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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

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25 3 2003 : infodujour.com > par Christophe LEFEBVRE
http://www.infodujour.com/scripts/act_det.php?actID=2397

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Portrait d'un Ministre hors norme :
Jean-Jacques Aillagon

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Ce pur produit de la "génération Mairie de Paris" sera candidat aux élections régionales, chef de file en Moselle, puis candidat à la Mairie de Metz.

Gêné par la maladresse de l'annonce de sa candidature, il dit ne pas avoir fait définitivement son choix et prévient que Toulouse l'intéresse encore,
- mais l'inauguration de Beaubourg à Metz en 2007
- et la venue envisagée de Jacques Chirac à ses côtés pour l'inauguration du musée de Vic-sur-seille ne trompent pas.
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Portrait d'un Ministre [de la Culture] atypique, annoncé comme homme "providentiel".
- Il n'est ni énarque ni technocrate, mais entre dans le célèbre Who's who en 1994.
- Il n'a jamais été élu. Ancré à droite, plus précisément au RPR, il construit sa carrière dans l'ombre de Jacques Chirac.

Un parcours culturel exceptionnel : Jean-Jacques Aillagon est né à Metz, en 1946, puis a habité à Creutzwald.
- Il est Professeur certifié d'histoire et de géographie et titulaire d'un DEA d'histoire de l'art, obtenu après des études à l'Université de Paris X - Nanterre.
- Dans les années 70, il a enseigné l'histoire et la géographie aux lycées d'Egletons et de Tulle, en Corrèze, dans le fief de Jacques Chirac. Il devient vite un fidèle de J. Chirac.
- En 1976, il fut détaché au Ministère de la Culture auprès de Michel Guy, alors ministre, chargé plus spécialement de la recherche au Centre d'études et de recherche architecturale.
- En 1977, il devient chef du service des archives de l'architecture à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, puis l'année suivante, il quitte les archives pour rejoindre les relations extérieures et se charge tout spécialement des expositions. Trois ans après, il devient sous-directeur de cette école, chargé notamment de l'action culturelle et scientifique.
- En 1982, il est nommé administrateur du Musée national d'art moderne au Centre Georges Pompidou et en 1985, adjoint au Directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris et Directeur de l'Office d'information culturelle.
- En 1988, il devient délégué général aux manifestations culturelles de la Ville de Paris.

Ce sont les années qui suivent qui le propulsent au 1er plan de la scène nationale, et forcément de la scène politique, devenant par ses responsabilités un proche du Maire de Paris et de l'homme politique Chirac au sein du RPR qu'il conseille pendant les présidentielles de 1995 et 2002.
Il est alors successivement
- Directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris,
- président du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou
- et enfin Ministre de la culture et de la communication.
Il a siégé au Conseil national du RPR.
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Militant homosexuel, il répond au Monde :
- "en affirmant ma liberté de vivre ma sexualité, et ce dans un contexte historique, géographique, et dans un contexte familial très régressif, j'ai agi politiquement.
- Au-delà de mon sort, c'est la situation de tous les homosexuels qui était concernée par mon engagement".

J.J. Aillagon ne craint pas d'afficher son orientation sexuelle dans un contexte plus libéral. Récemment, il rend public sa position en faveur des 23 Egyptiens condamnés pour cette même raison :
- "le délit d'homosexualité me chagrine et me choque. Je tiens à apporter à mes amis égyptiens le témoignage de mon indignation. Qu'on permette à chacun de vivre son inclination sexuelle de façon saine, en Egypte, comme partout dans le monde".

Aux côtés de Roselyne Bachelot, J.J. Aillagon a défendu le PACS.
- Ces deux ministres sont les seuls membres du gouvernement à avoir pris position pour les libertés et les droits des homosexuels.

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Aux côtés de Jack Lang et de Bertrand Delanoë, il participe activement à la Technoparade de 2002. Contre son camp politique, il ne craint pas d'appeler les pouvoirs publics à plus de compréhension pour les raves et les free-parties.
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En octobre 2002, il s'illustre en refusant de censurer le roman " Rose Bonbon ", roman qui met le lecteur au cœur des pensées d'un pédophile assassin, et ce, malgré les pressions de son collègue Ministre de l'Intérieur.

Il refuse également de prendre en compte l'essentiel des conclusions du rapport Kriegel sur la violence et la pornographie à la télévision.
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Le [premier] gouvernement Raffarin ne compte que deux gay-friendly Roselyne Bachelot et Jean-Jacques Aillagon, l'ordre moral étant assuré par une douzaine de leurs collègues.
- Citons les plus virulents : Jean-François Matteï, Renaud Muselier, Hervé Gaymard, Michèle Alliot-Marie, Patrick Devedjian et Claude Goasguen.
- Sans oublier le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, coorganisateur avec Christine Boutin de la manifestation anti-Pacs du 31 janvier 1999.
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On voit donc que Jean-Jacques Aillagon ne manque pas de courage.
- Mais cela suffit-il pour gagner la confiance des messins et des lorrains ?
- Les obstacles qu'il va rencontrer sur son chemin sont nombreux et toutes les ambitions déjà déclarées ne pourront être neutralisées.

Les prochaines municipales à Metz seront passionnantes car la succession de JM Rausch est désormais publiquement ouverte.
- Le premier rendez-vous se situe en mars 2004 car le résultat des listes régionales en présence donnera une indication qui permettra de connaître la direction vers laquelle les habitants de Metz souhaitent aller.

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14 6 2005 : le Perroquet Libéré n° 27 (page 2) > par la rédaction
http://www.leperroquetlibere.com/download/Perroquet_27.pdf

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Lyon : 1, Paris : 0
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La Mairie de Lyon a surpris son monde en annonçant la création dans la capitale des Gaules d’un « Centre de Ressources Documentaires Gay et Lesbien ».

Selon [ Michel Chomarat ] le chargé de mission « Mémoire » de la Ville de Lyon, « il était primordial qu’une institution publique accueille ce Centre afin d’en assurer sa pérennité ».
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Une initiative qui offre peut-être une porte de sortie honorable à la Mairie de Paris, embourbée depuis trois ans avec son improbable « Centre d’Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles [ de Paris (projet de l'association APCADHP qui est subventionnée de 100 000 euros en septembre 2002 par le Conseil de Paris) ] ».

En laissant à Lyon le soin de mettre en place ce projet « primordial », Paris se sortirait d’une impasse et ferait faire des économies à ses contribuables.

A méditer.

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13 6 2005 : tetu.com > par Paul Parant
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1500
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1500&date_info=2005-06-13

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France (Mémoire)

Archives Homosexuelles à Paris :
le rapport de Préfiguration a été remis à la Ville
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Le « rapport de Préfiguration » du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles de Paris [ du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ? ] (CADHP) a enfin été rendu, vendredi 10 juin, à la Mairie de Paris.
- D'une longueur de 62 pages, le document explicite l'identité, les métiers, le fonctionnement et les activités d'un Centre d'Archives à venir.

Stéphane Martinet, président de l'Association de Préfiguration du CADHP, attend « par pure politesse » que la Mairie [ de Paris ] ait terminé la lecture du document
- avant de le présenter à la Région [ d'île de France ], au Ministère de la Culture (appelés à financer également le Centre) et à la presse.
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La conclusion de la phase de Préfiguration était attendue avec impatience depuis fin 2002, lorsqu'une subvention de 100.000 euros avait été accordée par la Mairie de Paris, afin d'imaginer un lieu pour conserver et mettre à disposition les documents retraçant l'histoire des gays et des lesbiennes.

Un premier Centre d'Archives LGBT vient d'ailleurs d'être installé à Lyon (lire Quotidien du 18 mai).

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À Paris, « la balle est désormais dans le camp des collectivités qui devraient nous accorder un budget de fonctionnement en novembre prochain », explique Stéphane Martinet.
- Dans ce but il rencontrera Odette Christienne, adjointe au Maire de Paris chargée de la Mémoire, à la fin du mois de juin.

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19 au 25 mai 2005 : Le Nouvel Observateur (supplément Paris île de France) n° 2115 (page 25) > par Anne Delabre
http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p223_2115/a268733.htm

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L’histoire

Gays : Archives enterrées
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Annoncé pour fin 2004, puis début 2005, le projet du futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) n’est toujours pas arrivé sur le bureau d’Odette Christienne, adjointe de Bertrand Delanoë chargée de la mémoire.
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En 2002, la Mairie de Paris accorde une subvention de 100 000 € pour préfigurer un Centre d’Archives Homosexuel.

Polémique dès le début.
- Sur la parité du Conseil d’Administration (aujourd’hui respectée),
- sur le président (aujourd’hui remplacé par Stéphane Martinet
[adjoint PS au Maire du 11ème arrondissement de Paris]),
- sur l’initiateur du projet et seul salarié de l’Association [de Préfiguration (APCADHP)], Jean Le Bitoux (licencié en avril 2004)…

Autant de facteurs qui ralentissent les travaux.
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- Aujourd’hui, les 100 000 € sont épuisés,
- le local qui a servi de siège à l’Association a fermé le 15 janvier dernier.

Quand au Rapport de faisabilité, on ne finit plus d’attendre ce qu’il va préconiser.
- Stéphane Martinet assure qu’il sera remis « très prochainement » à l’Hôtel de Ville.

La Mairie [de Paris], qui n’a aucune envie de faire de vagues, estime qu’elle n’en est plus à quelques semaines près.
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Entre-temps, elle a trouvé un point de chute à ce Centre d’Archives encore fantôme :
- il occupera une partie des 250 m2 en plein cœur de Paris dans lesquels le Centre Gai et Lesbien [CGL de Paris île de France] (lieu d’informations et de conseils) va déménager d’ici fin 2005.

- Pour un espace de stockage réservé (le journal « Illico » et quelques associations lui ont déjà confié leurs archives), des documents numérisés
- et des consultations réservées à des professionnels (chercheurs, journalistes), cela devrait suffire.

Mais il reste encore beaucoup de questions en suspens, notamment sur son financement.
- Le dossier embarrasse la Municipalité face à l’embourbement de la situation au fil des mois.
- Avec le risque, à force de jouer à l’Arlésienne, que le futur CADHP ne tourne au « Titanic ».

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28 4 2005 : illico n° 124 (page 18) > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4101#

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Le Centre d'Archives Gay toujours en rade

CADHP : Les Archives au placard ?
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Le Centre d’Archives Gay de Paris verra-t-il le jour ?
- Trois ans après le vote d’une subvention de 100 000 euros, l’absence d’information sur l’avancement de ce projet emblématique inquiète à la fois les élus et les homosexuels …

Toujours rien ou si peu : l’important retard pris par le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) agace et inquiète désormais ouvertement.
- Ce délai peu justifié,
- la communication défaillante,
- les évidents problèmes de structures (locaux fermés, salariés licenciés...) peuvent faire douter de l’avenir du projet.

Il en va ainsi des Verts qui ont décidé de demander officiellement des nouvelles du projet lors du prochain Conseil de Paris - mi avril.
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Cette pression politique semble avoir été utile puisque Odette Christienne, Adjointe au Maire en charge de la Mémoire, a enfin reçu, début avril, après l’annonce de l’initiative des Verts, de nouvelles informations sur ce dossier délicat.

- " Nous avons obtenu un rapport d’activités ainsi qu’un bilan financier de l’utilisation de leur subvention de 100 000 euros,
explique Patrice Porcheron, directeur de cabinet d’Odette Christienne.
- Les responsables du projet nous ont indiqué que le rapport [ le résultat de la phase de préfiguration ] était, pour le moment, soumis à l’avis d’experts, d’archivistes, de bibliothécaires pour validation.
- Une fois entériné par le Conseil d’Administration de l’Association de Préfiguration [ du CADHP ], nous recevrons le projet définitif.

Nous savons déjà
- qu’il comportera un plan de développement à cinq ans
- et que l’activité de Bibliothèque pour le grand public initialement prévue serait abandonnée.

- En fait, le projet s’orienterait davantage vers un public de chercheurs. "
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- " Il est exact que nous soumettons notre projet à l’avis de professionnels,
explique l’Association de Préfiguration du CADHP.
- Une fois, cette phase achevée, nous remettrons, avant la fin avril, notre rapport définitif à la Mairie de Paris.

Il est légitime qu’on demande des nouvelles du projet.
- Ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons transmis nos bilans moraux et financiers — vérifiés par un Commissaire aux comptesà la Mairie de Paris.
- Nous envisageons d’ailleurs de faire une nouvelle demande de subvention pour 2005 ".
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Depuis 2002 et le versement d’une subvention de 100 000 euros, l’Association [ APCADHP ] n’a en effet sollicité aucune autre subvention, mais la Mairie [ de Paris ] annonce déjà la couleur.

- " Nous n’avons pas eu de demandes en 2004 ni cette année,
explique Patrice Porcheron.
- De toutes façons, notre enveloppe budgétaire pour 2005 ne nous permet pas de subventionner de nouveau cette structure.
- Par ailleurs, il est inenvisageable que le projet dépende des seules subventions municipales, ce serait une gestion de fait d’une structure dont je rappelle qu’elle n’est pas un projet municipal. "
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Cette situation inquiète-t-elle l’équipe du futur CADHP ?
- Pas vraiment même si on concède avoir quelques difficultés à mobiliser des partenaires financiers.

- " Nous avons présenté notre projet au Ministère de la Culture qui semble intéressé mais c’est toujours le cas lorsqu’on ne parle pas encore d’argent.
- C’est, en revanche, plus difficile avec des financeurs privés qui, eux, comprennent mal l’intérêt d’un tel Centre. "

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11 6 2004 : Conseil de Paris > Délibération du Conseil Municipal
http://www.paris.fr/bmo/delib/cmdelib20040607/cmdelib200406072004_sg_71.htm

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2004 SG 71 -

Subvention à l'association
"Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes" (12e)
pour son centre de documentation
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Mme Anne HIDALGO, rapporteure.
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Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 11 juin 2004
Reçue par le représentant de l'Etat le 11 juin 2004
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Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil Municipal

- Vu le projet de délibération en date du 25 mai 2004 par lequel M. le Maire de Paris
lui demande l'autorisation d'attribuer une subvention à l'association Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes pour son action pour son centre de documentation
et lui propose l'attribution d'une subvention correspondante ;

- Sur le rapport présenté par Mme Anne HIDALGO, au nom de la 1ère Commission,

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Délibère :

Article premier
-
Une subvention de 10.000 euros est attribuée à l'Association Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes, 163 rue de Charenton (12e)
(X03431).

Art. 2
-
La dépense correspondante sera imputée sur les crédits inscrits au chapitre 65, article 6574, fonction 020, ligne P046 du budget de fonctionnement de la Ville de Paris de 2004.

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5 12 2003 : Le Point n° 1629 > dossier de 13 pages :
- page 34 : La vérité sur Delanoë > par Carl Meeus
- page 42 : Les « one-man-show » du Maire > par Carl Meeus
- page 44 : Culture : l'opium des bobos > par François Dufay
http://www.lepoint.fr/france/document.html?did=139143
- page 45 : Favoritisme municipal > par Charles Jaigu
- page 46 : Les sujets qui fâchent > par Carl Meeus, Sophie Conrard, Mélanie Taravant, Matthieu Noli, Etienne Gernelle
http://www.tassedethe.com/cadres/souscadre/journpages/page8.htm

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Favoritisme municipal
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Bien sûr, les appartements pour les copains, les postes réservés aux Corses et aux Corréziens, c'est fini.

La zone grise du vieux système clientéliste parisien, Bertrand Delanoë peut se targuer d'y avoir mis bonne fin.

Il n'en reste pas moins que « le Maire de tous les Parisiens » a aussi ses amis.

Préfacier d'un album sur « Le Paris arabe », le natif de Tunis a organisé l'autre jour une fête sous les ors de l'Hôtel de Ville pour la fin du ramadan. On imagine déjà les hauts cris s'il y avait célébré le Carême ou Yom Kippour !
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Mais ce sont les subventions aux associations qui révèlent ses préférences.

Ballottée entre exaspération et résignation, l'opposition municipale dénonce une dérive globale :
- « En commission des finances, nous avons à chaque séance une quinzaine de subventions sans justifications : il s'agit toujours de nobles causes, comme l'exclusion ou la lutte contre le sida. C'est bien, mais quand vous avez cinquante associations qui font un travail analogue, on peut se poser des questions »,
proteste Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement, qui ajoute :
- « La gauche plurielle avait réclamé des critères de transparence. Pourquoi ne pas mettre sur pied une commission indépendante pour l'at- tribution des subventions ? »
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Implicitement en cause : un certain tropisme, sinon favoritisme, en faveur de la communauté homosexuelle.

Ce que confirme Ronan Rosec, porte-parole de l'association SOS Homophobie, qui reçoit désormais une subvention de 6 000 euros par an :
- « Cela faisait plus de dix ans que nous réclamions une aide financière. Avec Delanoë, nous avons senti - enfin ! - une volonté globale d'agir dans l'intérêt des homosexuels. »

Même analyse du côté du Centre Gay et Lesbien [(CGL) de Paris], association spécialisée en conseil juridique et en accompagnement psychologique, qui a signé une confortable convention trisannuelle de 100 000 euros par an.

Même la chorale gay Mélo'Men a eu droit à sa subvention ...

Mais la création, sur les deniers publics, d'un Centre d'Archives [et de Documentation] Homosexuelles [de Paris] a encore du mal à trouver preneur.
- Dominique Bertinotti, la Maire PS du 4e arrondissement, a fait savoir qu'elle n'était pas intéressée par un projet au parfum trop communautariste.

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23 6 2003 : Têtu > par Xavier Héraud et Jérôme Gac et Sébastien Barangé
http://www.tetu.com/mobile/info?num=4595

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Les associations reçues à la Mairie de Paris

(Association) France

Les associations gay, lesbiennes et trans ont été reçues par la Mairie de Paris jeudi 19 juin, par Marie-Pierre de la Gontrie, adjointe au maire chargée des associations et de la démocratie locale, et plusieurs autres adjoint(e)s.

La plupart des associations ont souligné la qualité des rapports avec la municipalité, qualité nettement améliorée par rapport aux mandatures précédentes.

Certaines, comme l'APGL ont déploré la diminution ou la suppression des subventions du gouvernement et ont sollicité la mairie pour les aider à palier ce manque.

Tom Reucher, président de l'association des transsexuel(le)s ASB, a exigé une nouvelle réunion de mise à plat du futur Centre d'Archives dirigé par Jean Le Bitoux.

[...]

19 6 2003 : illico (pages 16-18) > par la rédaction
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=1775&start=1

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Les dossiers du gay Paris

Argent, grand centre, ligne d’écoute, archives, guide des assos
En six questions (qui fâchent pour certaines d’entre elles),
"Illico" fait, à l’occasion de la Marche, le point sur les dossiers qui agitent le Gay Paris

[...]

> OÙ EN EST LE CENTRE D'ARCHIVES HOMOS DE PARIS ?

L’élection, le 9 mai dernier, d’une nouveau Bureau (cinq femmes sur dix postes) pour l’Association de Préfiguration du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles (AP CADHP)
- n’a pas apaisé la fureur d’Archilesb et Vigitrans qui déplorent le non respect de la parité
- "puisque seul Jean le Bitoux se voit salarié" (on est prié de ne pas rire !).

Ces groupements attendent toujours une réunion de "remise à plat" qui, compte tenu de la hauteur de vue des arguments avancés - untel est un voleur, la Mairie de Paris est macho… - tient désormais de l’utopie.
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Coté CADHP, c’est désormais Stéphane Martinet (ancien [président] d’Homosexualités Et Socialisme) qui préside l’association dont l’objectif est, en janvier 2004, de rendre une mouture définitive du projet qui devrait notamment mettre l’accent sur la mémoire orale (collecte de témoignages audio, etc.).

D’ores et déjà, un local (rue de Nazareth, 3eme arrondissement) a été ouvert
- mais il ne permet pas l’accueil du public ni le stockage d’archives.

[...]

> OÙ EN EST LA MAISON DES ASSOCIATIONS ?

Le projet de réunir l’Inter-LGBT, le Centre d’Archives Homos et le CGL de Paris dans un lieu unique n’a pas avancé d’un pouce.

La difficulté principale porte sur l’acquisition d’un immeuble dans le parc privé.
- Les immeubles inoccupés et à vendre ne sont pas légion dans le centre de Paris.
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Trois immeubles ont été repérés mais les prix exigés par les propriétaires sont prohibitifs
et la Ville ne peut préempter que si c’est pour un usage municipal.
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En gros, tout est bloqué et les impératifs de stockage (normes techniques précises) du futur Centre d’Archives Homos comme le déménagement déjà programmé du CGL semblent écarter durablement cette solution.

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13 6 2003 : l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (APCADHP) quitte officiellement l'appartement de son principal fondateur et promoteur [et aussi " seul salarié "] pour un local attribué par la Ville de Paris
http://assoc.journal-officiel.gouv.fr/FormulaireJo.asp

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Association : ASSOCIATION DE PREFIGURATION DU CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLES DE PARIS

No / Identifiant :

Activité(s) : Divers

No de parution : 20030029 / No d'annonce : 1313

Paru le : 19/07/03

Département (Région) : 75 - Paris (ILE-DE-FRANCE)

Sous-préfecture : Déclaration à la préfecture de police

Type d'annonce : Modification (déclaration d'association)

Date de la déclaration : 13 juin 2003.

Déclaration à la préfecture de police : ASSOCIATION DE PREFIGURATION DU CENTRE D’ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLES DE PARIS

Siège social : 33, rue Rider, 75009 Paris

Transféré ; nouvelle adresse : 37, rue Notre-Dame-de-Nazareth, 75003 Paris

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juin 2003 : Trans Genre Actu n° 06/03 (pages 3 et 7)
http://www.caritig.org/lettre/tga_03_06/tga_03_06.pdf
> communiqué du président du CARITIG (Centre d'Aide, de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre)
http://www.caritig.org/articles/actions/extrait_tga_2003_06_b.html

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CADHP
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suite
[à la réunion du Conseil de l'Inter-LGBT]
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Lors de sa dernière réunion le samedi 24 mai, l'Inter-LGBT,
- fédération d'une soixantaine d'associations LGBT dont le CARITIG est adhérent,
- avait au programme une discussion sur son soutien au projet du CADHP (Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris).

Étant absent, j'ai demandé à Dominique Place [Co - Présidente du CARITIG] de lire une mise au point que j'ai rédigée avant mon départ.

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Message de Armand Hotimsky,
Président - Fondateur du CARITIG
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Chers amis,

Je suis désolé de ne pas pouvoir être parmi vous aujourd'hui. Cependant il faut savoir faire un break de temps en temps.
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Avant mon départ, j'ai appris que le CADHP était au programme de cette réunion. Je souhaite par le biais de Dominique Place, co-Présidente m'expliquer sur ma position, ayant été particulièrement et personnellement investi dans cette histoire.
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Le CARITIG dont je suis le fondateur a toujours travaillé sur les archives trans,
- c'est à travers cet intérêt que j'ai eu l'occasion de rencontrer Gérard Koskovich, voilà deux ans.
- Précisons que Gérard Koskovich est l'un des fondateurs des Archives LGBT de San Francisco.

En novembre dernier, celui-ci m'a proposé d'être membre du Conseil d'Administration du CADHP pour représenter la communauté transgenre.
- Je n'ai pas refusé ni accepté,
- mais j'ai souhaité rencontrer les concepteurs du projet pour en savoir plus et prendre une décision en connaissance de cause.

C'est ainsi que le soir du 1er décembre 2002, j'ai eu l'occasion de rencontrer Jean Le Bitoux.
- Les échanges furent polis néanmoins ses propos sur la question transgenre étaient assez choquants.
- Étant venu plus en temps qu'observateur, j'écoutais attentivement les réponses qu'il donnait à Gérard Koskovich sur la prise en compte de la dimension transgenre dans le projet, elle équivalait celle des lesbiennes, et encore !
- Donc pour être clair cela était loin d'être une priorité, seul les gays étaient importants.

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Malgré les critiques de Marie-Hélène Bourcier et d'autres personnes, je souhaitais rester ouvert à la discussion.
- Pour travailler sérieusement sur la dimension trans au CADHP, je proposais à Le Bitoux que l'on se voit à une autre occasion.
- Finalement, ce rendez-vous n'a pas eu lieu.
- Si Le Bitoux ne m'a pas donné ses coordonnées téléphoniques, il a pris néanmoins les miennes et m'annonça qu'il me joindrait avant la fin de l'année.
- Au 31 décembre, pas d'appel ni plus tard d'ailleurs.

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En janvier, les critiques grondent contre le CADHP.
- Ne souhaitant aucunement cautionner un projet en devenant membre de son Conseil d'Administration, je me suis lancé dans une petite enquête qui m'a amené aux mêmes conclusions que Marie-Hélène Bourcier.
- A partir de ce moment-là, il n'est plus question pour moi de soutenir ce projet en l'espèce.
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Et après discussion avec les membres du Bureau du CARITIG, nous faisons notre communiqué de presse le 23 janvier
http://www.caritig.org/communiques/20030123.html
qui exprime point par point notre pensée :

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la représentation des lesbiennes est quasi-inexistante,
- les transgenres sont ignorés,
- les noms de nombreuses personnes citées dans les Comités de soutien ou d'acquisition ont été utilisés à leur insu,
- la non-transparence du projet est patente,
- certaines analyses historiques dans le premier numéro de la Revue du CADHP sont erronées,
- le choix des futurs salariés ne répond pas à des critères de compétences en gestion d'archives.

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Nous ne sommes pas contre le projet du CADHP,
- mais contre la politique mise en place par les personnes qui en sont les concepteurs.
- Nous regrettons leur impossibilité de communiquer, d'écouter et d'avancer sans ignorer certains acteurs de la communauté LGBT.

Aujourd'hui, nous ne soutenons toujours pas le projet tel quel.

Nous réitérons notre demande de réunion de mise à plat du projet avec toutes les personnes concernées.
- Il est souhaitable de repartir sur de bonnes bases et dans le dialogue
- pour que toute la communauté LGBT soit fière de ce Centre d'Archives et puisse se considérer partie prenante.
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Armand Hotimsky,
Président-Fondateur du CARITIG

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Vous trouverez dans peu de temps un dossier complet sur le site du CARITIG : pour découvrir en détail toute l'histoire du CADHP.

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12 5 2003 : lettre de la Coordination Lesbienne en France (C.L.F.) > association loi 1901, déclarée d’intérêt général
http://membres.lycos.fr/coordlesbiennat
caritig.org
http://www.caritig.org/divers/cadhp_clf.pdf

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Lille, le 12 mai 2003

Monsieur Delanoë, Maire de Paris

Objet : le CADHP

Monsieur le Maire,
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Ouvrir à Paris un Centre d’Archives et de Documentation sur les questions de genre et de sexualité est une nécessité.

C’est pourquoi la Coordination Lesbienne en France a fait part publiquement de sa satisfaction à voir le projet du CADHP soutenu par la Ville.

Et c’est pourquoi aussi nous en avons dénoncé le gai centrisme
- en signant la pétition portée par Archilesb !,
- en publiant un communiqué expliquant notre démarche
- et en rencontrant les instigateurs du projet.
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Il est de notoriété publique que le mouvement lesbien, gai, bi et trans, est en construction
- et qu’il revient de décennies d’indifférence réciproque, d’incompréhensions et parfois de haines et de violences, au moins symboliques.
- Il reproduit lui aussi le patriarcat.
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Mais dans l’affaire du CADHP, on aurait pu éviter la guerre,
- les mots qui blessent
- et les initiatives malheureuses.

L’Histoire se fait, et comme le montre l’expérience de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans, il est possible à force d’intelligence morale et politique, de relever ce défi et de construire un discours et une action vraiment pertinents.

Les initiateurs du CADHP n’ont pas pris la mesure de cette évolution.
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Et la Ville de Paris, en soutenant le projet en l’état, n’a sans doute pas assez écouté celles et ceux qui,
- comme Clémentine Autain lors du Conseil Municipal décisif, ont voulu améliorer le projet.
- Certaines ont alors parlé de « pouvoir gai ».

C’est en tout cas un manque de lucidité politique.
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Maintenant, comment sortir « par le haut » de cette affaire qui empoisonne tout le monde ?
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Depuis plusieurs mois, sur la proposition de Marie-Jo Bonnet, plusieurs organisations, dont la Coordination Lesbienne en France,
- pressent la Ville de Paris d’organiser une réunion sous l’égide de l’Observatoire parisien à la parité
- car elles pensent que cela permettrait une décrispation et une ouverture.

Nous n’avons reçu aucune réponse de la Ville et la guerre continue,
- de tribunes médiatiques en procès,
- de rumeurs en menaces.

Il revient à la Ville de Paris d’apaiser les tensions et d’accompagner au mieux un projet dont elle assure le financement.
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Nous espérons que vous serez sensible à nos arguments
et vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations distinguées.
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Nathalie Rubel, Co-présidente de la CLF

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Communiqué de presse du 15 mars 2003 de l'Académie Gay & Lesbienne

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L'Académie Gay & Lesbienne apporte son soutien
pour une réunion de mise à plat du projet du futur CADHP
sous l'égide d'une haute autorité de la Mairie de Paris

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L'Académie Gay et Lesbienne a signé les pétitions des collectifs Archilesb ! et VigiTrans comme de nombreuses associations et personnalités LGBT (plus de 800 signataires), qui réclament l'intégration des lesbiennes et des trans dans le projet du futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (voir les communiqués et pétitions des associations, groupes, etc. sur notre site http://www.archiveshomo.info).
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De plus en plus de voix s'élèvent contre la conception discriminatoire de ce projet qui prétend être "fédérateur de toutes les composantes de la mouvance homosexuelle" :

- l'historienne Marie-Jo Bonnet, avec le soutien de nombreuses personnalités : Elisabeth Badinter (philosophe écrivaine), Francine Bavay (élue du Conseil régional IdF), Geneviève Fraisse (députée européenne), Henri Maurel (archives du G.P.L. et de la radio Fréquence Gaie), etc. ;

- les collectifs : VigiTrans et Archilesb ! avec le soutien de plus de 800 signataires de leurs pétitions, Lopattaq ;

- les associations : Coordination des Lesbiennes en France (CLF), Collectif National pour les Droits des Femmes, Les Voies d'Elles, Académie Gay & Lesbienne, Association du Syndrome de Benjamin (ASB), Centre d'Aide de Recherche et d'Information sur la Transsexualité et l'Identité de Genre (CARITIG), Prévention Action Santé Travail pour les Transgenres (PASTT), etc.

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Les dirigeants de la Mairie de Paris viennent d'accepter le principe d'une réunion de mise à plat sur le projet du futur CADHP sous l'égide d'une haute autorité de la Mairie,
- à la suite de l'entrevue des collectifs Archilesb !, VigiTrans et Lopattaq avec M. Christophe Girard, adjoint au Maire chargé de la culture,
- et de l'entretien de l'historienne Marie-Jo Bonnet avec Mme Benjelloun, conseillère au cabinet de Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris.

L'Académie Gay & Lesbienne apporte son soutien pour une réunion avec toutes les parties concernées, ce qui pourrait permettre de :
- faire la lumière sur la gestion du projet du futur CADHP par son Association de Préfiguration,
- de mettre un terme à la discrimination des lesbiennes, des trans, et à l'occultation des centres d'archives LGBT existants,
- de faire le point sur les archives des minorités sexuelles et de genre,
- de demander que la Mairie de Paris aide équitablement les centres d'archives LGBT existants.

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Contre un projet tendancieux qui n'est pas "soutenu
par toutes les composantes de la mouvance homosexuelle
"
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La mise à l'écart de l'histoire des lesbiennes et des trans et de leurs représentant(e)s :

Cette association (créée par trois hommes) prétend que le projet de son futur centre privé d'archives homosexuelles tend à être représentatif et fédérateur de toutes les mouvances gays, bis, lesbiennes et trans alors qu'il y a effectivement d'importants manquements (voir N° spécial "Paris brûle-t-il ?" du magazine 360° de mars 2003).

De plus, ce projet ambitionne d'être une institution d'envergure nationale, et même internationale "à l'instar de Berlin, Amsterdam, San Francisco..."
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M. Christopher Miles, président de l'AP CADHP "persiste et signe" (Agenda du magazine Têtu de février 2003, p. 6) :
- "dans un premier temps le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine, pour des raisons historiques." (Chapitre a : Un projet pour toute la communauté gay et lesbienne.)
- "Cette politique d'acquisitions devrait être centrée sur l'histoire du Paris gay [...]" (Chapitre 1 : Le Centre d'Archives.)

D'autre part M. Jean Le Bitoux a fait sa sélection de lesbiennes dans ses commissions consultatives pour "travailler" avec : telles lesbiennes "psychothérapeutes" ou telles lesbiennes "écrivaines", "qu'il ne confond pas" avec telles "lesbiennes radicales" (magazine IB News de mars 2003, page 8).

Enfin, le projet du futur CADHP organise sa promotion par un budget annuel de 50 000 francs de publicité dans la presse gay (mais aucun budget de publicité pour les journaux lesbiens et trans ! ).

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Mais les problèmes de la préfiguration du CADHP ne viennent pas seulement des révoltes des lesbiennes et des trans contre le projet d'un groupe de gays soutenus par la Mairie de Paris :
(voir le recencement des nombreux articles parus dans la presse française et étrangère depuis celui de Libération du 7 décembre 2002 sur notre site http://www.archiveshomo.info).
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L'Association de Préfiguration du CADHP n'est pas une institution publique :

L'AP CADHP n'est qu'une simple association loi 1901 créée le 19 décembre 2001 ayant pour but d'ouvrir un nouveau centre privé d'archives homosexuelles à Paris (Journal Officiel du 26 janvier 2002).

M. Philippe Lasnier, du Cabinet du Maire de Paris, a d'ailleurs répondu que "la vie interne d'une association n'est pas de notre ressort" aux demandes d'intégration des lesbiennes et des trans au projet de l'AP CADHP (Agenda du magazine Têtu de février 2003, p. 6).

D'existence récente ( à peine plus d'un an ! ), cette association n'a donné aucune garantie sérieuse pour la pérennité de ses futures oeuvres.

De plus, le manque de transparence sur sa gestion ( combien de salariés ? et à quels titres ? ) crée davantage de confusion que de confiance.

Par ailleurs, M. Jean Le Bitoux a fait des interventions en qualité de "Directeur du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris" alors que ce (futur) Centre n'existe qu'à l'état de projet sur le papier de l'Association de Préfiguration qui est elle-même encore domiciliée dans un appartement privé !
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La condescendance envers les autres associations, notamment régionales :

Sans aucune légitimité, cette association considère comme acquis d'office, d'avoir un droit sur les fonds de documents LGBT dans toute la France, et notamment sur les archives d'autres associations antérieures à elle et sur des collections privées.

"Comme institution d'envergure nationale, il doit aussi s'attacher à tisser des liens avec les principales associations régionales, pour [...] [le] dépôt des archives existantes, et pour qu'elles constituent des relais permettant de faire remonter au centre les fonds d'archives dont elles découvrent l'existence." (dossier de présentation du Projet du Centre d'Archives.)
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L'occultation des centres d'archives LGBT existants en France :

"L'Histoire des archives et bibliothèques gays et lesbiennes" dans le dossier de présentation du projet CADHP ne cite que des centres d'archives à l'étranger mais pas les initiatives et ressources françaises LGBT.
Rien sur les archives, ni sur l'histoire et la mémoire de la lutte contre le sida.

"Jean Le Bitoux n'a pas souhaité... donner son avis sur l'Académie Gay et Lesbienne" dans son interview au magazine IB News de mars 2003,

Par contre nous avons mentionné son Projet du futur CADHP et un lien vers le site de son AP CADHP dans notre Recensement annuel des centres et fonds d'archives LGBT en France (voir sur notre site http://www.archiveshomo.info).

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Cette nouvelle association (née neuf mois après l'élection de M. Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris) a bénéficié rapidement 100 000 euros de subventions !

Il ne faudrait pas que ces aides, qui doivent être utiles et profitables à toutes et à tous, instaurent un déséquilibre à l'avantage de la dernière venue, qui est subventionnée pour son projet, et les associations plus anciennes, qui n'ont aucune aide pour leur travail effectif.

Les promoteurs du projet de CADHP n'ont pas le droit de profiter de la puissance des fonds municipaux pour se livrer à une hégémonie déloyale sur les centres d'archives LGBT existants qui n'ont pas les moyens de résister.

D'ailleurs, M. Jean Le Bitoux expliqué ses motivations "de travailler" sur ce projet d'un futur CADHP :
- "C'est le projet de la Ville de Paris, soutenu par Christophe Girard et Bertrand Delanoë. Si M. [Jean] Tibéri avait conservé sa place de maire, nous ne serions pas en train de travailler là dessus. Bertrand Delanoë a bien compris que Paris était une très grande ville au niveau de l'homosexualité. Nous sommes dans une bonne conjoncture" (magazine Têtu de septembre 2002).

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La diversité des ressources et le pluralisme des centres d'archives existants contribuent à la préservation des patrimoines culturels LGBT

Mais les promoteurs du projet CADHP ont écarté celles et ceux qui ont consacré avec passion et sincérité, beaucoup de leur temps, et même de leurs deniers personnels pour contribuer à la sauvegarde des archives LGBT !

L'Histoire retiendra que cette entreprise arrogante, prétend créer LE premier centre d'archives homosexuelles pour bénéficier des subventions et pour marginaliser les initiatives citoyennes antérieures.

L'Académie Gay & Lesbienne a été créée avant que le candidat Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris ait promis son soutien pour un centre d'archives homosexuelles. Aujourd'hui, nous avons déjà archivé environ 20 000 documents GLBT et sida, et notamment sauvegardé les créations éphémères des arts populaires.

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Le déni du travail de notre Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles, nous rend plus déterminés que jamais :
- à poursuivre notre travail d'enrichissement et de mise en valeur de notre fonds d'archives,
- à protéger celui-ci de toute tentative d'appropriation ou de récupération,
- à défendre notre association contre l'hégémonie, l'insulte et l'insinuation.

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5 3 2003 : illico > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=1452

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Les archives autour d’une table

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Les groupes Archilesb et Vigitrans qui ont contesté plusieurs semaines durant avec virulence
et avec des méthodes parfois limites les conditions de mise en place du futur Centre d’Archives Homosexuelles de Paris ont rencontré Christophe Girard, adjoint à la mairie de Paris chargé de la Culture.

Ces deux mouvements se félicitent dans un communiqué d'avoir "obtenu" une "réunion de mise à plat" et espèrent qu'"un nouveau départ puisse être pris dans la réalisation du projet du Centre de manière à ce que celui-ci devienne la maison de toutes les minorités sexuelles et de genre."
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La réalité semble nettement plus nuancée.

Mis régulièrement en cause à coup de déclarations, courriers et communiqués divers, Christophe Girard souhaitait recevoir ses détracteurs, même s'il n'est pas l'adjoint "pilote" sur les questions d’archives.

L’adjoint au maire chargé de la Culture a proposé de tenter de réunir "toutes les parties" (élu-e-s, associations, groupes informels...) concernées par ce dossier autour d'une table pour tenter d’aplanir les divergences existantes étant entendu que le projet en lui-même et ses promoteurs ne sont pas à proprement parler " remis à plat " fait-on savoir du côté de la Mairie.
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Lire notre article : Archives Gay, mauvaise passe

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5 3 2003 : Têtu > par Quotidien
http://www.tetu.com/infos/lire/3673

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"CADHP" : Précisions de la Mairie

(Paris) France

Après le communiqué dans lequel Archilesb et Vigitrans se félicitaient d'avoir "obtenu" une "réunion de mise à plat" et espéraient qu'"un nouveau départ puisse être pris dans la réalisation du projet du Centre de manière à ce que celui-ci devienne la maison de toutes les minorités sexuelles et de genre" (lire Quotidien du 4 février),

la mairie de Paris précise que, sous la houlette de plusieurs adjoint(e)s au maire, dont Odette Christienne qui a la charge des dossiers Archives, elle soutient toujours le projet du Centre d'Archives Homosexuelles (CADHP), ses responsables et sa démarche scientifique et historique.

Elle rappelle que c'est également le cas d'un grand nombre d'associations et de groupes inter-associatifs LGBT (CGL, Inter-LGBT, Archives Lesbiennes, Collectif Pacs etc, ASB, UEEH...).
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A l'Hôtel de Ville, on indique que le rendez-vous accordé la semaine dernière par l'adjoint au maire de Paris en charge de la Culture aux deux collectifs avait pour objectif principal de "mettre fin à divers quiproquos".

Mais, précise-t-on, "il n'y a pas eu au sens propre de "remise à plat" du projet, ni d'intrusion dans la vie démocratique interne de l'association".

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4 3 2003 : Têtu > par Xavier Héraud
http://www.tetu.com/infos/lire/3664

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"Archilesb" et "Vigitrans" à la Mairie de Paris

(Paris) France

Dans un communiqué Archilesb et Vigitrans annoncent avoir rencontré Christophe Girard, adjoint à la mairie de Paris, à propos du futur Centre d'archives piloté par Jean Le Bitoux (lire Têtu n° 75).

Les deux groupes, qui avaient contesté la gestion de ce projet par le co-fondateur de Gai Pied (subventionné à hauteur de 100 000 euros par la mairie de Paris), se félicitent d'avoir "obtenu" une "réunion de mise à plat" et espèrent qu'"un nouveau départ puisse être pris dans la réalisation du projet du Centre de manière à ce que celui-ci devienne la maison de toutes les minorités sexuelles et de genre."

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1er 3 2003 : communiqué commun n° 7 des groupes Archilesb! et VigiTrans

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Archilesb! :
http://www.archiq.fr.vu
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

Paris, le 1er mars 2003

Communiqué de Presse n° 7

ARCHILESB! et VIGITRANS
à la Mairie de Paris

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BEAU TRAVAIL !
ARCHILESB!
ET VIGITRANS OBTIENNENT LA REUNION DE MISE A PLAT
QU'ILS APPELLAIENT DE LEUR VŒUX
POUR LE PROJET DE CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION DES HOMOSEXUALITES DE PARIS
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Archilesb!, Vigitrans et le collectif Lopattaq ont été reçus à la Mairie de Paris mercredi 26 février par Mr Christophe Girard, adjoint à la culture au Maire de Paris.

A l'issue de cette rencontre productive, l'engagement fut pris par Mr Christophe Girard d'organiser aussi rapidement que possible une réunion de travail avec toutes les parties concernées.
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Animés par la volonté de voir se mettre en place un Centre d'archives qui compte avec toutes les minorités sexuelles, Archilesb! et Vigitrans avaient adressé en février dernier un courrier à Mr Delanoë pour lui faire part des manquements dans l'actuel projet proposé par Mr Miles et Mr Le Bitoux et demander la tenue d'une réunion de mise à plat.
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En octobre dernier, Archilesb! rejoint en novembre par VigiTrans, ont lancé avec les soutiens du PASTT, du Caritig, de l'Académie Gay & Lesbienne et de nombreux acteurs de la communauté LGBT, deux pétitions pour protester contre l'exclusion des lesbiennes, des transsexuel/les et des transgenres mais aussi de la question du sida de l'actuel projet du Centre de documentation et d'archives homosexuelles de la ville de Paris (CADHP).

Celles-ci ont recueillies plus de 900 signatures à ce jour. La liste des signataires qui comporte
- des associations gaies, lesbiennes, transgenres et féministes (Act-Up Paris, Cineffable, la Coordination lesbienne de France, le collectif Droits des Femmes de Paris... )
- mais aussi de nombreuses personnalités (Pierre Bergé, Alain Touraine, Virginie Despentes... )
- ainsi que de nombreuses signatures à l'international (Lesbian Archives de New York et de Los Angeles, Feminist net of Greece, Teresa de Lauretis de l'université de Santa Cruz, Martha Gever de l'université de Floride... ) avait été jointe aux courriers adressés à Mr Delanoë ainsi qu'au CADHP.
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Archilesb!, Vigitrans et le collectif Lopattaq se réjouissent de constater que leurs revendications soient enfin entendues et qu'un nouveau départ puisse être pris dans la réalisation du projet du Centre de manière à ce que celui-ci devienne la maison de toutes les minorités sexuelles et de genre.
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Pour toute information complémentaire,contacts Presse :

Archilesb! : http://www.archiq.fr.vu
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

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9 2 2003 : communiqué commun n° 5 des groupes Archilesb! et VigiTrans

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Archilesb! :
http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr/
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

Paris, le 9 février 2003

Communiqué de Presse n° 5

Rectificatif suite à la parution d'une
"Réponse de la Mairie de Paris" à Archilesb! et à VigiTrans
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Suite à la diffusion, aux allures de révélation, d'une vraie fausse lettre émanant d'Odette Christienne, adjointe au Maire, chargée du Monde combattant de la Mémoire et des Archives de la Mairie de Paris, et qui vaudrait pour réponse de la Mairie de Paris au courrier conjointement adressé par Archilesb! et Vigitrans au Maire de Paris le 30 janvier dernier :
Archilesb! et Vigitrans tiennent à apporter les précisions suivantes. Merci donc de rectifier.
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Aucune lettre émanant de Mme Christienne n'est parvenue aux intéressés. Joint au téléphone, le cabinet de Mme Christienne nous a simplement précisé que l'adjointe au Maire, chargée du Monde combattant de la Mémoire et des Archives de la Mairie de Paris ne pourrait pas assister à la réunion de mise à plat qu'Archilesb! et Vigitrans appellent de leur voeux en raison d'un emploi du temps trop chargé.

Rappelons que l'objet du courrier au Maire de Paris était de demander que soit organisée une réunion de travail avec toutes les parties concernées en présence de référents de la Mairie de Paris de manière à aider à la mise en place d'un Centre d'archives qui compte avec toutes les minorités sexuelles et de genre. Ce qui est loin d'être le cas actuellement.
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Les arguments distillés en forme de fuite dans Tetu.com avec l'aimable complicité de Judith Silberfeld qui n'a jamais caché son désir d'être la courroie de transmission de Mr Lasnier et qui a fait preuve d'une constante partialité à l'égard d'Archilesb! et de Vigitrans, ne sont donc que la reprise de propos tenus aux représentants d'Archilesb! et de Vigitrans lors de leur rendez-vous avec Mr Lasnier.
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Il serait souhaitable que les modalités de validation du projet dont il est fait état pour bloquer le débat soient enfin communiquées, d'autant que lors des rendez-vous en juin 2001 avec Messieurs Le Bitoux, Piriou, Lalement et Miles, il semblerait que Mme Christienne ait été loin d'approuver avec enthousiasme le projet qui fut par la suite et pour cette raison présenté à Mr Girard.

La mise en avant d'une définition juridique de l'archive augure mal de la méthode et correspond sans doute plus à une humeur procédurière qu'à une réelle connaissance de la spécificité des archives des minorités sexuelles.
Elle ne change rien au fait que le projet en l'état reste discriminatoire, lesbophobe et transphobe, ce qui est loin de faire l'unanimité à l'exécutif de la Mairie.
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Pour mémoire :
- Toujours aucun trans dans le Conseil d'administration ou le comité de pilotage du futur centre sans parler des lesbiennes qui devraient y figurer.
- Des sous-comités qui dans leur structure rappellent la production de l'homosexualité au XIXème siècle ?
- Des sous-comités composés d'experts fantômes : listés à leur insu ou ayant signé les pétitions d'Archilesb ! et de Vigitrans !
- Beaucoup de centres existants, d'organismes ou de particuliers qui refusent de donner leurs fonds au Centre dans l'état actuel du projet.

C'est pourquoi d'Archilesb ! et Vigitrans continuent de demander à ce qu'une réelle parité culturelle se mette en place dès à présent et à tous les niveaux.
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Pour toute information complémentaire,contacts Presse :

Archilesb! : http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier
mhbourcier[AT]free.fr

VigiTrans : http://syndromedebenjamin.free.fr/
Tom Reucher
tom.reucher[AT]free.fr

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février 2003 : Têtu n° 75 Agenda n° 26 (page 6) > par Xavier Héraud et Jérome Gac
http://www.tetu.com/index.php?set_language=en&cccpage=anciens_numeros_2003
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INFOS

Paris : Polémique autour du Centre d'Archives
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Les lesbiennes sont-elles mises à l'écart du futur Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris ?
- C'est en tout cas ce qu'estime le groupe Archilesb !, qui a lancé une pétition sur ce thème à la fin du mois d'octobre dernier.
- Depuis, la polémique fait rage. Retour sur le psychodrame de cet hiver, avec les protagonistes du débat.
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Tout est parti d'une pétition lancée par Archilesb !, un groupe informel à la tête duquel se trouvent la sociologue Marie-Hélène Bourcier et l'historienne Marie-Jo Bonnet, lors du dernier festival Cinéffable, en octobre dernier.

Au Coeur du débat,
- la petite place accordée aux lesbiennes dans le projet du futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP), piloté par Jean Le Bitoux et Christopher Miles,
- et cette phrase, extraite de son dossier de présentation : «Dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine, pour des raisons historiques».

Archilesb !, dans sa pétition, qui a recueilli à ce jour environ 1 000 signatures, répond : «C'est bien méconnaître l'histoire des mouvements sociaux liés aux politiques sexuelles, qui trouvent leur enracinement dans les cultures féministe et lesbienne, et ce dès les années 70 en France

- Marie-Hélène Bourcier faisait pourtant partie du projet à ses débuts, mais elle avait rapidement claqué la porte.
- La Mairie de Paris, qui a attribué une subvention de 100 000 euros au Centre, a elle aussi été contactée.
- Dans une lettre à Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, Marie-Jo Bonnet fait part de son indignation.
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C'est un article de «Libération» qui met le feu aux poudres.
Démentis, mails «forwardés», rumeurs fusent alors de partout.

Mais c'est un article paru dans Libération du 7 décembre dernier, intitulé «Des lesbiennes en guerre contre le machisme gay», reprenant cette info, qui met le feu aux poudres.

Démentis, mails «forwardés», rumeurs, attaques personnelles fusent alors dans la communauté homo. Chacun choisit son camp.
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La polémique atteint son climax avec l'apparition d'un groupuscule «énervé», le Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives (CLIT).
- Ce petit groupe fait parvenir quotidiennement à Marie-Hélène Bourcier et à Marie-Jo Bonnet [et aussi à la journaliste Blandine Grosjean, auteure de l'article dans Libération], cinq jours de suite, des lettres anonymes contenant un tampon usagé.
- Au cinquième jour, Marie-Jo Bonnet reçoit une lettre dénonçant la stratégie de victimisation d'Archilesb !.
- L'historienne porte plainte, et Marie-Hélène Bourcier précise qu'elle compte faire de même.
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Le 12 décembre, Jean Le Bitoux et Christopher Miles sortent de leur silence et envoient un communiqué à la presse.

Se défendant de tout «machisme», le CADHP conteste les chiffres avancés par Archilesb ! : 5 femmes seulement sur les 59 participants investis dans le projet :
- «Ces chiffres sont erronés: le comité de soutien compte 35 noms, dont une dizaine de femmes.»
- Et de souligner que le projet est toujours en phase de préfiguration, et qu'il le restera encore de dix-huit à vingt-quatre mois.

Christopher Miles, président du projet, confie avoir vécu «amèrement» les attaques dont le Centre a fait l'objet. Pour ce qui concerne les «raisons historiques» invoquées dans le dossier de présentation du projet, il persiste et signe :
- « La majorité des documents concernant l'homosexualité à la fin du XIXe siècle sont des documents pénaux ou médicaux.
- L'homosexualité féminine n'étant pas pénalisée, ces documents parlent uniquement d'homosexualité masculine.»
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«Par ailleurs, ajoute Jean Le Bitoux, nous avons contacté les Archives Lesbiennes [Archives Recherches Cultures Lesbiennes (ARCL)] pour obtenir les doubles des documents qu'elles possèdent.»
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«Beaucoup de bruit pour rien, finalement», conclut Philippe Lasnier, conseiller de Bertrand Delanoë, notamment sur les questions homosexuelles, qui rejette toute mise en cause de la Mairie [de Paris] :
- «Comme promis début 2001 par Bertrand Delanoë, ce projet mixte a été soutenu grâce à un vote consensuel en septembre 2002.
- Mais la vie interne d'une association n'est pas de notre ressort.»

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Archilesb !, en tout cas, ne compte pas en rester là, comme l'explique Marie-Hélène Bourcier :
- «Archilesb! comme Vigitrans [groupe trans qui soutient la pétition d'Archilesb !] demandent à ce que soit organisée une réunion de mise à plat des objectifs scientifiques et de l'organisation de la préfiguration du Centre en présence d'un référent de la Mairie [de Paris].
- Autant de trans que de lesbiennes et de gays dans les instances, qu'il s'agisse du Comité de pilotage ou du Comité d'administration de l'association.
- Archilesb ! et Vigitrans feront des propositions en ce sens, ainsi qu'en matière d'animation de la réflexion sur la notion d'archives».

Et la sociologue de prévenir :
- «Le CADHP doit apprendre à travailler avec toutes celles et ceux qui le veulent et ont des compétences, et cesser de se comporter en petit chef.
- Le Centre ne se fera pas sans nous !»

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«Pour l'instant, rappelle Christopher Miles, nous n'avons pratiquement pas commencé la collecte d'archives.»

Jean Le Bitoux pr&eac