années 50. On a passé 8 jours chez lui en Italie : ça faisait plus de vingt ans qu’il n’avait pas parlé !
- Christophe : Dès le début, on a fait participer ceux qui ont compté dans cette histoire, sous forme de textes qu’on leur a demandé ou d’entretiens. Pierre et Gilles, Didier Lestrade, Jean-Pol Pouliquen ont parlé dès les premiers numéros. Ces livres que sont les numéros de " Triangul’ère ", ils racontent l’histoire d’un village.
- Orion : Mais en parlant de l’histoire, on parle aussi d’aujourd’hui : quand on célèbre les vingt ans du centre d’archives gay de San Francisco dans le dernier numéro, c’est aussi pour souligner ce qui se passe à Paris avec le scandale de ce centre d’archives qui n’arrive pas à voir le jour. [ le projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ]
# C’est un rythme très particulier de faire un numéro par an. Concrètement, comment est-ce que vous élaborez un sommaire ?
- Christophe : On s’y prend très longtemps à l’avance. L’entretien avec André Baudry par exemple, cela fait trois ans qu’on y pense, qu’on y travaille. Les thèmes des portfolios collectifs comme " Les marins " dans le dernier numéro, on les lance très en amont pour pouvoir contacter les artistes et regrouper les œuvres. Le dernier numéro vient de sortir mais on sait déjà depuis un moment ce qu’il y aura dans le prochain.

29 12 2006 > magazine illico n° 163 ( page 7 ) : par Didier Roth-Bettoni
Un numéro d'exception
Dire d’une revue qui ne paraît qu’une fois l’an que son numéro en cours est exceptionnel est un peu ridicule puisque, par définition, l’exceptionnel est la règle dans ce type de publication où aucun numéro ne ressemble aux autres.
Et pourtant, le sommaire du numéro l’est véritablement pour une raison au moins : l’existence en son cœur d’un très long entretien de plus de 20 pages avec une figure historique aussi essentielle que secrète du mouvement homosexuel français, André Baudry, 85 ans.
Depuis qu’en 1982, il avait été contraint de faire disparaître Arcadie, l’association homo qu’il avait créée en 1954 et la revue
[ Arcadie ] qui en était l’émanation, André Baudry avait quitté la scène, retiré en Italie dans un silence blessé.
C’est dire l’importance de l’entretien qu’il a accordé à Christophe Gendron, qu’il a reçu pendant 8 jours et avec qui il revient sur la création de ce qui fut le premier lieu de rencontres des homosexuels en France, sur la vie des homos à l’époque, sur la frilosité de certains grands intellectuels comme Montherlant ou Jouhandeau, sur ses rapports au fil des années avec la police, avec la justice, sur les multiples rumeurs malveillantes qui ont couru sur son compte ( indic de la police, ancien séminariste, etc. ), sur son regard sur l’activisme gay des années 70, sur la fameuse émission radio de Ménie Grégoire à laquelle il participait lorsqu’elle fut interrompue par des militants gay, sur les dernières années de son mouvement et de sa revue, etc.
C’est absolument passionnant, le vieil homme faisant preuve d’une précision, d’une énergie et d’une force intactes qui transparaissent dans les belles photos d’Orion Delain.

Parmi les autres contributions de ce numéro très dense, un ensemble sur l’homophobie auquel participent Louis-Georges Tin et Robert Badinter, un regard rétrospectif sur le mariage de Bègles avec Noël Mamère et Caroline Mécary, une présentation du centre d’archives homo de San Francisco, un portfolio consacré aux Marins, des expos personnelles d’artistes comme Michel Guillot, Boris X, Jacques Sultana, etc.
Sans oublier une très belle et très originale contribution de l’historien Christophe Comentale sur le nu masculin en Chine, illustrée d’œuvres étonnantes et magnifiques.
# " Triangul’ère " n°6, disponible en librairie. Ou sur commande www.triangulere.com

17 11 2006 [ 1er 12 2007 ] > magazine illico n° 161 ( page 19 ) : par la rédaction
Droit de réponse de François Devoucoux du Buysson
# Cité dans notre dossier ( [ magazine ] illico 15 / 9 [ n° 156 page 12 ] ) sur Les nouveaux homophobes, François Devoucoux du Buysson nous a fait parvenir ce droit de réponse :
- " Dans l'édition mise en ligne le 18 septembre 2006, votre périodique me cite à plusieurs reprises sur la base d'une présentation incorrecte et malveillante de mes écrits.
S'agissant de mon livre Pariscide, Illico affirme que "(j') amalgame pédophilie, outing, clientélisme".
Or, dans cet ouvrage, je ne fais que mentionner les positions ambigües de Monsieur Jean Le Bitoux, alors responsable du projet municipal de "centre d'archives homosexuelles"
[ Jean Le Bitoux était salarié comme Responsable du Comité d'Acquisition par l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], en m'appuyant explicitement sur un dossier paru dans Illico en date du 29 mars 2001 et intitulé "Pédophilie : la patate chaude des homos".
Dans ce dossier, Monsieur Le Bitoux prétendait notamment que "l'homosexualité vient d'une culture pédophile avec André Gide".
[ Magazine illico n° 26 ( page 12 ) 29 3 2001 ]
Par ailleurs, Illico semble contester l'existence d'irrégularités dans la gestion du projet de centre d'archives homosexuelles, mettant ainsi en cause la bonne foi d'une enquête du Perroquet Libéré.
Je vous invite à relire votre périodique, et notamment votre dossier "Le feu aux archives" mis en ligne le 14 avril 2006, puisque vous avez vous-même évoqué le "manque de transparence" et "cette absence d'information sur le projet", allant même jusqu'à dire que l'utilisation qui a été faite par les responsables du projet d'une subvention municipale de 100.000 euros "peut au moins poser la question d'un éventuel gaspillage".
[ Magazine illico n° 147 ( pages 8 & 9 ) 14 4 2006 ]
Enfin, Illico me range sans autre forme de procès dans la catégorie "nouveaux homophobes" en se gardant bien d'indiquer précisément ce qui, dans mes écrits, relève de cette qualification pénale, au risque de verser dans la diffamation pure et simple. Je conteste l'amalgame qui est ainsi fait entre ma critique du communautarisme gay et une quelconque aversion pour les personnes homosexuelles que vous ne trouverez pas sous ma plume.
Je retiens du réquisitoire d'Illico que les critiques du mouvement gay sont toujours "caricaturales", ce qui ne semble jamais être le cas de ceux que votre périodique appelle les "militants LGBT" ni des manifestations homosexuelles. C'est, je crois, une vision partielle des choses.
François Devoucoux du Buysson. "
# illico publie ce droit de réponse qui ne nous convainc pas - Nous estimons, en effet, au vu de ses productions éditoriales et de leur tonalité très anti gay, qu'il était logique de ranger ce polémiste parmi le " nouveaux homophobes " - et qui appelle d'ailleurs des commentaires.
Ces derniers sont accessibles sur notre site :
e-llico.com

17 11 2006 > magazine illico n° 160 ( page 16 ) : par la rédaction
Sitges : un monument contre l'homophobie
La station balnéaire catalane de Sitges en Espagne, lieu de villégiature de toute l'Europe gay, accueille un mémorial contre l'homophobie.
Les monuments liés à la mémoire homosexuelle sont rares en Europe.
Qui aurait pu imaginer que la très festive station gay de Sitges en Catalogne accueillerait l'un d'eux ?
Et bien des militants de la lutte contre l'homophobie, justement, qui ont voulu faire ériger un petit mémorial rappelant une affaire policière contre les homosexuels dans cette vile, en 1996.
Il y a dix ans, justement, la police avait annoncé son intention de s'en prendre aux homos se rendant sur la plage gay, la nuit.
Les miltants LGBT s'opposèrent à la mesure, mais furent attaqués à coup de pierres et d'œufs par leurs détracteurs.
Le monument se veut donc un rappel de ces évènements.

Composé d'un triangle rose ( symbole de la répression des homosexuels ) et édifié sur la quatrième jetée de la plage, il porte la mention " Sitges contre l'homophobie. Octobre 1996-2006. Plus jamais. "

23 10 2006 > boite-a-frissons.fr : Les amis américains par Madame Hervé blogue
Un fouineur archiviste de San Francisco
Comme chaque année, Gérard vient de débarquer de San Francisco pour son mois parisien. Je l'avais rencontré à La Petite Vertu, il y a deux ans. Il parle parfaitement le français, et je vous assure que lorsqu'un américain aime la France, il ne le fait pas à moitié.
Lui a une passion pour l'histoire LGBT, et un don pour débusquer les archives, vieux livres rares, affiches, cartes postales concernant la culture gay et lesbienne.
Dès qu'il arrive à Paris, sa quête démarre, et il part fouiner chez les bouquinistes, aux puces et dans une multitude de librairies pas forcément spécialisées.
Il est administrateur bénévole au Centre d'archives LGBT de San Francisco.

Quant à moi je prend un grand plaisir à le rencontrer, je suis un peu un dilettante de la culture, collectionneur à mes heures ( j'ai une passion tenace pour les livres sur Diaghilev et les ballets russes ) mais je ne suis jamais très rigoureux et surtout ma mémoire défaille. Aussi lorsque je côtoie un vrai expert, je me régale.
Il évoque des livres dont je n'ai jamais entendu parler, il les achète 10 euros sur les quais et les revend parfois jusqu'à 400 dollars à une université californienne.
Et sa curiosité ne se calme jamais, il a adoré découvrir le plus vieux restaurant gay de Paris ( Le Vagabond ) en compagnie d'un ami âgé de 90 ans, qui nous racontait comment il recevait Mistinguett à sa table quand il était jeune !
Cette année je vais lui présenter Robert, 75 ans, avec qui je viens de sympathiser à ma cantine préférée : il va nous raconter la vie gay dans les années 50 à Paris.
Nous irons aussi passer une soirée chez Chris, un genre de bar très discret fréquenté par une faune travestie.
Moi je vous le dis, c'est ce genre de rencontres qui nous redonne un peu de baume au coeur et de l'optimisme. Grâce à elles nous redécouvrons notre culture et la richesse de nos expériences quotidiennes.
# Epilogue : à la suite de ma rencontre avec Gérard, j'ai eu envie d'accueillir d'autres touristes étrangers et leur faire découvrir le Paris LGBT. Et c'est ainsi qu'est née l'association Paris Gai Village ...
# Bonus : Voici un dessin tiré justement d'une vieille revue, je ne sais plus laquelle, mais Gérard ne manquera pas de nous le dire ...

21 9 2006 > e-llico.com : par La rédaction
Homophobes : la rédaction d'Illico répond à François Devoucoux du Buysson
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les " Nouveaux homophobes ". Ce droit de réponse appelle quelques remarques dans la mesure où François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les "Nouveaux homophobes" dans lequel cet auteur est cité ainsi que des extraits de ses écrits. Ce droit de réponse, publié sur notre site, appelle néanmoins quelques remarques et ce d’autant que François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Ainsi, François Devoucoux du Buysson estime que la bonne foi du "Perroquet libéré", dans ses attaques contre le projet de centre d’archives homosexuelles [ de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], n’est pas reconnue dans notre dossier alors même que notre journal "Illico" a lui-même dénoncé un "manque de transparence".
Effectivement, "Illico" a bel et bien critiqué, à une reprise, une absence de transparence des initiateurs du projet et même posé la question d’un éventuel gaspillage de temps et d’argent dans la réalisation dudit projet, mais jamais sous-entendu qu’il y avait eu des "irrégularités dans la gestion". Cela, c’est François Devoucoux du Buysson qui le dit et l’écrit. C’est lui qui sous entend que l’usage des 100.000 euros de subventions
[ de la Mairie de Paris ] pourrait avoir été frauduleux et lui seul.
D’entrée de jeu, François Devoucoux du Buysson a considéré ce projet comme communautariste (ce qui est son droit) mais avec des méthodes qui, selon nous, s’apparentent à de l’homophobie.
Ainsi, vouloir disqualifier un des principaux acteurs du projet, en l’occurrence Jean Le Bitoux, en affirmant que sa réputation est "sulfureuse" du fait de son "insistance à évoquer positivement la pédophilie" (in "Paris cide", page 71) en citant une interview publiée dans "Illico" sortie de son contexte, est absolument malveillant. Quel est le but recherché lorsqu’on écrit qu’un militant gay historique fait aujourd’hui les mêmes amalgames que l’extrême droite alors qu’il ne fait que rappeler une phase du militantisme homo vieille de 30 ans !
Si nous avons choisi de classer ce "polémiste" dans la catégorie des "nouveaux homophobes", ce n'est pas pour lui faire un procès mais décrire ce qu’écrivent les détracteurs des gays, ce qu’ils pensent, disent, défendent comme point de vue. En l’occurrence, lui n’est jamais avare sur l’homosexualité. C’est lui qui compare les militants gay à des criminels de guerre ("les Khmers roses").
C’est lui qui conteste aux associations LGBT d’être hébergées dans une maison des associations à Paris. [ L'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) y est domiciliée car elle n'a plus d'argent pour payer le loyer de son local à la Régie Immobilière de la Mairie de Paris ]
C’est lui qui critique la moindre subvention municipale versée à une association homo. C’est lui qui parle de "mafia rose" à propos de la communauté gay. C’est lui qui publie des vannes douteuses sur Delanoë du style "Delanoë n’aime pas les tentes" et autres "Manque de tapettes dans le Marais". C’est lui toujours qui, dans ses interviews ("VSD", JT de France 2…) trouve que l’homophobie en France, c’est pas si grave, etc. Alors au bout du compte, il a beau dire qu’il n’a rien contre les "personnes homosexuelles", il est difficile de ne pas le classer parmi les homophobes.

21 9 2006 > e-llico.com : par François Devoucoux du Buysson
Droit de réponse : François Devoucoux du Buysson réagit au dossier sur les nouveaux homophobes
# Nous publions un droit de réponse de François Devoucoux du Buysson collaborateur du site internet l'Observatoire du communautarisme relatif à notre dossier sur les " Nouveaux homophobes ".
- Monsieur,
Dans l'édition mise en ligne le 18 septembre 2006, votre périodique me cite à plusieurs reprises sur la base d'une présentation incorrecte et malveillante de mes écrits.
S'agissant de mon livre Pariscide, Illico affirme que "(j') amalgame pédophilie, outing, clientélisme".
Or, dans cet ouvrage, je ne fais que mentionner les positions ambigües de Monsieur Jean Le Bitoux, alors responsable du projet municipal de "centre d'archives homosexuelles"
[ Jean Le Bitoux était salarié comme Responsable du Comité d'Acquisition par l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], en m'appuyant explicitement sur un dossier paru dans Illico en date du 29 mars 2001 et intitulé "Pédophilie : la patate chaude des homos".
Dans ce dossier, Monsieur Le Bitoux prétendait notamment que "l'homosexualité vient d'une culture pédophile avec André Gide".
[ Magazine illico n° 26 ( page 12 ) 29 3 2001 ]
Par ailleurs, Illico semble contester l'existence d'irrégularités dans la gestion du projet de centre d'archives homosexuelles, mettant ainsi en cause la bonne foi d'une enquête du Perroquet Libéré.
Je vous invite à relire votre périodique, et notamment votre dossier "Le feu aux archives" mis en ligne le 14 avril 2006, puisque vous avez vous-même évoqué le "manque de transparence" et "cette absence d'information sur le projet", allant même jusqu'à dire que l'utilisation qui a été faite par les responsables du projet d'une subvention municipale de 100.000 euros "peut au moins poser la question d'un éventuel gaspillage".
[ Magazine illico n° 147 ( pages 8 & 9 ) 14 4 2006 ]
Enfin, Illico me range sans autre forme de procès dans la catégorie "nouveaux homophobes" en se gardant bien d'indiquer précisément ce qui, dans mes écrits, relève de cette qualification pénale, au risque de verser dans la diffamation pure et simple. Je conteste l'amalgame qui est ainsi fait entre ma critique du communautarisme gay et une quelconque aversion pour les personnes homosexuelles que vous ne trouverez pas sous ma plume.
Je retiens du réquisitoire d'Illico que les critiques du mouvement gay sont toujours "caricaturales", ce qui ne semble jamais être le cas de ceux que votre périodique appelle les "militants LGBT" ni des manifestations homosexuelles. C'est, je crois, une vision partielle des choses.
Je vous saurai gré de faire paraître cette mise au point sur tous les supports ayant publiés les articles me concernant.
Cordialement, François Devoucoux du Buysson

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
François Devoucoux du Buysson
François Mitterrand avait comme contempteur Jean Montaldo. Bertrand Delanoë est tombé sur François Devoucoux du Buysson.
De livre en livre, de tribune en tribune, sur son site Internet ( Observatoire du communautarisme ) ou dans sa lettre satirique ( Le Perroquet libéré ), ce jeune essayiste ( 33 ans ), souvent présenté comme un ancien chevènementiste, n’en finit pas de critiquer la gestion municipale — son prochain bouquin est consacré à la circulation.
Rien à y redire sur le principe, si la méthode utilisée n’était pas si grossière et si délibérément caricaturale. Un exemple ?
Dans Paris cide ( il faut savoir que côté humour, il est de l’école Laurent Ruquier ), François Devoucoux du Buysson consacre un chapitre à Delanoë et aux homos où il amalgame pédophilie, outing, clientélisme …
L’ouvrage prétend même ( p. 61 ) que la Mairie de Paris a publié et affiché des affiches " porno chic " montrant des " photos de triolisme ". Bref, tout est bon pour arriver à ses fins.
En l’occurrence, faire passer l’idée que tout ce qui peut être fait en faveur des personnes LGBT, l’est au détriment du bien général et n’est rien moins qu’une dérive communautariste.
C’est la thèse longuement développé dans Les Khmers roses , une expression qui fera florès y compris dans la bouche de Christian Vanneste.
Quand à ces commentaires, souvent taillés à la serpe, et à ces infos, souvent instrumentalisées, elles sont largement reprises par l’UMP parisienne ( voir le Livre noir consacré à la gestion Delanoë ) et Le Marchand de sable , le pamphlet poussif de Sophie Coignard.

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
Le Perroquet libéré
" Lettre satirique d’information parisienne sur le web " comme la définissent ses promoteurs, Le Perroquet libéré se conçoit comme un outil critique de la gestion municipale.
Sur le papier et du strict point de vue démocratique, l’exercice est normal, salutaire même.
Pourtant, à la lecture régulière, on ne peut qu’être frappé par l’homophobie, parfois assez détestable, que véhicule, et pas seulement entre les lignes, cette lettre.
Son responsable François Devoucoux du Buysson a beau s’en défendre sur le registre " Nous ne sommes pas homophobes ", le Perroquet fait une méchante fixette sur les pédés.
Difficile, en effet, de trouver un numéro qui n’ironise pas sur l’homosexualité du maire de Paris ( " Delanoë n’aime pas les tentes " à propos de la polémique sur le matériel donné aux SDF parisiens par Médecins du Monde ), brocarde Christophe Girard, adjoint à la Culture ou attaque le supposé communautarisme gay municipal.
Ainsi, sous le titre " Homogénéité ", on conteste que des associations homos soient hébergées dans la maison des associations du 3ème arrondissement ( N° 25 ). [ l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris y est domiciliée depuis début 2005 : Après avoir totalement consommée la subvention des 100.000 euros de la Mairie de Paris, l'AP CADHP ( ne pouvant plus payer le loyer ) a donc rendu son local à la Régie Immobilière de la Ville de Paris et résilié ses 3 lignes téléphoniques à la fin de l'année 2004 ]
Un numéro entier est consacré à la dénonciation de l’attribution de subvention aux associations LGBT.
En avril 2006, c’est une attaque en règle contre les " irrégularités " ( lesquelles ? ) du projet de Centre d’Archives ( N° 34 ).

Tout est bon à prendre y compris la réalisation d’un pastiche ( voir la fausse affiche du salon Rainbow ) publié dans le N° 31 du Perroquet ou le sous-entendu nauséeux.
Dans un article intitulé " l’édile des jeunes ", le Perroquet ( N° 32 ) cite un extrait du Journal de Pascal Sevran racontant un dîner privé avec Bertrand Delanoë, l’écrivain Philippe Besson … Présent aussi ce soir-là, Arno, un jeune chanteur. Commentaire du Perroquet : " Révélé par l’émission de Pascal Sevran, le mystérieux Arno, alors âgé de 17 ans, s’est par la suite illustré à la Star Academy. Comme quoi, Fabius n’est pas le seul socialiste à aimer la Star Ac ! "

Septembre 2006 > magazine Marcel Paris n° 32 ( page 5 ) : par Damien Veies
L'histoire en marche
L'Histoire de l'homosexualité et des homosexuels est à faire.
Loin du projet culturelo-politique du Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ], les bénévoles de l'Académie gay et lesbienne collectent les traces de cette histoire. Journaux, magazines, objets personnels, photos, films, etc sont conservés dans l'attente d'être redécouverts et exploités.
Depuis 29 ans, la matière s'est accumulée et l'espace est devenu insuffisant. Qu'attend-on pour faire de ce fond exceptionnel la base d'un lieu mémoriel, et le moyen d'un véritable dialogue entre les générations ?
100.000 € pour un projet de Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] qui n'existe que sur le papier, c'est beaucoup !
Avec cette somme, l'Académie aurait fait plus. Mais l'Histoire jugera et avant elle les électeurs …
# www.archiveshomo.info

Pour l'année 2005 > Nouvelles demandes de subventions de l'AP CADHP : mairie de Paris, Ministère de la Culture ...
> CADHP : les archives au placard ? [ e-llico.com ] 11 4 2005
... Odette Christienne, adjointe au maire en charge de la Mémoire, a enfin reçu, début avril, après l’annonce de l’initiative des Verts, de nouvelles informations sur ce dossier délicat.
- Nous avons obtenu un rapport d’activités ainsi qu’un bilan financier de l’utilisation de leur subvention de 100 000 euros, explique Patrice Porcheron, directeur de cabinet d’Odette Christienne. Les responsables du projet nous ont indiqué que le rapport [ le résultat de la phase de préfiguration ] était, pour le moment, soumis à l’avis d’experts, d’archivistes, de bibliothécaires pour validation. Une fois entériné par le conseil d’administration de l’association de préfiguration, nous recevrons le projet définitif. Nous savons déjà qu’il comportera un plan de développement à cinq ans et que l’activité de bibliothèque pour le grand public initialement prévue serait abandonnée ...
- Il est exact que nous soumettons notre projet à l’avis de professionnels,
explique l’association de préfiguration du CADHP. Une fois, cette phase achevée, nous remettrons, avant la fin avril, notre rapport définitif à la mairie de Paris. Il est légitime qu’on demande des nouvelles du projet. Ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons transmis nos bilans moraux et financiers — vérifiés par un commissaire aux comptes — à la mairie de Paris. Nous envisageons d’ailleurs de faire une nouvelle demande de subvention pour 2005.
Depuis 2002 et le versement d’une subvention de 100 000 euros, l’association n’a en effet sollicité aucune autre subvention, mais la mairie annonce déjà la couleur.
Nous n’avons pas eu de demandes en 2004 ni cette année, explique Patrice Porcheron. De toutes façons, notre enveloppe budgétaire pour 2005 ne nous permet pas de subventionner de nouveau cette structure. Par ailleurs, il est inenvisageable que le projet dépende des seules subventions municipales, ce serait une gestion de fait d’une structure dont je rappelle qu’elle n’est pas un projet municipal.
Cette situation inquiète-t-elle l’équipe du futur CADHP ? Pas vraiment même si on concède avoir quelques difficultés à mobiliser des partenaires financiers.
- Nous avons présenté notre projet au ministère de la Culture qui semble intéressé mais c’est toujours le cas lorsqu’on ne parle pas encore d’argent. C’est, en revanche, plus difficile avec des financeurs privés qui, eux, comprennent mal l’intérêt d’un tel centre.

Début 2005 - Fin 2004 > Engagements NON respectés : voir Planning annoncé par l'AP CADHP ...
=> L’histoire :: Gays : archives enterrées [ nouvelobs.com ] 19 5 2005
Annoncé pour fin 2004, puis début 2005, le projet du futur Centre d’archives et de documentation homosexuel de Paris (CADHP) n’est toujours pas arrivé sur le bureau d’Odette Christienne, adjointe de Bertrand Delanoë chargée de la mémoire.
En 2002, la Mairie de Paris accorde une subvention de 100 000 € pour préfigurer un centre d’archives homosexuel. Polémique dès le début. Sur la parité du conseil d’administration (aujourd’hui respectée), sur le président (aujourd’hui remplacé par Stéphane Martinet), sur l’initiateur du projet et seul salarié de l’association, Jean Le Bitoux (licencié en avril 2004)… Autant de facteurs qui ralentissent les travaux.
Aujourd’hui, les 100 000 € sont épuisés, le local qui a servi de siège à l’association a fermé le 15 janvier dernier.
Quant au rapport de faisabilité, on ne finit plus d’attendre ce qu’il va préconiser. Stéphane Martinet assure qu’il sera remis très prochainement à l’Hôtel de Ville. La Mairie, qui n’a aucune envie de faire de vagues, estime qu’elle n’en est plus à quelques semaines près ...
Mais il reste encore beaucoup de questions en suspens, notamment sur son financement. Le dossier embarrasse la municipalité face à l’embourbement de la situation au fil des mois. Avec le risque, à force de jouer à l’Arlésienne, que le futur CADHP ne tourne au Titanic.

Début 2005 - Fin 2004 > Ne pouvant plus payer le loyer, l'AP CADHP rend son local : la subvention de 100.000 euros accordée par la Mairie de Paris a été totalement consommée ...
> Archives Homosexuelles : Lyon vient d'ouvrir son centre, Paris est à la traîne [ tetu.com ] 18 5 2005
=> C'est en définitive à Lyon que le premier centre de ressources documentaires gay et lesbiennes français voit le jour. D'initiative institutionnelle, il a été s'installé officiellement le 16 mai dans les locaux de la Bibliothèque municipale de Lyon ...
C'est le Fond Chomarat, qui rassemble déjà plus de 10.000 documents ... ainsi que les actes des Assises de la Mémoire qui se tiennent chaque année à Lyon depuis 2002 ...
=> Pendant ce temps à Paris, et plus de deux ans après le versement de la subvention par la mairie de Paris, la première étape, dite de préfiguration, de la création du centre d'Archives homosexuelles (CADHP) s'achève enfin.
Son président, Stéphane Martinet, a annoncé comme imminent (comprendre avant la fin du mois de mai) le rendu de son rapport à la mairie de Paris, à la région Ile-de-France et au ministère de la Culture.
Votée fin 2002, versée au mois de janvier suivant,
- Chaque centime a été dépensé de façon juste, affirme le trésorier du CADHP, Charles Myara, qui rappelle que les comptes ont été certifiés.
Un local dans le Marais (que le CADHP a rendu en décembre dernier, ne pouvant plus payer le loyer) et deux employés successifs pour mener les groupes de réflexion auront suffi à consommer le crédit.
Alors que certains, tels le groupe des Verts à la mairie de Paris, s'impatientent, et que d'autres dénoncent les conflits de personnes entre l'inter-LGBT et le CGL, Stéphane Martinet assure que cette période (30 mois) a été nécessaire pour définir un projet à long terme.
Dès le départ, cette subvention devait uniquement servir aux premières analyses et à la définition des objectifs, assure-t-il ...

Début 2005 - Fin 2004 > Téléphones coupés et local rendu alors que : L’ouverture au public est prévu pour 2005 ...
> Centre d’Archives : ouverture en 2005 [ e-llico.com ] 5 1 2004
Aggiornamento pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris. Le CADHP est désormais un Carrefour de toutes les archives et un Centre de toutes les histoires. L’ouverture au public est prévu pour 2005.
C’est à un véritable aggiornamento qu’a procédé l’équipe du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP) ces derniers mois. Le CADHP est donc désormais un Carrefour de toutes les archives et un Centre de toutes les histoires.
Histoire d’enterrer la polémique,
la nouvelle équipe précise dans un document de travail que Cette histoire est celle des lesbiennes, des gays, des bis et des trans. C’est une histoire globale d’émancipation sociale et psychologique face à la condamnation morale et normalisatrice, le pouvoir des lois et l’obsession des médecins. Nos histoires d’émancipation sont parfois croisées, souvent parallèles.
Pour le moment, le projet en est toujours à la phase de préfiguration.
- L’équipe qui ne compte qu’un salarié [ Jean le Bitoux, directeur et principal initiateur du projet ] travaille à la rédaction d’un projet définitif qui devrait être présenté en septembre 2004, explique Stéphane Martinet, président de l’Association de Préfiguration du CADHP.
- " Nous chercherons un local nous permettant d’accueillir le public fin 2004 pour une ouverture en 2005. "
Côté finances, l’association vit encore sur la subvention de 100.000 euros votée par la Mairie de Paris en 2002.
- Nous n’avons pas fait de nouvelle demande de subvention en 2003,
précise Stéphane Martinet. Mais nous le ferons en 2004. Pour le moment, nous imaginons le Centre idéal et après il s’agira d’être pragmatiques en fonction de nos moyens. Dès février 2004, un site internet renouvelé permettra d’être informé de l’avancement de notre projet.

Depuis Fin 2004 > Toujours rien de l'Etude de faisabilité alors que l'AP CADHP a promis : Nous publierons nos conclusions fin 2004 ...
=> Centre d'Archives Homos : l'erreur de casting [ Têtu ] 10 2004 ...
Le Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités Parisien (CADHP), dont la création a été annoncée par la Mairie de Paris en 2002, continue de faire parler de lui.
Son unique salarié, Jean Le Bitoux, figure de la communauté homosexuelle, vient en effet d'être licencié. Et on ignore encore l'état réel d'avancement du projet.
Pourtant, l'Association du CADHP, présidée depuis un an par Stéphane Martinet, avait été adoubée par la Mairie de Paris, qui lui a accordé en septembre 2002 une subvention de 100.000 €.
Stéphane Martinet ne se risque pas à annoncer une date d'ouverture :
- Nous sommes en phase de préfiguration. Nous publierons nos conclusions fin 2004
...
Face à lui, Phan Hoàng, ex-libraire et président de l'Académie Gaie et Lesbienne depuis 2001, dispose de 30.000 documents, qu'il stocke chez lui.
- Qu'on me donne un local, suggère-t-il. Je peux ouvrir les portes d'un Centre en moins d'un mois. Quinze bénévoles travaillent avec moi, j'ai les étagères et le fonds ; j'ai juste besoin du lieu assure-t-il ...
Son licenciement, Jean Le Bitoux, salarié pendant deux ans, l'a demandé contraint et forcé, parce qu'il était urgent de modifier la façon de travailler. De son propre aveu, l'ex-journaliste de Gai Pied n'était pas qualifié pour le poste qu'il occupait.
Pourquoi l'avoir compris si tard et, surtout, qu'a-t-il fait pendant deux ans ? Mystère... Interrogé par Têtu, il dit avoir beaucoup donné. Mais, comme il attaque son ex-employeur au tribunal des prud'hommes suite à ce licenciement, il ne donne pas de détails sur son bilan ...
Pour Phan Hoàng, c'est le monde à l'envers : Comment faire un Centre d'Archives sans archives ?
ArchiQ, qui regroupe les associations Archilesb, Vigitrans et Loppataq, a dénoncé la situation dans un rapport intitulé La fièvre des archives. Par la voix de Marie-Hélène Bourcier, ces militants rappelent la force de la mémoire vivante, qui a fait la légitimité des centres d'archives américains ...
Mais Stéphane Martinet n'entend pas révéler avant plusieurs mois le fruit de ses réflexions. Après avoir préfiguré, il va donc... préfigurer, tout en demandant d'autres subventions, pour la recherche de locaux, l'appel aux dons et aux legs. Les premiers 100 000 € ne sont pas consommés, mais mon rôle est de prévoir.
Odette Christienne, adjointe au maire de Paris chargée de la mémoire, du monde combattant et des archives, sollicitée à plusieurs reprises, n'a pas souhaité répondre aux questions de Têtu.
Alors, quand Stéphane Martinet affirme que ses connexions dans le milieu culturel et politique servent le projet, on ne demande qu'à le croire...

A la tête d'un prestigieux conseil d'administration, où l'on retrouve entre autres personnalités l'historienne Florence Tamagne et l'auteur Geneviève Pastre, le pro du réseau va aussi devoir prendre en compte la militance quotidienne.
Car Phan Hoàng, sans titre ni prestige, entend bien transformer son incomparable collection en œuvre utile.

Depuis 2003 > Engagement AP CADHP toujours pas réalisé : " Un état d'avancement du projet sera régulièrement présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT ... "
> Archives Gay : l'Inter-LGBT contre la polémique [ e-llico.com ] 13 1 2003
L’Inter-LGBT intervient à son tour dans la polémique sur le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles.
"L'Inter-LGBT a souhaité la création d'un Centre d'archives et de documentation, sur l'ensemble des minorités sexuelles, qui s'inscrive résolument dans la société : par la mise en place d'un service de documentation ouvert à toutes et à tous, par le recueil d'archives de diverses sources, sans exclusion, par la valorisation des documents d'une histoire fragile et méconnue. Elle exprime sa satisfaction d'avoir vu ce souhait concrétisé par le projet de l'Association de Préfiguration du Centre, animée par Christopher Miles, Florence Tamagne et Jean Le Bitoux, et se réjouit du soutien apporté par la Ville [ de Paris ] à ce projet ".
L'Inter-LGBT regrette la polémique née autour de la pétition Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur Centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris qui lui a notamment été adressée, ainsi que l'exploitation qui en a été faite dans la presse.
Afin d'en savoir plus, et de connaître les explications des premiers intéressés, Jean Le Bitoux, co-initiateur du projet du CADHP a été invité lors du dernier Conseil. Il a ainsi pu réaffirmer que le projet, aujourd'hui dans sa phase de préfiguration, était ouvert à toutes les contributions, et que, contrairement aux affirmations erronées de la pétition, la composition du comité scientifique du Centre reflétait une réelle mixité, et s'approcherait de la parité dans les prochains mois.
Un état d'avancement du projet sera régulièrement présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT. L'Inter-LGBT rappelle son souci constant d'une concertation entre les différentes composantes du mouvement lesbien, gai, bi et trans. Elle appuie en particulier les démarches constructives de la Coordination Lesbienne en France, des Archives Lesbiennes et du Collectif Existrans vis-à-vis du CADHP afin de s'en rapprocher et de proposer de nouvelles contributions au projet.
L'Inter-LGBT se déclare " disponible, si cela s'avérait nécessaire, pour poursuivre la discussion avec les différents protagonistes. Elle souhaite que cesse la polémique qui jette le discrédit sur l'ensemble du mouvement LGBT afin que le projet du CADHP puisse se développer dans la sérénité et dans le respect des principes de neutralité et de pluralité qu'il s'est donné ".
.

Dernières nouvelles ...

.
Février 2007 > gayvox.com : Gay Culture < Littérature > par Lionel Duroi
Triangul’ère n°6, la revue gay
Une nuée de sujets relatifs à l’art homo dessine le fil rouge d’un exemplaire de Triangul’ère. Dans le numéro 6 paru en décembre 2006, l’éditeur, Christophe Gendron, ne déroge pas à l’objectif qu’il s’est fixé.
Il nous permet de voyager dans le temps magnifique des décennies qui ont procédé à ce que nous sommes devenus face à la norme, au nombre. Pour celles et ceux qui atteignent la quarantaine et plus, l’éveil de la nostalgie tracera des ombres autour des fantômes.
Plus de 280 pages colorées de photos, dessins et textes aux sujets approfondies. Une réalisation magnifique.
Au sommaire, la LGBT Historical Society de San Francisco, comme un contre exemple du peu de cas que font nos édiles en France des archives LGBT.
Un collectif d’artistes qui revisitent les marins et leur univers plus ou moins fantasmé. L’homophobie voyageuse, le nu masculin en Chine etc. Même les quelques pages de publicités créatives n’enlèvent rien à l’exercice d’une publication classe et de poids !
Enfin, la magistral interview du créateur de la revue Arcadie. A collectionner absolument !
Au travers l’entretien ( rarissime ) accordé par André Baudry, maître d’œuvre de la revue majeure que fut Arcadie, Triangul’ère vous transporte au cœur de presque trente années d’homosexualité ( de 1954 à 1982 ). [...]

12 1 2007 > magazine illico n° 164 : Rétrospective par Didier Roth-Bettoni
=> ( page 4 ) BEST OF 2006 : Politique, culture, etc.

Les gens et les événements de l'année
Un député condamné pour homophobie. Un salon gay qui disparaît. Une gay pride qui dégénère. Un film d’amour homo qui triomphe aux Oscars. Un grand parti qui dépose un projet de loi en faveur du mariage gay. Une actrice outée par un magazine. Une polémique autour d’un centre d’archives. Une multiplication d’agressions anti-gays…
Ça c’est passé en 2006.
=> ( page 5 ) BEST OF 2006 : Politique
Polémiques parisiennes
Régulièrement pris pour cible par des essayistes plus ou moins talentueux ( Sophie Coignard, François Devoucoux du Buysson ) en raison des subventions accordées par la Ville de Paris à des associations LGBT, Bertrand Delanoë aura pour adversaire lors des municipales de 2008 une élue dont c’est aussi un des arguments. Françoise de Panafieu, députée-maire UMP du XVIIè arrondissement, malgré quelques inflexions à son discours ( elle n’est plus hostile à la Marche des Fiertés ), est en effet résolument contre ce qu’elle juge comme le favoritisme communautariste du maire gay de Paris.
Ce n’est pas la seule polémique à laquelle doit faire face Bertrand Delanoë : sa décision de rebaptiser le parvis de Notre-Dame de Paris du nom de l’ancien pape Jean-Paul II, connu pour son refus du préservatif et sa condamnation des unions homosexuelles, provoque en effet l’hostilité de plusieurs associations LGBT et de lutte contre le sida.
=> ( page 9 ) BEST OF 2006 : Communauté
Une série d’échecs
C’est certainement le ratage le plus dramatique de ces dernières années : au-delà des polémiques ou des accusations de toutes natures qui ont émaillé l’année, on ne peut que constater que le beau projet de Centre d’Archives LGBT de Paris [ nouveau nom du projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ] est toujours au point mort.
Après des années d’études, de rapports, de réunions, après l’épuisement de 100.000 euros de subvention accordés par la Ville de Paris, après la succession de plusieurs équipes et employés, après la validation du projet par diverses instances, on est bien en peine de dire si ce Centre verra le jour.
Car la situation aujourd’hui est calamiteuse et l’image donnée d’un gâchis d’énergie et de fonds publics est absolument catastrophique.

Autre faillite, celle du Salon Rainbow Attitude qui ferme ses portes après trois éditions déficitaires (malgré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque année) et en laissant plusieurs fournisseurs et partenaires sur le carreau.
Enfin, avec la fermeture par Patrick Cardon de Gay Kitsch Camp à Lille faute de moyens ( les subventions municipales et régionales n’ont jamais été suffisantes ), c’est à la fois une maison d’édition, un festival de cinéma et un centre de mémoire LGBT qui disparaissent.

12 1 2007 > magazine illico n° 164 ( page 34 ) Agendas : par Jean-François Laforgerie - Julien Pierre
Du neuf à l’Académie Gay et Lesbienne
L’Académie Gay & Lesbienne n’en finit pas d’étoffer ses services aux internautes.
Parmi les nouveautés, on trouvera un tout nouveau service " Livres " qui recense, domaine par domaine ( queer, lesbianisme, sida, histoire, mariage, PaCS, homoparentalité, prostitution, etc. ), de très nombreux ouvrages sur l’homosexualité. Si un sujet vous intéresse, vous cliquez et apparaît la liste des ouvrages les plus pointus sur le sujet.
Parmi les nouvelles rubriques, l’une est consacrée aux festivals de culture gay en France et à l’étranger.
Mais la plus attrayante des nouveautés est sans conteste l’archivage et la mise en ligne des revues non LGBT qui, de 1936 à 2006, ont consacré leur une à l’homosexualité. Cela donne un bon aperçu des collections de l’Académie Gay et Lesbienne comme de l’évolution de traitement des homos dans la presse généraliste. Certaines unes vous rappelleront sans doute des souvenirs.
Accès à ces nouveaux services sur www.archiveshomo.info

29 12 2006 > magazine illico n° 163 ( page 6 ) : Interview croisée < de Orion Delain et Christophe Gendron > par Didier Roth-Bettoni
« Raconter l’histoire d’un village »
# Si certains doutent de l’existence de la culture gay, ce n’est à l’évidence pas votre cas …
- Orion [ Delain ] : La culture gay, on a les pieds dedans ! On ne publie que des artistes qui travaillent sur l’imagerie gay. Certains font aussi des paysages, des choses abstraites, ça ne nous intéresse pas. Notre envie, ça a toujours été de surfer sur la sensibilité de l’art gay, exprès, trop peut-être diront certains.
- Christophe [ Gendron ] : Personne ne s’y intéresse, il n’y a pas de revue dans le monde qui s’y intéresse. Pourtant, en dehors des photographes, il y a beaucoup d’artistes, de peintres, de dessinateurs…
- Orion : C’est pour cela aussi qu’on a organisé l’exposition Gay Art au salon Rainbow Attitude en 2005 : pour réunir ces artistes, les faire se rencontrer, faire rencontrer leurs publics. On a d’ailleurs édité un numéro intermédiaire de "Triangul’ère" pour perpétuer ce carrefour, comme on a fait un numéro intermédiaire sur les éditeurs gay. On veut jouer ce rôle, et si des dessinateurs ou des peintres gay ne savent pas où publier, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter en envoyant un mail à editions@triangulere.com
- Christophe : Ils ne sont pas nombreux les gays qui sont prêts à assumer l’art gay sur leurs murs. Avec "Triangul’ère", ils peuvent l’avoir sur leur table de salon… Pour en revenir à ta question, qu’est-ce c’est qu’une culture ? Quand il y a une histoire commune, une persécution commune, un mode de vie commun, une sexualité commune, quand il y a un art qui se dégage… ça fait beaucoup de choses communes qu’on peut appeler une culture, non ?
# Les textes que vous publiez répondent à la même logique ?
- Orion : Notre idée de toujours, c’est de laisser des traces de notre histoire. C’est ce qui fait notre différence avec la presse : on fait parler les éléphants de la communauté, on raconte notre histoire. Dans le dernier numéro, c’est André Baudry, le fondateur d’Arcadie, la première association homosexuelle française dans les années 50. On a passé 8 jours chez lui en Italie : ça faisait plus de vingt ans qu’il n’avait pas parlé !
- Christophe : Dès le début, on a fait participer ceux qui ont compté dans cette histoire, sous forme de textes qu’on leur a demandé ou d’entretiens. Pierre et Gilles, Didier Lestrade, Jean-Pol Pouliquen ont parlé dès les premiers numéros. Ces livres que sont les numéros de " Triangul’ère ", ils racontent l’histoire d’un village.
- Orion : Mais en parlant de l’histoire, on parle aussi d’aujourd’hui : quand on célèbre les vingt ans du centre d’archives gay de San Francisco dans le dernier numéro, c’est aussi pour souligner ce qui se passe à Paris avec le scandale de ce centre d’archives qui n’arrive pas à voir le jour. [ le projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ]
# C’est un rythme très particulier de faire un numéro par an. Concrètement, comment est-ce que vous élaborez un sommaire ?
- Christophe : On s’y prend très longtemps à l’avance. L’entretien avec André Baudry par exemple, cela fait trois ans qu’on y pense, qu’on y travaille. Les thèmes des portfolios collectifs comme " Les marins " dans le dernier numéro, on les lance très en amont pour pouvoir contacter les artistes et regrouper les œuvres. Le dernier numéro vient de sortir mais on sait déjà depuis un moment ce qu’il y aura dans le prochain.
# " Triangul’ère " n°6, disponible en librairie. Ou sur commande www.triangulere.com

21 9 2006 > e-llico.com : par La rédaction
Homophobes : la rédaction d'Illico répond à François Devoucoux du Buysson
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les "Nouveaux homophobes". Ce droit de réponse appelle quelques remarques dans la mesure où François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les "Nouveaux homophobes" dans lequel cet auteur est cité ainsi que des extraits de ses écrits. Ce droit de réponse, publié sur notre site, appelle néanmoins quelques remarques et ce d’autant que François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Ainsi, François Devoucoux du Buysson estime que la bonne foi du "Perroquet libéré", dans ses attaques contre le projet de centre d’archives homosexuelles [ de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], n’est pas reconnue dans notre dossier alors même que notre journal "Illico" a lui-même dénoncé un "manque de transparence".
Effectivement, "Illico" a bel et bien critiqué, à une reprise, une absence de transparence des initiateurs du projet et même posé la question d’un éventuel gaspillage de temps et d’argent dans la réalisation dudit projet, mais jamais sous-entendu qu’il y avait eu des "irrégularités dans la gestion". Cela, c’est François Devoucoux du Buysson qui le dit et l’écrit. C’est lui qui sous entend que l’usage des 100.000 euros de subventions
[ de la Mairie de Paris ] pourrait avoir été frauduleux et lui seul.
D’entrée de jeu, François Devoucoux du Buysson a considéré ce projet comme communautariste (ce qui est son droit) mais avec des méthodes qui, selon nous, s’apparentent à de l’homophobie.
Ainsi, vouloir disqualifier un des principaux acteurs du projet, en l’occurrence Jean Le Bitoux, en affirmant que sa réputation est "sulfureuse" du fait de son "insistance à évoquer positivement la pédophilie" (in "Paris cide", page 71) en citant une interview publiée dans "Illico" sortie de son contexte, est absolument malveillant. Quel est le but recherché lorsqu’on écrit qu’un militant gay historique fait aujourd’hui les mêmes amalgames que l’extrême droite alors qu’il ne fait que rappeler une phase du militantisme homo vieille de 30 ans !
Si nous avons choisi de classer ce "polémiste" dans la catégorie des "nouveaux homophobes", ce n'est pas pour lui faire un procès mais décrire ce qu’écrivent les détracteurs des gays, ce qu’ils pensent, disent, défendent comme point de vue. En l’occurrence, lui n’est jamais avare sur l’homosexualité. C’est lui qui compare les militants gay à des criminels de guerre ("les Khmers roses").
C’est lui qui conteste aux associations LGBT d’être hébergées dans une maison des associations à Paris. [ L'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) y est domiciliée car elle n'a plus d'argent pour payer le loyer de son local à la Régie Immobilière de la Mairie de Paris ]
C’est lui qui critique la moindre subvention municipale versée à une association homo. C’est lui qui parle de "mafia rose" à propos de la communauté gay. C’est lui qui publie des vannes douteuses sur Delanoë du style "Delanoë n’aime pas les tentes" et autres "Manque de tapettes dans le Marais". C’est lui toujours qui, dans ses interviews ("VSD", JT de France 2…) trouve que l’homophobie en France, c’est pas si grave, etc. Alors au bout du compte, il a beau dire qu’il n’a rien contre les "personnes homosexuelles", il est difficile de ne pas le classer parmi les homophobes.

21 9 2006 > e-llico.com : par François Devoucoux du Buysson
Droit de réponse : François Devoucoux du Buysson réagit au dossier sur les nouveaux homophobes
# Nous publions un droit de réponse de François Devoucoux du Buysson collaborateur du site internet l'Observatoire du communautarisme relatif à notre dossier sur les "Nouveaux homophobes".
- Monsieur,
Dans l'édition mise en ligne le 18 septembre 2006, votre périodique me cite à plusieurs reprises sur la base d'une présentation incorrecte et malveillante de mes écrits.
S'agissant de mon livre Pariscide, Illico affirme que "(j') amalgame pédophilie, outing, clientélisme".
Or, dans cet ouvrage, je ne fais que mentionner les positions ambigües de Monsieur Jean Le Bitoux, alors responsable du projet municipal de "centre d'archives homosexuelles"
[ Jean Le Bitoux était salarié comme Responsable du Comité d'Acquisition par l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], en m'appuyant explicitement sur un dossier paru dans Illico en date du 29 mars 2001 et intitulé "Pédophilie : la patate chaude des homos".
Dans ce dossier, Monsieur Le Bitoux prétendait notamment que "l'homosexualité vient d'une culture pédophile avec André Gide".
[ Magazine illico n° 26 ( page 12 ) 29 3 2001 ]
Par ailleurs, Illico semble contester l'existence d'irrégularités dans la gestion du projet de centre d'archives homosexuelles, mettant ainsi en cause la bonne foi d'une enquête du Perroquet Libéré.
Je vous invite à relire votre périodique, et notamment votre dossier "Le feu aux archives" mis en ligne le 14 avril 2006, puisque vous avez vous-même évoqué le "manque de transparence" et "cette absence d'information sur le projet", allant même jusqu'à dire que l'utilisation qui a été faite par les responsables du projet d'une subvention municipale de 100.000 euros "peut au moins poser la question d'un éventuel gaspillage".
[ Magazine illico n° 147 ( pages 8 & 9 ) 14 4 2006 ]
Enfin, Illico me range sans autre forme de procès dans la catégorie "nouveaux homophobes" en se gardant bien d'indiquer précisément ce qui, dans mes écrits, relève de cette qualification pénale, au risque de verser dans la diffamation pure et simple. Je conteste l'amalgame qui est ainsi fait entre ma critique du communautarisme gay et une quelconque aversion pour les personnes homosexuelles que vous ne trouverez pas sous ma plume.
Je retiens du réquisitoire d'Illico que les critiques du mouvement gay sont toujours "caricaturales", ce qui ne semble jamais être le cas de ceux que votre périodique appelle les "militants LGBT" ni des manifestations homosexuelles. C'est, je crois, une vision partielle des choses.
Je vous saurai gré de faire paraître cette mise au point sur tous les supports ayant publiés les articles me concernant.
Cordialement, François Devoucoux du Buysson

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
François Devoucoux du Buysson
François Mitterrand avait comme contempteur Jean Montaldo. Bertrand Delanoë est tombé sur François Devoucoux du Buysson.
De livre en livre, de tribune en tribune, sur son site Internet ( Observatoire du communautarisme ) ou dans sa lettre satirique ( Le Perroquet libéré ), ce jeune essayiste ( 33 ans ), souvent présenté comme un ancien chevènementiste, n’en finit pas de critiquer la gestion municipale — son prochain bouquin est consacré à la circulation.
Rien à y redire sur le principe, si la méthode utilisée n’était pas si grossière et si délibérément caricaturale. Un exemple ?
Dans Paris cide ( il faut savoir que côté humour, il est de l’école Laurent Ruquier ), François Devoucoux du Buysson consacre un chapitre à Delanoë et aux homos où il amalgame pédophilie, outing, clientélisme …
L’ouvrage prétend même ( p. 61 ) que la Mairie de Paris a publié et affiché des affiches " porno chic " montrant des " photos de triolisme ". Bref, tout est bon pour arriver à ses fins.
En l’occurrence, faire passer l’idée que tout ce qui peut être fait en faveur des personnes LGBT, l’est au détriment du bien général et n’est rien moins qu’une dérive communautariste.
C’est la thèse longuement développé dans Les Khmers roses , une expression qui fera florès y compris dans la bouche de Christian Vanneste.
Quand à ces commentaires, souvent taillés à la serpe, et à ces infos, souvent instrumentalisées, elles sont largement reprises par l’UMP parisienne ( voir le Livre noir consacré à la gestion Delanoë ) et Le Marchand de sable , le pamphlet poussif de Sophie Coignard.

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
Le Perroquet libéré
" Lettre satirique d’information parisienne sur le web " comme la définissent ses promoteurs, Le Perroquet libéré se conçoit comme un outil critique de la gestion municipale.
Sur le papier et du strict point de vue démocratique, l’exercice est normal, salutaire même.
Pourtant, à la lecture régulière, on ne peut qu’être frappé par l’homophobie, parfois assez détestable, que véhicule, et pas seulement entre les lignes, cette lettre.
Son responsable François Devoucoux du Buysson a beau s’en défendre sur le registre " Nous ne sommes pas homophobes ", le Perroquet fait une méchante fixette sur les pédés.
Difficile, en effet, de trouver un numéro qui n’ironise pas sur l’homosexualité du maire de Paris ( " Delanoë n’aime pas les tentes " à propos de la polémique sur le matériel donné aux SDF parisiens par Médecins du Monde ), brocarde Christophe Girard, adjoint à la Culture ou attaque le supposé communautarisme gay municipal.
Ainsi, sous le titre " Homogénéité ", on conteste que des associations homos soient hébergées dans la maison des associations du 3ème arrondissement ( N° 25 ). [ l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris y est domiciliée depuis début 2005 : Après avoir totalement consommée la subvention des 100.000 euros de la Mairie de Paris, l'AP CADHP ( ne pouvant plus payer le loyer ) a donc rendu son local à la Régie Immobilière de la Ville de Paris et résilié ses 3 lignes téléphoniques à la fin de l'année 2004 ]
Un numéro entier est consacré à la dénonciation de l’attribution de subvention aux associations LGBT.
En avril 2006, c’est une attaque en règle contre les " irrégularités " ( lesquelles ? ) du projet de Centre d’Archives ( N° 34 ).

Tout est bon à prendre y compris la réalisation d’un pastiche ( voir la fausse affiche du salon Rainbow ) publié dans le N° 31 du Perroquet ou le sous-entendu nauséeux.
Dans un article intitulé " l’édile des jeunes ", le Perroquet ( N° 32 ) cite un extrait du Journal de Pascal Sevran racontant un dîner privé avec Bertrand Delanoë, l’écrivain Philippe Besson … Présent aussi ce soir-là, Arno, un jeune chanteur. Commentaire du Perroquet : " Révélé par l’émission de Pascal Sevran, le mystérieux Arno, alors âgé de 17 ans, s’est par la suite illustré à la Star Academy. Comme quoi, Fabius n’est pas le seul socialiste à aimer la Star Ac ! "

Septembre 2006 > magazine Marcel Paris n° 32 ( page 5 ) : par Damien Veies
L'histoire en marche
L'Histoire de l'homosexualité et des homosexuels est à faire.
Loin du projet culturelo-politique du Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ], les bénévoles de l'Académie gay et lesbienne collectent les traces de cette histoire. Journaux, magazines, objets personnels, photos, films, etc sont conservés dans l'attente d'être redécouverts et exploités.
Depuis 29 ans, la matière s'est accumulée et l'espace est devenu insuffisant. Qu'attend-on pour faire de ce fond exceptionnel la base d'un lieu mémoriel, et le moyen d'un véritable dialogue entre les générations ?
100.000 € pour un projet de Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] qui n'existe que sur le papier, c'est beaucoup !
Avec cette somme, l'Académie aurait fait plus. Mais l'Histoire jugera et avant elle les électeurs …
# www.archiveshomo.info

Juillet-août 2006 > magazine Têtu n° 113 ( page 62 ) : par Paul Parant
Le projet de Centre des Mémoires parisien suscite la colère
Pour l'instant sans local ni fonds d'archives, le Centre des Mémoires LGBT ne devrait pas ouvrir avant 2008. Ce projet [ de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ], dont la préfiguration a déjà coûté 100.000 euros à la Mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires pour exister.
Parmi les personnes exaspérées par la lenteur du projet, Phan Hoàng voudrait que son propre projet, l'Académie Gay et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine, soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres, autant de vidéos et de titres de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info ], tout en continuant de sauver des fonds privés.
- Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé le projet du Centre des Mémoires, ne connaît pas l'existence des autres fonds d'archives, tempête Phan Hoàng qui exige que le projet " Officiel " publie ses comptes ainsi qu'un rapport moral annuel.
Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires [ LGBT de Paris - Île de France (projet CADHP rebaptisé) ], le reconnaît :
- Eux ont accumulé des choses, pas nous.
Il prône un rapprochement, mais n'a pas visité personnellement les archives [ du Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT ] de l'Académie [ Gay & Lesbienne ].
Certes très présentable, mais encore abstrait, le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires, pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique devrait apporter un début de réponse.

21 6 2006 > Centre d’Archives LGBT : réunion tendue en prévision [ e-llico.com ]
Le projet serpent de mer du futur Centre d’Archives LGBT parisien va connaître une nouvelle étape avec la réunion qui se tiendra lundi et à laquelle participeront tous les protagonistes, initiateurs du projet comme opposants.
Lundi 27 devrait se dérouler la première réunion portant sur la création du Conseil scientifique du futur Centre des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France [ nouveau nom du Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ].
Pourquoi une telle réunion alors que le financement n’est toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir espérer un nouveau financement de la Ville de Paris comme l’aide du Ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.

C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des responsables actuels du projet :
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions, des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devrait confronter Marie-Hélène Bourcier ( l’une des critiques les plus virulentes du projet actuel ), Patrick Cardon, Louis-Georges Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives [ Départementales ] de Paris et les responsables de l’actuel projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif. Nous attendons la réunion avec la ville de Paris et le ministère de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.

16 6 2006 > Centre d’Archives Homosexuelles : vers la création d’un Conseil scientifique [ e-llico.com ]
Fin juin ( le 27 précisément ), doit se dérouler la première réunion portant sur la création du Conseil scientifique du futur Centre des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France.
Une condition sine qua non à la poursuite de son financement. Pourquoi une telle réunion alors que le financement n’est toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir espérer un nouveau financement de la ville de Paris comme l’aide du ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.

C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des responsables actuels du projet [ Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ].
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions, des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devait confronter Marie-Hélène Bourcier, Patrick Cardon, Louis-Georges Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives de Paris et les responsables de l’actuel projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif. Nous attendons la réunion avec la Ville de Paris et le ministère de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.

Juin 2006 > Où en est le CADHP ? [ Baby Boy magazine ]
En 2000 [ le 13 6 2001 ], Jean Le Bitoux et Christopher Miles ( parmi d'autres ) proposent la création d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ). Se constitue alors [ le 19 12 2001 ] une association chargée de préfigurer le projet : l'AP-CADHP.
Elle demande à l'époque une subvention à la Ville de Paris.
Une délibération votée en Conseil de Paris en novembre 2002 [ le 24 9 2002 ] lui accorde 100.000 euros pour financer la mission de préfiguration.
Le Centre d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris devait ouvrir en 2003. Aujourd'hui, le Centre n'est pas près d'ouvrir.
Après avoir dépensé les 100.000 euros accordés par la mairie, l'AP-CADHP défend aujourd'hui un projet au point mort.
ArchiQ, un des principaux opposants à l'actuel projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris [ projet CADHP rebaptisé ], s'indigne face à l'incompétence de l'équipe qui pilote le projet et à la Mairie de Paris qui, pour elle, a prouvé son peu d'intérêt pour un projet pédagogique, culturel et citoyen qui fait cruellement défaut et qui contribuera efficacement à la lutte informée contre les discriminations sexuelles, ethniques et de genre.

26 5 2006 > tetu.com ( du journal Têtu ) : France ( Mémoire ) par Paul Parant
Il existe plus d'une dizaine de fonds d'archives en France, dont l'existence n'est pas prise en compte par le projet officiel. Lire la suite :
=> Centres des mémoires LGBT : les fonds d'archives existants veulent être reconnus
Sans local, ni fonds d'archives déjà collectées, le Centre des Mémoires LGBT [ nouveau nom du projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ] ne devrait pas ouvrir avant 2008.
Ce projet, dont la préfiguration a déjà coûté 100.000 euros à la mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires pour exister.
Parmi les nombreuses personnes exaspérées par la lenteur du projet, M. Phan Hoàng réclame que son propre projet, [ le Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT de ] l'Académie Gay et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine ( Val-de-Marne ), soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres, autant de vidéos et de titres de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info ], tout en continuant de sauver des fonds privés.
Il recense également plus d'une dizaine de centres d'archives LGBT en France.
- " Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé le projet du Centre des mémoires, ne connaît pas l'existence des autres fonds d'archives. Notre travail n'est pas reconnu ", tempête M. Phan Hoàng, qui exige que le projet « officiel » publie ses comptes et un rapport moral annuel.

Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires, le reconnaît :
- " Eux ont accumulé des choses, pas nous. "
Il prône un rapprochement, mais n'a pas personnellement visité les archives de l'Académie [ Gay & Lesbienne ] : son rapport de Préfiguration mentionne d'ailleurs l'existence de fonds, sans entrer dans le détail.
- " Dès le départ, notre projet suit une démarche certifiée technique par la direction des Archives de France ", rappelle M. Martinet ( lire Quotidien du 31 mars ).
Certes très présentable, mais encore abstrait, le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires, pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique devrait apporter un début de réponse.

24 5 2006 > e-llico.com : Actus par Jean-François Laforgerie
Archives Homosexuelles de Paris : l'Académie Gay & Lesbienne veut faire repartir le projet sur des bases saines
Nouvelle interpellation des responsables du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, cette fois-ci de la part de l'Académie Gay & Lesbienne qui dénonce une mauvaise gestion et réclame d’être associée au projet.
Le Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris essuie de nouvelles critiques.
Dans un communiqué, l'Académie Gay & Lesbienne parle de projet mal géré, d’enlisement et s’indigne de la fuite en avant de ses responsables qui recherchent 820.000 euros supplémentaires pour ouvrir le fameux centre.
- Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants pour débloquer la situation et redonner confiance, estime l’association spécialisée dans les archives homosexuelles qui dénonce l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et initiatives existants et en particulier sa mise à l’écart du projet de centre parisien, notamment en raison de sa domiciliation en banlieue.
L’Académie Gay & Lesbienne demande que le projet de " Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France " ( CADHP rebaptisé ) reparte sur des bases saines, avec de nouvelles énergies en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes détaillés,
-
et l‘indépendance par l’affranchissement de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il soit.

23 5 2006 > De nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de CADHP ? [ Gais et Lesbiennes Branchés ]
L’Académie Gay et Lesbienne s’interroge sur le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui leur semble cher, sans ambition et finalement peu séduisant :

23 5 2006 > De nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ? [ Communiqué de presse de l'Académie Gay & Lesbienne ]
Malgré le soutien de la Mairie de Paris, ce projet mal géré continue de s’enliser. 100.000 € de subvention déjà dépensés n’ont donné lieu qu’à un rapport de 80 pages de généralités, alors que l’ouverture du centre était prévue pour 2003.
Faute d’avoir atteint ses premiers objectifs, l’Association de Préfiguration du CADHP recherche maintenant 820.000 € pour ouvrir son centre « ambitieux, séduisant, cher… ».
Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants pour débloquer la situation et redonner confiance. L’Académie Gay & Lesbienne appelle aussi les responsables à respecter leurs engagements initiaux.
- Un centre ambitieux ? En réalité n’est prévue que l’ouverture en 2008 d’un centre de documentation, puis seulement deux ans plus tard d’un centre d’archives réservé aux journalistes et chercheurs. La bibliothèque grand public est abandonnée et la partie muséale écartée.
- Cher ! En effet, l’AP CADHP recherche de nouveaux financements disproportionnés, prévoyant ainsi 510.000 € de salaires et seulement 10.000 € pour les acquisitions de collection… Un colloque à 20.000 € est projeté pour la création d’un thésaurus LGBT, sans mentionner qu’il en existe déjà à l’étranger.
- Séduisant ? L’AP CADHP se discrédite par sa communication irrégulière pour cacher ses problèmes de gestion. Par exemple elle prétend sur son site que « le local ouvert, les réunions de travail se succèdent » tout en se gardant de publier son rapport moral qui constate « après enquête que les commissions ne se réunissaient pas »…
Le projet initial prône que le « centre doit refléter une image de stricte neutralité » alors que l’AP CADHP est présidée depuis 2003 par un maire adjoint ( PS ), ancien président d’Homosexualités Et Socialisme [ HES ], au côté de plusieurs militants socialistes.
Elle cherche à convaincre que son projet est « fondamental » par l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et initiatives existants alors que les quelques archives qu’elle a réussi à obtenir sont stockées dans une cave prêtée par l’association Aides à Pantin.
De plus, depuis début 2005, « ne pouvant plus payer le loyer », elle a rendu son local à la régie immobilière de la Ville de Paris.
Le rapport de Préfiguration ( sous-traité à la société CCMO Conseil ) enchaîne des généralités, erreurs et contradictions.
On peut s’interroger sur la capacité de mettre en place un centre de grande envergure et d’en assurer sa pérennité : pas d’étude de faisabilité, ni d’étude technique approfondie et rien sur les sources de financement.
L’AP CADHP ignore tout du monde des archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT. Dans le rapport ne figure aucune analyse du fonctionnement et du financement des centres existants : il serait utile de contacter les acteurs de terrain.
Sur son site, elle feint « la révision et (…) la précision d’un certain nombre d’orientations mal comprises » alors qu’elle reprend à son compte certaines revendications d’associations, groupes et personnalités. Enfin elle ne s’embarrasse pas de copier grossièrement le travail d’autrui ( notre site internet http://www.archiveshomo.info par exemple ) !
Elle ne peux continuer à nier la réalité de notre savoir-faire, ni l’importance de notre fonds : une bibliothèque, de la documentation et des archives réunies en cinq ans de travail bénévole, sans aide publique.
De plus, nous avons rassemblé une documentation spécifique sur les archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT en France et à l’étranger.
Sous prétexte de notre domiciliation en banlieue, l’Académie Gay & Lesbienne était tenue à l’écart de ce projet de centre parisien. Comme il prétend aujourd’hui englober aussi l’Île-de-France ( notamment pour demander des subventions au Conseil régional ), dorénavant il ne pourra plus se faire sans concertation avec nous !
L’Académie Gay & Lesbienne demande que ce projet de « Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France » ( CADHP rebaptisé [ avec ce nouveau nom pour imiter notre Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT ? ] ) reparte sur des bases saines, avec de nouvelles énergies, en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes détaillés,
- l’indépendance par l’affranchissement de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il soit.

Mai 2006 > Subventions :: Les 100.000 euros perdus du Centre d'Archives Homosexuelles [ journal Le Cri du Contribuable ]
En 2002, le Conseil de Paris unanime a voté une subvention de 100.000 euros à une association chargée de la création d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui aurait dû ouvrir en 2003.
Les 100.000 euros sont partis en fumée, le Centre reste virtuel et les responsables de l'association s'apprêtent à demander une rallonge.
=> Retour sur un scandale :: La subvention s'est perdue quelque part dans les archives !
L'enveloppe n'était pourtant pas légère : pas moins de 100.000 euros, octroyés sur proposition de la mairie de Paris à l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( [ AP ] CADHP ), pour initier la création dudit centre, dont l'ouverture était prévue pour 2003.
A en croire Le Perroquet Libéré [ http://www.leperroquetlibere.com/ L-histoire-rocambolesque-des-archives-homosexuelles-de-la-mairie-de-Paris_a92.html ], qui a levé le lièvre, l'octroi de ce subside répondait à un engagement électoral, très discrètement pris par Bertrand Delanoë en mars 2001 auprès de quarante associations membres du Conseil politique de la Lesbian and Gay Pride. Il a été voté en septembre 2002 par l'ensemble des groupes politiques représentés au Conseil de Paris, Philippe Séguin ayant demandé aux élus UMP de ne pas y faire obstacle.
L'opposition, écrivent nos confrères, est venue d'ailleurs, à savoir des associations lesbiennes Archives Recherches Cultures Lesbiennes [ ARCL ] et Cineffable, mécontentes d'avoir été tenues à l'écart du projet et auxquelles la mairie de Paris accorda dans la foulée [ par la suite ] 10.000 et 15.000 euros d'aides - un lot de consolation, en quelque sorte.
Quant aux destinées du CADHP, elles furent confiées aux bons soins de Jean Le Bitoux, proche de l'adjoint à la culture du maire de Paris, Christophe Girard, et fondateur du magazine homosexuel Gai Pied.
Personnage controversé, ledit Le Bitoux avait antérieurement [ co ] fondé la Maison des Homosexualités [ ( MH ) de Paris ], déjà critiquée, notamment par l'association Act-Up [ Paris ], pour sa gestion de subventions attribuées par l'Agence Française de Lutte contre le Sida [ AFLS ] et par le ministère de la Culture, pour créer... un centre d'archives homosexuelles !
- En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes compétentes et sérieuses, affirme pourtant Delanoë en réponse aux détracteurs du patron du CADHP.
Fort de ce soutien, celui-ci ouvre un bureau dans le Marais, se salarie comme directeur de recherche [ Responsable du Comité d'acquisition ] et [ par la suite, l'AP CADHP ] embauche un archiviste ... lorsqu'il est finalement remercié, en 2004, le projet n'a pas avancé d'un pouce, mais les 100.000 euros ont fondu comme neige au soleil.
=> 1.700 euros par jour pour former les agents municipaux à la question gay
Le successeur qui lui est donné, Stéphane Martinet, ancien président d'Homosexualités Et Socialisme [ HES ], et maire adjoint du X° arrondissement, sous-traite finalement l'élaboration du rapport de Préfiguration à une société privée, CCMO Conseil, créée au même moment [ plus exactement le 21 10 2004 ] par Olivier Maguet, président de Formation pour une Approche de la question Gaie et de l'identité de Genre ( FAGG ), pour laquelle Le Bitoux travaille d'ailleurs comme formateur.
Selon Le Perroquet libéré, la FAGG intervient dans le cadre de sessions de formation, sous-traitées par la mairie de Paris pour éduquer à la question gay et à l'idée de genre les agents municipaux parisiens. Coût de la séance : 1.700 euros par jour, facturés aux contribuables parisiens !
La nature des sources archivistiques et documentaires LGBT ( Lesbiennes Gays Bi et Trans, NDLR ) relevant, selon le rapport, des compétences du Centre, a de quoi interloquer lesdits contribuables : il est question de tee-shirts de l'association Gay Pride Paris, de godemiché, de parure de drag queen ...
Ce travail a pourtant convaincu la direction des Archives de Paris et le ministère de la Culture, qui, selon Stéphane Martinet, l'ont jugé très intéressant.
Le président [ de l'Association de Préfiguration ] du CADHP prévoit maintenant de partir à la chasse aux financements pour la phase de Configuration du projet, qui devrait durer deux ans et coûter 820.000 euros.
Elle est pas gay, la vie ? ... E.E.

26 4 2006 > L G Bê Tise [ Le Perroquet Libéré ]
On le sait, le projet municipal d'Archives Homosexuelles [ projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ] a déjà coûté 100.000 euros pour … rien.
Mais, pour tenir une promesse électorale de
[ Bertrand ] Delanoë aux communautaristes gay, la mairie [ de Paris ] ne renonce pas pour autant à ce projet entaché de nombreuses irrégularités.
Afin de trouver les quelques 820.000 euros ( dont 510.000 euros de salaires … ) réclamés par les promoteurs [ de l'Association de Préfiguration ( AP CADHP ) ] de ce projet très dispensable, la Ville de Paris cherche d'autres partenaires financiers.
Selon la presse gay, le ministre de la culture, l'UMP Renaud Donnedieu de Vabres, serait prêt à soutenir à son tour le Centre des Mémoires LGBT [ de Paris Ile de France ].
L'UMP au secours de la mairie de Paris … Ou comment nationaliser un scandale municipal ?

14 4 2006 > magazine illico n° 147 ( pages 8 et 9 ) : par Jean-François Laforgerie
Forte polémique sur le Centre d'Archives LGBT :: Le feu aux archives
Quatre ans après son lancement, le projet de Centre d’Archives LGBT semble toujours enlisé.
Cet énorme retard provoque une forte polémique et la remise en cause à la fois des choix effectués et de l’équipe qui pilote ce projet essentiel pour la communauté.
=> Illico fait le point sur ce dossier brûlant
Parti comme c’est, on se demande si d’ici peu quelqu’un se souviendra encore de l’année du lancement du projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris. Un comble !
Le retard pris n’est plus important, il est aujourd’hui dramatique. La belle idée d’un lieu de mémoire LGBT, soutenue par Bertrand Delanoë durant sa campagne en 2001, ne voit toujours pas le jour. Pire, elle est même devenue un boulet, pour la mairie [ de Paris ].
Car la somme engagée par la Ville est importante ( 100.000 euros ) et n’a donné lieu, pour le moment, qu’à un Rapport [ de Préfiguration ]. Un peu léger pour un chantier lancé en 2002 estiment les opposants au projet qui, au vu du retard accumulé, ont lancé récemment une nouvelle salve d’attaques.
Comme les fois précédentes ( les attaques sont cycliques depuis 2002 ), la mairie fait le dos rond tout comme les responsables du projet, Stéphane Martinet et Charles Myara. Ce manque de transparence et cette absence d’information sur le projet, inexplicables, sont pain béni pour les opposants qui trouvent ainsi un terrain propice à leurs griefs qu’ils soient fondés ou parfaitement caricaturaux.
Une chose est sûre : la situation est bloquée, le projet mal engagé et la Ville [ de Paris ] coincée. Les explications à ce qui pourrait prendre, hélas, les allures d’un fiasco sont d’ordre multiple.
A l’exemple du feuilleton sur la validation scientifique du projet. Pour faire simple, le projet n’a pas avancé d’un pouce depuis l’autonme parce que les responsables du projet attendaient, après celle des Archives de Paris ( voir page [ 9 ] ), une validation scientifique des Archives de France. Validation que ce service d’Etat n’a jamais eu l’intention de donner.
- Du côté du ministère de la Culture, on dit aujourd’hui que l’avis scientifique des Archives de Paris est suffisant et qu’il n’a jamais été question d’autre chose.
- Du côté du Centre des Mémoires, on soutient avoir entendu du ministère exactement le contraire.
Difficile de dire s’il faut imputer cela à l’amateurisme des uns ou à l’i