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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

Merci de nous aider à collecter d'autres archives LGBTQ
la sauvegarde des mémoires LGBTQ permet de préserver la vérité sur notre histoire

13 1 2003 : Têtu > par Xavier Héraud et Didier Le Bougeant
http://www.tetu.com/infos/lire/3360

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L'"Inter-LGBT" soutient le futur Centre d'Archives parisien
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France - L'Inter-LGBT réaffirme son soutien au Centre d'archives de
documentations des homosexualités de Paris
(CADHP), piloté par Jean Le Bitoux.
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Dans un communiqué, L'Inter-LGBT "regrette la polémique née autour de la pétition "Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris" qui lui a notamment été adressée, ainsi que l'exploitation qui en a été faite dans la presse.
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Afin d'en savoir plus, et de connaître les explications des premiers intéressés, Jean Le Bitoux, co-initiateur du projet du CADHP a été invité lors du dernier Conseil. (...)
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L'Inter-LGBT rappelle son souci constant d'une concertation entre les différentes composantes du mouvement lesbien, gai, bi et trans.

Elle appuie en particulier les démarches constructives
- de la Coordination Lesbienne de France,
- des Archives lesbiennes
- et du Collectif Existrans
vis-à-vis du CADHP
afin de s'en rapprocher et de proposer de nouvelles contributions au projet.
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Elle souhaite que cesse la polémique qui jette le discrédit sur l'ensemble du mouvement LGBT afin que le projet du CADHP puisse se développer dans la sérénité et dans le respect des principes de neutralité et de pluralité qu'il s'est donné."

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20 12 2002 : communiqué de la Coordination Lesbienne en France (C.L.F.) Association loi 1901, déclarée d’intérêt général http://membres.lycos.fr/coordlesbiennat

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Communiqué de presse de la Coordination Lesbienne en France à propos du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de la Ville de Paris
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"Ce n'est pas en parlant des lesbiennes qu'on brise l'universalité,
c'est en n'en parlant pas."

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Par la dotation d'une subvention de 100.000 euros pour aider au démarrage d'un Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles, la Ville de Paris fait un pas historique dans la reconnaissance de l'homosexualité et comble ainsi en partie son retard sur d'autres grandes métropoles comme Londres, Berlin, Amsterdam, Barcelone, Montréal ou San Francisco.
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Mais si ailleurs une réflexion préalable et approfondie a en général été menée pour éviter une hégémonie gaie tant pour les archives retenues que pour les personnes appelées à participer au projet, il nous faut en France encore batailler pour éviter la mise au silence des lesbiennes.

Ce n'est pas en parlant des lesbiennes qu'on brise l'universalité, c'est en n'en parlant pas.
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La Coordination Lesbienne en France (C.L.F.), se donne pour objectif une plus grande visibilité du lesbianisme et des lesbiennes dans ce Centre.
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Deux moyens sont déjà mis en œuvre :

- d'une part, le soutien aux démarches qui exigent cette visibilité - c'est ainsi que la C.L.F. est signataire de la pétition "Archilesb !" portée par Marie-Hélène Bourcier, sociologue, et par Marie-Jo Bonnet, historienne -,

- et d'autre part, des contacts réguliers avec les instigateurs du projet du C.A.D.H.P. afin d'imaginer ensemble comment compenser ce déficit à l'égard des lesbiennes d'hier et d'aujourd'hui.
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Notre démarche s'inscrit totalement dans la volonté affichée de parité et d'égalité entre femmes et hommes. Nous espérons ainsi contribuer au progrès vers une réelle universalité.

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décembre 2002 : communiqué des Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes (ARCL)
http://arcl.free.fr/arcl/position.php

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Positions des Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes
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L’association ARCL ( Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes ) publie le texte suivant dans le but de dissiper certains malentendus
- nés, d’une part de l’annonce du projet de création du Centre de documentation et d’archives homosexuelles de Paris ( CADHP ),
- nés d’autre part de la pétition qu’a fait circuler le groupe Archilesb.

En affichant ainsi ses positions – fidèles à celles des différents collectifs ARCL depuis leur création –, l’association espère répondre aux interrogations qu’ont pu, ou peuvent avoir les lesbiennes sur ces sujets.
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L’association loi 1901 " Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes " (communément appelée les Archives lesbiennes) a été créée en 1984, période où les groupes lesbiens se développaient en grande majorité dans la non-mixité politique.

Depuis près de vingt ans, l’association poursuit ses buts qui sont de collecter et d’archiver tout document ayant trait au lesbianisme et au féminisme.
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Elle est soutenue en cela par la communauté lesbienne, à laquelle elle propose, comme à toutes les femmes, l’accès à l’un des plus vastes fonds en France témoignant de leur histoire, leurs luttes et leurs différentes expressions.

De par l’histoire des mouvements lesbiens et féministes, l’association reste dans une politique de non-mixité qui lui assure une totale indépendance dans ses choix d’acquisition et d’archivage.
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Les sollicitations faites aux utilisatrices de ce lieu pour aider à son financement ne recueillent pas un budget suffisant pour un large développement de l’association.

Au vu du soutien affiché de Bertrand Delanoë aux associations gaies comme lesbiennes, les ARCL ont entrepris, début 2002, des démarches afin d’obtenir des subventions auprès de la Mairie de Paris (mais aussi auprès du ministère de la Culture), pour enrichir le fonds, poursuivre l’archivage dans les meilleures conditions, développer leur rayonnement et étudier une mise en réseau – dont le contenu et la méthodologie restent à définir – avec d’autres centres d’archives existants, comme le Centre des archives du féminisme d’Angers ou comme, s’il est effectivement créé, le CADHP.
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Nous souhaitons néanmoins rester dans une vision associative et militante afin de préserver l’association et son fonds des aléas et fluctuations politiques.

De ce fait, il n’est en aucun cas question, ni même imaginable par aucune des militantes du collectif des ARCL, de voir le fonds des Archives être intégré dans l’une ou l’autre de ces institutions.

Nous poursuivons le développement de l’association dans la non-mixité, composante politique des mouvements lesbiens, homosexuels comme féministes.
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Les revendications de groupes et d’associations tels Archilesb ou Vigitrans (" pour que cesse l’exclusion des lesbiennes, des bi et des trans dans le projet du futur centre de documentation et d’archives homosexuelles de Paris ") s’inscrivent dans une mouvance politique mixte.

Ce sont des revendications légitimes dans cette optique de mixité affichée.
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Les Archives Recherches et Cultures Lesbiennes, pour leur part, ne peuvent qu’appeler à un renforcement du soutien à l’association pour la préservation de son autonomie.

Nous espérons que cette position des ARCL est claire et qu’elle remporte l’adhésion du plus grand nombre de lesbiennes et groupes lesbiens.

Écrivez-nous pour envoyer vos soutiens !
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Les ARCL, décembre 2002

Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes
C/O Maison des Femmes de Paris
163, rue de Charenton 75012 Paris
archives.lesbiennes@wanadoo.fr

Centre de documentation et bibliothèque de prêt
Ouvert à toutes, tous les mardis entre 19 h et 21 h 30

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26 3 2003 : communiqué du Collectif ExisTrans :
- PASTT (Prévention Action Santé Travail pour Transgenres)
Camille CABRAL : pastt[AT]noos.fr
- ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
Tom REUCHER : asb[AT]asbfrance.org
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Le Collectif ExisTrans, actuellement composé des associations trans :
- ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
- et PASTT (Prévention Action Santé Travail pour Transgenres),
est heureux d'apprendre que la Mairie de Paris a finalement accepté d'organiser une réunion de mise à plat du projet du CADHP (Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris).
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Il nous paraît évident que les pétitions et les démarches d'Archilesb! et de VigiTrans pour dénoncer les lacunes du projet et pour demander la tenue de cette réunion restent légitimes :
actuellement, il n'y a toujours aucun transsexuel et aucun transgenre, ni dans le comité scientifique, ni dans le Conseil d'Administration de l'association de préfiguration !
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Dans le premier paragraphe de la page 6 de la revue du Centre, parue en novembre 2002, on pouvait lire :
«Enfin, le fonctionnement du centre, et particulièrement celui du comité scientifique, doit tendre vers la parité et associer toutes les composantes de la communauté lesbienne, gaie, bi et transsexuelle».

Jolis voeux pieux !

Par parité, il faudrait entendre parité culturelle pour que soient incluses les minorités sexuelles et de genres.
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A la fin du mandat de Natacha TAURISSON, l'ASB a totalement renouvelé son Conseil d'Administration lors de son assemblée générale de mars 2003.

Dès décembre, les futurs nouveaux élus avaient déjà signé à titre individuel la pétition VigiTrans.

Tom REUCHER, nouveau président de l'ASB, étant par ailleurs un des initiateurs de VigiTrans.
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Nous dénonçons ici la tentative de l'ex-présidente de l'ASB de rendre minoritaire les voix des associations trans comme le CARITIG ou le PASTT au sein du collectif ExisTrans.

Tentative qui a eu pour conséquence le départ du CARITIG qui regrettait l'impossibilité de dialogue et dénonçait la manipulation (voir communiqué de presse du CARITIG du 14 février 2003 "Le CARITIG se retire du collectif ExisTrans").

La nouvelle direction de l'ASB tient à affirmer son total désaccord avec de tels procédés et se désolidarise des actions de son ancienne direction.
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Le Collectif ExisTrans sera heureux de participer à cette réunion et espère que le projet en sortira renforcé et enfin véritablement Lesbien, Gai, Bi et Trans !
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Pour le Collectif ExisTrans :

- PASTT (Prévention Action Santé Travail pour Transgenres)
Camille CABRAL : pastt[AT]noos.fr

- ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
Tom REUCHER : asb[AT]asbfrance.org

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19 5 2005 : Le Progrès > par Jacques Boucaud
http://www.leprogres.fr/Jeudi/infosdujour/rhone/495973.html

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Lyon ouvre sa Bibliothèque à la mémoire homosexuelle
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Le premier Centre français de Ressources Documentaires gays et lesbiennes, créé à Lyon.
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Des associations parisiennes le voulaient. Leur projet [ de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) ? ] a avorté.

C'est à Lyon que sera créé le seul Centre français de Ressources Documentaires gays et lesbiennes ouvert au public.
- Amsterdam, Barcelone, Berlin, Gand, Moscou et Rome, étant les autres villes européennes où fut engagée la même démarche, peut-être de manière plus militante et moins politique qu'à Lyon.
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La création d'un Centre de Ressources Documentaires dans la capitale des Gaules était dévoilée mardi par Gérard Collomb, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie.
- Le Maire de Lyon qui milite pour que « les gens vivent comme ils l'entendent », accueille cette création comme un outil supplémentaire de lutte « contre toutes les discriminations ».

Installé au sein de la Bibliothèque Municipale [BM Part Dieu] de Lyon, ce Centre de Ressources va recenser toutes sortes de supports
- (journaux, livres, films, photos, manuscrits, flyers, affiches du monde entier) ayant un rapport direct avec la mémoire homosexuelle, la plupart issus du « fonds Chomarat ».
- Des dossiers de nature pédagogique pour les écoles.
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Michel Chomarat, éditeur et directeur de Mémoire Gaie, rassemble en effet depuis plus de trente ans une foule de documents,
- qu'il s'agisse d'ensembles sur Gilles de Rais, Jean-Baptiste Lully, Marc Barbezet [l'éditeur à Lyon de Jean Genet et Marguerite Yourcenar],
- de couvertures de magazines comme Gai Pied, ou Têtu,
- et des tracts qui composent une véritable mémoire de la cause homosexuelle.

Autant de richesses qui, a souligné Michel Chomarat, deviendront propriété de la Ville à sa mort.

Pour autant le Centre de Ressources ne sera pas autonome au sein de la Bibliothèque de Lyon.
- « Pas question de créer un ghetto » assure l'adjoint au Maire de Lyon en charge de la Culture, Patrice Beghain. Les documents vont rester dans les départements de la Bibliothèque.

C'est l'outil informatique qui donnera vie à ce fonds, au même titre que le fonds Chinois ou la Bibliothèque des Jésuites, déjà disponibles.
- Il servira aussi à des publications régulières, sous forme de cahiers, à des expositions et à la constitution de dossiers de nature pédagogique pour les écoles.
- « C'est une mise en lumière des choses » précise Michel Chomarat.

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Collomb mouille le maillot
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« Nous voulons que ce Centre soit géré au coeur de l'institution qui effectue un travail sur la mémoire ».
- L'adjoint au Maire [de Lyon] Patrice Beghain justifie ainsi le choix de la Bibliothèque Municipale pour accueillir le Centre de Ressources Documentaires gays et lesbiennes.

Mais ce choix va bien au delà du simple problème de son emplacement :
- Il s'agit d'un réel engagement politique de la Ville [de Lyon] qui souhaite en faire « un espace public ».

« Seule garantie de sa pérennité » affirme Michel Chomarat.

Pour le chargé de mission « mémoire » au cabinet du Maire [Gérard Collomb],
- « le projet parisien [ de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) ? ]
a avorté parce que l'initiative est venue des associations gays et lesbiennes de la capitale [ projet (subventionné de 100 000 euros par la Mairie de Paris) de l'APCADHP soutenue par l'Inter LGBT ? ] ».
- Plus militante et moins politique que le projet lyonnais.
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En outre Gérard Collomb, confronté il y a quelques semaines à la vindicte des patrons des établissements homosexuels des pentes de la Croix-Rousse, qui accusaient d'homophobie la Police municipale, et donc la Ville de Lyon, montre ainsi qu'il reprend la main sur un dossier sensible.
- Il a d'ailleurs dit hier à l'Hôtel de Ville que s'il y a eu « dérapages » (ndlr : des forces de l'ordre à l'encontre de la communauté gay) il fera en sorte que cela cesse.

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28 4 2005 : illico n° 124 (page 18) > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4101#

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Le Centre d'Archives Gay toujours en rade

Les Archives au placard ?
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Le Centre d’Archives Gay de Paris verra-t-il le jour ?
- Trois ans après le vote d’une subvention de 100 000 euros, l’absence d’information sur l’avancement de ce projet emblématique inquiète à la fois les élus et les homosexuels …

Toujours rien ou si peu : l’important retard pris par le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) agace et inquiète désormais ouvertement.
- Ce délai peu justifié,
- la communication défaillante,
- les évidents problèmes de structures (locaux fermés, salariés licenciés...) peuvent faire douter de l’avenir du projet.

Il en va ainsi des Verts qui ont décidé de demander officiellement des nouvelles du projet lors du prochain Conseil de Paris - mi avril.
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Cette pression politique semble avoir été utile puisque Odette Christienne, Adjointe au Maire en charge de la Mémoire, a enfin reçu, début avril, après l’annonce de l’initiative des Verts, de nouvelles informations sur ce dossier délicat.

- " Nous avons obtenu un rapport d’activités ainsi qu’un bilan financier de l’utilisation de leur subvention de 100 000 euros,
explique Patrice Porcheron, directeur de cabinet d’Odette Christienne.
- Les responsables du projet nous ont indiqué que le rapport [ le résultat de la phase de préfiguration ] était, pour le moment, soumis à l’avis d’experts, d’archivistes, de bibliothécaires pour validation.
- Une fois entériné par le Conseil d’Administration de l’Association de Préfiguration [ du CADHP ], nous recevrons le projet définitif.

Nous savons déjà
- qu’il comportera un plan de développement à cinq ans
- et que l’activité de Bibliothèque pour le grand public initialement prévue serait abandonnée.

- En fait, le projet s’orienterait davantage vers un public de chercheurs. "
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- " Il est exact que nous soumettons notre projet à l’avis de professionnels,
explique l’Association de Préfiguration du CADHP.
- Une fois, cette phase achevée, nous remettrons, avant la fin avril, notre rapport définitif à la Mairie de Paris.

Il est légitime qu’on demande des nouvelles du projet.
- Ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons transmis nos bilans moraux et financiers — vérifiés par un Commissaire aux comptesà la Mairie de Paris.
- Nous envisageons d’ailleurs de faire une nouvelle demande de subvention pour 2005 ".
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Depuis 2002 et le versement d’une subvention de 100 000 euros, l’Association [ APCADHP ] n’a en effet sollicité aucune autre subvention, mais la Mairie [ de Paris ] annonce déjà la couleur.

- " Nous n’avons pas eu de demandes en 2004 ni cette année,
explique Patrice Porcheron.
- De toutes façons, notre enveloppe budgétaire pour 2005 ne nous permet pas de subventionner de nouveau cette structure.
- Par ailleurs, il est inenvisageable que le projet dépende des seules subventions municipales, ce serait une gestion de fait d’une structure dont je rappelle qu’elle n’est pas un projet municipal. "
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Cette situation inquiète-t-elle l’équipe du futur CADHP ?
- Pas vraiment même si on concède avoir quelques difficultés à mobiliser des partenaires financiers.

- " Nous avons présenté notre projet au Ministère de la Culture qui semble intéressé mais c’est toujours le cas lorsqu’on ne parle pas encore d’argent.
- C’est, en revanche, plus difficile avec des financeurs privés qui, eux, comprennent mal l’intérêt d’un tel Centre. "

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15 4 2005 : illico n° 123 (page 21) > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4082

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Archives toujours rien

Centre d’Archives : il faut encore attendre
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Le futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris n’en finit pas de se faire attendre.
- Et la récente fermeture de son local n’est pas fait pour rassurer …

Téléphone coupé, local fermé, salariés licenciés, calendrier rallongé, le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) n’en finit plus de susciter l’inquiétude et désormais les moqueries.
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Pas pour Stéphane Martinet, son président, qui explique que
- " la fermeture du local et le licenciement de l’unique salarié sont le résultat de l’achèvement de la première phase d’élaboration du projet ".

En gros, c’était prévu. Désormais, il y a donc un projet rédigé, budgété mais dont on ne sait encore rien.
- " Nous réservons la primeur de cette information à la Mairie de Paris, explique Stéphane Martinet.
- Nous le présenterons à Odette Christienne [adjointe de Bertrand Delanoë chargée de la Mémoire] et au Cabinet du Maire courant avril ".
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L’important retard pris n’a évidemment pas permis de prendre contact avec d’autres financeurs publics ou privés pourtant indispensables à la pérennité du projet.
- Du coup, c’est un projet virtuel (son ampleur dépendant des financements trouvés) qui devrait être présenté.

Une seule chose est certaine : la subvention initiale de 100 000 euros pour la préfiguration du projet a été dépensée.

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11 4 2005 : e-llico.com > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/popup.php?section=actu&id=4102

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Pression des Verts
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Impatients, les élus Verts de Paris vont poser, lors du prochain Conseil de Paris, mi avril, une question orale concernant le futur projet de Centre d’Archives [et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP)].

- " Nous n’avons aucune nouvelle de ce projet, aucune information officielle.
- Qu’est-ce qui se passe avec ce dossier ?
- Il est logique que nous le demandions au Maire de Paris,
explique Nicole Azzaro, Conseillère Verts.

- La création de ce Centre est très importante et très symbolique.
- La subvention initiale de 100 000 euros a d’ailleurs été votée à la quasi unanimité en 2002. "

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octobre 2004 : magazine Têtu n° 93 (page 58) > par Luc Biecq
http://www.tetu.com/index.php?set_language=en&cccpage=anciens_numeros_2004

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Infos France

Centre d'archives homos : l'erreur de casting
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ÉVOQUÉ DÈS 2001, LE PROJET DE
CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION DES HOMOSEXUALITÉS
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QUI AURAIT DÛ VOIR LE JOUR IL Y A PLUS DE DEUX ANS,
CONNAÎT DE NOUVEAUX AVATARS,
APRÈS LE LICENCIEMENT DE JEAN LE BITOUX, SON DIRECTEUR.

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Le Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités Parisien (CADHP), dont la création a été annoncée par la Mairie de Paris en 2002, continue de faire parler de lui.

Son unique salarié, Jean Le Bitoux, figure de la communauté homosexuelle, vient en effet d'être licencié. Et on ignore encore l'état réel d'avancement du projet.
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Pourtant, l'association du CADHP, présidée depuis un an par Stéphane Martinet, avait été adoubée par la mairie de Paris, qui lui a accordé en septembre 2002 une subvention de 100 000 €.

Mais, aujourd'hui, Stéphane Martinet ne se risque pas à annoncer une date d'ouverture : "Nous sommes en phase de préfiguration. Nous publierons nos conclusions fin 2004. Je ne ferai aucune folle promesse."
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Face à lui, Phan Hoàng, ex-libraire et président de l'Académie gaie et lesbienne [Académie Gay & Lesbienne] depuis 2001, dispose de 30 000 documents, qu'il stocke chez lui.
- " Qu'on me donne un local, suggère-t-il. Je peux ouvrir les portes d'un Centre en moins d'un mois.
- Quinze bénévoles travaillent avec moi, j'ai les étagères et le fonds ; j'ai juste besoin du lieu
" assure-t-il.

Le président Martinet ne l'entend pas de cette oreille. Il se réjouit, au contraire, de partir de rien. "Même si je ne dis pas que rien n'a été fait", ajoute-t-il.
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Son licenciement, Jean Le Bitoux, salarié pendant deux ans, l'a demandé "contraint et forcé, parce qu'il était urgent de modifier la façon de travailler". De son propre aveu, l'ex-journaliste de Gai Pied n'était pas qualifié pour le poste qu'il occupait.

Pourquoi l'avoir compris si tard et, surtout, qu'a-t-il fait pendant deux ans ? Mystère... Interrogé par Têtu, il dit "avoir beaucoup donné". Mais, comme il attaque son ex-employeur au tribunal des prud'hommes suite à ce licenciement, il ne donne pas de détails sur son bilan.

Un jeune archiviste professionnel a été engagé récemment, mais Stéphane Martinet ne souhaite pas dévoiler son identité. "Il n'a pas de fonctions de direction, mais je vous assure qu'il a toutes les compétences requises", précise-t-il tout de même.
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L'association dispose d'un local dans le Marais et de trois lignes téléphoniques. Stéphane Martinet rêve d'archives de haute tenue, comme celles de San Francisco ou de Los Angeles.

Mais "aucun lieu en Europe ne [lui] paraît extraordinaire". Visiblement renseigné, il évoque la mauvaise conception des thésaurus dont se servent les chercheurs LGBT.

Il insiste aussi sur les conditions de conservation des documents. Aucun appel à dons n'a encore été lancé, les conditions optimales de réception et de conservation des documents n'étant pas réunies : "Il faut penser à cela dès la recherche d'un local adapté, et nous n'avons entamé aucune démarche en ce sens."
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Pour Phan Hoàng, c'est le monde à l'envers :
- " Comment faire un Centre d'Archives sans archives ? "

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ArchiQ, qui regroupe les associations Archilesb, Vigitrans et Loppataq, a dénoncé la situation dans un rapport intitulé "La fièvre des archives". Par la voix de Marie-Hélène Bourcier, ces militants rappelent la force de la mémoire vivante, qui a fait la légitimité des centres d'archives américains. "La conception administrative de l'archivage qui ne stocke que des documents écrits ne suffit pas. Il faut penser à une archive vive qui illustre les modes de vie. Pourquoi ne pas stocker des godes ?"
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Mais Stéphane Martinet n'entend pas révéler avant plusieurs mois le fruit de ses réflexions. Après avoir préfiguré, il va donc... préfigurer, tout en demandant d'autres subventions, "pour la recherche de locaux, l'appel aux dons et aux legs. Les premiers 100 000 € ne sont pas consommés, mais mon rôle est de prévoir".
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Odette Christienne, adjointe au maire de Paris chargée de la mémoire, du monde combattant et des archives, sollicitée à plusieurs reprises, n'a pas souhaité répondre aux questions de Têtu.
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Alors, quand Stéphane Martinet affirme que ses connexions dans le milieu culturel et politique servent le projet, on ne demande qu'à le croire...

A la tête d'un prestigieux conseil d'administration, où l'on retrouve entre autres personnalités l'historienne Florence Tamagne et l'auteur Geneviève Pastre, le pro du réseau va aussi devoir prendre en compte la militance quotidienne.
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Car Phan Hoàng, sans titre ni prestige, entend bien transformer son incomparable collection en œuvre utile.

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septembre 2003 : caritig.org > dossier du CARITIG (Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre)
http://www.caritig.org/divers/cadhp.html

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Dossier : CADHP
(Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le CADHP
sans jamais oser le demander !
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Voici un petit dossier qui cumule tous les liens permettant de prendre connaissance en détail sur ce qu'on peut à présent appeler
- l'affaire CADHP
- ou le « CADHP gate ».

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Si vous désirez tout connaître de l'affaire, nous vous conseillons de lire les dossiers élaborés par les associations Atitud-inn et Académie Gay & Lesbienne,
voici les liens qui mènent directement à ces dossiers :
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Association Académie Gay & Lesbienne : http://www.archiveshomo.info

- Voir leur revue de presse : http://www.archiveshomo.info/rpress/3rpress.htm

- Ainsi que les communiqués des autres associations, groupes (critiquant le projet CADHP) Coordination Lesbienne en France, Collectif Droits des Femmes, UEEH, lettre de Marie-Jo Bonnet, etc. qu'ils ont classé consciencieusement : http://www.archiveshomo.info/com/3com.htm
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Association Atitud-Inn :

- http://www.atitud-inn.com/index.php?pid=2&rid=5&srid=25&ida=205

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Autres liens rangés en ordre chronologique :

- 22 janvier 2003, Marie-Jo Bonnet, historienne, envoie une lettre ouverte à Bertrand Delanoë : http://www.archiveshomo.info/com/communiq/bonnet.htm#30122

- Le lien vers le communiqué de presse du CARITIG du 23/01/2003 : http://www.caritig.org/communiques/20030123.html

- Le magazine 360° de Genève a publié dans son numéro de mars-avril tout un dossier sur le sujet : http://www.360.ch/presse/200328/paris.html

- Voir également le site fraîchement créé (mai 2003) d'Archilesb!, de Vigitrans et de Lopattaq : www.archilesb.org ou www.vigitrans.org
Ce site [ http://www.archiq.fr.vu/ ] des trois collectifs qui ont lancé les pétitions dénonçant les aspects discriminants du projet en donne la liste des signataires.

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Réunion Inter-LGBT du 24 mai 2003 :

- Lors de sa dernière réunion le samedi 24 mai 2003, l'Inter-LGBT, fédération d'une soixantaine d'associations LGBT dont le CARITIG est adhérent, avait au programme une discussion sur son soutien au projet du CADHP (Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris).

- Étant absent, Armand Hotimsky a demandé à Dominique Place, co-Présidente du CARITIG, de lire une mise au point qu'il a rédigée avant son départ : http://www.caritig.org/divers/cadhp_ah.pdf

- Parmi les associations présentes à cette réunion, la Coordination Lesbienne en France s'est exprimée très clairement par la voix de sa co-Présidente Nathalie Rubel. Vous trouverez le lien vers le courrier que la CLF a envoyé aux membres de l'InterLGBT ainsi qu'au Maire de Paris : http://www.caritig.org/divers/cadhp_clf.pdf

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Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris

- Pour finir, nous devons évidemment signaler le site du CADHP : http://www.cadhp.fr

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juin 2003 : Trans Genre Actu n° 06/03 (page 1) > par Dominique Place, co-présidente du CARITIG (Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre)
http://www.caritig.org/lettre/tga_03_06/tga_03_06.pdf

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Edito
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On assiste traditionnellement à des hausses de prix le 1er juillet. La Poste n’a pas attendu l’été pour augmenter ses tarifs : le 1er juin, ils l’ont été. Ils seront certes plus faciles à retenir : 50 centimes pour une lettre ordinaire, c’est plus aisé à s’en souvenir que 46 centimes.

Mais notre budget courrier déjà important s’en voit d’autant augmenté. Ancienne trésorière, je vous ai présenté les comptes de l’année dernière qui présentaient un déficit important.
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Vu tout cela, nous avons donc décidé de mettre le renouvellement d’adhésion au même niveau que la première adhésion, soit 25€, pour le 1er juillet.
- Alors, un petit conseil, si vous voulez renouveler votre adhésion, n’attendez pas…

Nous vous rappelons que le CARITIG n’a pas de subvention et qu’adhérer, c’est le soutenir et permettre qu’il continue d’exister.
- Et vous continuez de recevoir TransGenre Actu et d’être au courant de toute l’actualité transgenre, sans parler de toutes les annexes, je pense notamment aux fiches pratiques.
- Toujours dans l’idée de réduire nos coûts, vous pourrez désormais recevoir ce bulletin par email. (Tout est expliqué page 5).
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Le 24 mai, il y avait enfin un débat sur le projet du Centre d’Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris, qui a fait déjà coulé beaucoup d’encre et qui continue certainement.

En ce qui concerne la transparence et la prise en compte de la dimension transgenre, on ne voit guère d’évolution malheureusement.

Mais les critiques ont été clairement énoncées, devant le président et la vice-présidente de l’Association de Préfiguration de ce projet et il faut espérer qu’ils en tiendront compte.

Il ne s’agit pas d’être contre ce projet
- mais que tout le monde s’y retrouve,
- en particulier les transgenres, trop souvent mis de côté.

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Cela ne pourra que contribuer à médiatiser un regard autre que celui des psychiatres.
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Ils seront en tout cas présents lors de la marche des fiertés LGBT le samedi 28 juin.
- Nous aurons aussi un char, certes moins impressionnant que celui de l’année dernière bien sûr, mais qui promet d’être animé.
- Et le CARITIG s’exprimera sur le podium au début de la marche lors d’un discours de quelques minutes dans le cadre du mot d’ordre de la marche : “ Homophobie, lesbophobie, transphobie : agissons ! ”.

Il est donc important d’être en nombre, pour être visible, pour montrer que les transgenres ne peuvent pas être négligés, dans la joie et la bonne humeur.
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Dominique Place, co-présidente du CARITIG

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juin 2003 : Trans Genre Actu n° 06/03 (pages 3 et 7)
http://www.caritig.org/lettre/tga_03_06/tga_03_06.pdf
> communiqué du président du CARITIG (Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre)
http://www.caritig.org/articles/actions/extrait_tga_2003_06_b.html

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CADHP
,
suite
[à la réunion du Conseil de l'Inter-LGBT]
.

Lors de sa dernière réunion le samedi 24 mai, l'Inter-LGBT,
- fédération d'une soixantaine d'associations LGBT dont le CARITIG est adhérent,
- avait au programme une discussion sur son soutien au projet du CADHP (Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris).

Étant absent, j'ai demandé à Dominique Place [Co - Présidente du CARITIG] de lire une mise au point que j'ai rédigée avant mon départ.

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Message de Armand Hotimsky,
Président - Fondateur du CARITIG
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Chers amis,

Je suis désolé de ne pas pouvoir être parmi vous aujourd'hui. Cependant il faut savoir faire un break de temps en temps.
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Avant mon départ, j'ai appris que le CADHP était au programme de cette réunion. Je souhaite par le biais de Dominique Place, co-Présidente m'expliquer sur ma position, ayant été particulièrement et personnellement investi dans cette histoire.
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Le CARITIG dont je suis le fondateur a toujours travaillé sur les archives trans,
- c'est à travers cet intérêt que j'ai eu l'occasion de rencontrer Gérard Koskovich, voilà deux ans.
- Précisons que Gérard Koskovich est l'un des fondateurs des Archives LGBT de San Francisco.

En novembre dernier, celui-ci m'a proposé d'être membre du Conseil d'Administration du CADHP pour représenter la communauté transgenre.
- Je n'ai pas refusé ni accepté,
- mais j'ai souhaité rencontrer les concepteurs du projet pour en savoir plus et prendre une décision en connaissance de cause.

C'est ainsi que le soir du 1er décembre 2002, j'ai eu l'occasion de rencontrer Jean Le Bitoux.
- Les échanges furent polis néanmoins ses propos sur la question transgenre étaient assez choquants.
- Étant venu plus en temps qu'observateur, j'écoutais attentivement les réponses qu'il donnait à Gérard Koskovich sur la prise en compte de la dimension transgenre dans le projet, elle équivalait celle des lesbiennes, et encore !
- Donc pour être clair cela était loin d'être une priorité, seul les gays étaient importants.

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Malgré les critiques de Marie-Hélène Bourcier et d'autres personnes, je souhaitais rester ouvert à la discussion.
- Pour travailler sérieusement sur la dimension trans au CADHP, je proposais à Le Bitoux que l'on se voit à une autre occasion.
- Finalement, ce rendez-vous n'a pas eu lieu.
- Si Le Bitoux ne m'a pas donné ses coordonnées téléphoniques, il a pris néanmoins les miennes et m'annonça qu'il me joindrait avant la fin de l'année.
- Au 31 décembre, pas d'appel ni plus tard d'ailleurs.

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En janvier, les critiques grondent contre le CADHP.
- Ne souhaitant aucunement cautionner un projet en devenant membre de son Conseil d'Administration, je me suis lancé dans une petite enquête qui m'a amené aux mêmes conclusions que Marie-Hélène Bourcier.
- A partir de ce moment-là, il n'est plus question pour moi de soutenir ce projet en l'espèce.
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Et après discussion avec les membres du Bureau du CARITIG, nous faisons notre communiqué de presse le 23 janvier
http://www.caritig.org/communiques/20030123.html
qui exprime point par point notre pensée :

-
la représentation des lesbiennes est quasi-inexistante,
- les transgenres sont ignorés,
- les noms de nombreuses personnes citées dans les Comités de soutien ou d'acquisition ont été utilisés à leur insu,
- la non-transparence du projet est patente,
- certaines analyses historiques dans le premier numéro de la Revue du CADHP sont erronées,
- le choix des futurs salariés ne répond pas à des critères de compétences en gestion d'archives.

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Nous ne sommes pas contre le projet du CADHP,
- mais contre la politique mise en place par les personnes qui en sont les concepteurs.
- Nous regrettons leur impossibilité de communiquer, d'écouter et d'avancer sans ignorer certains acteurs de la communauté LGBT.

Aujourd'hui, nous ne soutenons toujours pas le projet tel quel.

Nous réitérons notre demande de réunion de mise à plat du projet avec toutes les personnes concernées.
- Il est souhaitable de repartir sur de bonnes bases et dans le dialogue
- pour que toute la communauté LGBT soit fière de ce Centre d'Archives et puisse se considérer partie prenante.
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Armand Hotimsky,
Président-Fondateur du CARITIG

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Vous trouverez dans peu de temps un dossier complet sur le site du CARITIG : pour découvrir en détail toute l'histoire du CADHP.

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27 5 2003 : communiqué commun des groupes
- Archilesb ! http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier :
mhbourcier[AT]free.fr
- et VigiTrans
Tom Reucher
: tom.reucher[AT]free.fr

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Paris
, le 27 mai 2003

Communiqué de Presse n° 7

Discriminations Discordantes
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L'Inter LGBT et le [l'Association de Préfiguration du] CADHP toujours aussi discriminants à la veille de la marche des fiertés !

Archilesb ! et VigiTrans interpellent l'Inter LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans)
- sur son renouvellement inconditionnel au projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP),
- un projet que le Conseil de la Lesbian & Gaie [Gay] Pride île-de-France avait déjà adoubé en 2002 alors qu'il était et reste discriminant.

Quelle valeur attribuer au mot d'ordre de l'Inter LGBT pour la Marche des Fiertés [LGBT] en juin prochain : ensemble contre toutes les discriminations ?
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Samedi 24 mai à l'AGECA s'est tenue la réunion du Conseil de l'Inter LGBT.

Le [l'Association de Préfiguration du] CADHP y a présenté l'état d'"avancement" de son projet.
- Seule nouveauté : le renouvellement du Conseil d'Administration et du Bureau de manière à ce qu'il soit paritaire (biologiquement) c'est-à-dire composé d'hommes et de femmes.

Archilesb ! et VigiTrans ne peuvent
- que constater que cette parité
[de l'Association de Préfiguration] du CADHP n'est pas respectée dans le choix des salariés (seul Jean Le Bitoux se voit salarié);
- que la parité homme/femme n'est pas un critère qui permet de prendre en compte la diversité des identités et des cultures sexuelles et de genre (parité culturelle).
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- Le PASTT (Prévention Action Santé Travestis Transsexuelles),
- le CARITIG (Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre)
- et l'ASB (Association du Syndrome de Benjamin)
ont d'ailleurs interpellé Stéphane Martinet (élu PS), le nouveau président de [l'Association de Préfiguration] du CADHP sur l'absence persistante de transsexuel(le)s et de trangenres dans la "nouvelle" équipe.
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Archilesb ! et VigiTrans regrettent que l'Inter LGBT
- ait refusé l'autorisation de filmer ce débat historique sur la question des archives
- et n'ait pas soumis au vote le renouvellement de son soutien à une équipe contestée
- et qui bloque la tenue d'une réunion de mise à plat avec les élus de la Mairie de Paris comme l'avait intelligemment proposé en mars Christophe Girard adjoint du Maire à la culture.

De nombreuses associations présentes ont également fait part de leurs inquiétudes vis à vis du projet :
- manque de transparence,
- un parti pris du scientifique discutable et le fait que la phase dite de "préfiguration" pour laquelle a été votée une subvention de 100.000 euros par le Conseil de Paris en octobre dernier se soit limité à un lifting inadéquat des instances de l'association.

Malgré les critiques formulés depuis plus de six mois, le [l'Association de Préfiguration du] CADHP persiste à privilégier une conception dix-neuviémisante, élitiste et universitaire de l'archive.
- Devant un parterre d'associations médusées, Stéphane Martinet, le président [de l'Association de Préfiguration du] du Centre a déclaré "que l'archive n'etait pas de la militance",
- creusant l'écart entre les concepteurs du Centre et ses interlocuteurs toujours conçus comme de simples donneurs d'archives et en aucun cas comme les acteurs de leur propre mémoire et histoires.
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Archilesb ! et VigiTrans sont solidaires des critiques qui ont été émises lors de cette réunion, notamment celles émanant
- de la Coordination Lesbienne en France,
- du collectif de pédés queers LopAttaQ,
- des associations transsexuelles et de transgenres (CARITIG, PASTT, ASB)
- mais aussi de l'Académie Gay & Lesbienne,
- de CONTACT
- et du Centre Gai et Lesbien [de Paris]
qui devant le manque de crédibilité et de légitimité du projet a réaffirmé comme d'autres sa volonté de ne pas confier ses archives au Centre en l'état.
.

- Pour toute information complémentaire : [ http://www.archiq.fr.vu/ ]
www.archilesb.org
www.vigitrans.org

- Pour consulter la revue de presse nationale et internationale sur le CADHP : http://www.archiveshomo.info/

.

24 5 2003 : atitud-inn.com > édito de Lionel Duroi
http://www.atitud-inn.com/index.php?pid=2&rid=5&srid=25&ida=315

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Des nouveaux au CADHP :
L'Inter-LGBT les invite
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Réunion du Conseil de l'Inter-LGBT samedi 24 mai 2003 :

- Le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris à l'ordre du jour.
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Communiqué de presse

Le 22 janvier dernier [ de 2002 et non de 2003 ! ], le projet du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris (CADHP) était présenté aux associations réunies en Conseil de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT).

À cette occasion, a été pris auprès du Conseil de l'Inter-LGBT l'engagement d'un compte-rendu régulier sur l'avancement du projet.
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C'est pourquoi, ce samedi 24 mai, à l'occasion de la réunion du Conseil de l'Inter-LGBT, le projet sera de nouveau à l'ordre du jour, comme il l'a été publiquement annoncé à l'occasion du Printemps des assoces le 22 mars dernier.

Le débat permettra aux associations et aux responsables du projet d'échanger sur son état actuel, sur son fonctionnement durant sa phase de préfiguration et sur ses objectifs.

Le Conseil de l'Inter-LGBT réunit plus de 60 associations membres et décide des grandes orientations de l'Inter-LGBT.

Ces discussions, certes internes, sont toutefois publiques : la presse y est la bienvenue, et les représentant-e-s d'associations non-membres peuvent y participer et y intervenir, dès lors que le propos est constructif et respectueux des autres associations et des règles démocratiques de l'Inter-LGBT.

Les opposant-e-s au projet auront donc, dans ces conditions, la possibilité de participer à la discussion si ils/elles le souhaitent.
.

Samedi 24 mai 2003, AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11e.
- Le Conseil se réunit à partir de 14h00.
- Le projet de CADHP sera présenté à partir de 16h30.

.

Des nouveaux au CADHP :

Lors de son Assemblée Générale annuelle du 9 mai 2003, l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) a procédé au renouvellement des ses instances.

Elle a porté le nombre de son Conseil d'Administration à 10 personnes.
Celui-ci, désormais paritaire est composé de :
- Yves Clerget (Architecte, cofondateur des mots à la bouche)
- Catherine Daniel (Psychothérapeute, formatrice à FAG)
- René Lalement (Enseignant, chercheur ; ancien Président de l'Inter LGBT)
- Philippe Lasterle (Historien, documentaliste)
- Catherine Marjollet (Psychanalyste, cofondatrice de Lesbia)
- Stéphane Martinet (Conseiller culturel ; ancien Président de HES)
- Charles Myara (Editeur, spécialisé en multimédia et bibliographie, ancien Vice-président du Beit Haverim)
- Geneviève Pastre (Ecrivain, éditeur, ancienne Présidente de Fréquence gaie)
- Isabelle Serve (Professeur de droit, Présidente de l'association lesbienne La Lune, Strasbourg )
- Florence Tamagne (Docteur de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, auteur, professeur à l'Université de Lille 3)

En son sein, le Conseil d'administration a élu un bureau, également paritaire :
- Stéphane Martinet, Président
- Florence Tamagne, Vice- Présidente
- Charles Myara, Secrétaire
- Catherine Daniel, Trésorière
.

L'AP CADHP est aujourd'hui dotée d'un local situé 37, rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris.
.

Le Conseil d'Administration a en outre procédé à la nomination de son responsable du Comité d'acquisition : Jean Le Bitoux

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22 5 2003 : inter-lgbt.france.qrd.org > communiqué de l'Interassociative Lesbienne, Gaie, Bi et Trans (Inter-LGBT)
http://inter-lgbt.france.qrd.org/communiques/20030522-cadhp.html

http://www.gayvox.com/edito/index.php?id_rub=3&id_srub=43&id_dossier=814

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Communiqué de presse

Réunion du Conseil de l'Inter-LGBT ce samedi 24 mai 2003 :

Le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris
à l'ordre du jour

.

Le 22 janvier dernier [ de l'année 2002, et non de 2003 ! ], le projet du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris (CADHP) était présenté aux associations réunies en Conseil de l'Interassociative Lesbienne, Gaie, Bi et Trans (Inter-LGBT).

À cette occasion, a été pris auprès du Conseil de l'Inter-LGBT l'engagement d'un compte-rendu régulier sur l'avancement du projet.
.

C'est pourquoi, ce samedi 24 mai, à l'occasion de la réunion du Conseil de l'Inter-LGBT, le projet sera de nouveau à l'ordre du jour, comme il l'a été publiquement annoncé à l'occasion du Printemps des assoces le 22 mars dernier.

Le débat permettra aux associations et aux responsables du projet d'échanger sur son état actuel, sur son fonctionnement durant sa phase de préfiguration et sur ses objectifs.

Le Conseil de l'Inter-LGBT réunit plus de 60 associations membres et décide des grandes orientations de l'Inter-LGBT.

Ces discussions, certes internes, sont toutefois publiques : la presse y est la bienvenue, et les représentant-e-s d'associations non-membres peuvent y participer et y intervenir, dès lors que le propos est constructif et respectueux des autres associations et des règles démocratiques de l'Inter-LGBT.

Les opposant-e-s au projet auront donc, dans ces conditions, la possibilité de participer à la discussion si ils/elles le souhaitent.
.

Samedi 24 mai 2003, AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11e.
- Le Conseil se réunit à partir de 14h00.
- Le projet de CADHP sera présenté à partir de 16h30.

Alain Piriou, Porte-parole

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22 5 2003 : cadhp.fr > Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP)
http://www.cadhp.fr/
http://www.lgbtdoc.org/
http://www.gayvox.com/edito/index.php?id_rub=3&id_srub=43&id_dossier=814

.
Communiqué de presse

Lors de son Assemblée Générale annuelle du 9 mai 2003,
l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP)
a procédé au renouvellement des ses instances
.

Elle a porté le nombre de son Conseil d'Administration à 10 personnes.
Celui-ci, désormais paritaire est composé de :
- Yves Clerget (Architecte, cofondateur des mots à la bouche)
- Catherine Daniel (Psychothérapeute, formatrice à FAG)
- René Lalement (Enseignant, chercheur ; ancien Président de l'Inter LGBT)
- Philippe Lasterle (Historien, documentaliste)
- Catherine Marjollet (Psychanalyste, cofondatrice de Lesbia)
- Stéphane Martinet (Conseiller culturel ; ancien Président de HES)
- Charles Myara (Editeur, spécialisé en multimédia et bibliographie, ancien Vice-président du Beit Haverim)
- Geneviève Pastre (Ecrivain, éditeur, ancienne Présidente de Fréquence gaie)
- Isabelle Serve (Professeur de droit, Présidente de l'association lesbienne La Lune, Strasbourg )
- Florence Tamagne (Docteur de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, auteur, professeur à l'Université de Lille 3)
.

En son sein, le Conseil d'Administration a élu un bureau, également paritaire :
- Stéphane Martinet, Président
- Florence Tamagne, Vice- Présidente
- Charles Myara, Secrétaire
- Catherine Daniel, Trésorière

.

L'AP CADHP est aujourd'hui dotée d'un local
- situé 37, rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris.
.

Le Conseil d'Administration a en outre procédé à la nomination de
- son responsable du Comité d'acquisition : Jean Le Bitoux

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15 3 2003 : archiveshomo.info > communiqué de presse de l'Académie Gay & Lesbienne
http://www.archiveshomo.info/

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L'Académie Gay & Lesbienne apporte son soutien
pour une réunion de mise à plat du projet du futur CADHP
sous l'égide d'une haute autorité de la Mairie de Paris

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L'Académie Gay et Lesbienne a signé les pétitions des collectifs Archilesb ! et VigiTrans comme de nombreuses associations et personnalités LGBT (plus de 800 signataires), qui réclament l'intégration des lesbiennes et des trans dans le projet du futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (voir les communiqués et pétitions des associations, groupes, etc. sur notre site http://www.archiveshomo.info).
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De plus en plus de voix s'élèvent contre la conception discriminatoire de ce projet qui prétend être "fédérateur de toutes les composantes de la mouvance homosexuelle" :

- l'historienne Marie-Jo Bonnet, avec le soutien de nombreuses personnalités : Elisabeth Badinter (philosophe écrivaine), Francine Bavay (élue du Conseil régional IdF), Geneviève Fraisse (députée européenne), Henri Maurel (archives du G.P.L. et de la radio Fréquence Gaie), etc. ;

- les collectifs : VigiTrans et Archilesb ! avec le soutien de plus de 800 signataires de leurs pétitions, Lopattaq ;

- les associations : Coordination des Lesbiennes en France (CLF), Collectif National pour les Droits des Femmes, Les Voies d'Elles, Académie Gay & Lesbienne, Association du Syndrome de Benjamin (ASB), Centre d'Aide de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre (CARITIG), Prévention Action Santé Travail pour les Transgenres (PASTT), etc.

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Les dirigeants de la Mairie de Paris viennent d'accepter le principe d'une réunion de mise à plat sur le projet du futur CADHP sous l'égide d'une haute autorité de la Mairie,
- à la suite de l'entrevue des collectifs Archilesb !, VigiTrans et Lopattaq avec M. Christophe Girard, adjoint au Maire chargé de la culture,
- et de l'entretien de l'historienne Marie-Jo Bonnet avec Mme Benjelloun, conseillère au cabinet de Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris.

L'Académie Gay & Lesbienne apporte son soutien pour une réunion avec toutes les parties concernées, ce qui pourrait permettre de :
- faire la lumière sur la gestion du projet du futur CADHP par son Association de Préfiguration,
- de mettre un terme à la discrimination des lesbiennes, des trans, et à l'occultation des centres d'archives LGBT existants,
- de faire le point sur les archives des minorités sexuelles et de genre,
- de demander que la Mairie de Paris aide équitablement les centres d'archives LGBT existants.

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Contre un projet tendancieux qui n'est pas "soutenu
par toutes les composantes de la mouvance homosexuelle
"
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La mise à l'écart de l'histoire des lesbiennes et des trans et de leurs représentant(e)s :

Cette association (créée par trois hommes) prétend que le projet de son futur centre privé d'archives homosexuelles tend à être représentatif et fédérateur de toutes les mouvances gays, bis, lesbiennes et trans alors qu'il y a effectivement d'importants manquements (voir N° spécial "Paris brûle-t-il ?" du magazine 360° de mars 2003).

De plus, ce projet ambitionne d'être une institution d'envergure nationale, et même internationale "à l'instar de Berlin, Amsterdam, San Francisco..."
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M. Christopher Miles, président de l'AP CADHP "persiste et signe" (Agenda du magazine Têtu de février 2003, p. 6) :
- "dans un premier temps le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine, pour des raisons historiques." (Chapitre a : Un projet pour toute la communauté gay et lesbienne.)
- "Cette politique d'acquisitions devrait être centrée sur l'histoire du Paris gay [...]" (Chapitre 1 : Le Centre d'Archives.)

D'autre part M. Jean Le Bitoux a fait sa sélection de lesbiennes dans ses commissions consultatives pour "travailler" avec : telles lesbiennes "psychothérapeutes" ou telles lesbiennes "écrivaines", "qu'il ne confond pas" avec telles "lesbiennes radicales" (magazine IB News de mars 2003, page 8).

Enfin, le projet du futur CADHP organise sa promotion par un budget annuel de 50 000 francs de publicité dans la presse gay (mais aucun budget de publicité pour les journaux lesbiens et trans ! ).

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Mais les problèmes de la préfiguration du CADHP ne viennent pas seulement des révoltes des lesbiennes et des trans contre le projet d'un groupe de gays soutenus par la Mairie de Paris :
(voir le recencement des nombreux articles parus dans la presse française et étrangère depuis celui de Libération du 7 décembre 2002 sur notre site http://www.archiveshomo.info).
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L'Association de Préfiguration du CADHP n'est pas une institution publique :

L'AP CADHP n'est qu'une simple association loi 1901 créée le 19 décembre 2001 ayant pour but d'ouvrir un nouveau centre privé d'archives homosexuelles à Paris (Journal Officiel du 26 janvier 2002).

M. Philippe Lasnier, du Cabinet du Maire de Paris, a d'ailleurs répondu que "la vie interne d'une association n'est pas de notre ressort" aux demandes d'intégration des lesbiennes et des trans au projet de l'AP CADHP (Agenda du magazine Têtu de février 2003, p. 6).

D'existence récente ( à peine plus d'un an ! ), cette association n'a donné aucune garantie sérieuse pour la pérennité de ses futures oeuvres.

De plus, le manque de transparence sur sa gestion ( combien de salariés ? et à quels titres ? ) crée davantage de confusion que de confiance.

Par ailleurs, M. Jean Le Bitoux a fait des interventions en qualité de "Directeur du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris" alors que ce (futur) Centre n'existe qu'à l'état de projet sur le papier de l'Association de Préfiguration qui est elle-même encore domiciliée dans un appartement privé !
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La condescendance envers les autres associations, notamment régionales :

Sans aucune légitimité, cette association considère comme acquis d'office, d'avoir un droit sur les fonds de documents LGBT dans toute la France, et notamment sur les archives d'autres associations antérieures à elle et sur des collections privées.

"Comme institution d'envergure nationale, il doit aussi s'attacher à tisser des liens avec les principales associations régionales, pour [...] [le] dépôt des archives existantes, et pour qu'elles constituent des relais permettant de faire remonter au centre les fonds d'archives dont elles découvrent l'existence." (dossier de présentation du Projet du Centre d'Archives.)
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L'occultation des centres d'archives LGBT existants en France :

"L'Histoire des archives et bibliothèques gays et lesbiennes" dans le dossier de présentation du projet CADHP ne cite que des centres d'archives à l'étranger mais pas les initiatives et ressources françaises LGBT.
Rien sur les archives, ni sur l'histoire et la mémoire de la lutte contre le sida.

"Jean Le Bitoux n'a pas souhaité... donner son avis sur l'Académie Gay et Lesbienne" dans son interview au magazine IB News de mars 2003,

Par contre nous avons mentionné son Projet du futur CADHP et un lien vers le site de son AP CADHP dans notre Recensement annuel des centres et fonds d'archives LGBT en France (voir sur notre site http://www.archiveshomo.info).

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Cette nouvelle association (née neuf mois après l'élection de M. Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris) a bénéficié rapidement 100 000 euros de subventions !

Il ne faudrait pas que ces aides, qui doivent être utiles et profitables à toutes et à tous, instaurent un déséquilibre à l'avantage de la dernière venue, qui est subventionnée pour son projet, et les associations plus anciennes, qui n'ont aucune aide pour leur travail effectif.

Les promoteurs du projet de CADHP n'ont pas le droit de profiter de la puissance des fonds municipaux pour se livrer à une hégémonie déloyale sur les centres d'archives LGBT existants qui n'ont pas les moyens de résister.

D'ailleurs, M. Jean Le Bitoux expliqué ses motivations "de travailler" sur