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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

Merci de nous aider à collecter d'autres archives LGBTQ
la sauvegarde des mémoires LGBTQ permet de préserver la vérité sur notre histoire

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3e trimestre 2002
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octobre 2002 : homoedu.free.fr > Le Conseil de Paris vote à la quasi unanimité pour un Centre d'Archives et de Documentation sur l'Homosexualité [CADHP]

Octobre 2002 : magazine Garçons ! n° 46 (page 14) : par Hugues Demeusy
Dormez tranquille, l'Académie Gay et Lesbienne veille !
Depuis plus de 26 ans, des fous furieux gardent tout ce qui touche de près ou de loin à l'homosexualité.
En 2001, Ils ont mis toute leur énergie en commun, pour creer une association, afin de rendre publique leur travail.
Aujourd'hui le fond d'archives comprend des milliers de documents : flyers, tracts, affiches, posters, calendriers, plans, guides...mais aussi des catalogues, journaux, magazines, reflétant toute la diversité des expressions socioculturelles gays et lesbiennes.
Ils ont ainsi dans leurs caisses plus de 200 titres français et etrangers que ce soit de la presse grand public (contenant des articles relatifs à l'homosexualité ou au sida, de la presse spécialisée (sante, sida, sexe) et de la presse gay et lesbienne gratuite ou payante mais aussi des fanzines et bulletins associatifs. Nombre de ces titres aujourd'hui disparus ont contribué aux combats contre les lois discriminatoires, l'homophobie, le sida...
L'association possède aussi une large sélection de romans ne se limitant pas uniquement aux écrivains homos mais aussi des auteurs «grand public» traitant d'homosexualité.
L'Académie Gay et Lesbienne est située actuellement dans une maison à Vitry sur Seine. Situation peu reluisante, car loin de ceux qui pourraient les visiter.
Ils souhaitent bien trouver un local au coeur de Paris, pour recevoir les gens et ainsi les faire beneficier des fruits de leur travail mais ils attendent depuis un an que l'OPAC (l'office publique qui gère les locations des locaux de la Ville de Paris) accepte de leur louer un local.
N'ayant toujours pas reçu d'aide, ni de l'Etat, ni de la Mairie de Paris, l'Académie Gay et Lesbienne, confinée dans l'inconfort de ses locaux provisoires, continue toutefois patiemment de collecter, sauvegarder et archiver pour enrichir, jour apres jour, la mémoire gay et lesbienne française et ils demandent que le Ministère de la Culture et de la Communication et la Mairie de Paris les aident à dénicher ce lieu dans le centre de la capitale pour pouvoir améliorer la poursuite de leur travail, la préservation et la gestion de leur fond d'archives sans oublier la consultation de ces documents par le public.
Nous leurs souhaitons un prompt résultat quant a leurs souhaits et les encourageons vivement dans cette activité essentielle a la constitution de notre mémoire collective !
Quant à vous, surtout ne jetez plus les flyers, les magazines gratuits ou les différents documents que vous ramassez dans les bars ou ailleurs...contactez les !
# Académie Gay et Lesbienne : BP 28 - 94402 Vitry sur Seine Cedex
téléphone 06 98 32 81 20 academiegay@yahoo.fr

28 9 2002 : Le Parisien - Eric Le Mitouard > Paris aura un Centre d'Archives Homosexuelles { Les élus du Conseil de Paris ont apporté un soutien quasi unanime à un projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles dans la capitale. Cette même idée avait été ...

27 9 2002 : tetu.com - Judith Silberfeld > Le Figaro et le ghetto homosexuel { Le Figaro publie aujourd'hui, vendredi 27 septembre, un bloc-note d'Ivan Rioufol intitulé Le ghetto homosexuel reconstitué. La cible de cet article est le futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP), à qui le Conseil de Paris a accordé ... une subvention de 100000 euros en début de semaine. Ivan Rioufol qualifie le CADHP de lieu réservé aux homosexuels et se plaint de la reconstitution d'un ghetto ...

27 9 2002 : fr.gay.com > Centre d'Archives Gays : Le Figaro parle d'un ghetto homosexuel { Le vote, quasi-unanime, d'une subvention de la Mairie de Paris au futrur Centre d'Archives Homosexuelles de Paris, a inspiré des commentaires peu amènes à Ivan Rioufol ...

27 9 2002 : Le Figaro (page 14) le Bloc-notes de Ivan Rioufol > Le ghetto homosexuel reconstitué

27 9 2002 : pocket.citegay.com > Un Centre d'Archives Homosexuels sur les rails à Paris { ... Paris disposera bientôt d'un Centre d'Archives et de Documentation sur l'Homosexualité. Et c'est quasi unanime que le Conseil de Paris a décidé d'accorder une première subvention de 100.000 Euros. Une Association de Préfiguration a été portée sur les fonts baptismaux et l'inauguration du Centre devrait intervenir dans deux ans ...

27 9 2002 : tetu.com > Annuaire des associations { archiveshomo.info : le site de l'Académie Gay & Lesbienne (Mixte) > Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles ...

26 9 2002 > tetu.com : France ( Société ) par Judith Silberfeld
Création du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles
A l'occasion des 19èmes Journées européennes du Patrimoine, du 40ème anniversaire de la loi Malraux créant les Secteurs sauvegardés et du 30ème anniversaire de la Convention de l'Unesco pour la protection du Patrimoine mondial et culturel, la direction de l'Académie Gay & Lesbienne a concrétisé la création le 21 septembre 2002 du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles, dont les objectifs sont d'assurer l'entretien et une meilleure conservation du grand fonds d'archives de l'Académie Gay & Lesbienne et de permettre le recueil de tous nouveaux documents collectés.
L'Académie demande au ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon, et à Bertrand Delanoë, maire de Paris, de lui accorder un minimum d'aide et/ou un local dans Paris intra-muros pour permettre au public ( surtout pour les Parisiens ), de venir plus facilement consulter les archives du Conservatoire.
Ces demandes interviennent quelques jours [ avant ] le vote par le Conseil de Paris d'une subvention de 100.000 euros pour la création du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ).
# Lire Quotidien du 24 septembre et Têtu n° 70.

26 9 2002 : APGL, SOS homophobie, Gais et Lesbiennes Branchés dénoncent les propos homophobes de l'association SOS Papa > Les homos veulent pouvoir adopter des enfants { ... amalgamer homosexualité et pédophilie, avançant des chiffres parfaitement infondés destinés certainement à donner un contenu pseudo-scientifique à son flot d'inepties ... le représentant de SOS Papa rapproche également l'homosexualité et l'échangisme ou même la zoophilie ...

25 9 2002 : Le Figaro - Rodolphe Geisler > Thème Communautarisme : Un Centre d'Archives Homosexuelles sera créé { Ce n'est pas comme politique mais comme citoyen de la cause homosexuelle que Christophe Girard, adjoint (Verts) au Maire de Paris, a tenu à présenter aux élus parisiens, hier matin ... Soulignant qu'il existait de nombreux suicides chez les adolescents homosexuels, Christophe Girard a encore déclaré qu'il estimait le devoir d'une ville comme Paris de rappeler les principes de notre République, qui sont ceux des droits de l'homme. Et d'ajouter : Ce n'est pas la tolérance qui doit devenir la notion de référence, mais le respect ...
Conseil de Paris : Les élus ont voté à la quasi-unanimité une subvention de 100 000 euros pour ce lieu qui pourrait voir le jour d'ici à deux ans.

25 9 2002 : fr.gay.com > La Mairie de Paris subventionne deux associations gays et lesbiennes { ... Le Conseil de Paris a voté une subvention de 100 000 euros à l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris et de 30 000 euros [au Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris]. La Ville souhaiterait également, malgré une enveloppe budgétaire limitée consacrée aux festivals, subventionner début 2003 le festival de films lesbiens Cineffable ...

25 9 2002 : Métro > Soutien projet d'Archives Homosexuelles { Le Conseil de Paris a apporté hier un soutien quazi unanime à un projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles ... dans une première étape, d'accorder une subvention de 100 000 euros à l'association de préfiguration de ce centre qui pourrait ouvrir ses portes dans deux ans ...

2002 : SOS Homophobie > Rapport annuel : chronologie { ...
24 septembre : Mémoire > L'Adjoint à la culture du Maire de Paris, Christophe Girard, présente son projet de financement d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles [de Paris] dans la capitale. Auparavant, la quasi-totalité des Conseillers de Paris avaient voté en faveur d'une subvention de 100 000 euros pour l'Association de Préfiguration [APCADHP] de ce Centre ...

24 9 2002 : illico > 100 000 euros pour les Archives Gay

24 9 2002 : tetu.com - Judith Silberfeld > 100 000 pour le CADHP { Le Conseil de Paris a voté ce matin une subvention de 100.000 euros à l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP), animée notamment par Jean Le Bitoux. Les élus de gauche et la plupart des élus de droite ont voté pour la subvention à ce Centre qualifié de bienfait inestimable par Odette Christienne, adjointe (MDC) au Maire, chargée de la mémoire et du monde combattant ...

24 9 2002 : capcite.com > La rentrée du Conseil de Paris : mise en place d'un futur Centre d'Archives Homosexuelles { ... C'est Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris chargé de la culture, qui a présenté le projet. Il s'est exprimé non comme politique mais comme citoyen militant de la cause homosexuelle pour évoquer l'expérience vécue d'un jeune ado qui découvre sa vérité ...

24 9 2002 > Délibération du Conseil de Paris [ siégeant en formation de Conseil municipal ]
> Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville et transmise au représentant de l'Etat [ Mairie de Paris ] 8 10 2002
> Projet de Délibération [ Rapport présenté par M. Christophe Girard ] 10 9 2002
=> 2002 DAC 348 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris dont le siège social est situé 33 rue Richer à Paris IXe une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement
:: ( D02427 ) - M. Christophe Girard, rapporteur.
Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville et transmise au représentant de l'Etat le 8 octobre 2002. Reçue par le représentant de l'Etat le 8 octobre 2002.
:: Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
- Vu le projet de délibération en date du 10 septembre 2002, par lequel M. le Maire de Paris lui demande de signer avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, 33 rue Richer à Paris IXe, une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement,
- Sur le rapport présenté par M. Christophe Girard au nom de la 9e Commission ;

Délibère :
- Article premier : M. le Maire de Paris est autorisé à signer avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, dont le siège social est situé 33, rue Richer à Paris IXe, la convention dont le texte est joint à la présente délibération et qui prévoit l'attribution d'une subvention de fonctionnement. ( D02427 )
- Art. 2 : Une subvention de 100.000 Euros est attribuée à cette association.
- Art. 3 : La dépense correspondante sera imputée sur le budget de fonctionnement de la Ville de Paris, exercice 2002, ligne 6574, rubrique 33, P013, Provision pour subvention de fonctionnement au titre des archives.

24 9 2002 : paris.fr > 91-2002 DAC 374 Conseil Municipal : Débats { Autorisation à M. le Maire de Paris de signer
- avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris une convention ...
- avec la sarl Stream-tease TV ... théâtre de la Gaîté Lyrique ... ainsi qu'une convention pour l'attribution d'une subvention ...

24 9 2002 : paris.fr > débat au Conseil de Paris : vote d'une subvention de fonctionnement de 100.000 euros à l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris [AP CADHP]

24 9 2002 : paris.fr > 91-2002 DAC 348 Conseil Municipal : Délibérations { Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention avec la sarl Stream-tease TV ... théâtre de la Gaîté Lyrique ... ainsi qu'une convention ... pour l'attribution d'une subvention de fonctionnement (DO2427). M. Christophe Girard, rapporteur

23 9 2002 : gayvox.com
- édito news > Création du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles de l'Académie Gay & Lesbienne
- Gay Studies > Publication permanente du dossier de présentation du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles

21 9 2002 : tassedethe.com (Portail féminin)
- Suite 4 > Archives et Mémoires Homosexuelles à Paris { Concrétisée le 21 septembre, à l’occasion des 19èmes Journées européennes du Patrimoine ... par la direction de l'Académie Gay & Lesbienne ...
- communiqué > Création du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles { à l'occasion des 19èmes Journées européennes du Patrimoine, du 40e anniversaire de la loi Malraux créant les secteurs sauvegardés, et du 30e anniversaire de la Convention de l'Unesco pour la protection du patrimoine mondial et culturel, le 21 9 2002 la direction de l'Académie Gay & Lesbienne a concrétisé la création du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles ...

10 9 2002 > Projet de Délibération [ Rapport présenté par M. Christophe Girard ]
> Délibération du Conseil de Paris [ siégeant en formation de Conseil municipal ] 24 9 2002
> Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville et transmise au représentant de l'Etat [ Mairie de Paris ] 8 10 2002
=> 2002 DAC 348 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris dont le siège social est situé 33 rue Richer à Paris IXe une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement
:: ( D02427 ) - M. Christophe Girard, rapporteur.
Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville et transmise au représentant de l'Etat le 8 octobre 2002. Reçue par le représentant de l'Etat le 8 octobre 2002.
:: Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
- Vu le projet de délibération en date du 10 septembre 2002, par lequel M. le Maire de Paris lui demande de signer avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, 33 rue Richer à Paris IXe, une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement,
- Sur le rapport présenté par M. Christophe Girard au nom de la 9e Commission ;

Délibère :
- Article premier : M. le Maire de Paris est autorisé à signer avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, dont le siège social est situé 33, rue Richer à Paris IXe, la convention dont le texte est joint à la présente délibération et qui prévoit l'attribution d'une subvention de fonctionnement. ( D02427 )
- Art. 2 : Une subvention de 100.000 Euros est attribuée à cette association.
- Art. 3 : La dépense correspondante sera imputée sur le budget de fonctionnement de la Ville de Paris, exercice 2002, ligne 6574, rubrique 33, P013, Provision pour subvention de fonctionnement au titre des archives.

9 9 2002 > Le Centre d'Archives Gay sur les rails [ e-llico.com ]
Comme promis lors de sa campagne et répété depuis son élection fin mars 2001 dans le magazine Illico, Bertrand Delanoë veut que sorte enfin de terre le projet du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle.
L'Association de Préfiguration du Centre a travaillé depuis plusieurs mois avec l'équipe municipale. Elle est animée principalement par Jean Le Bitoux. Journaliste, fondateur du journal Gai Pied en 1979, puis activiste de la lutte contre le sida ( [ salarié ] chez Aides ), Jean Le Bitoux est le spécialiste de l'histoire des discriminations contre les homosexuels en France, notamment la déportation longtemps ignorée ( mais reconnue officiellement en 2001 par une commission d'historiens mise en place sous le gouvernement de Lionel Jospin, auteur de Les oubliés de la Mémoire chez Hachette ).
Le projet du Centre est piloté par une série de chercheurs, universitaires, sociologues, médecins, juristes, acteurs associatifs.
Des liens sont d'ores et déjà tissés avec les Centres existants déjà dans des grandes villes occidentales comme Londres, Barcelone, Berlin, San Francisco, Toronto, Montréal, New York et même Moscou. De même, des échanges réguliers ont lieu avec les associations détentrices d'archives homosexuelles en Province ( Lyon,Nantes, Montpellier, Dijon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Rouen... ), ainsi que des négociations solides entamées avec les structures ou personnes qui possèdent des archives des UEEH, de Gai Pied ou d’Arcadie.
Lors de la séance mensuelle du Conseil de Paris de septembre ( les 23 et 24 ), une délibération sera donc soumise au vote des élu-e-s pour lui attribuer une première subvention de 100.000 euros.
Le budget prévoit trois salariés permanents pour animer les lieux, dont un conservateur d'archives et une personne dédiée à la mise en place d'un futur site web, outil indispensable dans ce domaine. Les archives ne seront pas que papier, mais aussi audiovisuelles ( radio, télé ... ).
L'Association [ AP CADHP ] et la mairie [ de Paris ] ont discrètement sollicité JL Roméro ( RPR-UMP ) pour qu'il tente de sensibiliser quelques élu-e-s de droite pour éviter des dérapages homophobes lors de la session qui examinera cette question.

9 9 2002 : citegay.fr > Assises de Melun : la colère de SOS Homophobie { L'association dénonce l'amalgame entre pédophilie et homosexualité ... Certains accusés [membres du réseau pédophile de Chelles] ont choisi comme mode de défense de mettre en avant leur homosexualité, n'hésitant pas à y amalgamer le caractère pédophile de leurs actes ...

9 9 2002 : SOS homophobie > dénonce l'amalgame dangereux entre pédophilie et homosexualité { ... SOS Homophobie tient à rappeler que pédophilie et homosexualité n'ont rien en commun. Tout comme l'hétérosexualité, l'homosexualité est une orientation sexuelle, alors que la pédophilie est une déviance sexuelle ...

6 9 2002 : fr.gay.com > Paris : le projet de Centre d'Archives et de Documentation Gay avance { ... Bertrand Delanoë s'était engagé à l'aider. Depuis, l'équipe du futur Centre travaille avec l'équipe municipale afin que le centre puisse sortir de terre rapidement. Le projet est piloté par Jean Le Bitoux et Christopher Miles ... La région Ile-de-France sera également sollicitée pour une subvention ... La Mairie de Paris cherche un petit local provisoire, de préférence dans le 4ème arrondissement ...

6 9 2002 > Archives Homosexuelles : Delanoë déterminé [ citegay.com ]
La Ville cherche un lieu et des subventions ...
Le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles [ de Paris ( projet CADHP ) ] va-t-il enfin sortir de terre ?
Le nouveau maire de Paris semble déterminé, à la hauteur des engagements pris au cours de la campagne.
Depuis plusieurs mois, l'Association de Préfiguration du Centre
[ AP CADHP ] a travaillé depuis plusieurs mois main dans la main, avec calme et sérieux, avec l'équipe municipale.
Elle est animée principalement par Jean Le Bitoux & Christopher Miles. Ami de Michel Foucault, Jean Le Bitoux a été journaliste à Libé, fondateur du journal Gai Pied en 1979, puis activiste de la lutte contre le sida ( [ salarié ] chez Aides, notamment ). Il demeure le spécialiste de l'histoire des discriminations contre les homos en France, notamment au sujet de la déportation longtemps cachée ( mais reconnue officiellement en 2001 par une commission d'historiens mise en place sous le gouvernement de gauche ) des homos pendant la seconde Guerre Mondiale.
Selon la mairie de Paris, le projet du Centre de Documentation Homosexuelle [ de Paris CADHP ) ] est piloté par une impressionnante liste de chercheurs, universitaires, sociologues, médecins, juristes, acteurs associatifs, historiens.
Londres, Barcelone, Berlin, San Francisco, Toronto, Montréal, New-York et même Moscou ont déjà pris les devants.
Lors de la séance mensuelle du Conseil de Paris de fin septembre, une délibération doit être soumise au vote pour attribuer une première subvention de 100.000 euros. Le débat risque de connaître quelques dérapages homophobes.
Le budget du Centre d'Archives prévoit 3 salariés permanents pour animer les lieux, dont un Conservateur d'archives & une personne dédiée à la mise en place d'un futur site web, outil imparable dans ce domaine.
L'Association [ de Préfiguration du CADHP ] et la mairie ont sollicité Jean-Luc Roméro ( RPR-UMP ) pour qu'il tente de sensibiliser au moins par courrier quelques élus de droite.
En attendant, la ville cherche un local à louer où la Préfiguration du Centre pourra prendre forme, sans doute dans le 4ème arrondissement.
La Région Ile-de-France, gérée par la gauche mais avec une majorité relative et donc le risque d'une alliance contre elle droite / extrême-droite, va aussi très vite être approchée pour participer au budget prévisionnel du Centre d'Archives, en sus des donateurs privés attendus.

septembre 2002 : IB News (magazine Ibiza) > Les archives de Gai Pied { ... l'Académie Gay & Lesbienne qui, en février dernier, craignait que toute éventuelle destruction, abandon ou dispersion de ces archives soit un manquement très grave, non seulement pour le patrimoine gay et lesbien, mais aussi pour l'histoire contemporaine ... C'est pourtant seulement maintenant que Webscape, opérateur du site gayvox.com , annonce par communiqué avoir acquis la marque Gai Pied et avoir hérité du même coup des archives, un fantastique trésor culturel ...

septembre 2002 : Têtu magazine n° 70 (page 55) par Charles Roncier > Les archives de Gai Pied : bataille autour d'une mémoire oubliée { citation de l'Académie Gay & Lesbienne ...

27 8 2002 > La Mairie de Paris va proposer une formation sur le thème de l'homosexualité à ses travailleurs sociaux [ gay.com ]
La Mairie de Paris, dans le cadre de la gestion des ressources humaines, organise régulièrement des sessions de formations thématiques pour diverse catégorie de personnel.
Dans le cadre de ces formations thématiques, elle réunira très prochainement ses travailleurs sociaux pour une formation sur l'homosexualité et contre l'homophobie.
Cette formation est une grande première pour Paris. De plus, ce type de formation n'a jamais eu lieu dans aucune autre grande collectivité locale de France.
Le module de sensibilisation sera proposé par FAG [ FAGG ( changement de nom le 14 1 2004 ) ] ( Formation pour une Approche de la question Gaie [ et de l'identité de Genre ] ).
- Une psychologue [ Daniel Catherine : psychothérapeute ],
- le coordinateur de ligne Azur
[ René-Paul Leraton : www.ligneazur.org ]
- et un journaliste-historien [ Jean Le Bitoux : initiateur du projet AP CADHP ( Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ) ]
en seront les intervenants.
A l'issue de cette formation, un questionnaire tentera de cibler les éventuels demandes des travailleurs sociaux de Paris et évaluera si des formations plus précises s'avèrent nécessaires afin d'apporter des informations complémentaires.

26 8 2002 > Paris : Une formation pour les travailleurs sociaux [ tetu.com ]
Dans le cadre de la gestion des ressources humaines de ses 42.000 agents, la mairie de Paris organise régulièrement des sessions de formations et d'informations thématiques sur divers sujets jugés sensibles, comme les violences dont sont victimes les femmes etc.
Pour la première fois, pendant la deuxième quinzaine de septembre, la Direction des Affaires Sociales de la ville de Paris ( DASES ) réunira ses travailleurs sociaux pour une session d'information pédagogique sur l'homosexualité et contre l'homophobie, au cours de laquelle interviendra notamment René-Paul Leraton, le coordinateur de la Ligne Azur. [ www.ligneazur.org ]
Les 200 travailleurs sociaux concernés devraient recevoir l'annuaire associatif Genres, publié par le Centre Gai et Lesbien de Paris [ CGL ]. A l'issue de la formation, ils devront répondre à un questionnaire visant à cibler leurs éventuelles demandes, afin de déterminer si des formations plus pointues sont nécessaires.
Cette session a été confiée à par FAG [ FAGG ( changement de nom le 14 1 2004 ) ] ( Formation pour une Approche de la question Gaie [ et de l'identité de Genre ] ).
Pour contacter FAG : fag@france.qrd.org [ http://www.fagg.org/ clients.php]

26 8 2002 : gaysthouse.com > gayvox.com acquiert Gai Pied { ... Parce qu'il s'agit historiquement du plus grand conglomérat homosexuel de presse, d'édition de messagerie et de vente en France, gayvox.com est conscient de la richesse et de la notoriété de ce patrimoine singulier. C'est donc dans un souci de respect total de ce fond hors du commun, et suite à cette acquisition, que la société Webscape détient aujourd‚hui ce fantastique trésor culturel ...

août 2002 : netgai.com > Le rachat du Gai-Pied par gayvox.com { ... Avec ces nombreuses marques, dont Café, Projet X, Gai Boutik, etc., la plus célèbre étant Gai Pied, Gayvox tient à entretenir le souvenir d'un grand passé selon un devoir de mémoire collective et une volonté de faire partager un riche patrimoine que constituent ces archives. C'est pourquoi la direction de gayvox.com examine diverses orientations afin d'entretenir un tel fond de documentation ...

25 7 2002 : Universités d'Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités (UEEH) > Atelier radio { ... Expliquer les aides et les démarches pour la création d'une émission homo ... Interviewer et collecter des documents sonores pour faire des montages, puis des échanges ... mais aussi garder traces dans les Centres d'archives homosexuelles ...

24 7 2002 : Université d'Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités > colloque : 20 ans de dépénalisation ... et après { ... organisé par l'association Mémoire des Sexualités |de] Christian De Leusse ... parler de cette répression dure, même dans les années qui ont suivies la dépénalisation. Les flagrants délits sous prétexte d'atteinte aux moeurs, le racolage passif ... avec à la clé des enfermements parfois violents, voire des traitements psychiatriques aux effets plus sédatifs que réparateur ...

17 7 2002 : gay.com > Subventions de la Mairie de Paris pour Prochoix et ELCS { ... l'association présidée par Jean-Luc Roméro, recevra 7 623 euros, afin de l'aider à intensifier son action. Elus Locaux Contre le Sida conseillera également le Maire de Paris sur la prévention et la prise en charge du HIV ...

Juillet 2002 > Pocket Annonces ( magazine des Editions RLO )
Parution d'annonce de collecte d'archives LGBTQ pour l'Académie Gay & Lesbienne

Année 2002 > Mâles à bars magazine
Parution d'annonces de collecte d'archives LGBTQ pour l'Académie Gay & Lesbienne dans plusieurs numéros

> Vert à l'extérieur, rose à l'intérieur [ Le Gay Pouvoir : Enquête sur la République bleu blanc rose ( éditions Ramsay ) : par Yves Derai ] 22 5 2003
... [ Christophe ] Girard s'est aussi attiré les foudres des lesbiennes en s'impliquant personnellement dans la création d'un Centre d'archives homo.
=> Au cours de l'année 2002, deux projets s'affrontent sous les regards examinateurs de l'adjoint à la Culture et de sa collègue en charge de la mémoire et du monde combattant, Odette Christienne.
L'un est présenté par un vieux militant gay, Jean Le Bitoux, président du Mémorial pour la déportation homosexuelle, l'autre par les femmes de l'Académie gay et lesbienne.
C'est le premier, jugé plus crédible, qui est retenu à l'issue de quelques mois de débats animés.
Le comité de pilotage constitué dans la foulée se discrédite par une disparité générique : il ne compte que cinq femmes sur cinquante-neuf membres !
Il n'en faut pas plus pour que Marie-Jo Bonnet, historienne de l'homosexualité féminine et lesbienne emblématique, accuse Girard des pires avanies. Il suffit que le chouchou du maire, Christophe Girard, adjoint vert à la Culture et gay, claque des doigts pour que de l'argent lui tombe dans les mains, écrit-elle dans une lettre adressée à Anne Hidalgo, première adjointe et responsable de la parité à la Mairie de Paris.
Ce que les opposants hétéros de Bertrand Delanoë au Conseil de Paris n'ont jamais osé, une lesbienne l'a fait sans complexe aucun.
Il y a parfois une agressivité terrible dans notre milieu qui tient à un mal-être quasi palpable en certaines circonstances, regrette Christophe Girard.
Persiste surtout, pour des raisons à la fois culturelles et historiques, dans la communauté homosexuelle française, une mainmise exclusive des gays sur les fonctions dirigeantes au détriment des lesbiennes dont le poids politique se réduit à l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens, présidé par Martine Gross.
Ces quelques antagonismes n'empêchent pas Girard de poursuivre son ascension. Depuis sa nomination à l'Hôtel de Ville, le Tout-Paris fait son miel de cet esthète d'une cinquantaine d'années à l'itinéraire original, à la personnalité double, à la sexualité triple ...

> Chronique d'une promesse électorale : le Centre d'archives et de documentation homosexuelles de Paris [ SexPolitique - Queer Zone 2 ( éditions La Fabrique ) : par Marie-Hélène Bourcier ] 12 4 2005
=> 2001 - 2002 :: Maux d'archives : devoir de mémoire ou exclusions ?
En mars 2001, le candidat à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë, a glissé dans son panier de promesses électorales la création d'un centre d'archives dédié au mouvement homosexuel français [23].
En septembre 2002, le Conseil de Paris accorde une subvention de 100.000 euros à une association de préfiguration d'un centre d'archives homosexuelles de Paris (le CADHP).
Problème : le projet se payait le luxe de faire l'impasse sur la plupart des minorités sexuelles et de genre. Sans parler des minorités visibles. Ne figuraient quasiment aucune référence lesbienne et aucune référence transsexuel(l)e ou transgenre dans la bibliographie. Le budget publicitaire n'allait qu'aux supports gais, parisiens et régionaux [24].
Les annexes du projet traitaient exclusivement de l'histoire du Paris gai. Homocentré et homonormatif, le futur centre faisait l'économie de pans entiers de la culture gaie : la pornographie et les cultures SM. Et comme il fallait aussi exclure Act-Up Paris, le sida n'était pas évoqué [25].
Mais il y avait pire : nombre des fonds d'archives listés par le CADHP l'étaient à l'insu de leurs détenteurs qui n'avaient tout simplement pas été contactés.
Fermé sur sa culture homosexuelle, le centre négligeait également l'apport d'expériences bien antérieures en matière d'archives :
- comme le travail de Hoang B. Phan et Thomas Leduc, fondateurs de l'Académie Gay & Lesbienne, [26]

- ainsi que les réalisations du Centre Européen de recherches, d'études et de documentation sur les sexualités plurielles et les interculturalités, de Patrick Cardon à Lille.
Compte tenu de tous ces manquements et comme l'initiateur du projet - Jean Le Bitoux [27] - et le président de l'association à l'époque - Christopher Miles - refusaient tout dialogue avec les parties concernées mais oubliées [28], les groupes Archilesb!, VigiTrans et LopattaQ se sont formés en 2002 pour que le projet devienne représentatif et que son contenu scientifique et politique soit revu et enrichi.
Nous demandions notamment que les lesbiennes, les transsexuel(le)s et les transgenres soient intégrés dans la réflexion et les circuits de décision dès la phase de préfiguration - en un mot, que le futur centre compte avec toutes les minorités sexuelles et de genre, mais aussi ethniques.
Nous avons lancé une pétition en France et à l'étranger en octobre 2002 qui a recueilli plus de mille signatures réunissant des activistes, des universitaires, des chercheurs indépendants, des figures des études LGBT, des associations, des particuliers transpédégouines ou non, désireux de voir mis en place un dispositif de recueil, de construction et de diffusion d'archives, dédié aux minorités sexuelles et de genre, qui ne soit ni excluant ni scientifiquement archaïque [29].
L'autre objectif de ces groupes d'archivaction était qu'un débat public soit ouvert sur la question des archives LGBTQ et sur les orientations du projet.
=> Notes :
- [23] - Au-delà de la mémoire de la déportation, le mouvement homosexuel français a toujours été fragile lorsqu'il s'est agi, depuis cinquante ans, de conserver et de transmettre son histoire [...] C'est pourquoi la possibilité de créer un lieu de documentation, d'information et de recherches autour de cette mémoire a retenu toute mon attention. Réponse écrite de Bertrand Delanoë aux questions posées aux candidats à la mairie de Paris par l'association Lesbian & Gay Pride-Ile de France, 2 mars 2001.
- [24] - Budget de fonctionnement indiqué pour la publicité : 1/4 de page dans Têtu : 20.000 F, 1/4 de page dans Illico : 10.000 F, presse régionale gai : 20.000 F.
- [25] - L'histoire se répète. En 1991, Act-Up Paris avait déjà quitté la Maison des homosexualités à cause de la non-prise en compte des lesbiennes et du sida, critiquant ainsi la politique de Jean Le Bitoux, l'un des co-fondateurs ( Action n° 004, novembre 1991, p. 7 ). Rappelons qu'en 1990, une première subvention de 50.000 francs avait été accordée par le ministère de la Culture pour un projet de centre d'archives au sein de la Maison des homosexualités ( cf. Décharges publiques par Jean Le Bitoux in Illico, octobre 1991, p. 12 ). Malgré les subventions publiques, celui-ci n'a jamais abouti.
- [26] - L'Académie Gay & Lesbienne a réuni plus de 20.000 documents [ collectés et archivés ] depuis 1975 http://www.archiveshomo.info
- [27] - Fort de sa qualité de président du Mémorial de la déportation homosexuelle et de l'injonction au droit de mémoire, Jean Le Bitoux est toujours resté insensible aux critiques en matière de représentativité. Il s'est opposé dès le départ à la présence de Marie-Jo Bonnet, historienne de référence dans la culture lesbienne française et dont la thèse sur les relations entre les femmes dirigée par Michelle Perrot ( Les Relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe siècle, Odile Jacob 1995 ) est devenu un classique.
- [28] - En juillet 2001, Christopher Miles m'avait demandé de faire partie du projet. Après lecture de la première mouture, je lui avais fait part de mes réserves - le mot est faible. C'est en voyant que Jean Le Bitoux refusait de réagir que j'ai décidé de ne pas faire partie d'un projet discriminant et d'agir dans le cadre d'Archilesb!
- [29] - Parmi les signataires : Teresa de Lauretis, les Lesbian Archives de New York, Alain Touraine, Virginie Despentes, Martha Gever, la Coordination Lesbienne de France, Stephen Whittle... Liste disponible sur http://perso.wanadoo.fr/ coalition.lgbtq/pet_archi.html
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Dernières nouvelles ...

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Février 2007 > gayvox.com : Gay Culture < Littérature > par Lionel Duroi
Triangul’ère n°6, la revue gay
Une nuée de sujets relatifs à l’art homo dessine le fil rouge d’un exemplaire de Triangul’ère. Dans le numéro 6 paru en décembre 2006, l’éditeur, Christophe Gendron, ne déroge pas à l’objectif qu’il s’est fixé.
Il nous permet de voyager dans le temps magnifique des décennies qui ont procédé à ce que nous sommes devenus face à la norme, au nombre. Pour celles et ceux qui atteignent la quarantaine et plus, l’éveil de la nostalgie tracera des ombres autour des fantômes.
Plus de 280 pages colorées de photos, dessins et textes aux sujets approfondies. Une réalisation magnifique.
Au sommaire, la LGBT Historical Society de San Francisco, comme un contre exemple du peu de cas que font nos édiles en France des archives LGBT.
Un collectif d’artistes qui revisitent les marins et leur univers plus ou moins fantasmé. L’homophobie voyageuse, le nu masculin en Chine etc. Même les quelques pages de publicités créatives n’enlèvent rien à l’exercice d’une publication classe et de poids !
Enfin, la magistral interview du créateur de la revue Arcadie. A collectionner absolument !
Au travers l’entretien ( rarissime ) accordé par André Baudry, maître d’œuvre de la revue majeure que fut Arcadie, Triangul’ère vous transporte au cœur de presque trente années d’homosexualité ( de 1954 à 1982 ). [...]

12 1 2007 > magazine illico n° 164 : Rétrospective par Didier Roth-Bettoni
=> ( page 4 ) BEST OF 2006 : Politique, culture, etc.

Les gens et les événements de l'année
Un député condamné pour homophobie. Un salon gay qui disparaît. Une gay pride qui dégénère. Un film d’amour homo qui triomphe aux Oscars. Un grand parti qui dépose un projet de loi en faveur du mariage gay. Une actrice outée par un magazine. Une polémique autour d’un centre d’archives. Une multiplication d’agressions anti-gays…
Ça c’est passé en 2006.
=> ( page 5 ) BEST OF 2006 : Politique
Polémiques parisiennes
Régulièrement pris pour cible par des essayistes plus ou moins talentueux ( Sophie Coignard, François Devoucoux du Buysson ) en raison des subventions accordées par la Ville de Paris à des associations LGBT, Bertrand Delanoë aura pour adversaire lors des municipales de 2008 une élue dont c’est aussi un des arguments. Françoise de Panafieu, députée-maire UMP du XVIIè arrondissement, malgré quelques inflexions à son discours ( elle n’est plus hostile à la Marche des Fiertés ), est en effet résolument contre ce qu’elle juge comme le favoritisme communautariste du maire gay de Paris.
Ce n’est pas la seule polémique à laquelle doit faire face Bertrand Delanoë : sa décision de rebaptiser le parvis de Notre-Dame de Paris du nom de l’ancien pape Jean-Paul II, connu pour son refus du préservatif et sa condamnation des unions homosexuelles, provoque en effet l’hostilité de plusieurs associations LGBT et de lutte contre le sida.
=> ( page 9 ) BEST OF 2006 : Communauté
Une série d’échecs
C’est certainement le ratage le plus dramatique de ces dernières années : au-delà des polémiques ou des accusations de toutes natures qui ont émaillé l’année, on ne peut que constater que le beau projet de Centre d’Archives LGBT de Paris [ nouveau nom du projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ] est toujours au point mort.
Après des années d’études, de rapports, de réunions, après l’épuisement de 100.000 euros de subvention accordés par la Ville de Paris, après la succession de plusieurs équipes et employés, après la validation du projet par diverses instances, on est bien en peine de dire si ce Centre verra le jour.
Car la situation aujourd’hui est calamiteuse et l’image donnée d’un gâchis d’énergie et de fonds publics est absolument catastrophique.

Autre faillite, celle du Salon Rainbow Attitude qui ferme ses portes après trois éditions déficitaires (malgré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque année) et en laissant plusieurs fournisseurs et partenaires sur le carreau.
Enfin, avec la fermeture par Patrick Cardon de Gay Kitsch Camp à Lille faute de moyens ( les subventions municipales et régionales n’ont jamais été suffisantes ), c’est à la fois une maison d’édition, un festival de cinéma et un centre de mémoire LGBT qui disparaissent.

12 1 2007 > magazine illico n° 164 ( page 34 ) Agendas : par Jean-François Laforgerie - Julien Pierre
Du neuf à l’Académie Gay et Lesbienne
L’Académie Gay & Lesbienne n’en finit pas d’étoffer ses services aux internautes.
Parmi les nouveautés, on trouvera un tout nouveau service " Livres " qui recense, domaine par domaine ( queer, lesbianisme, sida, histoire, mariage, PaCS, homoparentalité, prostitution, etc. ), de très nombreux ouvrages sur l’homosexualité. Si un sujet vous intéresse, vous cliquez et apparaît la liste des ouvrages les plus pointus sur le sujet.
Parmi les nouvelles rubriques, l’une est consacrée aux festivals de culture gay en France et à l’étranger.
Mais la plus attrayante des nouveautés est sans conteste l’archivage et la mise en ligne des revues non LGBT qui, de 1936 à 2006, ont consacré leur une à l’homosexualité. Cela donne un bon aperçu des collections de l’Académie Gay et Lesbienne comme de l’évolution de traitement des homos dans la presse généraliste. Certaines unes vous rappelleront sans doute des souvenirs.
Accès à ces nouveaux services sur www.archiveshomo.info

29 12 2006 > magazine illico n° 163 ( page 6 ) : Interview croisée < de Orion Delain et Christophe Gendron > par Didier Roth-Bettoni
« Raconter l’histoire d’un village »
# Si certains doutent de l’existence de la culture gay, ce n’est à l’évidence pas votre cas …
- Orion [ Delain ] : La culture gay, on a les pieds dedans ! On ne publie que des artistes qui travaillent sur l’imagerie gay. Certains font aussi des paysages, des choses abstraites, ça ne nous intéresse pas. Notre envie, ça a toujours été de surfer sur la sensibilité de l’art gay, exprès, trop peut-être diront certains.
- Christophe [ Gendron ] : Personne ne s’y intéresse, il n’y a pas de revue dans le monde qui s’y intéresse. Pourtant, en dehors des photographes, il y a beaucoup d’artistes, de peintres, de dessinateurs…
- Orion : C’est pour cela aussi qu’on a organisé l’exposition Gay Art au salon Rainbow Attitude en 2005 : pour réunir ces artistes, les faire se rencontrer, faire rencontrer leurs publics. On a d’ailleurs édité un numéro intermédiaire de "Triangul’ère" pour perpétuer ce carrefour, comme on a fait un numéro intermédiaire sur les éditeurs gay. On veut jouer ce rôle, et si des dessinateurs ou des peintres gay ne savent pas où publier, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter en envoyant un mail à editions@triangulere.com
- Christophe : Ils ne sont pas nombreux les gays qui sont prêts à assumer l’art gay sur leurs murs. Avec "Triangul’ère", ils peuvent l’avoir sur leur table de salon… Pour en revenir à ta question, qu’est-ce c’est qu’une culture ? Quand il y a une histoire commune, une persécution commune, un mode de vie commun, une sexualité commune, quand il y a un art qui se dégage… ça fait beaucoup de choses communes qu’on peut appeler une culture, non ?
# Les textes que vous publiez répondent à la même logique ?
- Orion : Notre idée de toujours, c’est de laisser des traces de notre histoire. C’est ce qui fait notre différence avec la presse : on fait parler les éléphants de la communauté, on raconte notre histoire. Dans le dernier numéro, c’est André Baudry, le fondateur d’Arcadie, la première association homosexuelle française dans les années 50. On a passé 8 jours chez lui en Italie : ça faisait plus de vingt ans qu’il n’avait pas parlé !
- Christophe : Dès le début, on a fait participer ceux qui ont compté dans cette histoire, sous forme de textes qu’on leur a demandé ou d’entretiens. Pierre et Gilles, Didier Lestrade, Jean-Pol Pouliquen ont parlé dès les premiers numéros. Ces livres que sont les numéros de " Triangul’ère ", ils racontent l’histoire d’un village.
- Orion : Mais en parlant de l’histoire, on parle aussi d’aujourd’hui : quand on célèbre les vingt ans du centre d’archives gay de San Francisco dans le dernier numéro, c’est aussi pour souligner ce qui se passe à Paris avec le scandale de ce centre d’archives qui n’arrive pas à voir le jour. [ le projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ]
# C’est un rythme très particulier de faire un numéro par an. Concrètement, comment est-ce que vous élaborez un sommaire ?
- Christophe : On s’y prend très longtemps à l’avance. L’entretien avec André Baudry par exemple, cela fait trois ans qu’on y pense, qu’on y travaille. Les thèmes des portfolios collectifs comme " Les marins " dans le dernier numéro, on les lance très en amont pour pouvoir contacter les artistes et regrouper les œuvres. Le dernier numéro vient de sortir mais on sait déjà depuis un moment ce qu’il y aura dans le prochain.
# " Triangul’ère " n°6, disponible en librairie. Ou sur commande www.triangulere.com

21 9 2006 > e-llico.com : par La rédaction
Homophobes : la rédaction d'Illico répond à François Devoucoux du Buysson
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les "Nouveaux homophobes". Ce droit de réponse appelle quelques remarques dans la mesure où François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les "Nouveaux homophobes" dans lequel cet auteur est cité ainsi que des extraits de ses écrits. Ce droit de réponse, publié sur notre site, appelle néanmoins quelques remarques et ce d’autant que François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Ainsi, François Devoucoux du Buysson estime que la bonne foi du "Perroquet libéré", dans ses attaques contre le projet de centre d’archives homosexuelles [ de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], n’est pas reconnue dans notre dossier alors même que notre journal "Illico" a lui-même dénoncé un "manque de transparence".
Effectivement, "Illico" a bel et bien critiqué, à une reprise, une absence de transparence des initiateurs du projet et même posé la question d’un éventuel gaspillage de temps et d’argent dans la réalisation dudit projet, mais jamais sous-entendu qu’il y avait eu des "irrégularités dans la gestion". Cela, c’est François Devoucoux du Buysson qui le dit et l’écrit. C’est lui qui sous entend que l’usage des 100.000 euros de subventions
[ de la Mairie de Paris ] pourrait avoir été frauduleux et lui seul.
D’entrée de jeu, François Devoucoux du Buysson a considéré ce projet comme communautariste (ce qui est son droit) mais avec des méthodes qui, selon nous, s’apparentent à de l’homophobie.
Ainsi, vouloir disqualifier un des principaux acteurs du projet, en l’occurrence Jean Le Bitoux, en affirmant que sa réputation est "sulfureuse" du fait de son "insistance à évoquer positivement la pédophilie" (in "Paris cide", page 71) en citant une interview publiée dans "Illico" sortie de son contexte, est absolument malveillant. Quel est le but recherché lorsqu’on écrit qu’un militant gay historique fait aujourd’hui les mêmes amalgames que l’extrême droite alors qu’il ne fait que rappeler une phase du militantisme homo vieille de 30 ans !
Si nous avons choisi de classer ce "polémiste" dans la catégorie des "nouveaux homophobes", ce n'est pas pour lui faire un procès mais décrire ce qu’écrivent les détracteurs des gays, ce qu’ils pensent, disent, défendent comme point de vue. En l’occurrence, lui n’est jamais avare sur l’homosexualité. C’est lui qui compare les militants gay à des criminels de guerre ("les Khmers roses").
C’est lui qui conteste aux associations LGBT d’être hébergées dans une maison des associations à Paris. [ L'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) y est domiciliée car elle n'a plus d'argent pour payer le loyer de son local à la Régie Immobilière de la Mairie de Paris ]
C’est lui qui critique la moindre subvention municipale versée à une association homo. C’est lui qui parle de "mafia rose" à propos de la communauté gay. C’est lui qui publie des vannes douteuses sur Delanoë du style "Delanoë n’aime pas les tentes" et autres "Manque de tapettes dans le Marais". C’est lui toujours qui, dans ses interviews ("VSD", JT de France 2…) trouve que l’homophobie en France, c’est pas si grave, etc. Alors au bout du compte, il a beau dire qu’il n’a rien contre les "personnes homosexuelles", il est difficile de ne pas le classer parmi les homophobes.

21 9 2006 > e-llico.com : par François Devoucoux du Buysson
Droit de réponse : François Devoucoux du Buysson réagit au dossier sur les nouveaux homophobes
# Nous publions un droit de réponse de François Devoucoux du Buysson collaborateur du site internet l'Observatoire du communautarisme relatif à notre dossier sur les "Nouveaux homophobes".
- Monsieur,
Dans l'édition mise en ligne le 18 septembre 2006, votre périodique me cite à plusieurs reprises sur la base d'une présentation incorrecte et malveillante de mes écrits.
S'agissant de mon livre Pariscide, Illico affirme que "(j') amalgame pédophilie, outing, clientélisme".
Or, dans cet ouvrage, je ne fais que mentionner les positions ambigües de Monsieur Jean Le Bitoux, alors responsable du projet municipal de "centre d'archives homosexuelles"
[ Jean Le Bitoux était salarié comme Responsable du Comité d'Acquisition par l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], en m'appuyant explicitement sur un dossier paru dans Illico en date du 29 mars 2001 et intitulé "Pédophilie : la patate chaude des homos".
Dans ce dossier, Monsieur Le Bitoux prétendait notamment que "l'homosexualité vient d'une culture pédophile avec André Gide".
[ Magazine illico n° 26 ( page 12 ) 29 3 2001 ]
Par ailleurs, Illico semble contester l'existence d'irrégularités dans la gestion du projet de centre d'archives homosexuelles, mettant ainsi en cause la bonne foi d'une enquête du Perroquet Libéré.
Je vous invite à relire votre périodique, et notamment votre dossier "Le feu aux archives" mis en ligne le 14 avril 2006, puisque vous avez vous-même évoqué le "manque de transparence" et "cette absence d'information sur le projet", allant même jusqu'à dire que l'utilisation qui a été faite par les responsables du projet d'une subvention municipale de 100.000 euros "peut au moins poser la question d'un éventuel gaspillage".
[ Magazine illico n° 147 ( pages 8 & 9 ) 14 4 2006 ]
Enfin, Illico me range sans autre forme de procès dans la catégorie "nouveaux homophobes" en se gardant bien d'indiquer précisément ce qui, dans mes écrits, relève de cette qualification pénale, au risque de verser dans la diffamation pure et simple. Je conteste l'amalgame qui est ainsi fait entre ma critique du communautarisme gay et une quelconque aversion pour les personnes homosexuelles que vous ne trouverez pas sous ma plume.
Je retiens du réquisitoire d'Illico que les critiques du mouvement gay sont toujours "caricaturales", ce qui ne semble jamais être le cas de ceux que votre périodique appelle les "militants LGBT" ni des manifestations homosexuelles. C'est, je crois, une vision partielle des choses.
Je vous saurai gré de faire paraître cette mise au point sur tous les supports ayant publiés les articles me concernant.
Cordialement, François Devoucoux du Buysson

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
François Devoucoux du Buysson
François Mitterrand avait comme contempteur Jean Montaldo. Bertrand Delanoë est tombé sur François Devoucoux du Buysson.
De livre en livre, de tribune en tribune, sur son site Internet ( Observatoire du communautarisme ) ou dans sa lettre satirique ( Le Perroquet libéré ), ce jeune essayiste ( 33 ans ), souvent présenté comme un ancien chevènementiste, n’en finit pas de critiquer la gestion municipale — son prochain bouquin est consacré à la circulation.
Rien à y redire sur le principe, si la méthode utilisée n’était pas si grossière et si délibérément caricaturale. Un exemple ?
Dans Paris cide ( il faut savoir que côté humour, il est de l’école Laurent Ruquier ), François Devoucoux du Buysson consacre un chapitre à Delanoë et aux homos où il amalgame pédophilie, outing, clientélisme …
L’ouvrage prétend même ( p. 61 ) que la Mairie de Paris a publié et affiché des affiches " porno chic " montrant des " photos de triolisme ". Bref, tout est bon pour arriver à ses fins.
En l’occurrence, faire passer l’idée que tout ce qui peut être fait en faveur des personnes LGBT, l’est au détriment du bien général et n’est rien moins qu’une dérive communautariste.
C’est la thèse longuement développé dans Les Khmers roses , une expression qui fera florès y compris dans la bouche de Christian Vanneste.
Quand à ces commentaires, souvent taillés à la serpe, et à ces infos, souvent instrumentalisées, elles sont largement reprises par l’UMP parisienne ( voir le Livre noir consacré à la gestion Delanoë ) et Le Marchand de sable , le pamphlet poussif de Sophie Coignard.

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
Le Perroquet libéré
" Lettre satirique d’information parisienne sur le web " comme la définissent ses promoteurs, Le Perroquet libéré se conçoit comme un outil critique de la gestion municipale.
Sur le papier et du strict point de vue démocratique, l’exercice est normal, salutaire même.
Pourtant, à la lecture régulière, on ne peut qu’être frappé par l’homophobie, parfois assez détestable, que véhicule, et pas seulement entre les lignes, cette lettre.
Son responsable François Devoucoux du Buysson a beau s’en défendre sur le registre " Nous ne sommes pas homophobes ", le Perroquet fait une méchante fixette sur les pédés.
Difficile, en effet, de trouver un numéro qui n’ironise pas sur l’homosexualité du maire de Paris ( " Delanoë n’aime pas les tentes " à propos de la polémique sur le matériel donné aux SDF parisiens par Médecins du Monde ), brocarde Christophe Girard, adjoint à la Culture ou attaque le supposé communautarisme gay municipal.
Ainsi, sous le titre " Homogénéité ", on conteste que des associations homos soient hébergées dans la maison des associations du 3ème arrondissement ( N° 25 ). [ l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris y est domiciliée depuis début 2005 : Après avoir totalement consommée la subvention des 100.000 euros de la Mairie de Paris, l'AP CADHP ( ne pouvant plus payer le loyer ) a donc rendu son local à la Régie Immobilière de la Ville de Paris et résilié ses 3 lignes téléphoniques à la fin de l'année 2004 ]
Un numéro entier est consacré à la dénonciation de l’attribution de subvention aux associations LGBT.
En avril 2006, c’est une attaque en règle contre les " irrégularités " ( lesquelles ? ) du projet de Centre d’Archives ( N° 34 ).

Tout est bon à prendre y compris la réalisation d’un pastiche ( voir la fausse affiche du salon Rainbow ) publié dans le N° 31 du Perroquet ou le sous-entendu nauséeux.
Dans un article intitulé " l’édile des jeunes ", le Perroquet ( N° 32 ) cite un extrait du Journal de Pascal Sevran racontant un dîner privé avec Bertrand Delanoë, l’écrivain Philippe Besson … Présent aussi ce soir-là, Arno, un jeune chanteur. Commentaire du Perroquet : " Révélé par l’émission de Pascal Sevran, le mystérieux Arno, alors âgé de 17 ans, s’est par la suite illustré à la Star Academy. Comme quoi, Fabius n’est pas le seul socialiste à aimer la Star Ac ! "

Septembre 2006 > magazine Marcel Paris n° 32 ( page 5 ) : par Damien Veies
L'histoire en marche
L'Histoire de l'homosexualité et des homosexuels est à faire.
Loin du projet culturelo-politique du Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ], les bénévoles de l'Académie gay et lesbienne collectent les traces de cette histoire. Journaux, magazines, objets personnels, photos, films, etc sont conservés dans l'attente d'être redécouverts et exploités.
Depuis 29 ans, la matière s'est accumulée et l'espace est devenu insuffisant. Qu'attend-on pour faire de ce fond exceptionnel la base d'un lieu mémoriel, et le moyen d'un véritable dialogue entre les générations ?
100.000 € pour un projet de Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] qui n'existe que sur le papier, c'est beaucoup !
Avec cette somme, l'Académie aurait fait plus. Mais l'Histoire jugera et avant elle les électeurs …
# www.archiveshomo.info

Juillet-août 2006 > magazine Têtu n° 113 ( page 62 ) : par Paul Parant
Le projet de Centre des Mémoires parisien suscite la colère
Pour l'instant sans local ni fonds d'archives, le Centre des Mémoires LGBT ne devrait pas ouvrir avant 2008. Ce projet [ de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ], dont la préfiguration a déjà coûté 100.000 euros à la Mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires pour exister.
Parmi les personnes exaspérées par la lenteur du projet, Phan Hoàng voudrait que son propre projet, l'Académie Gay et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine, soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres, autant de vidéos et de titres de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info ], tout en continuant de sauver des fonds privés.
- Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé le projet du Centre des Mémoires, ne connaît pas l'existence des autres fonds d'archives, tempête Phan Hoàng qui exige que le projet " Officiel " publie ses comptes ainsi qu'un rapport moral annuel.
Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires [ LGBT de Paris - Île de France (projet CADHP rebaptisé) ], le reconnaît :
- Eux ont accumulé des choses, pas nous.
Il prône un rapprochement, mais n'a pas visité personnellement les archives [ du Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT ] de l'Académie [ Gay & Lesbienne ].
Certes très présentable, mais encore abstrait, le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires, pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique devrait apporter un début de réponse.

21 6 2006 > Centre d’Archives LGBT : réunion tendue en prévision [ e-llico.com ]
Le projet serpent de mer du futur Centre d’Archives LGBT parisien va connaître une nouvelle étape avec la réunion qui se tiendra lundi et à laquelle participeront tous les protagonistes, initiateurs du projet comme opposants.
Lundi 27 devrait se dérouler la première réunion portant sur la création du Conseil scientifique du futur Centre des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France [ nouveau nom du Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ].
Pourquoi une telle réunion alors que le financement n’est toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir espérer un nouveau financement de la Ville de Paris comme l’aide du Ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.

C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des responsables actuels du projet :
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions, des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devrait confronter Marie-Hélène Bourcier ( l’une des critiques les plus virulentes du projet actuel ), Patrick Cardon, Louis-Georges Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives [ Départementales ] de Paris et les responsables de l’actuel projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif. Nous attendons la réunion avec la ville de Paris et le ministère de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.

16 6 2006 > Centre d’Archives Homosexuelles : vers la création d’un Conseil scientifique [ e-llico.com ]
Fin juin ( le 27 précisément ), doit se dérouler la première réunion portant sur la création du Conseil scientifique du futur Centre des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France.
Une condition sine qua non à la poursuite de son financement. Pourquoi une telle réunion alors que le financement n’est toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir espérer un nouveau financement de la ville de Paris comme l’aide du ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.

C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des responsables actuels du projet [ Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ].
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions, des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devait confronter Marie-Hélène Bourcier, Patrick Cardon, Louis-Georges Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives de Paris et les responsables de l’actuel projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif. Nous attendons la réunion avec la Ville de Paris et le ministère de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.

Juin 2006 > Où en est le CADHP ? [ Baby Boy magazine ]
En 2000 [ le 13 6 2001 ], Jean Le Bitoux et Christopher Miles ( parmi d'autres ) proposent la création d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ). Se constitue alors [ le 19 12 2001 ] une association chargée de préfigurer le projet : l'AP-CADHP.
Elle demande à l'époque une subvention à la Ville de Paris.
Une délibération votée en Conseil de Paris en novembre 2002 [ le 24 9 2002 ] lui accorde 100.000 euros pour financer la mission de préfiguration.
Le Centre d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris devait ouvrir en 2003. Aujourd'hui, le Centre n'est pas près d'ouvrir.
Après avoir dépensé les 100.000 euros accordés par la mairie, l'AP-CADHP défend aujourd'hui un projet au point mort.
ArchiQ, un des principaux opposants à l'actuel projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris [ projet CADHP rebaptisé ], s'indigne face à l'incompétence de l'équipe qui pilote le projet et à la Mairie de Paris qui, pour elle, a prouvé son peu d'intérêt pour un projet pédagogique, culturel et citoyen qui fait cruellement défaut et qui contribuera efficacement à la lutte informée contre les discriminations sexuelles, ethniques et de genre.

26 5 2006 > tetu.com ( du journal Têtu ) : France ( Mémoire ) par Paul Parant
Il existe plus d'une dizaine de fonds d'archives en France, dont l'existence n'est pas prise en compte par le projet officiel. Lire la suite :
=> Centres des mémoires LGBT : les fonds d'archives existants veulent être reconnus
Sans local, ni fonds d'archives déjà collectées, le Centre des Mémoires LGBT [ nouveau nom du projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ] ne devrait pas ouvrir avant 2008.
Ce projet, dont la préfiguration a déjà coûté 100.000 euros à la mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires pour exister.
Parmi les nombreuses personnes exaspérées par la lenteur du projet, M. Phan Hoàng réclame que son propre projet, [ le Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT de ] l'Académie Gay et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine ( Val-de-Marne ), soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres, autant de vidéos et de titres de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info ], tout en continuant de sauver des fonds privés.
Il recense également plus d'une dizaine de centres d'archives LGBT en France.
- " Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé le projet du Centre des mémoires, ne connaît pas l'existence des autres fonds d'archives. Notre travail n'est pas reconnu ", tempête M. Phan Hoàng, qui exige que le projet « officiel » publie ses comptes et un rapport moral annuel.

Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires, le reconnaît :
- " Eux ont accumulé des choses, pas nous. "
Il prône un rapprochement, mais n'a pas personnellement visité les archives de l'Académie [ Gay & Lesbienne ] : son rapport de Préfiguration mentionne d'ailleurs l'existence de fonds, sans entrer dans le détail.
- " Dès le départ, notre projet suit une démarche certifiée technique par la direction des Archives de France ", rappelle M. Martinet ( lire Quotidien du 31 mars ).
Certes très présentable, mais encore abstrait, le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires, pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique devrait apporter un début de réponse.

24 5 2006 > e-llico.com : Actus par Jean-François Laforgerie
Archives Homosexuelles de Paris : l'Académie Gay & Lesbienne veut faire repartir le projet sur des bases saines
Nouvelle interpellation des responsables du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, cette fois-ci de la part de l'Académie Gay & Lesbienne qui dénonce une mauvaise gestion et réclame d’être associée au projet.
Le Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris essuie de nouvelles critiques.
Dans un communiqué, l'Académie Gay & Lesbienne parle de projet mal géré, d’enlisement et s’indigne de la fuite en avant de ses responsables qui recherchent 820.000 euros supplémentaires pour ouvrir le fameux centre.
- Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants pour débloquer la situation et redonner confiance, estime l’association spécialisée dans les archives homosexuelles qui dénonce l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et initiatives existants et en particulier sa mise à l’écart du projet de centre parisien, notamment en raison de sa domiciliation en banlieue.
L’Académie Gay & Lesbienne demande que le projet de " Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France " ( CADHP rebaptisé ) reparte sur des bases saines, avec de nouvelles énergies en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes détaillés,
-
et l‘indépendance par l’affranchissement de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il soit.

23 5 2006 > De nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de CADHP ? [ Gais et Lesbiennes Branchés ]
L’Académie Gay et Lesbienne s’interroge sur le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui leur semble cher, sans ambition et finalement peu séduisant :

23 5 2006 > De nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ? [ Communiqué de presse de l'Académie Gay & Lesbienne ]
Malgré le soutien de la Mairie de Paris, ce projet mal géré continue de s’enliser. 100.000 € de subvention déjà dépensés n’ont donné lieu qu’à un rapport de 80 pages de généralités, alors que l’ouverture du centre était prévue pour 2003.
Faute d’avoir atteint ses premiers objectifs, l’Association de Préfiguration du CADHP recherche maintenant 820.000 € pour ouvrir son centre « ambitieux, séduisant, cher… ».
Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants pour débloquer la situation et redonner confiance. L’Académie Gay & Lesbienne appelle aussi les responsables à respecter leurs engagements initiaux.
- Un centre ambitieux ? En réalité n’est prévue que l’ouverture en 2008 d’un centre de documentation, puis seulement deux ans plus tard d’un centre d’archives réservé aux journalistes et chercheurs. La bibliothèque grand public est abandonnée et la partie muséale écartée.
- Cher ! En effet, l’AP CADHP recherche de nouveaux financements disproportionnés, prévoyant ainsi 510.000 € de salaires et seulement 10.000 € pour les acquisitions de collection… Un colloque à 20.000 € est projeté pour la création d’un thésaurus LGBT, sans mentionner qu’il en existe déjà à l’étranger.
- Séduisant ? L’AP CADHP se discrédite par sa communication irrégulière pour cacher ses problèmes de gestion. Par exemple elle prétend sur son site que « le local ouvert, les réunions de travail se succèdent » tout en se gardant de publier son rapport moral qui constate « après enquête que les commissions ne se réunissaient pas »…
Le projet initial prône que le « centre doit refléter une image de stricte neutralité » alors que l’AP CADHP est présidée depuis 2003 par un maire adjoint ( PS ), ancien président d’Homosexualités Et Socialisme [ HES ], au côté de plusieurs militants socialistes.
Elle cherche à convaincre que son projet est « fondamental » par l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et initiatives existants alors que les quelques archives qu’elle a réussi à obtenir sont stockées dans une cave prêtée par l’association Aides à Pantin.
De plus, depuis début 2005, « ne pouvant plus payer le loyer », elle a rendu son local à la régie immobilière de la Ville de Paris.
Le rapport de Préfiguration ( sous-traité à la société CCMO Conseil ) enchaîne des généralités, erreurs et contradictions.
On peut s’interroger sur la capacité de mettre en place un centre de grande envergure et d’en assurer sa pérennité : pas d’étude de faisabilité, ni d’étude technique approfondie et rien sur les sources de financement.
L’AP CADHP ignore tout du monde des archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT. Dans le rapport ne figure aucune analyse du fonctionnement et du financement des centres existants : il serait utile de contacter les acteurs de terrain.
Sur son site, elle feint « la révision et (…) la précision d’un certain nombre d’orientations mal comprises » alors qu’elle reprend à son compte certaines revendications d’associations, groupes et personnalités. Enfin elle ne s’embarrasse pas de copier grossièrement le travail d’autrui ( notre site internet http://www.archiveshomo.info par exemple ) !
Elle ne peux continuer à nier la réalité de notre savoir-faire, ni l’importance de notre fonds : une bibliothèque, de la documentation et des archives réunies en cinq ans de travail bénévole, sans aide publique.
De plus, nous avons rassemblé une documentation spécifique sur les archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT en France et à l’étranger.
Sous prétexte de notre domiciliation en banlieue, l’Académie Gay & Lesbienne était tenue à l’écart de ce projet de centre parisien. Comme il prétend aujourd’hui englober aussi l’Île-de-France ( notamment pour demander des subventions au Conseil régional ), dorénavant il ne pourra plus se faire sans concertation avec nous !
L’Académie Gay & Lesbienne demande que ce projet de « Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France » ( CADHP rebaptisé [ avec ce nouveau nom pour imiter notre Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT ? ] ) reparte sur des bases saines, avec de nouvelles énergies, en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes détaillés,
- l’indépendance par l’affranchissement de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il soit.

Mai 2006 > Subventions :: Les 100.000 euros perdus du Centre d'Archives Homosexuelles [ journal Le Cri du Contribuable ]
En 2002, le Conseil de Paris unanime a voté une subvention de 100.000 euros à une association chargée de la création d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui aurait dû ouvrir en 2003.
Les 100.000 euros sont partis en fumée, le Centre reste virtuel et les responsables de l'association s'apprêtent à demander une rallonge.
=> Retour sur un scandale :: La subvention s'est perdue quelque part dans les archives !
L'enveloppe n'était pourtant pas légère : pas moins de 100.000 euros, octroyés sur proposition de la mairie de Paris à l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( [ AP ] CADHP ), pour initier la création dudit centre, dont l'ouverture était prévue pour 2003.
A en croire Le Perroquet Libéré [ http://www.leperroquetlibere.com/ L-histoire-rocambolesque-des-archives-homosexuelles-de-la-mairie-de-Paris_a92.html ], qui a levé le lièvre, l'octroi de ce subside répondait à un engagement électoral, très discrètement pris par Bertrand Delanoë en mars 2001 auprès de quarante associations membres du Conseil politique de la Lesbian and Gay Pride. Il a été voté en septembre 2002 par l'ensemble des groupes politiques représentés au Conseil de Paris, Philippe Séguin ayant demandé aux élus UMP de ne pas y faire obstacle.
L'opposition, écrivent nos confrères, est venue d'ailleurs, à savoir des associations lesbiennes Archives Recherches Cultures Lesbiennes [ ARCL ] et Cineffable, mécontentes d'avoir été tenues à l'écart du projet et auxquelles la mairie de Paris accorda dans la foulée [ par la suite ] 10.000 et 15.000 euros d'aides - un lot de consolation, en quelque sorte.
Quant aux destinées du CADHP, elles furent confiées aux bons soins de Jean Le Bitoux, proche de l'adjoint à la culture du maire de Paris, Christophe Girard, et fondateur du magazine homosexuel Gai Pied.
Personnage controversé, ledit Le Bitoux avait antérieurement [ co ] fondé la Maison des Homosexualités [ ( MH ) de Paris ], déjà critiquée, notamment par l'association Act-Up [ Paris ], pour sa gestion de subventions attribuées par l'Agence Française de Lutte contre le Sida [ AFLS ] et par le ministère de la Culture, pour créer... un centre d'archives homosexuelles !
- En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes compétentes et sérieuses, affirme pourtant Delanoë en réponse aux détracteurs du patron du CADHP.
Fort de ce soutien, celui-ci ouvre un bureau dans le Marais, se salarie comme directeur de recherche [ Responsable du Comité d'acquisition ] et [ par la suite, l'AP CADHP ] embauche un archiviste ... lorsqu'il est finalement remercié, en 2004, le projet n'a pas avancé d'un pouce, mais les 100.000 euros ont fondu comme neige au soleil.
=> 1.700 euros par jour pour former les agents municipaux à la question gay
Le successeur qui lui est donné, Stéphane Martinet, ancien président d'Homosexualités Et Socialisme [ HES ], et maire adjoint du X° arrondissement, sous-traite finalement l'élaboration du rapport de Préfiguration à une société privée, CCMO Conseil, créée au même moment [ plus exactement le 21 10 2004 ] par Olivier Maguet, président de Formation pour une Approche de la question Gaie et de l'identité de Genre ( FAGG ), pour laquelle Le Bitoux travaille d'ailleurs comme formateur.
Selon Le Perroquet libéré, la FAGG intervient dans le cadre de sessions de formation, sous-traitées par la mairie de Paris pour éduquer à la question gay et à l'idée de genre les agents municipaux parisiens. Coût de la séance : 1.700 euros par jour, facturés aux contribuables parisiens !
La nature des sources archivistiques et documentaires LGBT ( Lesbiennes Gays Bi et Trans, NDLR ) relevant, selon le rapport, des compétences du Centre, a de quoi interloquer lesdits contribuables : il est question de tee-shirts de l'association Gay Pride Paris, de godemiché, de parure de drag queen ...
Ce travail a pourtant convaincu la direction des Archives de Paris et le ministère de la Culture, qui, selon Stéphane Martinet, l'ont jugé très intéressant.
Le président [ de l'Association de Préfiguration ] du CADHP prévoit maintenant de partir à la chasse aux financements pour la phase de Configuration du projet, qui devrait durer deux ans et coûter 820.000 euros.
Elle est pas gay, la vie ? ... E.E.

26 4 2006 > L G Bê Tise [ Le Perroquet Libéré ]
On le sait, le projet municipal d'Archives Homosexuelles [ projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ] a déjà coûté 100.000 euros pour … rien.
Mais, pour tenir une promesse électorale de
[ Bertrand ] Delanoë aux communautaristes gay, la mairie [ de Paris ] ne renonce pas pour autant à ce projet entaché de nombreuses irrégularités.
Afin de trouver les quelques 820.000 euros ( dont 510.000 euros de salaires … ) réclamés par les promoteurs [ de l'Association de Préfiguration ( AP CADHP ) ] de ce projet très dispensable, la Ville de Paris cherche d'autres partenaires financiers.
Selon la presse gay, le ministre de la culture, l'UMP Renaud Donnedieu de Vabres, serait prêt à soutenir à son tour le Centre des Mémoires LGBT [ de Paris Ile de France ].
L'UMP au secours de la mairie de Paris … Ou comment nationaliser un scandale municipal ?

14 4 2006 > magazine illico n° 147 ( pages 8 et 9 ) : par Jean-François Laforgerie
Forte polémique sur le Centre d'Archives LGBT :: Le feu aux archives
Quatre ans après son lancement, le projet de Centre d’Archives LGBT semble toujours enlisé.
Cet énorme retard provoque une forte polémique et la remise en cause à la fois des choix effectués et de l’équipe qui pilote ce projet essentiel pour la communauté.
=> Illico fait le point sur ce dossier brûlant
Parti comme c’est, on se demande si d’ici peu quelqu’un se souviendra encore de l’année du lancement du projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris. Un comble !
Le retard pris n’est plus important, il est aujourd’hui dramatique. La belle idée d’un lieu de mémoire LGBT, soutenue par Bertrand Delanoë durant sa campagne en 2001, ne voit toujours pas le jour. Pire, elle est même devenue un boulet, pour la mairie [ de Paris ].
Car la somme engagée par la Ville est importante ( 100.000 euros ) et n’a donné lieu, pour le moment, qu’à un Rapport [ de Préfiguration ]. Un peu léger pour un chantier lancé en 2002 estiment les opposants au projet qui, au vu du retard accumulé, ont lancé récemment une nouvelle salve d’attaques.
Comme les fois précédentes ( les attaques sont cycliques depuis 2002 ), la mairie fait le dos rond tout comme les responsables du projet, Stéphane Martinet et Charles Myara. Ce manque de transparence et cette absence d’information sur le projet, inexplicables, sont pain béni pour les opposants qui trouvent ainsi un terrain propice à leurs griefs qu’ils soient fondés ou parfaitement caricaturaux.
Une chose est sûre : la situation est bloquée, le projet mal engagé et la Ville [ de Paris ] coincée. Les explications à ce qui pourrait prendre, hélas, les allures d’un fiasco sont d’ordre multiple.
A l’exemple du feuilleton sur la validation scientifique du projet. Pour faire simple, le projet n’a pas avancé d’un pouce depuis l’autonme parce que les responsables du projet attendaient, après celle des Archives de Paris ( voir page [ 9 ] ), une validation scientifique des Archives de France. Validation que ce service d’Etat n’a jamais eu l’intention de donner.
- Du côté du ministère de la Culture, on dit aujourd’hui que l’avis scientifique des Archives de Paris est suffisant et qu’il n’a jamais été question d’autre chose.
- Du côté du Centre des Mémoires, on soutient avoir entendu du ministère exactement le contraire.
Difficile de dire s’il faut imputer cela à l’amateurisme des uns ou à l’inertie des autres, mais le résultat est un nouveau retard du projet qui n’avait pas besoin de cela.
Mais la principale cause du blocage actuel est dans la stratégie même défendue par les responsables actuels, Stéphane Martinet et Charles Myara, qui espèrent le grand soir avec un centre ambitieux, séduisant, cher…
-
On ne veut pas commencer par un petit centre dans un coin. Nous ne souhaitons pas déjà réduire la voilure avancent-ils. C’est l’option : le grand centre tel qu’il est présenté dans le rapport, tout de suite.
Cette stratégie a le gros défaut de faire croire qu’il reste encore beaucoup de temps… pour réunir et convaincre tous les partenaires potentiels ( voir page X ). Ce n’est hélas plus le cas. La mairie [ de Paris ] s’agace et s’inquiète du retard, d’autant qu’elle peine à faire passer le message que ce centre n’est pas une commande municipale.
Directrice des Archives de Paris, Agnès Masson estime qu’il est indispensable [ pour l’équipe actuelle ] d’avoir une activité concrète comme une salle de lecture. Il faut qu’ils prouvent qu’ils existent. Une convention de partenariat avec une autre association permettant l’accueil du public serait une piste. S’ils attendent tout, tout de suite, dans dix ans, nous y sommes encore.
Faute de cet embryon d’activité, il sera difficile à l’équipe actuelle d’obtenir les financements publics espérés : mais pour cela même il faut des moyens. Des moyens qui, pour le moment, n’existent plus.
Infos sur le site : www.memoires-lgbt.org

14 4 2006 > magazine illico n° 147 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
Marie Hélène Bourcier : Il faut repartir sur de bonnes bases
Sociologue, essayiste ( 2 ), professeur à l’université Lille III, Marie Hélène Bourcier est membre d’ArchiQ, un des principaux opposants à l’actuel projet de Centre des mémoires LGBT de Paris [ nouveau nom du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ) ] . Interview :
# En quoi votre vision des archives LGBT diffère-t-elle de celle qui est présentée dans le rapport de préfiguration du Centre des mémoires LGBT Paris / Ile-de-France ?
- Vous vous souvenez sans doute que l’action d’Archilesb !, de VigiTrans puis d’ArchiQ [ trois opposants au projet alors défendu par Jean Le Bitoux, ndlr ] dès 2002 portait sur la spécificité des archives LGBTQ, la qualité scientifique et méthodologique du projet et son degré d’ouverture aux minorités sexuelles et de genre. Sur ces points, le rapport n’a pas évolué.
C'est une catastrophe sur le plan scientifique : il propose un colloque cher ( chiffré à près de 20.000 euros ) sur l’élaboration d’un index homosexuel alors qu'il existe déjà. Il s'agit de l'Homosaurus des archives d'Amsterdam ( HomoDok ). Il y aussi un Pink Thesaurus en Angleterre mais l'auteur du rapport n'est pas au courant !
# Vous demandez la démission des responsables actuels. Selon vous, la solution réside-t-elle dans leur seul remplacement ou pensez-vous qu'il faille repartir de zéro avec un nouveau projet ?
- Tout d'abord, Mr Martinet est adjoint à la mairie du 11ème arrondissement. Il ne peut donc être le président de l'association qui a reçu une subvention de la mairie de Paris. C'est contraire aux bonnes pratiques qu'a voulu instaurer Bertrand Delanoë.
Ensuite, cette équipe a failli moralement et financièrement. Elle a déjà consommé deux salariés mal affectés et juste acheté du linoléum et du matériel informatique pour un centre qui n'existe pas. Je ne parle même pas des acquisitions dont Jean Le Bitoux avait la charge. Où sont elles ?
En plus, elle veut remettre le couvert. L’AP-CADHP ( 1 ) demande quelque 800.000 euros supplémentaires qui viennent s’ajouter aux 100 000 euros de subvention de la mairie de Paris pour ne pas ouvrir avant 2010 ! Le rapport de Préfiguration est incapable de donner une liste de partenaires financiers et autres : encore quatre ans pour les identifier ?
L’échec est en partie dû à une absence de réel intérêt pour les archives. Monsieur Martinet s’est mis au service du PS. Il ne s’est pas mis au service de la communauté LGBTQ. Pourtant, l’existence d’un centre d’archives est un besoin crucial. Tous les jours, je suis contactée par des étudiant(e)s, des transpédégouines qui veulent travailler sur leurs histoires et leurs cultures. C’est actuellement impossible.
L’équipe actuelle doit partir et il faut repartir avec de vrais acteurs, divers, concernés, professionnels, communautaires et surtout consulter.
Les Archives Départementales de Paris sont tout à fait prêtes à travailler avec les minoritaires sur la question des archives. Il faut commencer par un retour d’expérience avec les centres en Europe, les initiatives en France et à l’international. Ce n’est pas sorcier : une task force avec rapport d’étapes, une plate-forme de compétences très flexible et enracinée dans la communauté dont l’expérience est irremplaçable. Tout ira bien si le projet et inclusif et respectueux des archivés.
# Avez-vous un projet alternatif au seul qui existe actuellement et quel est-il ?
- ArchiQ a travaillé la notion d’archive vive. Un chapitre entier de mon dernier livre, Sexpolitiques ( 2 ), est consacré à cette philosophie de l’archive minoritaire, différente, difficile. Les enjeux de l’archive LGBTQ sont aussi complexes que ceux des archives coloniales : comment archiver les silences ? Comment rendre visible ce que l’on appelle les dehors de l’archive classique ? Archiver les sexualités...
Nous pouvons apporter de l’expertise, de l’engagement et une volonté politique. Mais le projet en soi doit être partagé, repartir sur de bonnes bases avec les bonnes personnes et un… Comité scientifique.
# Vous vous êtes lancée dans une stratégie de contestation tous azimuts. Qu'attendez-vous au final de cette stratégie, notamment vis-à-vis de la Mairie ?
- En 2002 comme aujourd’hui, nous avons simplement essayé d’œuvrer pour que s’ouvrent un débat public et une concertation