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décembre 2002 > Mairie de Paris : Dossier Grands projets à venir
[ paris.fr ] page 8
novembre 2002 > Mairie de Paris : Actualités [ à Paris magazine
] page 12
=> Projet d'un Centre
de Documentation Homosexuelle
Mettre à disposition du public et des chercheurs
un fonds documentaire, une bibliothèque, un kiosque presse, un espace multimédia,
un site internet et accueillir parallèlement colloques et expositions.
Tels sont les objectifs du futur Centre d’Archives
et de Documentation Homosexuelles [ de Paris ] qui
devrait voir le jour d’ici à deux ans.
Après Londres, Berlin, Montréal, San Francisco et Barcelone, le
Conseil de Paris a apporté son soutien à la réalisation de
ce projet [ de l' AP CADHP ] dans la capitale française.
29 12 2002 : Giornale
di Sicilia > Una Biblioteca Omosessuale
26 12 2002 : Nouvel
Observateur > Furax, les lesbiennes : Paris { ... Les lesbiennes, et plus
encore les transsexuels(elles), ny feraient que de la figuration. Leur
pétition a déjà recueilli près dun millier
de signatures et Jean Le Bitoux, principal initiateur du Centre, regrette
cette polémique ... Pourtant, page 5 du projet, on lit quil
est probable que dans un premier temps le fonds darchives concernera majoritairement
lhomosexualité masculine ...
26 12 2002 : illico >
Copi non conforme { Méconnue et peu rééditée, l'uvre
dessinée de Copi connaît un nouveau souffle avec la republication
de La femme assise ... et Un livre blanc ... Artiste protéiforme,
Copi réalisait d'étonnants dessins déjantés qui
firent notamment les beaux jours de Gai Pied ...
23 12 2002 : tetu.com
- Judith Silberfeld > Tempête dans un verre d'eau
20 12 2002 : communiqué
de la Coordination Lesbienne en France { ... La CLF se donne pour objectif une
plus grande visibilité du lesbianisme et des lesbiennes dans ce Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) ...
20 12 2002 : tetu.com - Débats > Publication du Communiqué
du CLIT [Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives]
20 12 2002 > tetu.com
: France ( Action ) par Judith Silberfeld
Marie-Jo Bonnet
et Marie-Hélène Bourcier victimes du CLIT
Depuis plusieurs jours, Marie-Jo Bonnet et Marie-Hélène
Bourcier [ ainsi que la journaliste Blandine Grosjean
du quotidien Libération ] recevaient
des tampons ensanglantés. Le Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives
(CLIT) revendique aujourd'hui cette action dans un communiqué.
A l'origine de la colère du CLIT, un article publié dans Libération
le 7 décembre ( lire chronique sur http://chroniques.tetu.com/
archives/?date=09/12/02 ), consacré à
une pétition destinée à obliger les responsables du futur
Centre d'archives de Paris à n'oublier ni les lesbiennes ni les transsexuel(le)s.
Dans une lettre jointe au communiqué, le CLIT reproche à Marie-Jo
Bonnet [ sa ] logique de victime et [ son ] argumentation séparatiste,
qui n'a pas lieu d'être si tu choisis de travailler dans la mixité
...
Le communiqué du Clit sur : http://debats.tetu.com/
viewtopic.php?t=666
20 12 2002 > tetu.com
: France ( Action ) par Judith Silberfeld
L'Académie
Gay & Lesbienne lance un appel pour un recensement complet de tous les centres
et fonds d'archives
L'Académie Gay & Lesbienne, quant à
elle, lance un appel pour un recensement complet de tous les centres et fonds
( français ) d'archives qui ont des documents gay, lesbiens, bisexuels
et transgenres ...
Toutes
les informations, notamment la liste des fonds déjà recensés,
se trouvent sur : http://www.archiveshomo.info/
Le
communiqué de l'Académie Gay et Lesbienne : http://debats.tetu.com/
viewtopic.php?t=667
19 12 2002 : LopattaQ
> appel du Collectif non mixte de pédés Queers { ... nous voulons
participer activement à l'élaboration de ce projet [de Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris] pour que ne se reproduisent
pas les exclusions habituelles. Et on réaffirme d'autant plus notre soutien
à Archilesb ! et Vigitranz quand on voit les réactions suscitées
par les pétitions : entre le silence des homocrates et les efforts des
Grands Sages pour étouffer le débat ...
18 12 2002 : Appel
de l'Académie Gay & Lesbienne > pour un recensement complet de
tous les centres et fonds français d'archives qui ont des documents LGBTQ
18 12 2002 : communiqué
du Collectif National pour les Droits des Femmes { ... nous exigeons une équitable
visibilité et sa juste place pour chacune des minorités lesbiennes,
gay, trans ... [dans le projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris]
17 12 2002 : critiques
de l'historienne Marie-Jo Bonnet > contre la préfiguration du Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris { Quelques-uns des faits
qui ont mené à la discrimination officielle des lesbiennes du
projet CADHP ...
16 12 2002 : réunion
du Collectif Droits des Femmes de Paris > Information sur le projet de la
Ville de Paris concernant la création [de Centre] d'Archives Homosexuelles
de Paris { ... Ce projet a obtenu une subvention importante alors que des demandes
émanant d'associations féminines sont systématiquement
rejetées. Dans le comité de pilotage de ce projet, on constate
qu'il n y a que 5 femmes sur 59 membres ...
15 12 2002 : tetu.com
- Forum débats > chronik de Judith S. ou l'apologie du "tais-toi"
...
12 12 2002 : illico
> Paris et les assos relancent le tourisme gay { ... Un bilan, avant lété
2003, sera fait des avancées réalisées par les différents
acteurs du secteur y compris les associations homos. Si la Ville juge le bilan
positif, elle envisage, dès 2004, de proposer lattribution de crédits
spécifiques destinés à la promotion à létranger
de Paris comme capitale gay friendly
12 12 2002 : Têtu
Agenda (février 2003) > { ... Le 12 décembre, Jean Le Bitoux
et Christopher Miles sortent de leur silence et envoient un communiqué
à la presse. Se défendant de tout machisme, le CADHP conteste
les chiffres avancés par Archilesb ! : 5 femmes seulement sur les 59
participants investis dans le projet : Ces chiffres sont erronés ...
10 12 2002 > lesmauves.com
: édito n° 35 par Geneviève Pastre
Archives Gay,
éducation et laïcité
Pendant ce mois de novembre chargés en événements,
les Mauves ne sont pas restés inactifs ni muets ni absents (
ni inactives ni muettes ni absentes, c’est peut-être nécessaire
de le préciser en cette période de rage toute parisienne ) autour
de la mixité et de l’équilibre gai / lesbien contre le projet
Jean Le Bitoux et Christopher Miles d’un Centre d’Archives Parisiennes.
Mais le temps est court et il faut qu’un jeune parti comme le nôtre
qui a une vision précise de la société et de l’être
humain et une ambition politique claire, loin des clans
et des rivalités de personnes qui gauchissent bien des projets, aille
à l’essentiel et construise d’une façon concrète
son programme en fonction de sa philosophie.
Les événements de tous ordres, de toute origine, tels qu’ils
pleuvent sur nous exigent de nous une double réponse, à la fois
de fond et actuelle. [...]
# A lire ailleurs :
- Le site du CADHP : http://www.madfix.com/cadhp/
- Polémique autour du CADHP :
10 12 2002 : l'historienne
Marie-Jo Bonnet > au Maire de Paris { ... à une situation de discrimination
anti-femmes qui a pris une tournure officielle depuis la dotation d'une subvention
de 100 000 euros à l'Association de Préfiguration du Centre [
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (APCADHP) de Jean ] Le
Bitoux. J'espère qu'une solution équitable sera trouvée
et que les femmes ne seront pas une fois de plus mises à la deuxième
place ...
9 12 2002 : tetu.com
- Judith Silberfeld > Procès d'intention { Une pétition circule
actuellement contre le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris. Selon ses auteures, le Centre ne prendrait pas en compte les lesbiennes
... à la suite d'une lettre adressée par Marie-Jo Bonnet à
Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, et envoyée
à plusieurs journalistes (dont je suis), Libération a publié,
samedi 7 12, un article sur le sujet ...
9 12 2002 : Archilesb
! vous le dit > Madonna does it better ! Don't they know that I'am a gay
man trapped in a woman's body ?
9 12 2002 : inter-lgbt.org
> réunion de la Commission politique (19h. AGECA) { ...
- 8. CADHP : un rapide tour de table permet de vérifier la volonté
commune de déminer la question, de dissiper les malentendus, tout en
garantissant aux lesbiennes et aux trans une réelle implication dans
le projet, conformément au débat qui a eu lieu à ce sujet
dans le collectif Existrans ...
8 12 2002 : prochoix.org
> Libé [Libération] a encore frappé { ... Quant à
savoir si l'octroi de cette subvention [de 100 000 euros à l'AP CADHP]
est le signe d'un quelconque déséquilibre dans le subventionnement
des associations gays et lesbiennes, nous avions répondu que nous réservions
notre jugement. À ce titre l'évolution de la subvention demandée
par le festival lesbien Cineffable, l'un des rares événements
lesbien a avoir demandé une aide à la Mairie, est effectivement
une sorte de test ...
8 12 2002 :
Archilesb! demande que la Marie de Paris et les responsables du futur projet
[de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris] répondent
sur le fond et non par l'injure ou le diagnostic psychologique ! [suite à
l'article de Libération]
7 12 2002 : Libération
> Des lesbiennes parisiennes contre le machisme gay : Elles s'estiment
exclues du projet de Centre d'Archives [et de Documentation] Homosexuelles [de
Paris (CADHP)]
Une partie du mouvement lesbien est en guerre ouverte contre «le pouvoir
gay hégémonique et normatif» qui sévirait à
Paris, notamment à l'Hôtel de ville. Les accusations de «misogynie
antiféministe ...
6 12 2002
: Mobilisation des lesbiennes, des transsexuels et des transgenres > contre
le projet de CADHP subventionné par la Mairie de Paris
4 12 2002 : atitud-inn.com
> Archives Gay à Paris { ... Pourquoi dans le pré-projet à
100 000 € financé par la Ville de Paris, nest-il pas mentionné
les sources, ressources et savoir-faire français ... ? Mais alors pourquoi
faire référence à ce qui se fait à létranger
comme si nous étions vierges de toute initiative en France ? Pourquoi
des gens bénévoles, qui triment comme des furieux passionnés
ont-ils été écartés du projet alors même quun
tel projet ne peut se réaliser quavec un minimum de consensus et
desprit fédérateur ? Pourquoi avoir renvoyé dans
les cordes les initiateurs de lAcadémie Gay et Lesbienne par exemple
?
2 12 2002 : l'historienne
Marie-Jo Bonnet > à Anne Hidalgo, première Adjointe du Maire
de Paris { ... du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris
qui vient d'obtenir de la Mairie de Paris une subvention de 100 000 euros ...
Il n'est pas normal qu'un projet comme celui de Jean Le Bitoux suffise d'être
présenté par Christophe Girard pour obtenir immédiatement
de l'argent. Un projet pour lequel les femmes spécialistes n'ont pas
été consultées, et dont la plupart des membres du Comité
de Pilotage se sont retrouvés inscrits sur la liste sans avoir été
invités à participer ...
1er 12 2002 : 14ème Journée Mondiale de lutte contre le sida
Manifestation Act Up Paris > Politique sécuritaire : catastrophe sanitaire
- La santé est incompatible avec la répression !
décembre 2002 : les
Archives Recherches et Cultures Lesbiennes (ARCL) > appellent à un
renforcement du soutien pour la préservation de son autonomie ...
décembre 2002 : penelopes.org - édito de Dominique Foufelle >
Lesbiennes féministes : des propositions politiques { Gays, lesbiennes,
même combat ? ... L'angélisme féminin mis à mal ...
Une radicalité assumée ...
décembre 2002
: Présentation du collectif Vigitrans > Pétition pour l'intégration
des trans dans le Comité de pilotage du Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris
28 11 2002
: illico > Une pétition Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes
dans le projet du futur Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles
de Paris a été lancée [par Archilesb!] ...
22 11 2002 : gay.com
> Le Conseil de Paris vote la subvention de 100 000 euros au CGL { Le Conseil
de Paris a adopté la convention de trois ans qui liera le Centre Gai
et Lesbien à la Mairie, ainsi que la subvention de 100 000 euros pour
2002 ...
21 au 23 11 2002 :
actes du 3ème congrès international du GRIMH de Lyon > État
des lieux en France de l'archivage de la mémoire gay et lesbienne { ...
Parmi les différentes démarches associatives significatives et
les plus anciennes que l'on recense aujourd'hui, il faut aussi citer l'Académie
Gay et Lesbienne, créée par un groupe d'amis réunis par
l'homosexualité ...
18 11 2002 : Délibération
> Le Conseil de Paris { siégeant en formation de Conseil Général
...
Vu le projet de délibération, en date du 5 11 2002 ...
Délibère : Article 1er - M. le Président du Conseil de
Paris, siégeant en formation de Conseil général, est autorisé
à signer une convention avec l'association Centre Gai et Lesbien ...
relative au développement des actions qu'il mène en direction
des gais, lesbiennes, transsexuels et bisexuels parisiens ...
18 11 2002 : Têtu
> À Paris, naissance du CLIT (Commando des Lesbiennes Insoumises et
Transgressives)
14 11 2002 : Illico
> Subvention Centre Gai et Lesbien : Un peu d'air !
> CADHP : C'est
pour quand ? { ... le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles [de
Paris] semble bien parti. Reste un problème : un local (temporaire) qui
tarde à venir en dépit de la promesse de Bertrand Delanoë.
Pas de solution dans le parc immobilier de la Ville, on tente alors une approche
dans le IVème arrondissement avec l'ancienne permanence de [Jean] Tibéri,
libre. Problème : Dominique Bertinotti, la Maire de l'arrondissement,
a des projets ... pour ce lieu qui plaît pourtant à l'équipe
du CADHP ...
4 11 2002 : tetu.com - Xavier Héraud, Jacques Corre et Anne Vigna
> Débats lors de la 14ème édition de Cinéffable
{ Refus de la Mairie de Paris de subventionner Cinéffable ... Archives
Recherches, Cultures Lesbiennes surprises de voir aussi rapidement subventionner
le prochain Centre d'Archives ... pétition Pour que cesse l'exclusion
des lesbiennes dans le projet du futur Centre de Documentation et d'Archives
Homosexuelles de Paris ! ...
> La Coordination Lesbienne Nationale change de nom : Coordination Lesbienne
de France ...
2 11 2002 : Cinéffable
> 14ème Festival de Films Lesbiens à Paris
- débat avec les élues de la Mairie de Paris > Quelle place
pour la culture lesbienne en France ?
- présentation de la pétition Archilesb! > Pour que cesse l'exclusion
des lesbiennes dans le projet du futur Centre de Documentation et d'Archives
Homosexuelles de Paris ...
novembre 2002 :
pétition Archilesb! > Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans
le projet du futur CADHP !
novembre 2002 > projet de l'Association de Préfiguration du CADHP
[ revue du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ] n°
1
Introduction au dossier
=> I . Un projet nécessaire
...
=> II . Un projet qui doit fédérer des soutiens et des financements
...
=> III . Les principaux
axes du projet
- 1 . Le centre d’archives ...
- 2 . Le centre de ressources documentaires ...
Enfin, l'espace multimédia devrait comprendre une
vidéothèque intégrant films et reportages télévisés,
une sonothèque réunissant les documents sonores ( émissions
de radio, témoignages et entretiens, disques ).
La montée en puissance des moyens informatiques
devrait permettre la consultation sur écrans informatiques, après
numérisation, comme à la BNF actuellement. Des
questions de droits doivent être également résolues.
Le centre de ressources documentaires comprendrait bien entendu un certain
nombre d’écrans informatiques donnant accès à la
base de données du Centre ( catalogues ), mais aussi à des recherches
documentaires sur Internet, assistées par le site ou le portail du Centre.
La phase de Préfiguration doit permettre de cerner précisément,
avec l’aide du Comité d’acquisition,
l’ampleur du fonds à constituer pour ce centre de ressources, les
étapes dans la constitution de ce fonds, du plus au moins prioritaire,
de répondre à certaines questions délicates
( ex. : quel traitement pour la pornographie, pour les ouvrages de tendance
pédérastique ou sadomasochiste, etc. ).
- 3 . Le site Internet ...
=> IV . Le fonctionnement
Structuré autour d'un Comité d'acquisition
et de ses commissions, le fonctionnement du Centre doit s'appuyer sur
des bases administratives rigoureuses.
- 1 . Le Comité d'acquisition
L'épine dorsale du fonctionnement intellectuel
du Centre sera un Comité d'acquisition, constitué d'une soixantaine
de personnes. Cerveau du centre, il lui proposera des axes de travail, de recherche
et d'acquisition.
En ce qui concerne les archives, il identilie les fonds d'archives en recherchant
les possesseurs privés ou publics de ces tonds. Il suscite, encourage
et rassemble les dons, legs ou dépôts d'archives éparses.
Il valide le bien-fondé des propositions spontanées de dons ou
de dépôts reçues par le centre.
Il détermine les documents essentiels qui doivent
constituer le fonds du centre de ressources documentaires et oriente la politique
d'acquisition et d'enrichissement documentaire.
Son travail contribue à la constitution de la bibliographie indispensable
à la conduite de cette politique :
- Il doit donc nouer des liens avec des personnes qui détiennent des
archives et peuvent indiquer des pistes de recherche.
- Il doit aussi développer une politique de partenariats scientifiques,
pour accroître au maximum les champs de recherche et s'ouvrir aux autres
cultures : avec des partenaires institutionnels, publics ou parapublics, en
France ou à l'étranger : universités, bibliothèques,
IN A, etc. ; avec les centres d'archives et les bibliothèques gay existant
dans le monde et en France ; avec les librairies et les éditeurs gay
et lesbiens.
II pourrait comporter 4 commissions, qui pourront s'organiser
en groupes de travail autour d'approches plus spécifiques :
- Une commission scientifique ...
- Une commission presse ...
- Une commission associative ...
- Une commission culturelle ...
novembre 2002 :
Revue du CADHP n° 1 > [Grandes promesses de] Christopher Miles, président
et co-fondateur [avec Jean Le Bitoux et Philippe Bot' ] de l'Association de
Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris (AP CADHP)
novembre 2002 : cglparis.org
> Journal des volontaires du Centre Gai et Lesbien de Paris
> La Cité des Femmes
> Liberté de parole
> Message reçu ?
novembre 2002 > La presse lue et analysée pour vous : sur la protection
de l'enfance et la promotion de la famille [ centredeformation.net ]
=> Au nom du
respect pour la création artistique … pas d’interdiction
pour le roman traitant de la pédophilie
- Il y aurait quelque incohérence à interdire de vente aux
mineurs le livre de M. Jones-Gorlin, alors que de nombreux ouvrages comportant
des scènes aussi condamnables sont en vente libre en librairie,
explique Nicolas Sarkozy ( Libération, 12 octobre ). Bien que la corrélation
entre la pornographie et les agressions sexuelles soit avérée,
le ministre de l’intérieur ne semble pas mesurer le danger que
peut causer la parution d’un roman racontant la vie d’un assassin
pédophile.
- Je veux rétablir l’ordre public, pas l’ordre moral,
commente-t-il au sujet de l’affaire Rose bonbon ( Le Figaro, 14 octobre
). Le roman ne fera l’objet d’aucune mesure d’interdiction
prévue par la loi du 16 juillet 1949 ( AFP, 11 octobre ), qui aurait
permis au ministère d’interdire d’une part la vente de la
publication aux mineurs, d’autre part son exposition à la vue du
public, ainsi que la publicité en sa faveur.
Quant au ministre de la Culture, il s’est vaillamment illustré
en se prononçant contre toute censure de l’ouvrage ( Le
Monde, 6 octobre ).
Point commun avec Jack Lang qui déclarait : ne confondons pas tout,
la pédophilie est une chose, la liberté d’expression en
est une autre ( Valeurs Actuelles, 18 octobre ).
M. Sarkozy a de son côté évoqué le fait que le
livre n’est pas destiné à un public mineur. Le risque qu’il
soit lu par des jeunes enfants est faible et en tous cas moindre que s’il
s’agissait d’un film télévisuel.
Ironie de l’histoire, lit-on dans le Figaro ( 12 octobre ), au même
moment, un sondage CSA / Marianne indique que 3 Français sur 4 estiment
que les autorités doivent pouvoir interdire ou censurer certaines œuvres
…
=> Une prise
de conscience tardive : débat autour de la censure de la pornographie
à la TV
Alerté par un rapport sur les dangers que représentent les films
X pour les enfants et les adolescents, Dominique Baudis, président du
Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ( CSA ), a demandé au
gouvernement et aux parlementaires de légiférer pour interdire
la diffusion de programmes pornographiques ou de violence gratuite à
la télévision ( Le Monde Télévision, 21 septembre
). Plus de 900 programmes diffusés chaque mois sont concernés
par cette demande…
Christian Jacob, le ministre délégué à la famille,
a réaffirmé son accord avec M. Baudis.
De son côté, liberté d’expression oblige, le très
libéral Jean-Jacques Aillagon - nommé par certains le cheval
de Troie de la gauche "bobo" dans le gouvernement Raffarin (
Le Figaro, 14 octobre ) - a précisé qu’à partir
du moment où un accès immédiat à ces programmes
n’est pas possible, lorsqu’il y a cryptage ou abonnement particulier,
les parents peuvent exercer leur responsabilité.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, Ségolène Royal
semble pour une fois partager l’avis de la droite : elle a déclaré
au Grand Jury RTL - Le Monde - LCI : Je crois que projeter des images pornographiques
à des jeunes enfants, c’est une forme insupportable de violence
(...). Il ne faut pas avoir peur d’affirmer un certain nombre de principes.
Tant qu’il n’y a pas de double cryptage -à l’émission
et à la réception-, suspendons la diffusion des films d’extrême
violence. Il ne s’agit pas de censure, mais de protection de l’enfance
et de l’adolescence.
Afin de décourager les réalisateurs de programmes pornographiques,
le député UDF Charles de Courson avait déposé un
amendement, adopté par l’Assemblée Nationale le 11 octobre,
qui prévoyait de passer de 30 % à 60 % la surtaxe sur les
films X – en plus de l’impôt sur les sociétés
- ce qui aurait porté le niveau d’imposition à plus de 90
% ( Le Journal du Dimanche, 20 octobre ).
Peine perdue puisqu’Alain Lambert, ministre délégué
au budget, a demandé le retrait de cet amendement, le gouvernement ne
souhaitant pas régler les problèmes de moralité publique
par la fiscalité ( La Croix, 21 octobre ). Dommage…
=> Un pas en
avant, deux pas en arrière : la droite limite
l’influence des lobbies homosexuels, la Mairie de Paris la favorise
Il existe dans notre pays un Conseil Supérieur de l’Information
Sexuelle ( CSIS ) qui a notamment exercé son influence dans les débats
sur la contraception et l’avortement. Libération ( 14 septembre
) note que Familles de France et les Associations Familiales Catholiques en
avaient été évincées par le gouvernement Jospin.
Avec le gouvernement Raffarin, ces deux associations, au profil nettement
conservateur souligne Le Monde ( 17 septembre ), réapparaissent
au sein du CSIS, reléguant à un rôle purement consultatif,
la CADAC ( Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement
et à la Contraception ) et l’APGL ( Association des Parents et
futurs parents Gays et Lesbiens ).
Si les homosexuels sont écartés du CSIS,
ils peuvent cependant se consoler avec l’ouverture prochaine à
Paris d’un Centre d’Archives et de Documentation Homosexuels, à
l’image de ce qui existe à Londres, Berlin, Montréal, San
Francisco et Barcelone ( AFP, 24 septembre ).
Lors de la présentation de ce projet, Christophe
Girard, adjoint au maire chargé de la Culture, a assuré qu’il
était du devoir d’une ville comme Paris de rappeler les principes
de notre République, qui sont ceux des droits de l’homme.
D’où la subvention de 100.000 euros accordée
par la ville pour ce Centre, qui devrait voir le jour dans deux ans
...
Novembre 2002 > Mairie de Paris : Actualités [ à Paris magazine
] page 12
décembre 2002 > Mairie de Paris : Dossier Grands projets à
venir [ paris.fr ] page 8
=> Projet d'un Centre
de Documentation Homosexuelle
Mettre à disposition du public et des chercheurs
un fonds documentaire, une bibliothèque, un kiosque presse, un espace
multimédia, un site internet et accueillir parallèlement colloques
et expositions.
Tels sont les objectifs du futur Centre d’Archives
et de Documentation Homosexuelles [ de Paris ] qui
devrait voir le jour d’ici à deux ans.
Après Londres, Berlin, Montréal, San Francisco et Barcelone, le
Conseil de Paris a apporté son soutien à la réalisation
de ce projet [ de l' AP CADHP ] dans la capitale
française.
Novembre 2002 > Conservatoire
des Archives et des Mémoires Homosexuelles [ La Lentille
de Contact ]
France : La direction de l'Académie Gay & Lesbienne a concrétisé
la création, le 21 septembre [ 2002 ], du Conservatoire des Archives
et des Mémoires Homosexuelles, dont les objectifs sont d'assurer
l'entretien et une meilleure conservation du grand fonds d'archives de l'Académie
Gay & Lesbienne et de permettre le recueil de tous nouveaux documents collectés.
L'Académie demande au ministre de la Culture et
de la Communication [ Jean-Jacques Aillagon] et au maire de Paris [ Bertrand
Delanoë ], de lui accorder un minimum d'aide
et/ou un local dans Paris intra-muros pour permettre au public
[ surtout pour les Parisiens ] de venir plus
facilement consulter les archives du Conservatoire.
Ces demandes interviennent quelques jours après [ avant ] le
vote [ du 24 9 200 ] par le Conseil de Paris d'une subvention de 100.000 euros
pour la création du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris [ CADHP ].
31 10 2002
: illico
> Archives : Premiers projets { Très satisfait de ses 100 000
euros de subvention, le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris détaille ses objectifs ... Nous devons commencer à
démarcher le Conseil Régional, le Ministère de l'Education,
et celui de la Culture. Il nous faut également des financements privés
... indique Jean Le Bitoux ...
> La 6ème ExisTrans [ASB, PASTT et CARITIG] Succès et bousculade
31 10 2002 : illico
> 14ème Cineffable, Festival de cinéma lesbien non mixte :
Plein feux sur le couple { ... le service cinéma de la Mairie de Paris
lui a refusé une subvention (alors que 30 000 euros ont été
accordés au Festival [de Films] Gay et Lesbien [de Paris (FFGLP]). Choquée,
l'association a la ferme intention d'obtenir par tous les moyens un réexamen
du dossier au nom de la parité culturelle.
17 10 2002 : Illico - Jean-François Laforgerie
- page 20 > 100 000 euros pour les Archives Homos : Un bienfait inestimable
- page 18 > Centre Gai et Lesbien [CGL Paris] des hauts et des bas
8 10 2002 > Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat [ Mairie de Paris ]
> Délibération du Conseil de Paris [ siégeant en formation
de Conseil municipal ] 24 9 2002
> Projet de Délibération [ Rapport présenté par
M. Christophe Girard ] 10 9 2002
=> 2002 DAC 348 - Autorisation
à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association de Préfiguration
du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris dont le siège
social est situé 33 rue Richer à Paris IXe une
convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement
:: ( D02427 ) - M. Christophe Girard, rapporteur.
Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville et
transmise au représentant de l'Etat le 8 octobre 2002. Reçue par
le représentant de l'Etat le 8 octobre 2002.
:: Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
- Vu le projet de délibération en date du
10 septembre 2002, par lequel M. le Maire de Paris lui demande de signer avec
l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris, 33 rue Richer à Paris IXe, une convention relative
à l'attribution d'une subvention de fonctionnement,
- Sur le rapport présenté par M. Christophe Girard au nom de la
9e Commission ;
Délibère :
- Article premier : M. le Maire de Paris est
autorisé à signer avec l'Association de Préfiguration du
Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, dont le siège
social est situé 33, rue Richer à Paris IXe, la convention dont
le texte est joint à la présente délibération et
qui prévoit l'attribution d'une subvention de fonctionnement.
( D02427 )
- Art. 2 : Une subvention de 100.000 Euros est
attribuée à cette association.
- Art. 3 : La dépense correspondante sera
imputée sur le budget de fonctionnement de la Ville de Paris,
exercice 2002, ligne 6574, rubrique 33, P013, Provision
pour subvention de fonctionnement au titre des archives.
7 10 2002 : asso-gare.net
> Agression du Maire de Paris : Consternation { L'interassociative lesbienne,
gaie, bi et trans affiche sa consternation suite à l'agression subie
par Bertrand Delanoë ... Très récemment, le vote d'une subvention
par le Conseil de Paris au Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles
de Paris a donné lieu il y a 10 jours à une tribune dans le Figaro
qui, entre deux insinuations, transpirait l'intolérance ...
5 10 2002 > Divers faits ... [ Les 4 Vérités hebdo ]
=> Homos : Le
projet de délibération portant subvention de 100 000 euros,
pour commencer, à la vieille marotte de Bertrand
Delanoé de créer à Paris un Centre d'Archives et de
Documentation Homosexuelles a fait l'unanimité des 163 conseillers
...
=> Séguin
: Philippe Seguin, retourné à la Cour des comptes [ Les
4 Vérités hebdo du 14 septembre ], va en être détaché
pour devenir délégué général du gouvernement
français au Bureau International du Travail ( BIT ) à Genève
...
4 10 2002 : gayvox.com
> Servir les Archives ? { ... LAcadémie Gay et Lesbienne a acheté
régulièrement diverses publications gays, lesbiennes et transgenres
avec ses deniers personnels ; - récupéré dautres
documents, que des gens ne pouvaient garder ; - collecté systématiquement
toutes sortes de documents gratuits (notamment des flyers, aujourdhui
très recherchés) ; - conservé avec soin lintégralité
de ces collections afin de garder une trace du patrimoine socioculturel gay,
lesbien et transgenre, et tout cela, sans aucune aide publique. Tout ceci à
deux pas de la capitale, à Vitry sur Seine. Elle vient de créer
le Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles ...
1er 10 2002
: e-llico.com > Paris signe pour 3 ans avec le CGL [Centre Gai et Lesbien
de Paris] { ... Elle est assortie d'une subvention de la Ville pour 2002, de
100.000 euros ... Après le financement du projet de Centre dArchives
Homosexuelles, cette nouvelle subvention marque de façon concrète
la mise en uvre des promesses de Bertrand Delanoë pendant sa campagne
municipale.
octobre 2002 : homoedu.free.fr
> Le Conseil de Paris vote à la quasi unanimité pour
un Centre d'Archives et de Documentation sur l'Homosexualité [CADHP]
Octobre 2002 : magazine Garçons ! n°
46 (page 14) : par Hugues Demeusy
Dormez
tranquille, l'Académie Gay et Lesbienne veille !
Depuis plus de 26 ans, des fous furieux gardent tout ce qui touche de près
ou de loin à l'homosexualité.
En 2001, Ils ont mis toute leur énergie en commun, pour creer une association,
afin de rendre publique leur travail.
Aujourd'hui le fond d'archives comprend des milliers de
documents : flyers, tracts, affiches, posters, calendriers, plans, guides...mais
aussi des catalogues, journaux, magazines, reflétant toute la diversité
des expressions socioculturelles gays et lesbiennes.
Ils ont ainsi dans leurs caisses plus de 200 titres français et etrangers
que ce soit de la presse grand public (contenant des articles relatifs à
l'homosexualité ou au sida, de la presse spécialisée (sante,
sida, sexe) et de la presse gay et lesbienne gratuite ou payante mais aussi
des fanzines et bulletins associatifs. Nombre de ces titres aujourd'hui disparus
ont contribué aux combats contre les lois discriminatoires, l'homophobie,
le sida...
L'association possède aussi une large sélection de romans ne se
limitant pas uniquement aux écrivains homos mais aussi des auteurs «grand
public» traitant d'homosexualité.
L'Académie Gay et Lesbienne est située actuellement
dans une maison à Vitry sur Seine. Situation peu reluisante, car loin
de ceux qui pourraient les visiter.
Ils souhaitent bien trouver un local au coeur de Paris, pour recevoir les gens
et ainsi les faire beneficier des fruits de leur travail mais ils attendent
depuis un an que l'OPAC (l'office publique qui gère les locations des
locaux de la Ville de Paris) accepte de leur louer un local.
N'ayant toujours pas reçu d'aide, ni de l'Etat,
ni de la Mairie de Paris, l'Académie Gay et Lesbienne, confinée
dans l'inconfort de ses locaux provisoires, continue toutefois patiemment de
collecter, sauvegarder et archiver pour enrichir, jour apres jour, la mémoire
gay et lesbienne française et ils demandent que le Ministère de
la Culture et de la Communication et la Mairie de Paris les aident à
dénicher ce lieu dans le centre de la capitale pour pouvoir améliorer
la poursuite de leur travail, la préservation et la gestion de leur fond
d'archives sans oublier la consultation de ces documents par le public.
Nous leurs souhaitons un prompt résultat quant a leurs souhaits et les
encourageons vivement dans cette activité essentielle a la constitution
de notre mémoire collective !
Quant à vous, surtout ne jetez plus les flyers, les magazines gratuits
ou les différents documents que vous ramassez dans les bars ou ailleurs...contactez
les !
# Académie Gay et Lesbienne : BP 28 - 94402 Vitry
sur Seine Cedex
téléphone 06 98 32 81 20 academiegay@yahoo.fr
septembre 2002 : IB
News (magazine Ibiza) > Les archives de Gai Pied { ... l'Académie
Gay & Lesbienne qui, en février dernier, craignait que toute éventuelle
destruction, abandon ou dispersion de ces archives soit un manquement très
grave, non seulement pour le patrimoine gay et lesbien, mais aussi pour l'histoire
contemporaine ... C'est pourtant seulement maintenant que Webscape, opérateur
du site gayvox.com , annonce par communiqué avoir acquis la marque Gai
Pied et avoir hérité du même coup des archives, un fantastique
trésor culturel ...
septembre 2002 : Têtu magazine n° 70 (page 55) par Charles Roncier
> Les archives de Gai Pied : bataille autour d'une mémoire oubliée
{ citation de l'Académie Gay & Lesbienne ...
Année 2002 >
Mâles à bars magazine
Parution d'annonces de
collecte d'archives LGBTQ pour l'Académie Gay & Lesbienne
dans plusieurs numéros
> Vert
à l'extérieur, rose à l'intérieur [
Le Gay Pouvoir : Enquête sur la République bleu blanc rose ( éditions
Ramsay ) : par Yves Derai ] 22 5 2003
... [ Christophe ] Girard s'est aussi attiré les foudres des lesbiennes
en s'impliquant personnellement dans la création d'un Centre d'archives
homo.
=> Au
cours de l'année 2002, deux projets s'affrontent sous les
regards examinateurs de l'adjoint à la Culture et de sa collègue
en charge de la mémoire et du monde combattant, Odette Christienne.
L'un est présenté par un vieux militant gay, Jean Le Bitoux, président
du Mémorial pour la déportation homosexuelle, l'autre par les
femmes de l'Académie gay et lesbienne.
C'est le premier, jugé plus crédible, qui est retenu à
l'issue de quelques mois de débats animés.
Le comité de pilotage constitué dans la foulée se discrédite
par une disparité générique : il ne compte que cinq femmes
sur cinquante-neuf membres !
Il n'en faut pas plus pour que Marie-Jo Bonnet, historienne de l'homosexualité
féminine et lesbienne emblématique, accuse Girard des pires avanies.
Il suffit que le chouchou du maire, Christophe Girard, adjoint vert à
la Culture et gay, claque des doigts pour que de l'argent lui tombe dans les
mains, écrit-elle dans une lettre adressée à Anne
Hidalgo, première adjointe et responsable de la parité à
la Mairie de Paris.
Ce que les opposants hétéros de Bertrand Delanoë au Conseil
de Paris n'ont jamais osé, une lesbienne l'a fait sans complexe aucun.
Il y a parfois une agressivité terrible dans notre milieu qui tient
à un mal-être quasi palpable en certaines circonstances, regrette
Christophe Girard.
Persiste surtout, pour des raisons à la fois culturelles et historiques,
dans la communauté homosexuelle française, une mainmise exclusive
des gays sur les fonctions dirigeantes au détriment des lesbiennes dont
le poids politique se réduit à l'Association des parents et futurs
parents gays et lesbiens, présidé par Martine Gross.
Ces quelques antagonismes n'empêchent pas Girard de poursuivre son ascension.
Depuis sa nomination à l'Hôtel de Ville, le Tout-Paris fait son
miel de cet esthète d'une cinquantaine d'années à l'itinéraire
original, à la personnalité double, à la sexualité
triple ...
> Chronique d'une promesse électorale
: le Centre d'archives et de documentation homosexuelles de Paris [
SexPolitique - Queer Zone 2 ( éditions La Fabrique ) : par Marie-Hélène
Bourcier ] 12 4 2005
=> 2001
- 2002 :: Maux d'archives : devoir de mémoire ou exclusions
?
En mars 2001, le candidat à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë,
a glissé dans son panier de promesses électorales la création
d'un centre d'archives dédié au mouvement homosexuel français
[23].
En septembre 2002, le Conseil de Paris accorde une subvention de 100.000 euros
à une association de préfiguration d'un centre d'archives homosexuelles
de Paris (le CADHP).
Problème : le projet se payait le luxe de faire l'impasse sur la plupart
des minorités sexuelles et de genre. Sans parler des minorités
visibles. Ne figuraient quasiment aucune référence lesbienne et
aucune référence transsexuel(l)e ou transgenre dans la bibliographie.
Le budget publicitaire n'allait qu'aux supports gais, parisiens et régionaux
[24].
Les annexes du projet traitaient exclusivement de l'histoire du Paris gai. Homocentré
et homonormatif, le futur centre faisait l'économie de pans entiers de
la culture gaie : la pornographie et les cultures SM. Et comme il fallait aussi
exclure Act-Up Paris, le sida n'était pas évoqué [25].
Mais il y avait pire : nombre des fonds d'archives listés par le CADHP
l'étaient à l'insu de leurs détenteurs qui n'avaient tout
simplement pas été contactés.
Fermé sur sa culture homosexuelle, le
centre négligeait également l'apport d'expériences bien
antérieures en matière d'archives :
- comme le travail de Hoang B. Phan et Thomas Leduc, fondateurs de l'Académie
Gay & Lesbienne, [26]
- ainsi que les réalisations du Centre Européen de recherches,
d'études et de documentation sur les sexualités plurielles et
les interculturalités, de Patrick Cardon à Lille.
Compte tenu de tous ces manquements et comme l'initiateur du projet - Jean Le
Bitoux [27] - et le président de l'association à l'époque
- Christopher Miles - refusaient tout dialogue avec les parties concernées
mais oubliées [28], les groupes Archilesb!, VigiTrans et LopattaQ se
sont formés en 2002 pour que le projet devienne représentatif
et que son contenu scientifique et politique soit revu et enrichi.
Nous demandions notamment que les lesbiennes, les transsexuel(le)s et les transgenres
soient intégrés dans la réflexion et les circuits de décision
dès la phase de préfiguration - en un mot, que le futur centre
compte avec toutes les minorités sexuelles et de genre, mais aussi ethniques.
Nous avons lancé une pétition en France et à l'étranger
en octobre 2002 qui a recueilli plus de mille signatures réunissant des
activistes, des universitaires, des chercheurs indépendants, des figures
des études LGBT, des associations, des particuliers transpédégouines
ou non, désireux de voir mis en place un dispositif de recueil, de construction
et de diffusion d'archives, dédié aux minorités sexuelles
et de genre, qui ne soit ni excluant ni scientifiquement archaïque [29].
L'autre objectif de ces groupes d'archivaction était qu'un débat
public soit ouvert sur la question des archives LGBTQ et sur les orientations
du projet.
=> Notes
:
- [23] - Au-delà de la mémoire de la
déportation, le mouvement homosexuel français a toujours été
fragile lorsqu'il s'est agi, depuis cinquante ans, de conserver et de transmettre
son histoire [...] C'est pourquoi la possibilité de créer un lieu
de documentation, d'information et de recherches autour de cette mémoire
a retenu toute mon attention. Réponse écrite de Bertrand
Delanoë aux questions posées aux candidats à la mairie de
Paris par l'association Lesbian & Gay Pride-Ile de France, 2 mars 2001.
- [24] - Budget de fonctionnement indiqué pour la publicité :
1/4 de page dans Têtu : 20.000 F, 1/4 de page dans Illico : 10.000
F, presse régionale gai : 20.000 F.
- [25] - L'histoire se répète. En 1991, Act-Up Paris avait déjà
quitté la Maison des homosexualités à cause de la non-prise
en compte des lesbiennes et du sida, critiquant ainsi la politique de Jean Le
Bitoux, l'un des co-fondateurs ( Action n° 004, novembre 1991, p. 7 ). Rappelons
qu'en 1990, une première subvention de 50.000 francs avait été
accordée par le ministère de la Culture pour un projet de centre
d'archives au sein de la Maison des homosexualités ( cf. Décharges
publiques par Jean Le Bitoux in Illico, octobre 1991, p. 12 ). Malgré
les subventions publiques, celui-ci n'a jamais abouti.
- [26] - L'Académie Gay & Lesbienne a réuni plus de 20.000
documents [ collectés et archivés ] depuis 1975 http://www.archiveshomo.info
- [27] - Fort de sa qualité de président du Mémorial de
la déportation homosexuelle et de l'injonction au droit de mémoire,
Jean Le Bitoux est toujours resté insensible aux critiques en matière
de représentativité. Il s'est opposé dès le départ
à la présence de Marie-Jo Bonnet, historienne de référence
dans la culture lesbienne française et dont la thèse sur les relations
entre les femmes dirigée par Michelle Perrot ( Les Relations amoureuses
entre les femmes du XVIe au XXe siècle, Odile Jacob 1995 ) est devenu
un classique.
- [28] - En juillet 2001, Christopher Miles m'avait demandé de faire
partie du projet. Après lecture de la première mouture, je lui
avais fait part de mes réserves - le mot est faible. C'est en voyant
que Jean Le Bitoux refusait de réagir que j'ai décidé de
ne pas faire partie d'un projet discriminant et d'agir dans le cadre d'Archilesb!
- [29] - Parmi les signataires : Teresa de Lauretis, les Lesbian Archives de
New York, Alain Touraine, Virginie Despentes, Martha Gever, la Coordination
Lesbienne de France, Stephen Whittle... Liste disponible sur http://perso.wanadoo.fr/
coalition.lgbtq/pet_archi.html
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Février 2007 > gayvox.com
: Gay Culture < Littérature > par Lionel Duroi
Triangul’ère
n°6, la revue gay
Une nuée de sujets relatifs à l’art homo dessine le fil
rouge d’un exemplaire de Triangul’ère. Dans le numéro
6 paru en décembre 2006, l’éditeur, Christophe Gendron,
ne déroge pas à l’objectif qu’il s’est fixé.
Il nous permet de voyager dans le temps magnifique des décennies qui
ont procédé à ce que nous sommes devenus face à
la norme, au nombre. Pour celles et ceux qui atteignent la quarantaine et plus,
l’éveil de la nostalgie tracera des ombres autour des fantômes.
Plus de 280 pages colorées de photos, dessins et textes aux sujets approfondies.
Une réalisation magnifique.
Au sommaire, la LGBT Historical Society de San
Francisco, comme un contre exemple du peu de cas que font nos édiles
en France des archives LGBT.
Un collectif d’artistes qui revisitent les marins et leur univers plus
ou moins fantasmé. L’homophobie voyageuse, le nu masculin en Chine
etc. Même les quelques pages de publicités créatives n’enlèvent
rien à l’exercice d’une publication classe et de poids !
Enfin, la magistral interview du créateur de la
revue Arcadie.
A collectionner absolument !
Au travers l’entretien ( rarissime ) accordé
par André Baudry, maître d’œuvre de la revue majeure
que fut Arcadie,
Triangul’ère vous transporte au cœur de presque trente
années d’homosexualité ( de 1954 à 1982 ). [...]
12 1 2007 > magazine illico n° 164 :
Rétrospective par Didier Roth-Bettoni
=> ( page 4 ) BEST OF 2006 : Politique, culture, etc.
Les
gens et les événements de l'année
Un député condamné pour homophobie. Un salon gay qui disparaît.
Une gay pride qui dégénère. Un film d’amour homo
qui triomphe aux Oscars. Un grand parti qui dépose un projet de loi en
faveur du mariage gay. Une actrice outée par un magazine. Une
polémique autour d’un centre d’archives. Une multiplication
d’agressions anti-gays…
Ça c’est passé en 2006.
=> ( page 5 ) BEST OF 2006 : Politique
Polémiques
parisiennes
Régulièrement pris pour cible par des essayistes
plus ou moins talentueux ( Sophie Coignard, François Devoucoux du Buysson
) en raison des subventions accordées par la Ville de Paris à
des associations LGBT, Bertrand Delanoë aura pour adversaire lors
des municipales de 2008 une élue dont c’est aussi un des arguments.
Françoise de Panafieu, députée-maire UMP du XVIIè
arrondissement, malgré quelques inflexions à son discours ( elle
n’est plus hostile à la Marche des Fiertés ), est en effet
résolument contre ce qu’elle juge comme le favoritisme communautariste
du maire gay de Paris.
Ce n’est pas la seule polémique à laquelle doit faire face
Bertrand Delanoë : sa décision de rebaptiser le parvis de Notre-Dame
de Paris du nom de l’ancien pape Jean-Paul II, connu pour son refus du
préservatif et sa condamnation des unions homosexuelles, provoque en
effet l’hostilité de plusieurs associations LGBT et de lutte contre
le sida.
=> ( page 9 ) BEST OF 2006 : Communauté
Une
série d’échecs
C’est certainement le ratage le plus dramatique
de ces dernières années : au-delà des polémiques
ou des accusations de toutes natures qui ont émaillé l’année,
on ne peut que constater que le beau projet de Centre d’Archives LGBT
de Paris [ nouveau nom du projet de Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association
de Préfiguration du CADHP ] est toujours
au point mort.
Après des années d’études, de rapports, de réunions,
après l’épuisement de 100.000 euros de subvention accordés
par la Ville de Paris, après la succession de plusieurs équipes
et employés, après la validation du projet par diverses instances,
on est bien en peine de dire si ce Centre verra le jour.
Car la situation aujourd’hui est calamiteuse et l’image donnée
d’un gâchis d’énergie et de fonds publics est absolument
catastrophique.
Autre faillite, celle du Salon Rainbow Attitude qui ferme ses portes
après trois éditions déficitaires (malgré plusieurs
dizaines de milliers de visiteurs chaque année) et en laissant plusieurs
fournisseurs et partenaires sur le carreau.
Enfin, avec la fermeture par Patrick Cardon de Gay
Kitsch Camp à Lille faute de moyens ( les subventions municipales
et régionales n’ont jamais été suffisantes ), c’est
à la fois une maison d’édition, un festival de cinéma
et un centre de mémoire LGBT qui disparaissent.
12 1 2007 > magazine illico
n° 164 ( page 34 ) Agendas : par Jean-François Laforgerie - Julien
Pierre
Du neuf
à l’Académie Gay et Lesbienne
L’Académie Gay & Lesbienne n’en finit pas d’étoffer
ses services aux internautes.
Parmi les nouveautés, on trouvera un tout nouveau
service " Livres
" qui recense, domaine par domaine ( queer, lesbianisme, sida, histoire,
mariage, PaCS, homoparentalité, prostitution, etc. ), de très
nombreux ouvrages sur l’homosexualité. Si un sujet vous intéresse,
vous cliquez et apparaît la liste des ouvrages les plus pointus sur le
sujet.
Parmi les nouvelles rubriques, l’une est consacrée aux festivals
de culture gay en France et à l’étranger.
Mais la plus attrayante des nouveautés est sans
conteste l’archivage et la mise en ligne des revues
non LGBT qui, de 1936 à 2006, ont consacré leur une à
l’homosexualité. Cela donne un bon aperçu des collections
de l’Académie Gay et Lesbienne comme de l’évolution
de traitement des homos dans la presse généraliste. Certaines
unes vous rappelleront sans doute des souvenirs.
Accès à ces nouveaux services sur www.archiveshomo.info
29 12 2006 > magazine illico
n° 163 ( page 6 ) : Interview croisée < de Orion Delain et Christophe
Gendron > par Didier Roth-Bettoni
« Raconter
l’histoire d’un village »
# Si certains doutent de l’existence de la culture
gay, ce n’est à l’évidence pas votre cas …
- Orion [ Delain ] : La culture gay, on a les pieds
dedans ! On ne publie que des artistes qui travaillent sur l’imagerie
gay. Certains font aussi des paysages, des choses abstraites, ça ne nous
intéresse pas. Notre envie, ça a toujours été de
surfer sur la sensibilité de l’art gay, exprès, trop peut-être
diront certains.
- Christophe [ Gendron ] : Personne ne s’y
intéresse, il n’y a pas de revue dans le monde qui s’y intéresse.
Pourtant, en dehors des photographes, il y a beaucoup d’artistes, de peintres,
de dessinateurs…
- Orion : C’est pour cela aussi qu’on
a organisé l’exposition Gay Art au salon Rainbow Attitude en 2005
: pour réunir ces artistes, les faire se rencontrer, faire rencontrer
leurs publics. On a d’ailleurs édité un numéro intermédiaire
de "Triangul’ère" pour perpétuer ce carrefour,
comme on a fait un numéro intermédiaire sur les éditeurs
gay. On veut jouer ce rôle, et si des dessinateurs ou des peintres gay
ne savent pas où publier, qu’ils n’hésitent pas à
nous contacter en envoyant un mail à editions@triangulere.com
- Christophe : Ils ne sont pas nombreux les gays
qui sont prêts à assumer l’art gay sur leurs murs. Avec "Triangul’ère",
ils peuvent l’avoir sur leur table de salon… Pour en revenir à
ta question, qu’est-ce c’est qu’une culture ? Quand il y a
une histoire commune, une persécution commune, un mode de vie commun,
une sexualité commune, quand il y a un art qui se dégage…
ça fait beaucoup de choses communes qu’on peut appeler une culture,
non ?
# Les textes que vous publiez répondent à
la même logique ?
- Orion : Notre
idée de toujours, c’est de laisser des traces de notre histoire.
C’est ce qui fait notre différence avec la presse : on fait parler
les éléphants de la communauté, on raconte notre histoire.
Dans le dernier numéro, c’est André Baudry, le fondateur
d’Arcadie, la première association homosexuelle française
dans les années 50. On a passé 8 jours chez lui en Italie : ça
faisait plus de vingt ans qu’il n’avait pas parlé !
- Christophe : Dès le début, on a
fait participer ceux qui ont compté dans cette histoire, sous forme de
textes qu’on leur a demandé ou d’entretiens. Pierre et Gilles,
Didier Lestrade, Jean-Pol Pouliquen ont parlé dès les premiers
numéros. Ces livres que sont les numéros de " Triangul’ère
", ils racontent l’histoire d’un village.
- Orion : Mais en parlant
de l’histoire, on parle aussi d’aujourd’hui : quand on célèbre
les vingt ans du centre d’archives gay de San Francisco dans le dernier
numéro, c’est aussi pour souligner ce qui se passe à
Paris avec le scandale de ce centre d’archives qui n’arrive pas
à voir le jour. [ le projet de
Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association
de Préfiguration du CADHP ]
# C’est un rythme très particulier de
faire un numéro par an. Concrètement, comment est-ce que vous
élaborez un sommaire ?
- Christophe : On s’y
prend très longtemps à l’avance. L’entretien avec
André Baudry par exemple, cela fait trois ans qu’on y pense, qu’on
y travaille. Les thèmes des portfolios collectifs comme "
Les marins " dans le dernier numéro, on les lance très en
amont pour pouvoir contacter les artistes et regrouper les œuvres. Le dernier
numéro vient de sortir mais on sait déjà depuis un moment
ce qu’il y aura dans le prochain.
# " Triangul’ère " n°6,
disponible en librairie. Ou sur commande www.triangulere.com
21 9 2006 > e-llico.com : par La rédaction
Homophobes
: la rédaction d'Illico répond à François Devoucoux
du Buysson
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande
de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur
les "Nouveaux homophobes". Ce droit de réponse appelle quelques
remarques dans la mesure où François Devoucoux du Buysson prend
prétexte d’informations publiées dans "Illico"
pour étayer ses assertions.
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de
droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les
"Nouveaux homophobes" dans lequel cet auteur est cité ainsi
que des extraits de ses écrits. Ce droit de réponse, publié
sur notre site, appelle néanmoins quelques remarques et ce d’autant
que François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations
publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Ainsi, François Devoucoux du Buysson estime que
la bonne foi du "Perroquet libéré", dans ses attaques
contre le projet de centre d’archives homosexuelles [
de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], n’est
pas reconnue dans notre dossier alors même que notre journal "Illico"
a lui-même dénoncé un "manque de transparence".
Effectivement, "Illico" a bel et bien critiqué, à une
reprise, une absence de transparence des initiateurs du projet et même
posé la question d’un éventuel gaspillage de temps et d’argent
dans la réalisation dudit projet, mais jamais sous-entendu qu’il
y avait eu des "irrégularités dans la gestion". Cela,
c’est François Devoucoux du Buysson qui le dit et l’écrit.
C’est lui qui sous entend que l’usage des 100.000 euros de subventions
[ de la Mairie de Paris ] pourrait
avoir été frauduleux et lui seul.
D’entrée de jeu, François Devoucoux du Buysson a considéré
ce projet comme communautariste (ce qui est son droit) mais avec des méthodes
qui, selon nous, s’apparentent à de l’homophobie.
Ainsi, vouloir disqualifier un des principaux acteurs
du projet, en l’occurrence Jean Le Bitoux, en affirmant que sa réputation
est "sulfureuse" du fait de son "insistance à évoquer
positivement la pédophilie" (in "Paris cide",
page 71) en citant une interview publiée dans "Illico"
sortie de son contexte, est absolument malveillant. Quel est le but recherché
lorsqu’on écrit qu’un militant gay historique fait aujourd’hui
les mêmes amalgames que l’extrême droite alors qu’il
ne fait que rappeler une phase du militantisme homo vieille de 30 ans !
Si nous avons choisi de classer ce "polémiste" dans la catégorie
des "nouveaux homophobes", ce n'est pas pour lui faire un procès
mais décrire ce qu’écrivent les détracteurs des gays,
ce qu’ils pensent, disent, défendent comme point de vue. En l’occurrence,
lui n’est jamais avare sur l’homosexualité. C’est lui
qui compare les militants gay à des criminels de guerre ("les Khmers
roses").
C’est lui qui conteste aux associations LGBT d’être
hébergées dans une maison des associations à Paris.
[ L'Association de Préfiguration du Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) y est
domiciliée car elle n'a plus d'argent pour payer le loyer de son local
à la Régie Immobilière de la Mairie de Paris ]
C’est lui qui critique la moindre subvention municipale
versée à une association homo. C’est lui qui parle de "mafia
rose" à propos de la communauté gay. C’est lui
qui publie des vannes douteuses sur Delanoë du style "Delanoë
n’aime pas les tentes" et autres "Manque de tapettes dans le
Marais". C’est lui toujours qui, dans ses interviews ("VSD",
JT de France 2…) trouve que l’homophobie en France, c’est
pas si grave, etc. Alors au bout du compte, il a beau dire qu’il n’a
rien contre les "personnes homosexuelles", il est difficile de ne
pas le classer parmi les homophobes.
21 9 2006 > e-llico.com : par François
Devoucoux du Buysson
Droit
de réponse : François Devoucoux du Buysson réagit au dossier
sur les nouveaux homophobes
# Nous publions un droit de réponse de François
Devoucoux du Buysson collaborateur du site internet l'Observatoire du communautarisme
relatif à notre dossier sur les "Nouveaux homophobes".
- Monsieur,
Dans l'édition mise en ligne le 18 septembre 2006, votre périodique
me cite à plusieurs reprises sur la base d'une présentation incorrecte
et malveillante de mes écrits.
S'agissant de mon livre Pariscide, Illico affirme que
"(j') amalgame pédophilie, outing, clientélisme".
Or, dans cet ouvrage, je ne fais que mentionner les positions ambigües
de Monsieur Jean Le Bitoux, alors responsable du projet municipal de "centre
d'archives homosexuelles" [ Jean Le Bitoux
était salarié comme Responsable du Comité d'Acquisition
par l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], en
m'appuyant explicitement sur un dossier paru dans Illico en date du 29 mars
2001 et intitulé "Pédophilie : la patate chaude des homos".
Dans ce dossier, Monsieur Le Bitoux prétendait notamment que "l'homosexualité
vient d'une culture pédophile avec André Gide".
[ Magazine illico n° 26 ( page 12 ) 29 3 2001 ]
Par ailleurs, Illico semble contester l'existence d'irrégularités
dans la gestion du projet de centre d'archives homosexuelles, mettant ainsi
en cause la bonne foi d'une enquête du Perroquet Libéré.
Je vous invite à relire votre périodique, et notamment votre dossier
"Le feu aux archives" mis en ligne le 14 avril 2006, puisque vous
avez vous-même évoqué le "manque de transparence"
et "cette absence d'information sur le projet", allant même
jusqu'à dire que l'utilisation qui a été faite par les
responsables du projet d'une subvention municipale de 100.000 euros "peut
au moins poser la question d'un éventuel gaspillage".
[ Magazine illico n° 147 ( pages 8 & 9 ) 14 4 2006 ]
Enfin, Illico me range sans autre forme de procès dans la catégorie
"nouveaux homophobes" en se gardant bien d'indiquer précisément
ce qui, dans mes écrits, relève de cette qualification pénale,
au risque de verser dans la diffamation pure et simple. Je conteste l'amalgame
qui est ainsi fait entre ma critique du communautarisme gay et une quelconque
aversion pour les personnes homosexuelles que vous ne trouverez pas sous ma
plume.
Je retiens du réquisitoire d'Illico que les critiques du mouvement gay
sont toujours "caricaturales", ce qui ne semble jamais être
le cas de ceux que votre périodique appelle les "militants LGBT"
ni des manifestations homosexuelles. C'est, je crois, une vision partielle des
choses.
Je vous saurai gré de faire paraître cette mise au point sur tous
les supports ayant publiés les articles me concernant.
Cordialement, François Devoucoux du Buysson
15 9 2006 > magazine illico n° 156 (
page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
François
Devoucoux du Buysson
François Mitterrand avait comme contempteur Jean Montaldo. Bertrand Delanoë
est tombé sur François Devoucoux du Buysson.
De livre en livre, de tribune en tribune, sur son site Internet ( Observatoire
du communautarisme ) ou dans sa lettre satirique ( Le
Perroquet libéré ), ce jeune essayiste ( 33 ans ), souvent
présenté comme un ancien chevènementiste, n’en finit
pas de critiquer la gestion municipale — son prochain bouquin est consacré
à la circulation.
Rien à y redire sur le principe, si la méthode utilisée
n’était pas si grossière et si délibérément
caricaturale. Un exemple ?
Dans Paris
cide ( il faut savoir que côté humour, il est de l’école
Laurent Ruquier ), François Devoucoux du Buysson consacre un chapitre
à Delanoë et aux homos où il amalgame pédophilie,
outing, clientélisme …
L’ouvrage prétend même ( p. 61 ) que la Mairie de Paris a
publié et affiché des affiches " porno chic " montrant
des " photos de triolisme ". Bref, tout est bon pour arriver à
ses fins.
En l’occurrence, faire passer l’idée que tout ce qui peut
être fait en faveur des personnes LGBT, l’est au détriment
du bien général et n’est rien moins qu’une dérive
communautariste.
C’est la thèse longuement développé dans Les
Khmers roses , une expression qui fera florès y compris dans la
bouche de Christian Vanneste.
Quand à ces commentaires, souvent taillés
à la serpe, et à ces infos, souvent instrumentalisées,
elles sont largement reprises par l’UMP parisienne ( voir le Livre
noir consacré à la gestion Delanoë ) et Le Marchand
de sable , le pamphlet poussif de Sophie Coignard.
15 9 2006 > magazine illico n° 156 (
page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
Le
Perroquet libéré
" Lettre satirique d’information parisienne sur le web " comme
la définissent ses promoteurs, Le
Perroquet libéré se conçoit comme un outil critique
de la gestion municipale.
Sur le papier et du strict point de vue démocratique, l’exercice
est normal, salutaire même.
Pourtant, à la lecture régulière, on ne peut qu’être
frappé par l’homophobie, parfois assez détestable, que véhicule,
et pas seulement entre les lignes, cette lettre.
Son responsable François Devoucoux du Buysson a beau s’en défendre
sur le registre " Nous ne sommes pas homophobes ", le Perroquet
fait une méchante fixette sur les pédés.
Difficile, en effet, de trouver un numéro qui n’ironise pas sur
l’homosexualité du maire de Paris ( " Delanoë n’aime
pas les tentes " à propos de la polémique sur le matériel
donné aux SDF parisiens par Médecins du Monde ), brocarde Christophe
Girard, adjoint à la Culture ou attaque le supposé communautarisme
gay municipal.
Ainsi, sous le titre " Homogénéité
", on conteste que des associations homos soient hébergées
dans la maison des associations du 3ème arrondissement ( N°
25 ). [ l'Association de Préfiguration
du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris y est domiciliée
depuis début 2005 : Après avoir totalement consommée la
subvention des 100.000 euros de la Mairie de Paris, l'AP CADHP ( ne
pouvant plus payer le loyer ) a donc rendu son local à la Régie
Immobilière de la Ville de Paris et résilié ses 3 lignes
téléphoniques à la fin de l'année 2004 ]
Un numéro entier est consacré à la
dénonciation de l’attribution de subvention aux associations LGBT.
En avril 2006, c’est une attaque en règle contre les " irrégularités
" ( lesquelles ? ) du projet de Centre d’Archives ( N°
34 ).
Tout est bon à prendre y compris la réalisation d’un pastiche
( voir la fausse affiche du salon Rainbow ) publié dans le N°
31 du Perroquet ou le sous-entendu nauséeux.
Dans un article intitulé " l’édile des jeunes ",
le Perroquet ( N°
32 ) cite un extrait du Journal de Pascal Sevran racontant
un dîner privé avec Bertrand Delanoë, l’écrivain
Philippe Besson … Présent aussi ce soir-là, Arno, un jeune
chanteur. Commentaire du Perroquet : " Révélé
par l’émission de Pascal Sevran, le mystérieux Arno, alors
âgé de 17 ans, s’est par la suite illustré à
la Star Academy. Comme quoi, Fabius n’est pas le seul socialiste
à aimer la Star Ac ! "
Septembre 2006 > magazine Marcel
Paris n° 32 ( page 5 ) : par Damien Veies
L'histoire
en marche
L'Histoire de l'homosexualité et des homosexuels est à faire.
Loin du projet culturelo-politique du Centre d'Archives
[ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration
du CADHP ], les bénévoles de l'Académie
gay et lesbienne collectent les traces de cette histoire. Journaux, magazines,
objets personnels, photos, films, etc sont conservés dans l'attente d'être
redécouverts et exploités.
Depuis 29 ans, la matière s'est accumulée et l'espace est devenu
insuffisant. Qu'attend-on pour faire de ce fond exceptionnel la base d'un lieu
mémoriel, et le moyen d'un véritable dialogue entre les générations
?
100.000 € pour un projet de Centre d'Archives
[ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] qui
n'existe que sur le papier, c'est beaucoup !
Avec cette somme, l'Académie aurait fait plus. Mais l'Histoire jugera
et avant elle les électeurs …
# www.archiveshomo.info
Juillet-août 2006 > magazine Têtu
n° 113 ( page 62 ) : par Paul Parant
Le projet
de Centre des Mémoires parisien suscite la colère
Pour l'instant sans local ni fonds d'archives, le Centre
des Mémoires LGBT ne devrait pas ouvrir avant 2008. Ce projet
[ de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris
de l'AP CADHP ], dont la préfiguration a
déjà coûté 100.000 euros à la Mairie de Paris,
réclame 820.000 euros supplémentaires pour exister.
Parmi les personnes exaspérées par la lenteur du projet,
Phan Hoàng voudrait que son propre projet, l'Académie Gay
et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine, soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres,
autant de vidéos et de titres de presse, et publie les articles de journaux
sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info
], tout en continuant de sauver des fonds privés.
- Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé
le projet du Centre des Mémoires, ne connaît pas l'existence des
autres fonds d'archives, tempête Phan
Hoàng qui exige que le projet " Officiel " publie
ses comptes ainsi qu'un rapport moral annuel.
Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires
[ LGBT de Paris - Île de France (projet
CADHP rebaptisé) ], le reconnaît :
- Eux ont accumulé des choses, pas nous.
Il prône un rapprochement, mais n'a pas visité personnellement
les archives [ du Conservatoire des Archives et des
Mémoires LGBT ] de l'Académie
[ Gay & Lesbienne ].
Certes très présentable, mais encore abstrait,
le Centre saura-t-il transformer ses nombreux
contradicteurs en partenaires, pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique devrait
apporter un début de réponse.
21 6 2006 > Centre
d’Archives LGBT : réunion tendue en prévision
[ e-llico.com ]
Le projet serpent de mer du futur Centre d’Archives
LGBT parisien va connaître une nouvelle étape avec la réunion
qui se tiendra lundi et à laquelle participeront tous les protagonistes,
initiateurs du projet comme opposants.
Lundi 27 devrait se dérouler la première réunion portant
sur la création du Conseil scientifique du futur Centre
des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France [ nouveau
nom du Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris
de l'AP CADHP ].
Pourquoi une telle réunion alors que le financement
n’est toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir
espérer un nouveau financement de la Ville de Paris comme l’aide
du Ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.
C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des
responsables actuels du projet :
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions,
des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est
une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance
représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent
et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devrait confronter Marie-Hélène Bourcier ( l’une
des critiques les plus virulentes du projet actuel ), Patrick Cardon, Louis-Georges
Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives [
Départementales ] de Paris et les responsables de l’actuel
projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil
scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes
de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui
n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président
chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif.
Nous attendons la réunion avec la ville de Paris et le ministère
de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision
sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.
16 6 2006 > Centre
d’Archives Homosexuelles : vers la création d’un Conseil
scientifique [ e-llico.com
]
Fin juin ( le 27 précisément ), doit se dérouler la première
réunion portant sur la création du Conseil scientifique
du futur Centre des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France.
Une condition sine qua non à la poursuite de son
financement. Pourquoi une telle réunion alors que le financement n’est
toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir
espérer un nouveau financement de la ville de Paris comme l’aide
du ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.
C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des
responsables actuels du projet [ Centre d’Archives
et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ].
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions,
des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est
une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance
représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent
et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devait confronter Marie-Hélène Bourcier,
Patrick Cardon, Louis-Georges Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives
de Paris et les responsables de l’actuel projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil
scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes
de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui
n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président
chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif.
Nous attendons la réunion avec la Ville de Paris et le ministère
de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision
sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.
Juin 2006 > Où
en est le CADHP ? [ Baby Boy
magazine ]
En 2000 [ le
13 6 2001 ], Jean Le Bitoux et Christopher Miles ( parmi d'autres ) proposent
la création d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuel
de Paris ( CADHP ). Se constitue alors [ le
19 12 2001 ] une association chargée de préfigurer le projet
: l'AP-CADHP.
Elle demande à l'époque une subvention
à la Ville de Paris.
Une délibération votée en Conseil de Paris en novembre
2002 [ le
24 9 2002 ] lui accorde 100.000 euros pour financer la mission de préfiguration.
Le Centre d'Archives Homosexuelles de la Ville
de Paris devait ouvrir en 2003. Aujourd'hui, le Centre n'est pas près
d'ouvrir.
Après avoir dépensé les 100.000 euros accordés par
la mairie, l'AP-CADHP défend aujourd'hui un projet au point
mort.
ArchiQ, un des principaux
opposants à l'actuel projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris
[ projet CADHP rebaptisé ], s'indigne
face à l'incompétence de l'équipe qui pilote le
projet et à la Mairie de Paris qui, pour elle, a prouvé son
peu d'intérêt pour un projet pédagogique, culturel et citoyen
qui fait cruellement défaut et qui contribuera efficacement à
la lutte informée contre les discriminations sexuelles, ethniques et
de genre.
26 5 2006 > tetu.com
( du journal Têtu ) : France ( Mémoire ) par Paul Parant
Il existe plus d'une
dizaine de fonds d'archives en France, dont l'existence n'est pas prise
en compte par le projet officiel. Lire la suite :
=> Centres
des mémoires LGBT : les fonds d'archives existants veulent être
reconnus
Sans local, ni fonds d'archives déjà collectées, le Centre
des Mémoires LGBT [ nouveau nom du projet
de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP
) ] ne devrait pas ouvrir avant 2008.
Ce projet, dont la préfiguration a déjà coûté
100.000 euros à la mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires
pour exister.
Parmi les nombreuses personnes exaspérées
par la lenteur du projet, M. Phan Hoàng réclame que son propre
projet, [ le Conservatoire des Archives et
des Mémoires LGBT de ] l'Académie Gay et Lesbienne,
à Vitry-sur-Seine ( Val-de-Marne ), soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres,
autant de vidéos et de titres
de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [
http://www.archiveshomo.info
], tout en continuant de sauver des fonds privés.
Il recense également plus d'une dizaine de centres
d'archives LGBT en France.
- " Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé le
projet du Centre des mémoires, ne connaît pas l'existence des autres
fonds d'archives. Notre travail n'est pas reconnu ", tempête
M. Phan Hoàng, qui exige que le projet « officiel »
publie ses comptes et un rapport moral annuel.
Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires,
le reconnaît :
- " Eux ont accumulé des choses, pas nous. "
Il prône un rapprochement, mais n'a pas personnellement visité
les archives de l'Académie [ Gay & Lesbienne
] : son rapport de Préfiguration mentionne d'ailleurs
l'existence de fonds, sans entrer dans le détail.
- " Dès le départ, notre projet suit une démarche
certifiée technique par la direction des Archives de France ",
rappelle M. Martinet ( lire Quotidien du 31 mars ).
Certes très présentable, mais encore abstrait,
le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires,
pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique
devrait apporter un début de réponse.
24 5 2006 > e-llico.com
: Actus par Jean-François Laforgerie
Archives
Homosexuelles de Paris : l'Académie Gay & Lesbienne veut
faire repartir le projet sur des bases saines
Nouvelle interpellation des responsables du Centre d’Archives
et de Documentation Homosexuelles de Paris, cette fois-ci de la part de
l'Académie Gay & Lesbienne qui dénonce une mauvaise gestion
et réclame d’être associée au projet.
Le Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris
essuie de nouvelles critiques.
Dans un communiqué, l'Académie Gay &
Lesbienne parle de projet mal géré, d’enlisement
et s’indigne de la fuite en avant de ses responsables qui recherchent
820.000 euros supplémentaires pour ouvrir le fameux centre.
- Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives
existants pour débloquer la situation et redonner confiance, estime
l’association spécialisée dans les archives homosexuelles
qui dénonce l’occultation et/ou la dévalorisation des
centres et initiatives existants et en particulier sa mise à l’écart
du projet de centre parisien, notamment en raison de sa domiciliation en
banlieue.
L’Académie Gay & Lesbienne demande que
le projet de " Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France
" ( CADHP rebaptisé ) reparte sur des bases saines,
avec de nouvelles énergies en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation
au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP
CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer
le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière
de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes
détaillés,
- et l‘indépendance par l’affranchissement
de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il
soit.
23 5 2006 > De
nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de CADHP
? [ Gais et Lesbiennes Branchés
]
L’Académie Gay et Lesbienne s’interroge sur le projet de
Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui leur
semble cher, sans ambition et finalement peu séduisant :
23 5 2006 > De
nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de Centre d’Archives
et de Documentation Homosexuelles de Paris ? [
Communiqué de presse de l'Académie
Gay & Lesbienne ]
Malgré le soutien de la Mairie de Paris, ce projet
mal géré continue de s’enliser. 100.000 € de subvention
déjà dépensés n’ont donné lieu qu’à
un rapport de 80 pages de généralités, alors que l’ouverture
du centre était prévue pour 2003.
Faute d’avoir atteint ses premiers objectifs, l’Association
de Préfiguration du CADHP recherche maintenant 820.000 € pour
ouvrir son centre « ambitieux,
séduisant, cher… ».
Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants
pour débloquer la situation et redonner confiance. L’Académie
Gay & Lesbienne appelle aussi les responsables à respecter leurs
engagements initiaux.
- Un centre ambitieux ? En réalité n’est
prévue que l’ouverture en 2008 d’un centre de documentation,
puis seulement deux ans plus tard d’un centre d’archives réservé
aux journalistes et chercheurs. La bibliothèque grand public est abandonnée
et la partie muséale écartée.
- Cher ! En effet, l’AP CADHP recherche
de nouveaux financements disproportionnés, prévoyant ainsi 510.000
€ de salaires et seulement 10.000 € pour les acquisitions de collection…
Un colloque à 20.000 € est projeté pour la création
d’un thésaurus LGBT, sans mentionner qu’il en existe déjà
à l’étranger.
- Séduisant ? L’AP CADHP se
discrédite par sa communication irrégulière pour cacher
ses problèmes de gestion. Par exemple elle prétend sur son site
que « le
local ouvert, les réunions de travail se succèdent »
tout en se gardant de publier son rapport moral qui constate « après
enquête que les commissions ne se réunissaient pas »…
Le projet initial prône que le « centre
doit refléter une image de stricte neutralité »
alors que l’AP CADHP est présidée
depuis 2003 par un maire adjoint ( PS ), ancien président d’Homosexualités
Et Socialisme [ HES ], au côté
de plusieurs militants socialistes.
Elle cherche à convaincre que son projet est « fondamental
» par l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et
initiatives existants alors que les quelques archives qu’elle a réussi
à obtenir sont stockées dans une cave prêtée par
l’association Aides à Pantin.
De plus, depuis début 2005, « ne
pouvant plus payer le loyer », elle a rendu son local à
la régie immobilière de la Ville de Paris.
Le rapport de Préfiguration ( sous-traité
à la société CCMO Conseil ) enchaîne
des généralités, erreurs et contradictions.
On peut s’interroger sur la capacité de
mettre en place un centre de grande envergure et d’en assurer sa pérennité
: pas d’étude de faisabilité, ni d’étude
technique approfondie et rien sur les sources de financement.
L’AP CADHP ignore tout du monde des archives, bibliothèques
et centres de documentation LGBT. Dans le rapport ne figure aucune analyse du
fonctionnement et du financement des centres existants : il serait utile de
contacter les acteurs de terrain.
Sur son site, elle feint « la révision et (…) la précision
d’un certain nombre d’orientations mal comprises » alors
qu’elle reprend à son compte certaines revendications d’associations,
groupes et personnalités. Enfin elle ne s’embarrasse pas de copier
grossièrement le travail d’autrui ( notre site internet http://www.archiveshomo.info
par exemple ) !
Elle ne peux continuer à nier la réalité
de notre savoir-faire, ni l’importance de notre fonds : une bibliothèque,
de la documentation et des archives réunies en cinq ans de travail bénévole,
sans aide publique.
De plus, nous avons rassemblé une documentation spécifique
sur les archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT en France
et à l’étranger.
Sous prétexte de notre domiciliation en banlieue,
l’Académie Gay & Lesbienne était tenue à l’écart
de ce projet de centre parisien. Comme il prétend aujourd’hui englober
aussi l’Île-de-France ( notamment pour demander des subventions
au Conseil régional ), dorénavant il ne
pourra plus se faire sans concertation avec nous !
L’Académie Gay & Lesbienne demande que ce projet de «
Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France » (
CADHP rebaptisé [ avec ce nouveau nom pour imiter notre Conservatoire
des Archives et des Mémoires LGBT ? ] ) reparte
sur des bases saines, avec de nouvelles énergies, en s’appuyant
sur :
- la concertation par la consultation et la participation au
projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP
à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet
par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière
de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes
détaillés,
- l’indépendance par l’affranchissement
de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il
soit.
Mai 2006 > Subventions
:: Les 100.000 euros perdus du Centre d'Archives Homosexuelles
[ journal Le Cri du Contribuable ]
En 2002, le Conseil de Paris unanime a voté une subvention de 100.000
euros à une association chargée de la création d'un Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui aurait dû ouvrir
en 2003.
Les 100.000 euros sont partis en fumée, le Centre
reste virtuel et les responsables de l'association s'apprêtent à
demander une rallonge.
=> Retour
sur un scandale :: La subvention s'est perdue quelque part dans les archives
!
L'enveloppe n'était pourtant pas légère : pas moins de
100.000 euros, octroyés sur proposition de la mairie de Paris à
l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris ( [ AP ] CADHP ), pour initier
la création dudit centre, dont l'ouverture était prévue
pour 2003.
A en croire Le Perroquet Libéré [ http://www.leperroquetlibere.com/
L-histoire-rocambolesque-des-archives-homosexuelles-de-la-mairie-de-Paris_a92.html
], qui a levé le lièvre, l'octroi de ce subside répondait
à un engagement électoral, très discrètement pris
par Bertrand Delanoë en mars 2001 auprès de quarante associations
membres du Conseil politique de la Lesbian and Gay Pride. Il a été
voté en septembre 2002 par l'ensemble des groupes politiques représentés
au Conseil de Paris, Philippe Séguin ayant demandé aux élus
UMP de ne pas y faire obstacle.
L'opposition, écrivent nos confrères, est venue d'ailleurs, à
savoir des associations lesbiennes Archives Recherches Cultures Lesbiennes
[ ARCL ] et Cineffable, mécontentes d'avoir été
tenues à l'écart du projet et auxquelles la mairie de Paris accorda
dans la foulée [ par la suite ] 10.000 et 15.000 euros d'aides - un lot
de consolation, en quelque sorte.
Quant aux destinées du CADHP, elles furent confiées aux bons soins
de Jean Le Bitoux, proche de l'adjoint à la culture du maire de Paris,
Christophe Girard, et fondateur du magazine homosexuel Gai Pied.
Personnage controversé, ledit Le Bitoux avait antérieurement [
co ] fondé la Maison des Homosexualités [ ( MH )
de Paris ], déjà critiquée, notamment par l'association
Act-Up [ Paris ], pour sa gestion de subventions attribuées
par l'Agence Française de Lutte contre le Sida [ AFLS ] et par le ministère
de la Culture, pour créer... un centre d'archives homosexuelles !
- En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes
compétentes et sérieuses, affirme pourtant Delanoë en
réponse aux détracteurs du patron du CADHP.
Fort de ce soutien, celui-ci ouvre un bureau dans le Marais,
se salarie comme directeur de recherche [ Responsable du Comité
d'acquisition ] et [ par la suite, l'AP
CADHP ] embauche un archiviste ... lorsqu'il est
finalement remercié, en 2004, le projet n'a pas avancé d'un pouce,
mais les 100.000 euros ont fondu comme neige au soleil.
=> 1.700
euros par jour pour former les agents municipaux à la question gay
Le successeur qui lui est donné, Stéphane
Martinet, ancien président d'Homosexualités Et Socialisme
[ HES ], et maire adjoint du X° arrondissement,
sous-traite finalement l'élaboration du rapport de Préfiguration
à une société privée, CCMO Conseil, créée
au même moment [ plus exactement le 21 10 2004 ] par
Olivier Maguet, président de Formation pour une Approche de la question
Gaie et de l'identité de Genre ( FAGG ), pour laquelle Le Bitoux
travaille d'ailleurs comme formateur.
Selon Le Perroquet libéré, la FAGG intervient
dans le cadre de sessions de formation, sous-traitées par la mairie de
Paris pour éduquer à la question gay et à l'idée
de genre les agents municipaux parisiens. Coût de la séance : 1.700
euros par jour, facturés aux contribuables parisiens !
La nature des sources archivistiques et documentaires
LGBT ( Lesbiennes Gays Bi et Trans, NDLR ) relevant,
selon le rapport, des compétences du Centre, a de quoi interloquer
lesdits contribuables : il est question de tee-shirts de l'association Gay
Pride Paris, de godemiché, de parure de drag queen ...
Ce travail a pourtant convaincu la direction des Archives de Paris et le ministère
de la Culture, qui, selon Stéphane Martinet, l'ont jugé très
intéressant.
Le président [ de l'Association de Préfiguration
] du CADHP prévoit maintenant de partir
à la chasse aux financements pour la phase de Configuration
du projet, qui devrait durer deux ans et coûter 820.000 euros.
Elle est pas gay, la vie ? ... E.E.
26 4 2006 > L
G Bê Tise [ Le Perroquet Libéré
]
On le sait, le projet municipal d'Archives Homosexuelles
[ projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris
( CADHP ) ] a déjà coûté
100.000 euros pour … rien.
Mais, pour tenir une promesse électorale de [ Bertrand ] Delanoë
aux communautaristes gay, la mairie [ de Paris ] ne
renonce pas pour autant à ce projet entaché de nombreuses irrégularités.
Afin de trouver les quelques 820.000 euros ( dont 510.000 euros de salaires
… ) réclamés par les promoteurs [ de l'Association de
Préfiguration ( AP CADHP ) ] de ce projet très dispensable,
la Ville de Paris cherche d'autres partenaires financiers.
Selon la presse gay, le ministre de la culture, l'UMP
Renaud Donnedieu de Vabres, serait prêt à soutenir à son
tour le Centre des Mémoires LGBT [ de Paris Ile de
France ].
L'UMP au secours de la mairie de Paris … Ou comment nationaliser un scandale
municipal ?
14 4 2006 > magazine illico
n° 147 ( pages 8 et 9 ) : par Jean-François Laforgerie
Forte polémique
sur le Centre d'Archives LGBT :: Le feu aux archives
Quatre ans après son lancement, le projet de Centre d’Archives
LGBT semble toujours enlisé.
Cet énorme retard provoque une forte polémique
et la remise en cause à la fois des choix effectués et de l’équipe
qui pilote ce projet essentiel pour la communauté.
=> Illico
fait le point sur ce dossier brûlant
Parti comme c’est, on se demande si d’ici peu quelqu’un se
souviendra encore de l’année du lancement du projet de Centre
des Mémoires LGBT de Paris. Un comble !
Le retard pris n’est plus important, il est aujourd’hui
dramatique. La belle idée d’un lieu de mémoire LGBT, soutenue
par Bertrand Delanoë durant sa campagne en 2001, ne voit toujours pas le
jour. Pire, elle est même devenue un boulet, pour la mairie [ de
Paris ].
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