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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

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la sauvegarde des mémoires LGBTQ permet de préserver la vérité sur notre histoire

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3e trimestre 2003
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Courant 2003 > TOUJOURS PAS d'ouverture du CADHP : " un calendrier serré prévoit une ouverture courant 2003 ... "
> Archives Gay : Un Centre à Paris ? [ illico ] 31 10 2001
Projet ambitieux, le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP) se veut d’abord un centre d’archives ( écrites, audiovisuelles, photographiques ), un centre de documentation ( bibliothèque, médias … ) et un site Internet ( avec un portail ouvert sur les structures similaires à l’étranger ).
Il serait sous le régime des associations ( loi de 1901 ) et pourrait fonctionner avec une équipe, réduite, de cinq personnes pour un montant de 2 millions de francs de frais de fonctionnement par an.
Si toutes les conditions requises ( soutien politique — ville, région, Etat —, partenaires financiers privés, lieu et comité scientifique ... ) sont réunies, un calendrier serré prévoit une ouverture courant 2003.

CADHP : Pour proposer ses archives ou ses services ( documentaliste notamment ) : 01 45 23 90 88

Courant 2003 > PAS d'ouverture du CADHP : " Dans un calendrier assez serré, il serait possible d’ouvrir le centre dans le courant de l’année 2003 ... "
> Dossier de synthèse [ cadhp.fr ] 2002
... ce projet ambitieux doit bénéficier d’un appui politique, clairement affirmé notamment par Bertrand Delanoë pendant sa campagne électorale. Si l’appui de la Ville de Paris est essentiel, l’État, la Région Ile de France doivent aussi être sollicités
... Un site Internet sera lancé dès l’accord de principe et évoluerait progressivement vers un portail. Dans un calendrier assez serré, il serait possible d’ouvrir le centre dans le courant de l’année 2003 ...

Automne - Hiver 2003 > ProChoix n° 26 - 27 ( pages 266 et 267 ) : par Aline Baïf
On a lu : Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes
# Sous la direction de Didier Eribon, Larousse, 552 pages
La simple existence de ce dictionnaire est en soit une victoire.
L’ouvrage est superbe. Une couverture assez épaisse, un rose mat, parsemé ça et là d’une bande de vernis sélectif. Du point de vue esthétique, l’intérieur aussi ne déçoit pas.
La recherche iconographique coordonnée par Frédéric Mazuy et d’une grande qualité. Dans une bibliothèque la tranche rose fait du bien. Lors de la sortie du livre, sa présence sur les étals des libraires apportait du baume au cœur. Pour toutes ces raisons, impérieuses et nécessaires, ce livre est une œuvre éditoriale réussie.
Malheureusement, et malgré sa perfection esthétique, il vous faudra souvent le cacher quand vous recevrez. Pas quand votre vieille tante homophobe débarquera, mais quand vos amies lesbiennes viendront dîner au risque de vous prendre un regard de travers.
Pour quelle raison me direz-vous ? Les lesbiennes ne sont pas sensibles au vernis sélectif ? Le fond peut-être...
Il y a certes quelques articles bien documentés et mérités sur des lesbiennes qui ont compté, comme C. Delphy ou F. Gaspard, mais les lacunes sont légion.
- Michelle Causse, par exemple, n’a le droit qu’à une petite fiche de 13 lignes où ne figurent même pas ses principaux ouvrages. Qu’elle soit enseignée dans les universités françaises et canadiennes ne suffit vraisemblablement pas à en faire une auteure qui compte.
- Quant à Geneviève Pastre, elle n’a même pas eu le droit à une petite fiche. Dommage, il s’agit de la première éditrice lesbienne française... Depuis trente ans, elle a écrit plus de vingt ouvrages reconnus, traduits en allemand, en anglais, italien, espagnol ou édités au Canada et aux USA. Elle est surtout le symbole de la visibilité lesbienne comme gaie, par ses écrits et ses interventions publiques. Le parti politique qu’elle a fondé, les Mauves, n’a peut-être pas l’avenir de l’UMP, mais il fait bel et bien partie des cultures gays et lesbiennes.
- Autre personnage historique et culturel manquant : Marie-Jo Bonnet. Certes, beaucoup d’entre nous ont une dent contre elle depuis qu’elle a choisit le camp d’Irène Thèry au moment du PaCS, je ne sais même pas si je la saluerai en public, mais elle demeure la première historienne lesbienne. Elle aurait mérité au moins une colonne, même si elle avait dû se terminer par une phrase assassine. Pour sa défense ( à moins que ce ne soit le contraire ), Eribon se permet de dire que c’est une historienne “ médiocre ” lorsqu’on lui demande de s’expliquer. Heureusement, les Gouines rouges, dont Bonnet était une des leaders, ne sont pas passées totalement à la trappe grâce à un article de Christine Bard.
- Catherine Deudon est elle aussi absente. Photographe insatiable des mouvements de femmes, elle a produit une partie importante de notre mémoire collective... qui ne sera pas relevée dans ce dictionnaire.
- Mais le plus impardonnable reste sans doute la négation du travail de Claudie Lesselier. Fondatrice des Archives lesbiennes [ Archives Recherches Cultures Lesbiennes ( ARCL ) ], elle a pendant des années créé les structures nécessaires au développement de cette culture. Elle a accompagné et incité de nombreux travaux universitaires, elle a produit des textes théoriques essentiels, elle a fait des séminaires et des conférences, elle a recueilli les témoignages de lesbiennes âgées qui lui ont raconté leurs 20 ans, elle a mis en place des réseaux internationaux, des bases de données, elle a accueilli les archives de nombreux homos ...
Même subventionné à mort, aucun centre d’archives gay n’arrivera à faire ce que Claudie Lesselier, puis ses héritières, ont fait pour la culture homosexuelle.
Ne pas lui consacrer une notice, ce n’est pas que de la misogynie, ou un manque évident de perspective culturelle ... C’est un peu comme si le disciple d’un grand écrivain voyait sa contribution niée après la mort de ce dernier. Ce n’est pas seulement misogyne, inculte et prétentieux, c’est juste inqualifiable.

Mais sinon, le vernis sélectif est vraiment très beau.

21 10 2003 > padawan.info/fr : Blog de François Nonnenmacher
Astérix et Obélix en Amérique - la Nouvelle France
# Rappel de l'épisode précédent : nous avons pris le bus pour nous rendre de Boston à Montréal, où nous sommes arrivés le 19/9 vers 1h30 du matin à la gare centrale ( station UQAM ). Nous avons bien marché une vingtaine de minutes à travers les trottoirs défoncés de la rue Sainte Catherine pour rejoindre l'hôtel, en y croisant presqu'autant de SDF qu'en une traversée de Paris. [...]
Le 22, nous sommes partis en voiture vers Québec. Les Montréalais nous avaient prévenu, ce " charmant village " est vraiment le coeur de la Nouvelle France. [...]
Nous avons aussi eu le plaisir de retrouver des têtes connues et d'en découvrir de nouvelles, que j'espère sincèrement revoir ici ou là.
Je pense notamment à Laurent, qui travaille à l'ONF et qui est le réalisateur du film Quand l'amour est gai ( un beau film, qui en a choqué quelques uns au Québec et qui n'a pas été diffusé en France ) dont j'ai imité l'affiche, et à Louis, président des Archives Gaies du Québec et qui fait un travail fantastique dont la portée intellectuelle, malheureusement, échappera encore longtemps aux parasites égoïstes qui prétendent régenter la mémoire gaie à Paris ( mais je m'égare un peu, là ).
Le 27, nous sommes partis pour Toronto, Ontario.
# Ce sera l'objet du prochain épisode.

octobre 2003 : Les Khmers roses > Essai sur l'idéologie homosexuelle de François Devoucoux du Buysson { ... On peut s’interroger sur l’opportunité de la création du CADHP dans la mesure où les différents Centres d’Archives de la capitale contenaient déjà des fonds documentaires relatifs à l’homosexualité accessibles au public ...

septembre 2003 : caritig.org > Dossier : Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris { ... tous les liens permettant de prendre connaissance en détail sur ce qu'on peut à présent appeler l'affaire CADHP ou le CADHP gate. Si vous désirez tout connaître de l'affaire, nous vous conseillons de lire les dossiers élaborés par les associations Atitud-inn et Académie Gay & Lesbienne ...

14 8 2003 : e-llico.com > Gay Web Guide illico { ... le site de l’Académie Gay et Lesbienne propose de très nombreux liens et donne de précieuses infos pour découvrir notre histoire. A conserver en mémoire ! ...

21 7 2003 : dernier message envoyé > [ FI N ] de la liste de diffusion officielle du projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP)

12 au 13 7 2003 : 8e rencontres nationales Inter Centres LGBT { ... le CGL de Paris peaufine son projet de Grand Centre LGBT Paris île de France ...

8 7 2003 : Têtu > Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH) { ... le 29 juin dernier, le Mémorial de la Déportation Homosexuelle a procédé au renouvellement de son Bureau. René Lalement succède à Jean Le Bitoux (qui ne souhaitait pas se représenter et a été nommé président-fondateur) au poste de président ...

7 7 2003 : e-llico.com > Déportation : le Mémorial [de la Déportation Homosexuelle] change de président { ... Un hommage a été rendu à son président, Jean Le Bitoux qui ne souhaitait pas se représenter, pour son combat en faveur de la reconnaissance de la déportation des homosexuels. Il devient Président-Fondateur ...

3 7 2003 : illico > Jean Le Bitoux publie ses mémoires { ... aujourd’hui en pointe sur le Centre d’Archives Homo, à son domicile parisien ... L’homme est sur tous les fronts, au cœur aussi de nombreuses polémiques. A ses huit années d’activité [salarié] au sein de l’association [Aides], il faut aussi ajouter à son actif la création de la Gay Pride, ou du premier Centre Gai et Lesbien. Il est également président du Mémorial de la Déportation Homosexuelle, et participe activement à la création du Centre d’Archives [et de Documentation Homosexuelles de Paris], ce qui, là encore, ne lui vaut pas que des amis, un certain nombre de lesbiennes radicales contestant violemment le projet tel qu’il se précise ...

2 7 2003 : media-g.net > Revue de presse spéciale Marche des Fiertés { ... l'article [dans Libération] sur Jean Le Bitoux, figure de la communauté homosexuelle française en tant que fondateur de Gai-Pied, et à l'origine de plusieurs projets de visibilité qui ne sont pas sans déclencher de polémiques comme celui du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ...

2 7 2003 : Le Canard enchaîné (page 8) > La démocratie en trans { La militance homosexuelle ne cadre pas toujours avec l'arithmétique traditionnelle (Le Monde 29-30/6) : Nommé président de l'Association de Préfiguration du CADHP (Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris), le 9 mai, Stéphane Martinet voulait constituer un Conseil d'Administration paritaire, hommes-femmes. C'était compter sans les transsexuels. La parité biologique ne fonctionne pas chez nous, constate Stéphane Martinet. Déjà à l'Assemblée nationale, certains proposent de ne plus dire non-inscrits mais transsexuels.

juillet 2003 : Genres, la lettre mensuelle du Centre Gai et Lesbien de Paris > Le CADHP avance-t-il ?
- Un nouveau Conseil d’Administration { Sitôt formé, il est critiqué ...
- un vrai local
- et une forte opposition { une liste s’élève pour dénoncer un manque de représentation des lesbiennes, des bi ou des trans ...

juillet 2003 : Têtu > Histoires de Seconde zone { ... Ce qui inquiète, c’est que cette manière de faire de son histoire l’Histoire avec un grand H semble bien refléter la direction – qu’on ose qualifier de «scientifique» – dans laquelle Jean Le Bitoux et ses amis engagent le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles dont ils ont la charge à Paris ... Soit il fera de ses archives personnelles l’alpha et l’oméga de la mémoire homo, et son Centre ne rassemblera que les vieux souvenirs d’une génération de militants amers.

juillet 2003 : Technikart > Ouaf ! Ouaf ! CLIT - moi ! { ... l'affaire du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris et la pseudo action du CLIT ... faire une action ANONYME à l'automne en envoyant des tampax, symbole de féminité à Marie-Hélène Bourcier, Marie-Jo Bonnet et Blandine Grosjean de Libération et le revendiquer par la suite en précisant que ce communiqué n'a pas été envoyé à la presse hétérosexuelle ...

juillet 2003 : Ex'ist magazine > édito { ... Or, loin de toutes ces considérations, sans doute trop communautaires pour le magazine Têtu, celui-ci a profité de l'occasion pour assigner son confrère : 360° (le Têtu suisse), qui dans un article paru dans le n° [de] mars-avril 2003 sur le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris avait laissé entendre que ...

été 2003 : Regards > Polémique : Archives pas gays { Voilà un an, Bertrand Delanoë soutenait le projet d'un Centre d'Archives Homosexuelles dans la capitale. Le Iancement de celui-ci était confié, subvention de 100 000 euros à l'appui, à plusieurs de ses proches ... Au coeur de la vive polémique : l'orientation essentiellement gay du projet de Centre d'Archives Homosexuelles de Paris (CADHP) omettant ouvertement les lesbiennes, les transsexuels et bisexuels ...

29 6 2003 : Le Monde > Quand les lesbiennes demandent la parité avec les gays { ... Une première « affaire » a concerné le futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP), initié par Jean Le Bitoux ... et Stéphane Martinet, adjoint (PS) au Maire du 11e arrondissement de Paris ...

28 6 2003 : Libération Blandine Grosjean > Du paria au combat : parcours d'une génération { De la création de Gai-Pied aux grandes marches gays, les luttes de Jean Le Bitoux, 55 ans ... En 2003, Le Bitoux ne fait plus scandale mais la polémique continue. Bertrand Delanoë lui a confié la mission d'organiser un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles, dont plusieurs organisations et intellectuelles lesbiennes contestent l'orientation trop gay. Citoyen de seconde zone est le roman partisan d'un militant homosexuel, né à la fin des années 40. Un homo préhistorique.

27 6 2003 : communiqué de Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris > Gay Pride Paris juin 2003 { Face aux méthodes autoritaires du Gouvernement, peu habituelles dans la République Française des Droits de l'Homme et face au retour des conservatismes, la prochaine Marche des Fiertés Gays, Lesbiennes, Bi et Trans samedi 28 juin sera, cette année, plus que jamais, le symbole des tolérances nécessaires, une réponse aux fraternités oubliées, aux libertés malmenées, mais aussi l'expression d'une certaine joie de vivre, du respect des différences et prouvera une nouvelle fois que Paris résiste et demeure une ville ouverte et humaine qui donne à chacun sa chance et sa place dans notre société ...

26 6 2003 : L'Express > Minorités : Les homos en panne de cause { ... Un projet qui cristallise à nouveau les vieux antagonismes entre lesbiennes radicales et gays un brin misogynes, entre tenants du différencialisme et partisans du droit à l'indifférence. L'historienne féministe Marie-Jo Bonnet et Marie-Hélène Bourcier, théoricienne du mouvement queer - qui étudie et remet en question les genres et les identités sexuelles - ont d'ailleurs lancé une pétition dénonçant l'exclusion des lesbiennes du projet [CADHP] et la superficialité ...

26 6 2003 : VSD > Etre homo en France { Pour le fondateur du journal Gay Pied [ Gai Pied ] et pour l'historien, dévoiler son homosexualité reste difficile. Dénoncer quelqu'un, c'est produire une indignation sociale, toujours désastreuse : Jean Le Bitoux. Co auteurs des Citoyens de Seconde Zone, le militant Jean Le Bitoux, créateur de la Gay Pride et du futur Centre des Archives Gays et Lesbiennes, et l'historien Hervé Chevaux analysent l'évolution de la cause homosexuelle en France depuis trente ans ....

23 6 2003 : e-llico.com > Socialistes : nouvelle équipe à HES { ... Enfin, ils ont réaffirmé la vocation d'HES [Homosexualité Et Socialisme], comme force de propositions LGBT pour le PS, notamment sur les dossiers de l'adoption, de la mémoire, de l'identité de genre et du lesbianisme ...

20 6 2003 : gayvox.com > Zone Têtue { ... Pourquoi ce procès au magazine 360°, pourquoi cette attaque contre Marie-Hélène Bourcier, pourquoi ces nouvelles guerres de religion qui m’enlèvent parfois le goût de lire de l’info LGBTQ. Pourquoi ces récupérations de toutes sortes, tels ces drapeaux arc-en-ciel promis aux fenêtres du siège d’un parti politique le jour de la Marche parisienne des Fiertés LGBTQ (et bien d’autres) ? ...

19 6 2003 : illico > Les dossiers du gay Paris :
- Où en est le Centre d'Archives Homos de Paris ? { L’élection, le 9 mai dernier, d’un nouveau Bureau (5 femmes sur 10 postes) pour l’Association de Préfiguration du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles (AP CADHP) n’a pas apaisé la fureur d’Archilesb et Vigitrans qui déplorent le non respect de la parité puisque seul Jean le Bitoux se voit salarié ... D’ores et déjà, un local (rue de Nazareth, 3e arrondissement) a été ouvert mais il ne permet pas l’accueil du public ni le stockage d’archives.

19 6 2003 : tetu.com > Les associations LGBT reçues à la Mairie de Paris { ... Tom Reucher, président de l'association des transsexuel(le)s ASB, a exigé une réunion de mise à plat du futur Centre d'Archives [et de Documentation Homosexuelles de Paris] dirigé par Jean Le Bitoux ...

18 6 2003 : gayromandie.ch > médias : Têtu poursuit 360° [et Marie-Hélène Bourcier] pour diffamation { suite à un article sur les problèmes du projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ...

17 6 2003 : fr.gay.com > Têtu attaque le magazine gay 360° et Marie-Hélène Bourcier { L'éditeur de Têtu, 2 de ses journalistes et son Directeur de publication ont porté plainte contre le magazine gay suisse 360° ainsi que contre la sociologue lesbienne Marie-Hélène Bourcier, suite à un article publié dans le numéro de mars-avril 2003. Cet article très polémique, intitulé Paris brûle-t-il ? revenait sur la stérile polémique concernant le futur Centre d'Archives Homosexuelles de Paris ...

16 6 2003 : citegay.fr > Crêpage de chignons entre Têtu et la revue 360° : Têtu poursuit son confrère pour atteintes à son honneur { ... Dans son édition datée mars-avril 2003, la revue 360° a consacré un article sur le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, estimant que ce projet serait phagocyté par un pouvoir gay devenu dominant au détriment des femmes homosexuelles. La rédaction de 360° critiquait au passage la position du magazine Têtu sur le sujet ...

16 6 2003 : Archilesb! > A la veille de la marche des Fiertés, Têtu attaque en diffamation la sociologue lesbienne Marie-Hélène Bourcier et le magazine LGBT 360° { ... Les propos prétendument diffamatoires sont extraits de leur contexte qui est un très long article publié en mars avril 2003 ainsi qu'une interview de Marie-Hélène Bourcier par le magazine 360° ayant pour titre Paris brûle-t-il ? et qui font partie d'une enquête sur le Centre de Documentation et d'Archives Homosexuelles de la ville de Paris pour lequel la Mairie de Paris a versé une subvention de 100.000 euros à l'automne dernier ...

13 6 2003 : em@le > Gay Pride : entre utopie et foire d’empoigne { ... Une nouvelle Gay Pride approche, et avec elle son lot, désormais habituel, de grincements de dents et de coups bas ... Les tensions autour de la création du fond d’Archives Homosexuelles [de Paris (CADHP)] mais aussi les querelles autour de la propriété de la marque Gay Pride, de la préséance de l’organisation, et sûrement bien d’autres rancœurs, seront resurgir à point nommé ...

13 6 2003 : l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) quitte l'appartement de son principal fondateur et promoteur [et aussi "seul salarié"] pour un local attribué par la Ville de Paris

2 6 2003 : Têtu > Archilesb! et Vigitrans contestent la réorganisation de l'équipe de Centre d'Archives Homosexuelles de Paris [CADHP], piloté par Jean Le Bitoux

juin 2003 : Trans Genre Actu > édito { Le 24 mai [2003], il y avait enfin un débat sur le projet du Centre d’Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris ... En ce qui concerne la transparence et la prise en compte de la dimension transgenre, on ne voit guère d’évolution malheureusement. Mais les critiques ont été clairement énoncées, devant le président et la vice-présidente de l’Association de Préfiguration de ce projet ...

juin 2003 : Technikart > Riffifi chez les lesbiennes : Mal au CLIT { ... aux braillements qui ont accompagné le projet de Bertrand Delanoë concernant l'ouverture à Paris d'un Centre de Documentation consacré aux Archives gaies et lesbiennes. En septembre dernier, la Mairie de Paris vote une subvention de 100 000 € pour le projet dirigé par Jean Le Bitoux, ancien collaborateur de feu Gai Pied ... 2 lesbiennes, Marie-Jo Bonnet historienne et écrivain, et Marie-Hélène Bourcier sociologue et essayiste, d'abord consultées puis éloignées du projet, alertent à qui mieux mieux les médias, font signer des pétitions et crient haut et fort à la discrimination lesbienne, s'insurgeant que sur 50 participants au projet, 5 seulement soient des femmes ...

22 5 2003 > Le Gay Pouvoir : Enquête sur la République bleu blanc rose ( éditions Ramsay ) : par Yves Derai
=> Vert à l'extérieur, rose à l'intérieur

... [ Christophe ] Girard s'est aussi attiré les foudres des lesbiennes en s'impliquant personnellement dans la création d'un Centre d'archives homo.
=> Au cours de l'année 2002, deux projets s'affrontent sous les regards examinateurs de l'adjoint à la Culture et de sa collègue en charge de la mémoire et du monde combattant, Odette Christienne.
L'un est présenté par un vieux militant gay, Jean Le Bitoux, président du Mémorial pour la déportation homosexuelle, l'autre par les femmes de l'Académie gay et lesbienne.
C'est le premier, jugé plus crédible, qui est retenu à l'issue de quelques mois de débats animés.
Le comité de pilotage constitué dans la foulée se discrédite par une disparité générique : il ne compte que cinq femmes sur cinquante-neuf membres !
Il n'en faut pas plus pour que Marie-Jo Bonnet, historienne de l'homosexualité féminine et lesbienne emblématique, accuse Girard des pires avanies. Il suffit que le chouchou du maire, Christophe Girard, adjoint vert à la Culture et gay, claque des doigts pour que de l'argent lui tombe dans les mains, écrit-elle dans une lettre adressée à Anne Hidalgo, première adjointe et responsable de la parité à la Mairie de Paris.
Ce que les opposants hétéros de Bertrand Delanoë au Conseil de Paris n'ont jamais osé, une lesbienne l'a fait sans complexe aucun.
Il y a parfois une agressivité terrible dans notre milieu qui tient à un mal-être quasi palpable en certaines circonstances, regrette Christophe Girard.
Persiste surtout, pour des raisons à la fois culturelles et historiques, dans la communauté homosexuelle française, une mainmise exclusive des gays sur les fonctions dirigeantes au détriment des lesbiennes dont le poids politique se réduit à l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens, présidé par Martine Gross.
Ces quelques antagonismes n'empêchent pas Girard de poursuivre son ascension. Depuis sa nomination à l'Hôtel de Ville, le Tout-Paris fait son miel de cet esthète d'une cinquantaine d'années à l'itinéraire original, à la personnalité double, à la sexualité triple ...

2003 > L'affaire des archives est archivée ! [ tassedethe.com ]
=> Quoi les Archives ? ou si j'avais un marteau ...
=> En résumé : La Mairie de Paris a soutenu le projet CADHP en lui allouant une subvention de 100.000 euros pour l'année 2003 ...
Ni les lesbiennes, ni les transexuel(le)s n'ont été sollicités pour participer à ce projet ...

2003 > Engagement AP CADHP toujours pas réalisé : " Un état d'avancement du projet sera régulièrement présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT ... "
> Archives Gay : l'Inter-LGBT contre la polémique [ e-llico.com ] 13 1 2003
L’Inter-LGBT intervient à son tour dans la polémique sur le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles.
"L'Inter-LGBT a souhaité la création d'un Centre d'archives et de documentation, sur l'ensemble des minorités sexuelles, qui s'inscrive résolument dans la société : par la mise en place d'un service de documentation ouvert à toutes et à tous, par le recueil d'archives de diverses sources, sans exclusion, par la valorisation des documents d'une histoire fragile et méconnue. Elle exprime sa satisfaction d'avoir vu ce souhait concrétisé par le projet de l'Association de Préfiguration du Centre, animée par Christopher Miles, Florence Tamagne et Jean Le Bitoux, et se réjouit du soutien apporté par la Ville [ de Paris ] à ce projet ".
L'Inter-LGBT regrette la polémique née autour de la pétition Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur Centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris qui lui a notamment été adressée, ainsi que l'exploitation qui en a été faite dans la presse.
Afin d'en savoir plus, et de connaître les explications des premiers intéressés, Jean Le Bitoux, co-initiateur du projet du CADHP a été invité lors du dernier Conseil. Il a ainsi pu réaffirmer que le projet, aujourd'hui dans sa phase de préfiguration, était ouvert à toutes les contributions, et que, contrairement aux affirmations erronées de la pétition, la composition du comité scientifique du Centre reflétait une réelle mixité, et s'approcherait de la parité dans les prochains mois.
Un état d'avancement du projet sera régulièrement présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT. L'Inter-LGBT rappelle son souci constant d'une concertation entre les différentes composantes du mouvement lesbien, gai, bi et trans. Elle appuie en particulier les démarches constructives de la Coordination Lesbienne en France, des Archives Lesbiennes et du Collectif Existrans vis-à-vis du CADHP afin de s'en rapprocher et de proposer de nouvelles contributions au projet.
L'Inter-LGBT se déclare " disponible, si cela s'avérait nécessaire, pour poursuivre la discussion avec les différents protagonistes. Elle souhaite que cesse la polémique qui jette le discrédit sur l'ensemble du mouvement LGBT afin que le projet du CADHP puisse se développer dans la sérénité et dans le respect des principes de neutralité et de pluralité qu'il s'est donné ".

> Chronique d'une promesse électorale : le Centre d'archives et de documentation homosexuelles de Paris [ SexPolitique - Queer Zone 2 ( éditions La Fabrique ) : par Marie-Hélène Bourcier ] 12 4 2005
=> 2003 : Retour à la case préfiguration
Toujours aussi peu ouverte aux propositions et aux critiques, l'association de préfiguration du CADHP s'est contentée de procéder, en mai 2003, à un changement de son conseil d'administration et de son bureau, et de trouver un nouveau président ( Stéphane Martinet, maire adjoint du XIe arrondissement chargé des relations avec la mairie de Paris ).
Un espace de 40 m2 a été fourni par la Ville de Paris, rue Notre-Dame-de-Nazareth, dans le IIIe arrondissement, mais il était bien précisé qu'il ne pouvait ni être ouvert au public ni recevoir des archives ! Cet espace, toujours fermé, n'aura pas servi à grand-chose à part accueillir deux ou trois réunions de préfîgurateurs. Combien a-t-il coûté ?
A-t-il été une simple boîte aux lettres, comme l'indiquait la plaque gravée à l'entrée sur laquelle on pouvait lire Association de préfiguration du CADHP ? À quoi peut bien servir un local de préfiguration ?
Les étagères de l'Académie Gay & Lesbienne ploient sous les documents de toutes sortes alors que celles du local de la rue de Nazareth étaient et sont encore vides !
Était-il acceptable que le président et co-fondateur, B. Phan Hoàng ainsi que le vice-président de l'Académie Gay & Lesbienne, Thomas Leduc, soient qualifiés péjorativement de simples collectionneurs [30] au vu de l'exceptionnelle inefficacité du CADHP ?
L'Académie Gay & Lesbienne abat un énorme travail sans aide ni subvention. Les fous d'archives, les collectionneurs sont les premiers acteurs des centres d'archives. Sans eux, sans les fondations contingentes qu'ils représentent, les archives ne sont rien et beaucoup de documents seraient perdus.

C'est un mépris bien français et bien centralisateur que de les rejeter : sur sa carte de visite, Gérard Koskovitch, des archives de San Francisco, arbore fièrement sa qualité de collectionneur.
L'association de préfiguration du CADHP n'avait rien trouvé de mieux que de se doter d'un salarié, qui n'était autre que Jean Le Bitoux, pour revoir la copie du projet. Suite à une série d'articles parus dans la presse [31], la mairie de Paris l'avait sommée de ne pas ignorer les critiques d'Archilesb! et de VigiTrans en matière de représentativité de l'équipe en charge du projet.
Malheureusement, le discours paritaire biolo-gisant d'Anne Hidalgo, s'était substitué aux demandes de parité culturelle avancées par Archilesb! et VigiTrans lors de leurs rendez-vous avec l'adjoint au maire chargé de la culture, Christophe Girard et auprès de Clémentine Autain. Aux deux premières listes de participants avait donc succédé une troisième, avec un côté homme et un côté femme.
Archilesb! et VigiTrans continuèrent de faire entendre que la parité biologique était bien en-deçà des exigences requises pour le fonctionnement d'un centre d'archives et de documentation pour et sur les minorités sexuelles, de genre et ethniques.
Voulait-on un centre simplement articulé sur la différence sexuelle, voire l'orientation sexuelle, ou bien un centre susceptible de faire vivre dans ses fonds et ses activités la mémoire des discriminations et des infradiscriminations ?
En attendant, le futur centre avait réussi à entamer la confiance des futurs archivés [32].
=> Notes :
- [29] - Parmi les signataires : Teresa de Lauretis, les Lesbian Archives de New York, Alain Touraine, Virginie Despentes, Martha Gever, la Coordination Lesbienne de France, Stephen Whittle... ; Liste disponible sur http://perso.wanadoo.fr/ coalition.lgbtq/pet_archi.html
- [30] - Sans parler des propos racistes à l'encontre de Hoang B. Phan que j'ai pu entendre à la mairie de Paris. Stigmatisation de son accent ; remarque selon laquelle il ferait mieux de s'occuper d'une association de convivialité asiatique plutôt que d'archives.
- [31] - Voir notamment l'article de Maria Grazia Meda, Gay che non amano le donne dans le supplément magazine de La Reppublica, 22 février 2003 ; le dossier Paris brûle-t-il ? dans le magazine suisse LGBT 360°, mars-avril 2003 ; et l'article du Monde du 29-30 juin 2003, Quand les lesbiennes demandent la "parité" avec les gays par Clarisse Fabre.
- [32] - Lors de la présentation de l'état d'avancement du projet le samedi 24 mai 2003, lors de la réunion du conseil de l'Inter-LGBT, de nombreuses associations présentes avaient fait part de leurs inquiétudes vis-à-vis du projet en pointant un manque de transparence, un parti-pris scientifique toujours discutable et le fait que la phase dite de préfiguration se soit limitée à un lifting.
Devant le manque de crédibilité et de légitimité du projet, L'Académie Gay & Lesbienne, le Centre Gai et Lesbien avaient réaffirmé comme d'autres (Henri Maurel président de FG, le CARITIG, les détenteurs des archives de Gai Pied qui engagent des frais tous les mois pour préserver leurs archives dans des conditions optimales) leur volonté de ne pas confier leurs archives au centre en l'état.
Au cours de cette même réunion, l'InterLGBT, dont il faut rappeler les liens privilégiés qu'elle entretient avec le Parti Socialiste, a refusé de porter au vote le renouvellement de la confiance à un projet si peu avancé et a empêché la création d'une archive en interdisant que le débat soit filmé par un journaliste alors que la réunion était publique.
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Dernières nouvelles ...

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Février 2007 > gayvox.com : Gay Culture < Littérature > par Lionel Duroi
Triangul’ère n°6, la revue gay
Une nuée de sujets relatifs à l’art homo dessine le fil rouge d’un exemplaire de Triangul’ère. Dans le numéro 6 paru en décembre 2006, l’éditeur, Christophe Gendron, ne déroge pas à l’objectif qu’il s’est fixé.
Il nous permet de voyager dans le temps magnifique des décennies qui ont procédé à ce que nous sommes devenus face à la norme, au nombre. Pour celles et ceux qui atteignent la quarantaine et plus, l’éveil de la nostalgie tracera des ombres autour des fantômes.
Plus de 280 pages colorées de photos, dessins et textes aux sujets approfondies. Une réalisation magnifique.
Au sommaire, la LGBT Historical Society de San Francisco, comme un contre exemple du peu de cas que font nos édiles en France des archives LGBT.
Un collectif d’artistes qui revisitent les marins et leur univers plus ou moins fantasmé. L’homophobie voyageuse, le nu masculin en Chine etc. Même les quelques pages de publicités créatives n’enlèvent rien à l’exercice d’une publication classe et de poids !
Enfin, la magistral interview du créateur de la revue Arcadie. A collectionner absolument !
Au travers l’entretien ( rarissime ) accordé par André Baudry, maître d’œuvre de la revue majeure que fut Arcadie, Triangul’ère vous transporte au cœur de presque trente années d’homosexualité ( de 1954 à 1982 ). [...]

12 1 2007 > magazine illico n° 164 : Rétrospective par Didier Roth-Bettoni
=> ( page 4 ) BEST OF 2006 : Politique, culture, etc.

Les gens et les événements de l'année
Un député condamné pour homophobie. Un salon gay qui disparaît. Une gay pride qui dégénère. Un film d’amour homo qui triomphe aux Oscars. Un grand parti qui dépose un projet de loi en faveur du mariage gay. Une actrice outée par un magazine. Une polémique autour d’un centre d’archives. Une multiplication d’agressions anti-gays…
Ça c’est passé en 2006.
=> ( page 5 ) BEST OF 2006 : Politique
Polémiques parisiennes
Régulièrement pris pour cible par des essayistes plus ou moins talentueux ( Sophie Coignard, François Devoucoux du Buysson ) en raison des subventions accordées par la Ville de Paris à des associations LGBT, Bertrand Delanoë aura pour adversaire lors des municipales de 2008 une élue dont c’est aussi un des arguments. Françoise de Panafieu, députée-maire UMP du XVIIè arrondissement, malgré quelques inflexions à son discours ( elle n’est plus hostile à la Marche des Fiertés ), est en effet résolument contre ce qu’elle juge comme le favoritisme communautariste du maire gay de Paris.
Ce n’est pas la seule polémique à laquelle doit faire face Bertrand Delanoë : sa décision de rebaptiser le parvis de Notre-Dame de Paris du nom de l’ancien pape Jean-Paul II, connu pour son refus du préservatif et sa condamnation des unions homosexuelles, provoque en effet l’hostilité de plusieurs associations LGBT et de lutte contre le sida.
=> ( page 9 ) BEST OF 2006 : Communauté
Une série d’échecs
C’est certainement le ratage le plus dramatique de ces dernières années : au-delà des polémiques ou des accusations de toutes natures qui ont émaillé l’année, on ne peut que constater que le beau projet de Centre d’Archives LGBT de Paris [ nouveau nom du projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ] est toujours au point mort.
Après des années d’études, de rapports, de réunions, après l’épuisement de 100.000 euros de subvention accordés par la Ville de Paris, après la succession de plusieurs équipes et employés, après la validation du projet par diverses instances, on est bien en peine de dire si ce Centre verra le jour.
Car la situation aujourd’hui est calamiteuse et l’image donnée d’un gâchis d’énergie et de fonds publics est absolument catastrophique.

Autre faillite, celle du Salon Rainbow Attitude qui ferme ses portes après trois éditions déficitaires (malgré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque année) et en laissant plusieurs fournisseurs et partenaires sur le carreau.
Enfin, avec la fermeture par Patrick Cardon de Gay Kitsch Camp à Lille faute de moyens ( les subventions municipales et régionales n’ont jamais été suffisantes ), c’est à la fois une maison d’édition, un festival de cinéma et un centre de mémoire LGBT qui disparaissent.

12 1 2007 > magazine illico n° 164 ( page 34 ) Agendas : par Jean-François Laforgerie - Julien Pierre
Du neuf à l’Académie Gay et Lesbienne
L’Académie Gay & Lesbienne n’en finit pas d’étoffer ses services aux internautes.
Parmi les nouveautés, on trouvera un tout nouveau service " Livres " qui recense, domaine par domaine ( queer, lesbianisme, sida, histoire, mariage, PaCS, homoparentalité, prostitution, etc. ), de très nombreux ouvrages sur l’homosexualité. Si un sujet vous intéresse, vous cliquez et apparaît la liste des ouvrages les plus pointus sur le sujet.
Parmi les nouvelles rubriques, l’une est consacrée aux festivals de culture gay en France et à l’étranger.
Mais la plus attrayante des nouveautés est sans conteste l’archivage et la mise en ligne des revues non LGBT qui, de 1936 à 2006, ont consacré leur une à l’homosexualité. Cela donne un bon aperçu des collections de l’Académie Gay et Lesbienne comme de l’évolution de traitement des homos dans la presse généraliste. Certaines unes vous rappelleront sans doute des souvenirs.
Accès à ces nouveaux services sur www.archiveshomo.info

29 12 2006 > magazine illico n° 163 ( page 6 ) : Interview croisée < de Orion Delain et Christophe Gendron > par Didier Roth-Bettoni
« Raconter l’histoire d’un village »
# Si certains doutent de l’existence de la culture gay, ce n’est à l’évidence pas votre cas …
- Orion [ Delain ] : La culture gay, on a les pieds dedans ! On ne publie que des artistes qui travaillent sur l’imagerie gay. Certains font aussi des paysages, des choses abstraites, ça ne nous intéresse pas. Notre envie, ça a toujours été de surfer sur la sensibilité de l’art gay, exprès, trop peut-être diront certains.
- Christophe [ Gendron ] : Personne ne s’y intéresse, il n’y a pas de revue dans le monde qui s’y intéresse. Pourtant, en dehors des photographes, il y a beaucoup d’artistes, de peintres, de dessinateurs…
- Orion : C’est pour cela aussi qu’on a organisé l’exposition Gay Art au salon Rainbow Attitude en 2005 : pour réunir ces artistes, les faire se rencontrer, faire rencontrer leurs publics. On a d’ailleurs édité un numéro intermédiaire de "Triangul’ère" pour perpétuer ce carrefour, comme on a fait un numéro intermédiaire sur les éditeurs gay. On veut jouer ce rôle, et si des dessinateurs ou des peintres gay ne savent pas où publier, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter en envoyant un mail à editions@triangulere.com
- Christophe : Ils ne sont pas nombreux les gays qui sont prêts à assumer l’art gay sur leurs murs. Avec "Triangul’ère", ils peuvent l’avoir sur leur table de salon… Pour en revenir à ta question, qu’est-ce c’est qu’une culture ? Quand il y a une histoire commune, une persécution commune, un mode de vie commun, une sexualité commune, quand il y a un art qui se dégage… ça fait beaucoup de choses communes qu’on peut appeler une culture, non ?
# Les textes que vous publiez répondent à la même logique ?
- Orion : Notre idée de toujours, c’est de laisser des traces de notre histoire. C’est ce qui fait notre différence avec la presse : on fait parler les éléphants de la communauté, on raconte notre histoire. Dans le dernier numéro, c’est André Baudry, le fondateur d’Arcadie, la première association homosexuelle française dans les années 50. On a passé 8 jours chez lui en Italie : ça faisait plus de vingt ans qu’il n’avait pas parlé !
- Christophe : Dès le début, on a fait participer ceux qui ont compté dans cette histoire, sous forme de textes qu’on leur a demandé ou d’entretiens. Pierre et Gilles, Didier Lestrade, Jean-Pol Pouliquen ont parlé dès les premiers numéros. Ces livres que sont les numéros de " Triangul’ère ", ils racontent l’histoire d’un village.
- Orion : Mais en parlant de l’histoire, on parle aussi d’aujourd’hui : quand on célèbre les vingt ans du centre d’archives gay de San Francisco dans le dernier numéro, c’est aussi pour souligner ce qui se passe à Paris avec le scandale de ce centre d’archives qui n’arrive pas à voir le jour. [ le projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ]
# C’est un rythme très particulier de faire un numéro par an. Concrètement, comment est-ce que vous élaborez un sommaire ?
- Christophe : On s’y prend très longtemps à l’avance. L’entretien avec André Baudry par exemple, cela fait trois ans qu’on y pense, qu’on y travaille. Les thèmes des portfolios collectifs comme " Les marins " dans le dernier numéro, on les lance très en amont pour pouvoir contacter les artistes et regrouper les œuvres. Le dernier numéro vient de sortir mais on sait déjà depuis un moment ce qu’il y aura dans le prochain.
# " Triangul’ère " n°6, disponible en librairie. Ou sur commande www.triangulere.com

21 9 2006 > e-llico.com : par La rédaction
Homophobes : la rédaction d'Illico répond à François Devoucoux du Buysson
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les "Nouveaux homophobes". Ce droit de réponse appelle quelques remarques dans la mesure où François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Nous avons reçu de François Devoucoux du Buysson une demande de droit de réponse suite à la publication de notre dossier sur les "Nouveaux homophobes" dans lequel cet auteur est cité ainsi que des extraits de ses écrits. Ce droit de réponse, publié sur notre site, appelle néanmoins quelques remarques et ce d’autant que François Devoucoux du Buysson prend prétexte d’informations publiées dans "Illico" pour étayer ses assertions.
Ainsi, François Devoucoux du Buysson estime que la bonne foi du "Perroquet libéré", dans ses attaques contre le projet de centre d’archives homosexuelles [ de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], n’est pas reconnue dans notre dossier alors même que notre journal "Illico" a lui-même dénoncé un "manque de transparence".
Effectivement, "Illico" a bel et bien critiqué, à une reprise, une absence de transparence des initiateurs du projet et même posé la question d’un éventuel gaspillage de temps et d’argent dans la réalisation dudit projet, mais jamais sous-entendu qu’il y avait eu des "irrégularités dans la gestion". Cela, c’est François Devoucoux du Buysson qui le dit et l’écrit. C’est lui qui sous entend que l’usage des 100.000 euros de subventions
[ de la Mairie de Paris ] pourrait avoir été frauduleux et lui seul.
D’entrée de jeu, François Devoucoux du Buysson a considéré ce projet comme communautariste (ce qui est son droit) mais avec des méthodes qui, selon nous, s’apparentent à de l’homophobie.
Ainsi, vouloir disqualifier un des principaux acteurs du projet, en l’occurrence Jean Le Bitoux, en affirmant que sa réputation est "sulfureuse" du fait de son "insistance à évoquer positivement la pédophilie" (in "Paris cide", page 71) en citant une interview publiée dans "Illico" sortie de son contexte, est absolument malveillant. Quel est le but recherché lorsqu’on écrit qu’un militant gay historique fait aujourd’hui les mêmes amalgames que l’extrême droite alors qu’il ne fait que rappeler une phase du militantisme homo vieille de 30 ans !
Si nous avons choisi de classer ce "polémiste" dans la catégorie des "nouveaux homophobes", ce n'est pas pour lui faire un procès mais décrire ce qu’écrivent les détracteurs des gays, ce qu’ils pensent, disent, défendent comme point de vue. En l’occurrence, lui n’est jamais avare sur l’homosexualité. C’est lui qui compare les militants gay à des criminels de guerre ("les Khmers roses").
C’est lui qui conteste aux associations LGBT d’être hébergées dans une maison des associations à Paris. [ L'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) y est domiciliée car elle n'a plus d'argent pour payer le loyer de son local à la Régie Immobilière de la Mairie de Paris ]
C’est lui qui critique la moindre subvention municipale versée à une association homo. C’est lui qui parle de "mafia rose" à propos de la communauté gay. C’est lui qui publie des vannes douteuses sur Delanoë du style "Delanoë n’aime pas les tentes" et autres "Manque de tapettes dans le Marais". C’est lui toujours qui, dans ses interviews ("VSD", JT de France 2…) trouve que l’homophobie en France, c’est pas si grave, etc. Alors au bout du compte, il a beau dire qu’il n’a rien contre les "personnes homosexuelles", il est difficile de ne pas le classer parmi les homophobes.

21 9 2006 > e-llico.com : par François Devoucoux du Buysson
Droit de réponse : François Devoucoux du Buysson réagit au dossier sur les nouveaux homophobes
# Nous publions un droit de réponse de François Devoucoux du Buysson collaborateur du site internet l'Observatoire du communautarisme relatif à notre dossier sur les "Nouveaux homophobes".
- Monsieur,
Dans l'édition mise en ligne le 18 septembre 2006, votre périodique me cite à plusieurs reprises sur la base d'une présentation incorrecte et malveillante de mes écrits.
S'agissant de mon livre Pariscide, Illico affirme que "(j') amalgame pédophilie, outing, clientélisme".
Or, dans cet ouvrage, je ne fais que mentionner les positions ambigües de Monsieur Jean Le Bitoux, alors responsable du projet municipal de "centre d'archives homosexuelles"
[ Jean Le Bitoux était salarié comme Responsable du Comité d'Acquisition par l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], en m'appuyant explicitement sur un dossier paru dans Illico en date du 29 mars 2001 et intitulé "Pédophilie : la patate chaude des homos".
Dans ce dossier, Monsieur Le Bitoux prétendait notamment que "l'homosexualité vient d'une culture pédophile avec André Gide".
[ Magazine illico n° 26 ( page 12 ) 29 3 2001 ]
Par ailleurs, Illico semble contester l'existence d'irrégularités dans la gestion du projet de centre d'archives homosexuelles, mettant ainsi en cause la bonne foi d'une enquête du Perroquet Libéré.
Je vous invite à relire votre périodique, et notamment votre dossier "Le feu aux archives" mis en ligne le 14 avril 2006, puisque vous avez vous-même évoqué le "manque de transparence" et "cette absence d'information sur le projet", allant même jusqu'à dire que l'utilisation qui a été faite par les responsables du projet d'une subvention municipale de 100.000 euros "peut au moins poser la question d'un éventuel gaspillage".
[ Magazine illico n° 147 ( pages 8 & 9 ) 14 4 2006 ]
Enfin, Illico me range sans autre forme de procès dans la catégorie "nouveaux homophobes" en se gardant bien d'indiquer précisément ce qui, dans mes écrits, relève de cette qualification pénale, au risque de verser dans la diffamation pure et simple. Je conteste l'amalgame qui est ainsi fait entre ma critique du communautarisme gay et une quelconque aversion pour les personnes homosexuelles que vous ne trouverez pas sous ma plume.
Je retiens du réquisitoire d'Illico que les critiques du mouvement gay sont toujours "caricaturales", ce qui ne semble jamais être le cas de ceux que votre périodique appelle les "militants LGBT" ni des manifestations homosexuelles. C'est, je crois, une vision partielle des choses.
Je vous saurai gré de faire paraître cette mise au point sur tous les supports ayant publiés les articles me concernant.
Cordialement, François Devoucoux du Buysson

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
François Devoucoux du Buysson
François Mitterrand avait comme contempteur Jean Montaldo. Bertrand Delanoë est tombé sur François Devoucoux du Buysson.
De livre en livre, de tribune en tribune, sur son site Internet ( Observatoire du communautarisme ) ou dans sa lettre satirique ( Le Perroquet libéré ), ce jeune essayiste ( 33 ans ), souvent présenté comme un ancien chevènementiste, n’en finit pas de critiquer la gestion municipale — son prochain bouquin est consacré à la circulation.
Rien à y redire sur le principe, si la méthode utilisée n’était pas si grossière et si délibérément caricaturale. Un exemple ?
Dans Paris cide ( il faut savoir que côté humour, il est de l’école Laurent Ruquier ), François Devoucoux du Buysson consacre un chapitre à Delanoë et aux homos où il amalgame pédophilie, outing, clientélisme …
L’ouvrage prétend même ( p. 61 ) que la Mairie de Paris a publié et affiché des affiches " porno chic " montrant des " photos de triolisme ". Bref, tout est bon pour arriver à ses fins.
En l’occurrence, faire passer l’idée que tout ce qui peut être fait en faveur des personnes LGBT, l’est au détriment du bien général et n’est rien moins qu’une dérive communautariste.
C’est la thèse longuement développé dans Les Khmers roses , une expression qui fera florès y compris dans la bouche de Christian Vanneste.
Quand à ces commentaires, souvent taillés à la serpe, et à ces infos, souvent instrumentalisées, elles sont largement reprises par l’UMP parisienne ( voir le Livre noir consacré à la gestion Delanoë ) et Le Marchand de sable , le pamphlet poussif de Sophie Coignard.

15 9 2006 > magazine illico n° 156 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
Le Perroquet libéré
" Lettre satirique d’information parisienne sur le web " comme la définissent ses promoteurs, Le Perroquet libéré se conçoit comme un outil critique de la gestion municipale.
Sur le papier et du strict point de vue démocratique, l’exercice est normal, salutaire même.
Pourtant, à la lecture régulière, on ne peut qu’être frappé par l’homophobie, parfois assez détestable, que véhicule, et pas seulement entre les lignes, cette lettre.
Son responsable François Devoucoux du Buysson a beau s’en défendre sur le registre " Nous ne sommes pas homophobes ", le Perroquet fait une méchante fixette sur les pédés.
Difficile, en effet, de trouver un numéro qui n’ironise pas sur l’homosexualité du maire de Paris ( " Delanoë n’aime pas les tentes " à propos de la polémique sur le matériel donné aux SDF parisiens par Médecins du Monde ), brocarde Christophe Girard, adjoint à la Culture ou attaque le supposé communautarisme gay municipal.
Ainsi, sous le titre " Homogénéité ", on conteste que des associations homos soient hébergées dans la maison des associations du 3ème arrondissement ( N° 25 ). [ l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris y est domiciliée depuis début 2005 : Après avoir totalement consommée la subvention des 100.000 euros de la Mairie de Paris, l'AP CADHP ( ne pouvant plus payer le loyer ) a donc rendu son local à la Régie Immobilière de la Ville de Paris et résilié ses 3 lignes téléphoniques à la fin de l'année 2004 ]
Un numéro entier est consacré à la dénonciation de l’attribution de subvention aux associations LGBT.
En avril 2006, c’est une attaque en règle contre les " irrégularités " ( lesquelles ? ) du projet de Centre d’Archives ( N° 34 ).

Tout est bon à prendre y compris la réalisation d’un pastiche ( voir la fausse affiche du salon Rainbow ) publié dans le N° 31 du Perroquet ou le sous-entendu nauséeux.
Dans un article intitulé " l’édile des jeunes ", le Perroquet ( N° 32 ) cite un extrait du Journal de Pascal Sevran racontant un dîner privé avec Bertrand Delanoë, l’écrivain Philippe Besson … Présent aussi ce soir-là, Arno, un jeune chanteur. Commentaire du Perroquet : " Révélé par l’émission de Pascal Sevran, le mystérieux Arno, alors âgé de 17 ans, s’est par la suite illustré à la Star Academy. Comme quoi, Fabius n’est pas le seul socialiste à aimer la Star Ac ! "

Septembre 2006 > magazine Marcel Paris n° 32 ( page 5 ) : par Damien Veies
L'histoire en marche
L'Histoire de l'homosexualité et des homosexuels est à faire.
Loin du projet culturelo-politique du Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'Association de Préfiguration du CADHP ], les bénévoles de l'Académie gay et lesbienne collectent les traces de cette histoire. Journaux, magazines, objets personnels, photos, films, etc sont conservés dans l'attente d'être redécouverts et exploités.
Depuis 29 ans, la matière s'est accumulée et l'espace est devenu insuffisant. Qu'attend-on pour faire de ce fond exceptionnel la base d'un lieu mémoriel, et le moyen d'un véritable dialogue entre les générations ?
100.000 € pour un projet de Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] qui n'existe que sur le papier, c'est beaucoup !
Avec cette somme, l'Académie aurait fait plus. Mais l'Histoire jugera et avant elle les électeurs …
# www.archiveshomo.info

Juillet-août 2006 > magazine Têtu n° 113 ( page 62 ) : par Paul Parant
Le projet de Centre des Mémoires parisien suscite la colère
Pour l'instant sans local ni fonds d'archives, le Centre des Mémoires LGBT ne devrait pas ouvrir avant 2008. Ce projet [ de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ], dont la préfiguration a déjà coûté 100.000 euros à la Mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires pour exister.
Parmi les personnes exaspérées par la lenteur du projet, Phan Hoàng voudrait que son propre projet, l'Académie Gay et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine, soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres, autant de vidéos et de titres de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info ], tout en continuant de sauver des fonds privés.
- Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé le projet du Centre des Mémoires, ne connaît pas l'existence des autres fonds d'archives, tempête Phan Hoàng qui exige que le projet " Officiel " publie ses comptes ainsi qu'un rapport moral annuel.
Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires [ LGBT de Paris - Île de France (projet CADHP rebaptisé) ], le reconnaît :
- Eux ont accumulé des choses, pas nous.
Il prône un rapprochement, mais n'a pas visité personnellement les archives [ du Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT ] de l'Académie [ Gay & Lesbienne ].
Certes très présentable, mais encore abstrait, le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires, pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique devrait apporter un début de réponse.

21 6 2006 > Centre d’Archives LGBT : réunion tendue en prévision [ e-llico.com ]
Le projet serpent de mer du futur Centre d’Archives LGBT parisien va connaître une nouvelle étape avec la réunion qui se tiendra lundi et à laquelle participeront tous les protagonistes, initiateurs du projet comme opposants.
Lundi 27 devrait se dérouler la première réunion portant sur la création du Conseil scientifique du futur Centre des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France [ nouveau nom du Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ].
Pourquoi une telle réunion alors que le financement n’est toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir espérer un nouveau financement de la Ville de Paris comme l’aide du Ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.

C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des responsables actuels du projet :
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions, des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devrait confronter Marie-Hélène Bourcier ( l’une des critiques les plus virulentes du projet actuel ), Patrick Cardon, Louis-Georges Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives [ Départementales ] de Paris et les responsables de l’actuel projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif. Nous attendons la réunion avec la ville de Paris et le ministère de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.

16 6 2006 > Centre d’Archives Homosexuelles : vers la création d’un Conseil scientifique [ e-llico.com ]
Fin juin ( le 27 précisément ), doit se dérouler la première réunion portant sur la création du Conseil scientifique du futur Centre des Mémoires LGBT Paris Ile-de-France.
Une condition sine qua non à la poursuite de son financement. Pourquoi une telle réunion alors que le financement n’est toujours pas réuni ?
Justement, il faut désormais en passer par là pour pouvoir espérer un nouveau financement de la ville de Paris comme l’aide du ministère de la Culture. Pas de Conseil, pas de sous.

C’est du moins ce qu’a compris Stéphane Martinet, un des responsables actuels du projet [ Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ].
- Il s’agit de réunir celles et ceux qui ont des réflexions, des opinions concernant les archives LGBT, explique ce dernier. C’est une demande de la Ville de façon à permettre que cette instance représente la diversité de celles et ceux qui s’intéressent et travaillent sur la mémoire LGBT.
Le tour de table devait confronter Marie-Hélène Bourcier, Patrick Cardon, Louis-Georges Tin, Agnès Masson, la directrice des Archives de Paris et les responsables de l’actuel projet.
L’objectif est de se doter d’un Conseil scientifique pour septembre de façon à relancer les demandes de subvention auprès du ministère et de la Ville de Paris qui n’ont, pour le moment, pas débouché.
Du côté de la région Ile-de-France, Francis Parny, le vice-président chargé de la Culture, confirme son engagement :
- La région sera partenaire du projet pour un montant financier significatif. Nous attendons la réunion avec la Ville de Paris et le ministère de la Culture pour arrêter les engagements des uns et des autres.
Compte tenu du calendrier, aucune décision sur les finances ne devrait avoir lieu avant l’automne.

Juin 2006 > Où en est le CADHP ? [ Baby Boy magazine ]
En 2000 [ le 13 6 2001 ], Jean Le Bitoux et Christopher Miles ( parmi d'autres ) proposent la création d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ). Se constitue alors [ le 19 12 2001 ] une association chargée de préfigurer le projet : l'AP-CADHP.
Elle demande à l'époque une subvention à la Ville de Paris.
Une délibération votée en Conseil de Paris en novembre 2002 [ le 24 9 2002 ] lui accorde 100.000 euros pour financer la mission de préfiguration.
Le Centre d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris devait ouvrir en 2003. Aujourd'hui, le Centre n'est pas près d'ouvrir.
Après avoir dépensé les 100.000 euros accordés par la mairie, l'AP-CADHP défend aujourd'hui un projet au point mort.
ArchiQ, un des principaux opposants à l'actuel projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris [ projet CADHP rebaptisé ], s'indigne face à l'incompétence de l'équipe qui pilote le projet et à la Mairie de Paris qui, pour elle, a prouvé son peu d'intérêt pour un projet pédagogique, culturel et citoyen qui fait cruellement défaut et qui contribuera efficacement à la lutte informée contre les discriminations sexuelles, ethniques et de genre.

26 5 2006 > tetu.com ( du journal Têtu ) : France ( Mémoire ) par Paul Parant
Il existe plus d'une dizaine de fonds d'archives en France, dont l'existence n'est pas prise en compte par le projet officiel. Lire la suite :
=> Centres des mémoires LGBT : les fonds d'archives existants veulent être reconnus
Sans local, ni fonds d'archives déjà collectées, le Centre des Mémoires LGBT [ nouveau nom du projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ] ne devrait pas ouvrir avant 2008.
Ce projet, dont la préfiguration a déjà coûté 100.000 euros à la mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires pour exister.
Parmi les nombreuses personnes exaspérées par la lenteur du projet, M. Phan Hoàng réclame que son propre projet, [ le Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT de ] l'Académie Gay et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine ( Val-de-Marne ), soit pris en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres, autant de vidéos et de titres de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info ], tout en continuant de sauver des fonds privés.
Il recense également plus d'une dizaine de centres d'archives LGBT en France.
- " Mais la direction des Archives de Paris, qui a validé le projet du Centre des mémoires, ne connaît pas l'existence des autres fonds d'archives. Notre travail n'est pas reconnu ", tempête M. Phan Hoàng, qui exige que le projet « officiel » publie ses comptes et un rapport moral annuel.

Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires, le reconnaît :
- " Eux ont accumulé des choses, pas nous. "
Il prône un rapprochement, mais n'a pas personnellement visité les archives de l'Académie [ Gay & Lesbienne ] : son rapport de Préfiguration mentionne d'ailleurs l'existence de fonds, sans entrer dans le détail.
- " Dès le départ, notre projet suit une démarche certifiée technique par la direction des Archives de France ", rappelle M. Martinet ( lire Quotidien du 31 mars ).
Certes très présentable, mais encore abstrait, le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires, pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique devrait apporter un début de réponse.

24 5 2006 > e-llico.com : Actus par Jean-François Laforgerie
Archives Homosexuelles de Paris : l'Académie Gay & Lesbienne veut faire repartir le projet sur des bases saines
Nouvelle interpellation des responsables du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, cette fois-ci de la part de l'Académie Gay & Lesbienne qui dénonce une mauvaise gestion et réclame d’être associée au projet.
Le Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris essuie de nouvelles critiques.
Dans un communiqué, l'Académie Gay & Lesbienne parle de projet mal géré, d’enlisement et s’indigne de la fuite en avant de ses responsables qui recherchent 820.000 euros supplémentaires pour ouvrir le fameux centre.
- Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants pour débloquer la situation et redonner confiance, estime l’association spécialisée dans les archives homosexuelles qui dénonce l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et initiatives existants et en particulier sa mise à l’écart du projet de centre parisien, notamment en raison de sa domiciliation en banlieue.
L’Académie Gay & Lesbienne demande que le projet de " Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France " ( CADHP rebaptisé ) reparte sur des bases saines, avec de nouvelles énergies en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes détaillés,
-
et l‘indépendance par l’affranchissement de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il soit.

23 5 2006 > De nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de CADHP ? [ Gais et Lesbiennes Branchés ]
L’Académie Gay et Lesbienne s’interroge sur le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui leur semble cher, sans ambition et finalement peu séduisant :

23 5 2006 > De nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ? [ Communiqué de presse de l'Académie Gay & Lesbienne ]
Malgré le soutien de la Mairie de Paris, ce projet mal géré continue de s’enliser. 100.000 € de subvention déjà dépensés n’ont donné lieu qu’à un rapport de 80 pages de généralités, alors que l’ouverture du centre était prévue pour 2003.
Faute d’avoir atteint ses premiers objectifs, l’Association de Préfiguration du CADHP recherche maintenant 820.000 € pour ouvrir son centre « ambitieux, séduisant, cher… ».
Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants pour débloquer la situation et redonner confiance. L’Académie Gay & Lesbienne appelle aussi les responsables à respecter leurs engagements initiaux.
- Un centre ambitieux ? En réalité n’est prévue que l’ouverture en 2008 d’un centre de documentation, puis seulement deux ans plus tard d’un centre d’archives réservé aux journalistes et chercheurs. La bibliothèque grand public est abandonnée et la partie muséale écartée.
- Cher ! En effet, l’AP CADHP recherche de nouveaux financements disproportionnés, prévoyant ainsi 510.000 € de salaires et seulement 10.000 € pour les acquisitions de collection… Un colloque à 20.000 € est projeté pour la création d’un thésaurus LGBT, sans mentionner qu’il en existe déjà à l’étranger.
- Séduisant ? L’AP CADHP se discrédite par sa communication irrégulière pour cacher ses problèmes de gestion. Par exemple elle prétend sur son site que « le local ouvert, les réunions de travail se succèdent » tout en se gardant de publier son rapport moral qui constate « après enquête que les commissions ne se réunissaient pas »…
Le projet initial prône que le « centre doit refléter une image de stricte neutralité » alors que l’AP CADHP est présidée depuis 2003 par un maire adjoint ( PS ), ancien président d’Homosexualités Et Socialisme [ HES ], au côté de plusieurs militants socialistes.
Elle cherche à convaincre que son projet est « fondamental » par l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et initiatives existants alors que les quelques archives qu’elle a réussi à obtenir sont stockées dans une cave prêtée par l’association Aides à Pantin.
De plus, depuis début 2005, « ne pouvant plus payer le loyer », elle a rendu son local à la régie immobilière de la Ville de Paris.
Le rapport de Préfiguration ( sous-traité à la société CCMO Conseil ) enchaîne des généralités, erreurs et contradictions.
On peut s’interroger sur la capacité de mettre en place un centre de grande envergure et d’en assurer sa pérennité : pas d’étude de faisabilité, ni d’étude technique approfondie et rien sur les sources de financement.
L’AP CADHP ignore tout du monde des archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT. Dans le rapport ne figure aucune analyse du fonctionnement et du financement des centres existants : il serait utile de contacter les acteurs de terrain.
Sur son site, elle feint « la révision et (…) la précision d’un certain nombre d’orientations mal comprises » alors qu’elle reprend à son compte certaines revendications d’associations, groupes et personnalités. Enfin elle ne s’embarrasse pas de copier grossièrement le travail d’autrui ( notre site internet http://www.archiveshomo.info par exemple ) !
Elle ne peux continuer à nier la réalité de notre savoir-faire, ni l’importance de notre fonds : une bibliothèque, de la documentation et des archives réunies en cinq ans de travail bénévole, sans aide publique.
De plus, nous avons rassemblé une documentation spécifique sur les archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT en France et à l’étranger.
Sous prétexte de notre domiciliation en banlieue, l’Académie Gay & Lesbienne était tenue à l’écart de ce projet de centre parisien. Comme il prétend aujourd’hui englober aussi l’Île-de-France ( notamment pour demander des subventions au Conseil régional ), dorénavant il ne pourra plus se faire sans concertation avec nous !
L’Académie Gay & Lesbienne demande que ce projet de « Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France » ( CADHP rebaptisé [ avec ce nouveau nom pour imiter notre Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBT ? ] ) reparte sur des bases saines, avec de nouvelles énergies, en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes détaillés,
- l’indépendance par l’affranchissement de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il soit.

Mai 2006 > Subventions :: Les 100.000 euros perdus du Centre d'Archives Homosexuelles [ journal Le Cri du Contribuable ]
En 2002, le Conseil de Paris unanime a voté une subvention de 100.000 euros à une association chargée de la création d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui aurait dû ouvrir en 2003.
Les 100.000 euros sont partis en fumée, le Centre reste virtuel et les responsables de l'association s'apprêtent à demander une rallonge.
=> Retour sur un scandale :: La subvention s'est perdue quelque part dans les archives !
L'enveloppe n'était pourtant pas légère : pas moins de 100.000 euros, octroyés sur proposition de la mairie de Paris à l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( [ AP ] CADHP ), pour initier la création dudit centre, dont l'ouverture était prévue pour 2003.
A en croire Le Perroquet Libéré [ http://www.leperroquetlibere.com/ L-histoire-rocambolesque-des-archives-homosexuelles-de-la-mairie-de-Paris_a92.html ], qui a levé le lièvre, l'octroi de ce subside répondait à un engagement électoral, très discrètement pris par Bertrand Delanoë en mars 2001 auprès de quarante associations membres du Conseil politique de la Lesbian and Gay Pride. Il a été voté en septembre 2002 par l'ensemble des groupes politiques représentés au Conseil de Paris, Philippe Séguin ayant demandé aux élus UMP de ne pas y faire obstacle.
L'opposition, écrivent nos confrères, est venue d'ailleurs, à savoir des associations lesbiennes Archives Recherches Cultures Lesbiennes [ ARCL ] et Cineffable, mécontentes d'avoir été tenues à l'écart du projet et auxquelles la mairie de Paris accorda dans la foulée [ par la suite ] 10.000 et 15.000 euros d'aides - un lot de consolation, en quelque sorte.
Quant aux destinées du CADHP, elles furent confiées aux bons soins de Jean Le Bitoux, proche de l'adjoint à la culture du maire de Paris, Christophe Girard, et fondateur du magazine homosexuel Gai Pied.
Personnage controversé, ledit Le Bitoux avait antérieurement [ co ] fondé la Maison des Homosexualités [ ( MH ) de Paris ], déjà critiquée, notamment par l'association Act-Up [ Paris ], pour sa gestion de subventions attribuées par l'Agence Française de Lutte contre le Sida [ AFLS ] et par le ministère de la Culture, pour créer... un centre d'archives homosexuelles !
- En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes compétentes et sérieuses, affirme pourtant Delanoë en réponse aux détracteurs du patron du CADHP.
Fort de ce soutien, celui-ci ouvre un bureau dans le Marais, se salarie comme directeur de recherche [ Responsable du Comité d'acquisition ] et [ par la suite, l'AP CADHP ] embauche un archiviste ... lorsqu'il est finalement remercié, en 2004, le projet n'a pas avancé d'un pouce, mais les 100.000 euros ont fondu comme neige au soleil.
=> 1.700 euros par jour pour former les agents municipaux à la question gay
Le successeur qui lui est donné, Stéphane Martinet, ancien président d'Homosexualités Et Socialisme [ HES ], et maire adjoint du X° arrondissement, sous-traite finalement l'élaboration du rapport de Préfiguration à une société privée, CCMO Conseil, créée au même moment [ plus exactement le 21 10 2004 ] par Olivier Maguet, président de Formation pour une Approche de la question Gaie et de l'identité de Genre ( FAGG ), pour laquelle Le Bitoux travaille d'ailleurs comme formateur.
Selon Le Perroquet libéré, la FAGG intervient dans le cadre de sessions de formation, sous-traitées par la mairie de Paris pour éduquer à la question gay et à l'idée de genre les agents municipaux parisiens. Coût de la séance : 1.700 euros par jour, facturés aux contribuables parisiens !
La nature des sources archivistiques et documentaires LGBT ( Lesbiennes Gays Bi et Trans, NDLR ) relevant, selon le rapport, des compétences du Centre, a de quoi interloquer lesdits contribuables : il est question de tee-shirts de l'association Gay Pride Paris, de godemiché, de parure de drag queen ...
Ce travail a pourtant convaincu la direction des Archives de Paris et le ministère de la Culture, qui, selon Stéphane Martinet, l'ont jugé très intéressant.
Le président [ de l'Association de Préfiguration ] du CADHP prévoit maintenant de partir à la chasse aux financements pour la phase de Configuration du projet, qui devrait durer deux ans et coûter 820.000 euros.
Elle est pas gay, la vie ? ... E.E.

26 4 2006 > L G Bê Tise [ Le Perroquet Libéré ]
On le sait, le projet municipal d'Archives Homosexuelles [ projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ] a déjà coûté 100.000 euros pour … rien.
Mais, pour tenir une promesse électorale de
[ Bertrand ] Delanoë aux communautaristes gay, la mairie [ de Paris ] ne renonce pas pour autant à ce projet entaché de nombreuses irrégularités.
Afin de trouver les quelques 820.000 euros ( dont 510.000 euros de salaires … ) réclamés par les promoteurs [ de l'Association de Préfiguration ( AP CADHP ) ] de ce projet très dispensable, la Ville de Paris cherche d'autres partenaires financiers.
Selon la presse gay, le ministre de la culture, l'UMP Renaud Donnedieu de Vabres, serait prêt à soutenir à son tour le Centre des Mémoires LGBT [ de Paris Ile de France ].
L'UMP au secours de la mairie de Paris … Ou comment nationaliser un scandale municipal ?

14 4 2006 > magazine illico n° 147 ( pages 8 et 9 ) : par Jean-François Laforgerie
Forte polémique sur le Centre d'Archives LGBT :: Le feu aux archives
Quatre ans après son lancement, le projet de Centre d’Archives LGBT semble toujours enlisé.
Cet énorme retard provoque une forte polémique et la remise en cause à la fois des choix effectués et de l’équipe qui pilote ce projet essentiel pour la communauté.
=> Illico fait le point sur ce dossier brûlant
Parti comme c’est, on se demande si d’ici peu quelqu’un se souviendra encore de l’année du lancement du projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris. Un comble !
Le retard pris n’est plus important, il est aujourd’hui dramatique. La belle idée d’un lieu de mémoire LGBT, soutenue par Bertrand Delanoë durant sa campagne en 2001, ne voit toujours pas le jour. Pire, elle est même devenue un boulet, pour la mairie [ de Paris ].
Car la somme engagée par la Ville est importante ( 100.000 euros ) et n’a donné lieu, pour le moment, qu’à un Rapport [ de Préfiguration ]. Un peu léger pour un chantier lancé en 2002 estiment les opposants au projet qui, au vu du retard accumulé, ont lancé récemment une nouvelle salve d’attaques.
Comme les fois précédentes ( les attaques sont cycliques depuis 2002 ), la mairie fait le dos rond tout comme les responsables du projet, Stéphane Martinet et Charles Myara. Ce manque de transparence et cette absence d’information sur le projet, inexplicables, sont pain béni pour les opposants qui trouvent ainsi un terrain propice à leurs griefs qu’ils soient fondés ou parfaitement caricaturaux.
Une chose est sûre : la situation est bloquée, le projet mal engagé et la Ville [ de Paris ] coincée. Les explications à ce qui pourrait prendre, hélas, les allures d’un fiasco sont d’ordre multiple.
A l’exemple du feuilleton sur la validation scientifique du projet. Pour faire simple, le projet n’a pas avancé d’un pouce depuis l’autonme parce que les responsables du projet attendaient, après celle des Archives de Paris ( voir page [ 9 ] ), une validation scientifique des Archives de France. Validation que ce service d’Etat n’a jamais eu l’intention de donner.
- Du côté du ministère de la Culture, on dit aujourd’hui que l’avis scientifique des Archives de Paris est suffisant et qu’il n’a jamais été question d’autre chose.
- Du côté du Centre des Mémoires, on soutient avoir entendu du ministère exactement le contraire.
Difficile de dire s’il faut imputer cela à l’amateurisme des uns ou à l’inertie des autres, mais le résultat est un nouveau retard du projet qui n’avait pas besoin de cela.
Mais la principale cause du blocage actuel est dans la stratégie même défendue par les responsables actuels, Stéphane Martinet et Charles Myara, qui espèrent le grand soir avec un centre ambitieux, séduisant, cher…
-
On ne veut pas commencer par un petit centre dans un coin. Nous ne souhaitons pas déjà réduire la voilure avancent-ils. C’est l’option : le grand centre tel qu’il est présenté dans le rapport, tout de suite.
Cette stratégie a le gros défaut de faire croire qu’il reste encore beaucoup de temps… pour réunir et convaincre tous les partenaires potentiels ( voir page X ). Ce n’est hélas plus le cas. La mairie [ de Paris ] s’agace et s’inquiète du retard, d’autant qu’elle peine à faire passer le message que ce centre n’est pas une commande municipale.
Directrice des Archives de Paris, Agnès Masson estime qu’il est indispensable [ pour l’équipe actuelle ] d’avoir une activité concrète comme une salle de lecture. Il faut qu’ils prouvent qu’ils existent. Une convention de partenariat avec une autre association permettant l’accueil du public serait une piste. S’ils attendent tout, tout de suite, dans dix ans, nous y sommes encore.
Faute de cet embryon d’activité, il sera difficile à l’équipe actuelle d’obtenir les financements publics espérés : mais pour cela même il faut des moyens. Des moyens qui, pour le moment, n’existent plus.
Infos sur le site : www.memoires-lgbt.org

14 4 2006 > magazine illico n° 147 ( page 12 ) : par Jean-François Laforgerie
Marie Hélène Bourcier : Il faut repartir sur de bonnes bases
Sociologue, essayiste ( 2 ), professeur à l’université Lille III, Marie Hélène Bourcier est membre d’ArchiQ, un des principaux opposants à l’actuel projet de Centre des mémoires LGBT de Paris [ nouveau nom du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ) ] . Interview :
# En quoi votre vision des archives LGBT diffère-t-elle de celle qui est présentée dans le rapport de préfiguration du Centre des mémoires LGBT Paris / Ile-de-France ?
- Vous vous souvenez sans doute que l’action d’Archilesb !, de VigiTrans puis d’ArchiQ [ trois opposants au projet alors défendu par Jean Le Bitoux, ndlr ] dès 2002 portait sur la spécificité des archives LGBTQ, la qualité scientifique et méthodologique du projet et son degré d’ouverture aux minorités sexuelles et de genre. Sur ces points, le rapport n’a pas évolué.
C'est une catastrophe sur le plan scientifique : il propose un colloque cher ( chiffré à près de 20.000 euros ) sur l’élaboration d’un index homosexuel alors qu'il existe déjà. Il s'agit de l'Homosaurus des archives d'Amsterdam ( HomoDok ). Il y aussi un Pink Thesaurus en Angleterre mais l'auteur du rapport n'est pas au courant !
# Vous demandez la démission des responsables actuels. Selon vous, la solution réside-t-elle dans leur seul remplacement ou pensez-vous qu'il faille repartir de zéro avec un nouveau projet ?
- Tout d'abord, Mr Martinet est adjoint à la mairie du 11ème arrondissement. Il ne peut donc être le président de l'association qui a reçu une subvention de la mairie de Paris. C'est contraire aux bonnes pratiques qu'a voulu instaurer Bertrand Delanoë.
Ensuite, cette équipe a failli moralement et financièrement. Elle a déjà consommé deux salariés mal affectés et juste acheté du linoléum et du matériel informatique pour un centre qui n'existe pas. Je ne parle même pas des acquisitions dont Jean Le Bitoux avait la charge. Où sont elles ?
En plus, elle veut remettre le couvert. L’AP-CADHP ( 1 ) demande quelque 800.000 euros supplémentaires qui viennent s’ajouter aux 100 000 euros de subvention de la mairie de Paris pour ne pas ouvrir avant 2010 ! Le rapport de Préfiguration est incapable de donner une liste de partenaires financiers et autres : encore quatre ans pour les identifier ?
L’échec est en partie dû à une absence de réel intérêt pour les archives. Monsieur Martinet s’est mis au service du PS. Il ne s’est pas mis au service de la communauté LGBTQ. Pourtant, l’existence d’un centre d’archives est un besoin crucial. Tous les jours, je suis contactée par des étudiant(e)s, des transpédégouines qui veulent travailler sur leurs histoires et leurs cultures. C’est actuellement impossible.
L’équipe actuelle doit partir et il faut repartir avec de vrais acteurs, divers, concernés, professionnels, communautaires et surtout consulter.
Les Archives Départementales de Paris sont tout à fait prêtes à travailler avec les minoritaires sur la question des archives. Il faut commencer par un retour d’expérience avec les centres en Europe, les initiatives en France et à l’international. Ce n’est pas sorcier : une task force avec rapport d’étapes, une plate-forme de compétences très flexible et enracinée dans la communauté dont l’expérience est irremplaçable. Tout ira bien si le projet et inclusif et respectueux des archivés.
# Avez-vous un projet alternatif au seul qui existe actuellement et quel est-il ?
- ArchiQ a travaillé la notion d’archive vive. Un chapitre entier de mon dernier livre, Sexpolitiques ( 2 ), est consacré à cette philosophie de l’archive minoritaire, différente, difficile. Les enjeux de l’archive LGBTQ sont aussi complexes que ceux des archives coloniales : comment archiver les silences ? Comment rendre visible ce que l’on appelle les dehors de l’archive classique ? Archiver les sexualités...
Nous pouvons apporter de l’expertise, de l’engagement et une volonté politique. Mais le projet en soi doit être partagé, repartir sur de bonnes bases avec les bonnes personnes et un… Comité scientifique.
# Vous vous êtes lancée dans une stratégie de contestation tous azimuts. Qu'attendez-vous au final de cette stratégie, notamment vis-à-vis de la Mairie ?
- En 2002 comme aujourd’hui, nous avons simplement essayé d’œuvrer pour que s’ouvrent un débat public et une concertation sur ce projet. Notre objectif est que le Centre se fasse.
Aux dernières nouvelles, la mairie de Paris a compris qu'il fallait réagir. Ceci dit, il faut que l'AP-CADHP rembourse la subvention de la mairie de Paris et que la convention signée avec la Mairie soit respectée.
:: ( 1 ) : Association de Préfiguration du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris [ AP CADHP ]
:: ( 2 ) : Sexpolitiques, Queer Zones II, Paris, éditions La Fabrique 2005

14 4 2006 > magazine illico n° 147 ( pages 9 et 10 ) : par Jean-François Laforgerie
Où en est-t-on vraiment ? Difficile de savoir où en est le Centre d’Archives LGBT de Paris
Illico fait le point et répond à vos questions :
# D’où vient le projet de Centre des Mémoires LGBT de Paris ?
- En 2000 [ en réalité en 2001, suite à l'élection du nouveau Maire de Paris, Bertrand Delanoë ], des personnalités dont Jean Le Bitoux et Christopher Miles lancent l’idée du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ). Une Association de Préfiguration ( AP-CADHP ) est constituée [ le 19 12 2001 ].
C’est elle qui demande une subvention à la Ville de Paris. Une délibération votée en Conseil de Paris en novembre 2002 [ en réalité le 24 9 2002 ] lui accorde 100.000 euros pour financer la mission de Préfiguration.
# Le projet est-il en retard ?
- Le retard est incroyablement important. Il est dû à des désaccords stratégiques et personnels au sein de l’équipe chargée du projet, à la complexité du dossier en soi ainsi qu’à la très forte mobilisation des opposants qui a largement contribué à enliser le dossier.
Résultat, le projet
- on parlait à l’origine d’une ouverture en 2003 - a pris des années de retard !
# Le projet a-t-il été validé scientifiquement ?
- Le rapport de Préfiguration de ce qui s’appelle désormais le Centre des Mémoires LGBT Paris / Ile-de-France [ nouveau nom du projet de l'AP CADHP ] a été remis en juin 2005 à Odette Christienne, adjointe de Bertrand Delanoë en charge de la Mémoire.
Ce dossier a été transmis par la Ville en septembre 2005 aux Archives Départementales de Paris pour expertise et avis de sa directrice, Agnès Masson. Le projet a été validé scientifiquement à l’autonme 2005.
Le projet a ensuite été présenté aux Archives de France ( ministère de la Culture ) dont Agnès Masson est aussi la correspo