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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

Merci de nous aider à collecter d'autres archives LGBTQ
la sauvegarde des mémoires LGBTQ permet de préserver la vérité sur notre histoire

14 10 2004 : paris.fr > site de la Mairie de Paris
http://www.paris.fr/fr/citoyennete/vie_associative/MDA03.ASP

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La Maison des Associations du 3e arrondissement,
située au 5 rue Perrée,
a été inaugurée le 14 octobre 2004
par Bertrand Delanoë, Maire de Paris

en présence
- de Marie-Pierre de la Gontrie, adjointe au Maire de Paris en charge de la Démocratie locale et des relations avec les Associations
- et de Pierre Aidenbaum, Maire du 3ème arrondissement.
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Lieu de confluence et de convergence, la Maison des Associations du 3ème,
- à proximité du Carreau du Temple en voie de rénovation,
- devient le carrefour des initiatives en offrant non seulement des espaces, mais de nouveaux moyens d’action aux associations.

Ses quelque 300 m2 s’organisent sur deux niveaux :
- au rez-de-chaussée, elle comprend deux bureaux pour le personnel, un hall d’accueil avec des espaces d’affichage et une salle de réunion de 70 m2 pouvant être séparée en deux par une cloison amovible.
- Au sous-sol, les associations se partagent une grande salle voûtée avec parquet (de 47 m2), trois petits bureaux de permanence (de 15 m2 chacun), une salle informatique et un espace de reprographie.
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Une équipe de trois personnes accompagne au quotidien les besoins des associations (planning des salles, gestion administrative et logistique)...
Elle a la charge de veiller au bon fonctionnement
- de la Maison des Associations
- à laquelle sont rattachées les salles associatives de la rue Elzévir, qui font désormais partie du même ensemble.

Cette équipe est aussi en charge du conseil pour les projets associatifs, de toute aide à la constitution de demandes de subventions ou à la mise en place de programmes de formation, etc.
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Maison des Associations du 3ème arrondissement
5 rue Perrée 75003 Paris - Métro : Temple
Tél. : 01 53 01 76 94 - Fax : 01 53 01 76 95
E-mail : maison.asso.03@paris.fr
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Pour en savoir plus :

http://www.mairie3.paris.fr/mairie3/jsp/Portail.jsp

http://www.paris.fr/fr/citoyennete/vie_associative/MDA.ASP
Dans le contrat de mandature, Bertrand Delanoë et son équipe municipale se sont engagés à soutenir le développement de la vie associative

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1er 6 2005 : e-llico.com > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4295

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Paris : le CGL bientôt dans le quartier Beaubourg ?
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La menace de fermeture du CGL de Paris s’écarte.

Un échéancier pour le versement des 47 000 euros dus (suite à une décision Prud’homale) à l’ancien Directeur du Centre [ LGBT de Paris île de France ] devrait, en effet, être signé bientôt.
- Pour le moment, le CGL a procédé à un premier versement de 7000 euros, fruit des premiers dons des particuliers.
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Le CGL, dont la nouvelle subvention (100 000 euros) devrait être votée au Conseil de Paris en juin, pourrait aussi bientôt pouvoir compter sur de nouveaux locaux d’ici quelques mois.

Il s’agirait de 240 m2 dans le quartier Beaubourg gérés par une société d’économie mixte.

Des travaux de remise aux normes devraient démarrer à l’automne. Ils devraient être payés par le Conseil Régional d’Ile-de-France à hauteur de 20 000 euros
- comme le Président de Région (PS), Jean-Paul Huchon, s’y était engagé lors de sa dernière campagne en 2004.
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Le CGL, qui serait l’unique locataire, pourrait y accueillir, dans un premier temps, le futur Centre d’Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris ] (CADHP).


19 au 25 mai 2005 : Le Nouvel Observateur (supplément Paris île de France) n° 2115 (page 25) > par Anne Delabre
http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p223_2115/a268733.htm

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L’histoire

Gays : Archives enterrées
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Annoncé pour fin 2004, puis début 2005, le projet du futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) n’est toujours pas arrivé sur le bureau d’Odette Christienne, adjointe de Bertrand Delanoë chargée de la mémoire.
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En 2002, la Mairie de Paris accorde une subvention de 100 000 € pour préfigurer un Centre d’Archives Homosexuel.

Polémique dès le début.
- Sur la parité du Conseil d’Administration (aujourd’hui respectée),
- sur le président (aujourd’hui remplacé par Stéphane Martinet
[adjoint PS au Maire du 11ème arrondissement de Paris]),
- sur l’initiateur du projet et seul salarié de l’Association [de Préfiguration (APCADHP)], Jean Le Bitoux (licencié en avril 2004)…

Autant de facteurs qui ralentissent les travaux.
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- Aujourd’hui, les 100 000 € sont épuisés,
- le local qui a servi de siège à l’Association a fermé le 15 janvier dernier.

Quand au Rapport de faisabilité, on ne finit plus d’attendre ce qu’il va préconiser.
- Stéphane Martinet assure qu’il sera remis « très prochainement » à l’Hôtel de Ville.

La Mairie [de Paris], qui n’a aucune envie de faire de vagues, estime qu’elle n’en est plus à quelques semaines près.
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Entre-temps, elle a trouvé un point de chute à ce Centre d’Archives encore fantôme :
- il occupera une partie des 250 m2 en plein cœur de Paris dans lesquels le Centre Gai et Lesbien [CGL de Paris île de France] (lieu d’informations et de conseils) va déménager d’ici fin 2005.

- Pour un espace de stockage réservé (le journal « Illico » et quelques associations lui ont déjà confié leurs archives), des documents numérisés
- et des consultations réservées à des professionnels (chercheurs, journalistes), cela devrait suffire.

Mais il reste encore beaucoup de questions en suspens, notamment sur son financement.
- Le dossier embarrasse la Municipalité face à l’embourbement de la situation au fil des mois.
- Avec le risque, à force de jouer à l’Arlésienne, que le futur CADHP ne tourne au « Titanic ».

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28 4 2005 : illico n° 124 (page 18) > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4101#

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Le Centre d'Archives Gay toujours en rade

CADHP : Les Archives au placard ?
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Le Centre d’Archives Gay de Paris verra-t-il le jour ?
- Trois ans après le vote d’une subvention de 100 000 euros, l’absence d’information sur l’avancement de ce projet emblématique inquiète à la fois les élus et les homosexuels …

Toujours rien ou si peu : l’important retard pris par le projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) agace et inquiète désormais ouvertement.
- Ce délai peu justifié,
- la communication défaillante,
- les évidents problèmes de structures (locaux fermés, salariés licenciés...) peuvent faire douter de l’avenir du projet.

Il en va ainsi des Verts qui ont décidé de demander officiellement des nouvelles du projet lors du prochain Conseil de Paris - mi avril.
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Cette pression politique semble avoir été utile puisque Odette Christienne, Adjointe au Maire en charge de la Mémoire, a enfin reçu, début avril, après l’annonce de l’initiative des Verts, de nouvelles informations sur ce dossier délicat.

- " Nous avons obtenu un rapport d’activités ainsi qu’un bilan financier de l’utilisation de leur subvention de 100 000 euros,
explique Patrice Porcheron, directeur de cabinet d’Odette Christienne.
- Les responsables du projet nous ont indiqué que le rapport [ le résultat de la phase de préfiguration ] était, pour le moment, soumis à l’avis d’experts, d’archivistes, de bibliothécaires pour validation.
- Une fois entériné par le Conseil d’Administration de l’Association de Préfiguration [ du CADHP ], nous recevrons le projet définitif.

Nous savons déjà
- qu’il comportera un plan de développement à cinq ans
- et que l’activité de Bibliothèque pour le grand public initialement prévue serait abandonnée.

- En fait, le projet s’orienterait davantage vers un public de chercheurs. "
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- " Il est exact que nous soumettons notre projet à l’avis de professionnels,
explique l’Association de Préfiguration du CADHP.
- Une fois, cette phase achevée, nous remettrons, avant la fin avril, notre rapport définitif à la Mairie de Paris.

Il est légitime qu’on demande des nouvelles du projet.
- Ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons transmis nos bilans moraux et financiers — vérifiés par un Commissaire aux comptesà la Mairie de Paris.
- Nous envisageons d’ailleurs de faire une nouvelle demande de subvention pour 2005 ".
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Depuis 2002 et le versement d’une subvention de 100 000 euros, l’Association [ APCADHP ] n’a en effet sollicité aucune autre subvention, mais la Mairie [ de Paris ] annonce déjà la couleur.

- " Nous n’avons pas eu de demandes en 2004 ni cette année,
explique Patrice Porcheron.
- De toutes façons, notre enveloppe budgétaire pour 2005 ne nous permet pas de subventionner de nouveau cette structure.
- Par ailleurs, il est inenvisageable que le projet dépende des seules subventions municipales, ce serait une gestion de fait d’une structure dont je rappelle qu’elle n’est pas un projet municipal. "
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Cette situation inquiète-t-elle l’équipe du futur CADHP ?
- Pas vraiment même si on concède avoir quelques difficultés à mobiliser des partenaires financiers.

- " Nous avons présenté notre projet au Ministère de la Culture qui semble intéressé mais c’est toujours le cas lorsqu’on ne parle pas encore d’argent.
- C’est, en revanche, plus difficile avec des financeurs privés qui, eux, comprennent mal l’intérêt d’un tel Centre. "

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22 4 2005 : gayvox.com > édito de Lionel Duroi
http://www.gayvox.com/gay/index.php?gays=4&lesbienne=42&rencontre=37&idmenu=1520

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Ivresse
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Nous sommes heureux de l’attention qu’on nous porte quand ici ou là on rappelle l’indépendance du ton de Gayvox. Nous n’en faisons pas une gloire. Juste un plaisir. Chèrement payé au besoin. C’est ainsi.

Au diable les frissons, pourvu qu’on ait l’ivresse de cette liberté si rare aujourd’hui. Pourquoi donc ?
- C’est l’époque il me semble. Le plus navrant, c’est la bêtise. Parfois elle se niche dans l’expression d’une émotion qui rejette l’acte de penser et de réfléchir.
- Je m’en vais vous compter quelques exemples.

Ça devient notre credo. On espère cependant ne pas vous lasser de nos histoires.
- Surtout quand on ne peut toujours nommer les dérangés dérangeants.
- Installez-vous. C’est parti pour un Best Off !
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Nous avons suivi l’affaire du CADHP avec attention. Nous continuerons. Vous savez, le Centre d’Archives et de Documentation Homo de Paris. Comment vous ne savez pas ?

C’est l’histoire d’une subvention d’un projet monté vite fait par deux ou trois péquins.
- Nous en avions parlé pour expliquer en quoi ce projet mal ficelé n’avait aucune chance de réussir.
- Nous avions fait le pari d’un gâchis avant qu’il n’advienne.

Du cabinet du Maire, nous avions des personnes au téléphone qui refusaient d’entendre les évidences au prétexte que, quand on est critique, c’est évidemment qu’on est de méchants et stupides trublions.
- Si on avait pu nous faire passer pour vilains gamins irresponsables, on l’aurait fait.
- Heureusement, l’avenir nous a donné raison.

On attend la suite. Et surtout, on attend que ce Centre existe intelligemment ...
- Quand il s’agit d’argent publique, on peut bien dire une messe ?
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Nous avons suivi aussi des projets d’initiative privée parce qu’ils se réclamaient d’intérêts collectifs.
- On nous a alors reproché d’être haineux, partiaux, un brin démago...
- On souri.

[...]

15 4 2005 : illico n° 123 (page 21) > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4082

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Archives toujours rien

Centre d’Archives : il faut encore attendre
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Le futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris n’en finit pas de se faire attendre.
- Et la récente fermeture de son local n’est pas fait pour rassurer …

Téléphone coupé, local fermé, salariés licenciés, calendrier rallongé, le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris (CADHP) n’en finit plus de susciter l’inquiétude et désormais les moqueries.
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Pas pour Stéphane Martinet, son président, qui explique que
- " la fermeture du local et le licenciement de l’unique salarié sont le résultat de l’achèvement de la première phase d’élaboration du projet ".

En gros, c’était prévu. Désormais, il y a donc un projet rédigé, budgété mais dont on ne sait encore rien.
- " Nous réservons la primeur de cette information à la Mairie de Paris, explique Stéphane Martinet.
- Nous le présenterons à Odette Christienne [adjointe de Bertrand Delanoë chargée de la Mémoire] et au Cabinet du Maire courant avril ".
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L’important retard pris n’a évidemment pas permis de prendre contact avec d’autres financeurs publics ou privés pourtant indispensables à la pérennité du projet.
- Du coup, c’est un projet virtuel (son ampleur dépendant des financements trouvés) qui devrait être présenté.

Une seule chose est certaine : la subvention initiale de 100 000 euros pour la préfiguration du projet a été dépensée.

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11 4 2005 : e-llico.com > par Jean-François Laforgerie
http://www.e-llico.com/popup.php?section=actu&id=4102

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Pression des Verts
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Impatients, les élus Verts de Paris vont poser, lors du prochain Conseil de Paris, mi avril, une question orale concernant le futur projet de Centre d’Archives [et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP)].

- " Nous n’avons aucune nouvelle de ce projet, aucune information officielle.
- Qu’est-ce qui se passe avec ce dossier ?
- Il est logique que nous le demandions au Maire de Paris,
explique Nicole Azzaro, Conseillère Verts.

- La création de ce Centre est très importante et très symbolique.
- La subvention initiale de 100 000 euros a d’ailleurs été votée à la quasi unanimité en 2002. "

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23 3 2005 : tetu.com > par Emmanuelle Cosse
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=74&date_info=2005-03-23

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France (Société)

Le Perroquet libéré critique les assos homos parisiennes
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Le Perroquet libéré, un journal d'expression « libre »
- qui s'est fait pour spécialité de critiquer l'action du Maire de Paris, Bertrand Delanoë,
- et plus particulièrement « l'arrosage de la clientèle homosexuelle » depuis son élection,

vient encore une fois de faire preuve de son parti pris dans son dernier numéro.

« La Maison des associations du 3ème arrondissement [de Paris] serait-elle une annexe du Centre Gai et Lesbien »,
s'interroge ainsi François Devoucoux du Buysson, poursuit :
« Presque tout est réservé :
- les nageurs gay de Paris Aquatique,
- les danseurs des Gais Musettes,
- les employés homos de la Ville de Paris et du Ministère des Finances,
- les militants de l'Inter-LGBT,
- les lobbyistes de l'Autre Cercle
-
et même les promoteurs du fameux projet municipal de Centre d'Archives Homosexuelles [ APCADHP ] ».

Visiblement, le Perroquet a du mal à accepter que des associations homosexuelles exercent leur liberté de réunion et d'association.

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21 3 2005 : Le Perroquet libéré ! n° 25 (page 2) > par François Devoucoux du Buysson
http://www.leperroquetlibere.com/index2.php?page=telechargement

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Homogénéité
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Pas facile d’obtenir une salle à la toute neuve Maison des Associations du 3ème arrondissement [ de Paris ].

En effet, presque tout est réservé :
- les nageurs gay de Paris Aquatique,
- les danseurs des Gais Musettes,
- les employés homos de la Ville de Paris et du Ministère des Finances,
- les militants de l’Inter-LGBT,
- les lobbyistes de l’Autre Cercle
- et même les promoteurs du fameux projet municipal de Centre d’Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles [ de Paris (APCADHP) ] ...

La Maison des Associations du 3ème arrondissement serait-elle une annexe du Centre Gai et Lesbien ?

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12 2 2005 : Journal Officiel (page 659, rubrique 1583) > Publication légale de la déclaration de transfert de siège social de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP)
http://assoc.journal-officiel.gouv.fr/FormulaireJo.asp

7 1 2005 : déclaration légale à la Préfecture de Police de Paris > transfert de siège social de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (APCADHP)

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Association : ASSOCIATION DE PRÉFIGURATION DU CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLE DE PARIS.

No / Identifiant :

Activité(s) : Social

No de parution : 20050007 . No d'annonce : 1583

Paru le : 12/02/05

Département (Région) : 75 - Paris (ILE-DE-FRANCE)

Sous-préfecture : Déclaration à la Préfecture de Police.

Type d'annonce : Modification (déclaration d'association)

Date de la déclaration : 7 janvier 2005.

Déclaration à la préfecture de police :
ASSOCIATION DE PRÉFIGURATION DU CENTRE D’ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLES DE PARIS.

Siège social : 37, rue Notre-Dame-de-Nazareth, 75003 Paris.

Transféré : nouvelle adresse : [domiciliation à la Maison des Associations du 3ème arrondissement de Paris ...]

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16 11 2004 : gayvox.com > édito de Lionel Duroi
http://www.gayvox.com/gay/index.php?gays=4&lesbienne=42&rencontre=37&idmenu=1319

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Dominos
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Vous avez suivi le Domino Day à la télé ? Vous suivrez le CADHP Day sur Gayvox.

Les euros publiques du projet tombent les uns après les autres dans l’escarcelle du néant, de l’incompétence, du gâchis, des regrets et des révoltes. Quand on pense que les responsables traînent leur morgue dans les salons dorés et que certains s’apprêtent à publier leurs pensées profondes en s’adossant à quelques intellectuels plutôt morts que vivants… ça me laisse rêveur !
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La Mairie de Paris a subventionné le CADHP à hauteur de 100 000 euros en 2002. Présidée depuis un an par Stéphane Martinet, l’association dispose d'un local à Paris de lignes téléphoniques et d'un éminent salarié : Jean Le Bitoux.

Résultat : pas de bilan officiel, plus d’argent ou presque et une disqualification claironnée sans rougir de honte. La preuve, ils ont embauché un jeune archiviste professionnel, mais ils refusent d'en dévoiler l'identité. Qui vous parle de transparence ?
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Des conclusions seront publiées fin 2004 et de nouvelles subventions réclamées. Fallait oser. "A ce jour, aucun appel à dons n'a été lancé." nous annonce le magasine Ex’ist N°21 de novembre 2004. Si on chipote sur les termes, peut-être.

Mais je peux dire que nous avons été démarchés pendant la mise en place du projet par Jean Le Bitoux pour qu’on lui file nos archives de Gai Pied. Heureusement qu’on a attendu de voir. Sinon, elles seraient où les archives de Gai Pied aujourd’hui ?
- Je préfère les savoir en lieux sûr, conservées par nos soins dans un local adapté, chauffé et gardé 24h/24h. Certes, ça nous coûte la peau des fesses. Mais la mémoire de ses années-là vaut bien quelques sacrifices.
- D’autant que nous attendons qu’un vrai centre d’archives dignes de ce nom soit enfin mis sur pied par des gens compétents et motivés avec la reconnaissance des instances capables d’en assurer la pérennité. C’est loin d’être le cas.

Comme l’écrit Ex’ist "Les conditions de réception et de conservation des documents ne sont toujours pas réunies et le président Martinet se réfugie derrière des phrases laconiques du style : « Je ne ferai pas de folles promesses » ou encore : « nous sommes fiers de partir de rien » … partir avec une subvention de 100 000 euros en poche, ce n'est pas ce que l'on appelle partir de rien. " Bien dit !

Lisez ce morceau de bravoure : « on a besoin de temps et on a besoin de plus d'argent ». On suppose que c’est de l’humour.

Comme le souligne l'Académie Gay et Lesbienne, dans son communiqué du 24 septembre dernier (en reprenant mes propos sur Gayvox, Ex’ist ne le précise pas…) : « le CADHP va devenir la plus grande frustration d'une partie de la communauté LGBT, menée en bateau comme du vulgaire bétail (...) »."
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Bref, ça continue. On attend que les élus parisiens se réveillent. C’est long. Les seules retombées suite au remue ménage dans la presse ? Des pressions subies ça et là. Si, si, croyez-moi, il y en a eu !

A lire aussi, l’article paru dans le magazine suisse 360° :
[ Fiasco parisien http://www.360.ch/presse/2004/11/la_discrete_richesse_des_archives_suisses.php ]
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Aller, faut pas que ça vous empêche de dormir. 100 000 euros par-ci, 100 000 euros par-là… Qu’est-ce que c’est à côté d’une mémoire qui se perd ?

Messieurs et Mesdames les politiques, merci ! Au fait, la clairvoyance, c’est un métier ?
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Lionel DUROI, pour Gayvox.com

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novembre 2004 : mensuel Ex'ist n° 21 (page 13) > par la rédaction

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Infos :

Centre d'Archives Homos :
déjà 100 000 euros gaspillés !

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Initié en 2001, le projet de Centre d'Archives et de Documentation de l'Homosexualité devait voir le jour en 2002.

Grâce à d'importantes subventions de la Mairie de Paris (pas moins de 100 000 euros en 2002), l'Association [de Préfiguration] du CADHP [AP CADHP] , présidée depuis un an par Stéphane Martinet avait semble t-il les moyens de ses ambitions.

Forte d'un local dans le Marais, de plusieurs lignes téléphoniques et d'un salarié : Jean Le Bitoux, ancien journaliste de Gai Pied, l'association paraissait plutôt en bonne voie.
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Et pourtant, le projet est à ce jour au point mort ! En l'absence de bilan officiel, il est difficile d'y voir clair. Mais une chose est sûre, rien ou presque n'a été fait, et les 100 000 euros ont... fondu !

Jean Le Bitoux vient d'être licencié indiquant : « qu'il avait demandé à l'être, contraint et forcé, parce qu'il était urgent de modifier la façon de travailler ». Celui-ci a même précisé qu'il n'était pas qualifié pour le poste qu'il occupait !
- Quelle étrange constat pour un salarié d'une part, d'indiquer qu'il a travaillé deux ans alors qu'il n'avait pas les qualifications pour faire ce travail,
- et pour un employeur d'autre part, de payer quelqu'un pendant deux ans alors qu'il n'était pas qualifié pour ce qu'on lui demandait de faire.

Le président Martinet a indiqué qu'il avait récemment embauché un jeune archiviste professionnel, mais qu'il refusait d'en dévoiler l'identité. Il serait peut être bon de lui rappeler cependant que dès lors qu'on vit de subventions et d'argent publique, la moindre des choses, par respect du public, est de faire preuve d'un minimum de transparence.

De son côté, Jean le Bitoux a assigné son ancien employeur devant le Conseil des Prud'hommes.
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Le président Martinet qui promet désormais que des conclusions seront publiées fin 2004, a indiqué que de nouvelles subventions avalent été réclamées : « pour la recherche de locaux, l'appel aux dons et aux lègues, ... ». Il semblerait donc que les 100 000 euros n'aient pas été totalement consommés, néanmoins on suppose que le coût d'un salarié à plein temps pendant deux ans, la location de locaux pour l'association, ... ont déjà dû en consommer une grande partie.

Si en deux ans, l'association du CADHP n'a pas été capable de trouver le local propice pour héberger le Centre, on peut émettre de très sérieux doute quant à sa capacité à gérer la mise en oeuvre d'un tel projet.

A ce jour, aucun appel à dons n'a été lancé. Les conditions de réception et de conservation des documents ne sont toujours pas réunies et le président Martinet se réfugie derrière des phrases laconiques du style : « je ne ferai pas de folles promesses » ou encore: « nous sommes fiers de partir de rien ».
Rappelons lui cependant que :
- partir avec une subvention de 100 000 euros en poche, ce n'est pas ce que l'on appelle partir de rien.

- Passer deux ans sans rendre de compte à personne, pour constater que rien n'a été fait, si ce n'est dépenser une grande partie des subventions, aurait déjà dû lui coûter sa tête à la présidence de l'association du CADHP.

La seule chose qu'il sache mettre en avant est : « on a besoin de temps et on a besoin de plus d'argent ».
Soit, mais pour aller où ?
- et avec qui ?
- et sur la base que quelles compétences ?
Il semble que les dirigeants de l'association du CADHP ont pris conscience qu' : « il était urgent de modifier la façon de travailler ».
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Mais ainsi que le souligne l'Académie Gay et Lesbienne, dans son communiqué du 24 septembre dernier : « le CADHP va devenir la plus grande frustration d'une partie de la communauté LGBT, menée en bateau comme du vulgaire bétail (...) »."

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novembre 2004 : magazine 360° > par Arnaud Gallay
http://www.360.ch/presse/2004/11/la_discrete_richesse_des_archives_suisses.php

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La discrète richesse des Archives Suisses
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L’archivage des documents relatifs aux homosexualités s’impose comme un enjeu primordial pour un mouvement pluriel, parvenu à un tournant de son histoire. Peu connues du public, les démarches volontaristes et patientes de la Schwulenarchiv suisse et de Michel Chomarat à Lyon font figure d’initiatives exemplaires.
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Ces clichés de folles soirées, ces éphémères statuts associatifs, ces carnets de notes manuscrites, ces magazines, ces tracts… tous ces documents témoignent de grandes luttes pour la singularité, pour la reconnaissance et pour l’égalité. De ces tonnes de papier, kilomètres de bande magnétique et de négatifs, rien n’est futile pour les nouveaux historiens qui s’intéressent à l’histoire des communautés sociales. A ce titre, les gais et les lesbiennes, comme les communautés émigrées, ouvrières ou religieuses, sont depuis quelques années le sujet d’une nouvelle manière d’écrire l’histoire et d’éclairer ainsi notre propre époque.
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En Suisse, une Schwulenarchiv ( «archive gaie» http://www.schwulenarchiv.ch/ ) est hébergée au sein des Archives sociales suisses, une fondation publique installée à Zurich. Pour Franco Battel, président de la Schwulenarchiv, ce choix donne à la collection tout son sens
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Encourager la recherche

Disposant d’un budget symbolique, la Schwulenarchiv ne collecte que les documents transmis volontairement par des particuliers et des groupes, d’où son caractère plutôt masculin et alémanique jusqu’à présent. «Il n’a jamais été notre but de concentrer les fonds d’archives de tout le pays, précise Franco Battel. Nous n’avons donc nulle intention de forcer les gens à nous céder leurs documents! En revanche, nous sommes ouverts à toutes les propositions et intervenons lorsque l’on nous signale des difficultés à préserver des documents».

Désormais, le principal défi du comité Schwulenarchiv est la mise sur pied d’une fondation destinée à encourager et soutenir la recherche sur la mémoire gaie et lesbienne, dans le but de «faire vivre» ces archives.
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Dans ce domaine, la Ville de Lyon a acquis une petite longueur d’avance en soutenant la tenue annuelle d’assises des publications et expositions sur la mémoire gaie et lesbienne.

Cette initiative, on la doit principalement à Michel Chomarat, un passionné qui, depuis des années, a accumulé «avec sa bite et son couteau» d’innombrables livres, journaux, films ou tracts. Pour lui, un tel projet de mémoire ne peut être porté que dans le cadre d’une institution publique, «sinon il resterait trop lié à des questions de personnes ou d’associations. Surtout, je suis un républicain convaincu, ajoute-t-il. A ce titre, je pense que c’est à la République et ses institutions de faire le travail.»

Depuis 1992, une convention signée avec la Ville de Lyon lui permet d’intégrer ces documents à la bibliothèque municipale sous la forme d’un fonds portant son nom. La coopération étroite avec les pouvoirs publics ne veut pas dire que le fonds est arrosé de subventions. Il n’y a d’ailleurs pas d’argent public pour acquérir de nouvelles pièces ou cataloguer la collection.
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Fiasco parisien

La modestie des moyens mis en œuvre dans les projets alémanique et lyonnais contraste avec le budget généreux octroyé au Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris (CADHP). Or, deux ans après avoir reçu 100 000 euros de la Mairie [de Paris], les locaux du CADHP restent désespérément vides; c’est à se demander si le centre ouvrira jamais ses portes.

Alors que circulent des accusations d'amateurisme et de gestion opaque des subventions municipales, l'écrivain Alain [Jean] Le Bitoux, aux commandes du projet depuis ses débuts, vient d'être licencié.
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En mars 2003, 360° s’était fait l’écho d’âpres disputes entre le CADHP et un collectif lesbien, transgenre et queer réuni pour l’occasion autour de la sociologue Marie-Hélène Bourcier (voir encadré).
- Pour elle, le projet de centre ne visait rien de moins qu’établir un monopole masculin sur l’histoire homosexuelle.
- Elle dénonçait en outre une conception réductrice du travail d’archivage, proposant plutôt de «penser à une archive vive qui illustre les modes de vie. Pourquoi ne pas stocker les godes ?» (Têtu, octobre 2004).

Michel Chomarat ne partage pas cet avis: «Et des cockrings aussi ? Ce n’est pas sérieux, une archive n’est pas un musée.»
- Pour lui, le fiasco du CADHP souligne le caractère improbable d’une institution indépendante consacrée à la mémoire homo.
- En attendant, Michel Chomarat s’inquiète de voir les jeunes gais et lesbiennes adopter une attitude de consommateurs et se désintéresser de l’histoire du mouvement.

Tout à l’inverse, le projet de ce vétéran de la cause homosexuelle s’inscrit dans la conviction que les gais et lesbiennes «sont toujours une minorité en sursis, car l’histoire n’est pas linéaire.»

[...]

novembre 2004 : magazine Têtu n° 94 (page 18) > courrier de Michel Chomarat, chargé de mission «Mémoire» à l'Hôtel de Ville de Lyon
http://www.tetu.com/index.php?set_language=en&cccpage=anciens_numeros_2004
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Timbrez

Le Centre d'Archives Homos Parisien :
vu de Lyon

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Comment ne pas être révolté à la lecture de l'article [Centre d'Archives Homos : l'erreur de casting, de Luc Biecq dans Têtu n° 93, octobre 2004] sur le CADHP, ce Centre d'Archives Homos de Paris qui défraie régulièrement la chronique depuis plusieurs années ?

Vu de Lyon, on croit rêver face à l'incurie récurrente des initiateurs de ce projet et au manque de contrôle manifeste des deniers publics.
- Les gays parisiens seraient-ils au-dessus des lois de la République ?
- Comment en est-on arrivé à ce point d'amateurisme et de copinage quand on connaît la situation en province ?
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En ce qui me concerne,
- j'ai la chance et l'honneur d'avoir constitué un fonds gay et lesbien dans une institution publique, la Bibliothèque municipale de Lyon, sans subvention !
- Toujours avec cette Bibliothèque, j'ai organisé en mars de cette année les troisièmes Assises nationales de la Mémoire gay et lesbienne, consacrées à la Chine.
- J'ai également lancé en juin 2001 un bulletin, Mémoire Gaie, sur l'histoire des gays et des lesbiennes à Lyon, financé par mes propres moyens et distribué gratuitement, dont le n°12 vient de paraître.
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Je connais bien la démarche généreuse et désintéressée de Phan Hoàng [de l'Académie Gay et Lesbienne], et ce n'est peut-être pas un hasard si nous étions ensemble à la dernière Gay Pride, à Paris pour récolter le maximum de documents tout au long du parcours pendant que d'autres discutaient sur la place des godes dans un centre d'archives virtuel.
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Michel Chomarat,
chargé de mission «Mémoire» à l'Hôtel de Ville de Lyon

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14 10 2004 : paris.fr > site de la Mairie de Paris
http://www.paris.fr/fr/citoyennete/vie_associative/MDA03.ASP

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La Maison des Associations du 3e arrondissement,
située au 5 rue Perrée,
a été inaugurée le 14 octobre 2004
par Bertrand Delanoë, Maire de Paris

en présence
- de Marie-Pierre de la Gontrie, adjointe au Maire de Paris en charge de la Démocratie locale et des relations avec les Associations
- et de Pierre Aidenbaum, Maire du 3ème arrondissement.
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Lieu de confluence et de convergence, la Maison des Associations du 3ème,
- à proximité du Carreau du Temple en voie de rénovation,
- devient le carrefour des initiatives en offrant non seulement des espaces, mais de nouveaux moyens d’action aux associations.

Ses quelque 300 m2 s’organisent sur deux niveaux :
- au rez-de-chaussée, elle comprend deux bureaux pour le personnel, un hall d’accueil avec des espaces d’affichage et une salle de réunion de 70 m2 pouvant être séparée en deux par une cloison amovible.
- Au sous-sol, les associations se partagent une grande salle voûtée avec parquet (de 47 m2), trois petits bureaux de permanence (de 15 m2 chacun), une salle informatique et un espace de reprographie.
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Une équipe de trois personnes accompagne au quotidien les besoins des associations (planning des salles, gestion administrative et logistique)...
Elle a la charge de veiller au bon fonctionnement
- de la Maison des Associations
- à laquelle sont rattachées les salles associatives de la rue Elzévir, qui font désormais partie du même ensemble.

Cette équipe est aussi en charge du conseil pour les projets associatifs, de toute aide à la constitution de demandes de subventions ou à la mise en place de programmes de formation, etc.
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Maison des Associations du 3ème arrondissement
5 rue Perrée 75003 Paris - Métro : Temple
Tél. : 01 53 01 76 94 - Fax : 01 53 01 76 95
E-mail : maison.asso.03@paris.fr
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Pour en savoir plus :

http://www.mairie3.paris.fr/mairie3/jsp/Portail.jsp

http://www.paris.fr/fr/citoyennete/vie_associative/MDA.ASP
Dans le contrat de mandature, Bertrand Delanoë et son équipe municipale se sont engagés à soutenir le développement de la vie associative

[...]

octobre 2004 : magazine Têtu n° 93 (page 58) > par Luc Biecq
http://www.tetu.com/index.php?set_language=en&cccpage=anciens_numeros_2004

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Infos : France

Centre d'Archives Homos : l'erreur de casting
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ÉVOQUÉ DÈS 2001, LE PROJET DE
CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION DES HOMOSEXUALITÉS,
QUI AURAIT DÛ VOIR LE JOUR IL Y A PLUS DE DEUX ANS,
CONNAÎT DE NOUVEAUX AVATARS,
APRÈS LE LICENCIEMENT DE JEAN LE BITOUX, SON DIRECTEUR

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Le Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités Parisien (CADHP), dont la création a été annoncée par la Mairie de Paris en 2002, continue de faire parler de lui.

Son unique salarié, Jean Le Bitoux, figure de la communauté homosexuelle, vient en effet d'être licencié. Et on ignore encore l'état réel d'avancement du projet.
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Pourtant, l'association du CADHP, présidée depuis un an par Stéphane Martinet, avait été adoubée par la Mairie de Paris, qui lui a accordé en septembre 2002 une subvention de 100 000 €.

Mais, aujourd'hui, Stéphane Martinet ne se risque pas à annoncer une date d'ouverture : "Nous sommes en phase de préfiguration. Nous publierons nos conclusions fin 2004. Je ne ferai aucune folle promesse."
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Face à lui, Phan Hoàng, ex-libraire et président de l'Académie gaie et lesbienne [Académie Gay & Lesbienne] depuis 2001, dispose de 30 000 documents, qu'il stocke chez lui.
- " Qu'on me donne un local, suggère-t-il. Je peux ouvrir les portes d'un Centre en moins d'un mois.
- Quinze bénévoles travaillent avec moi, j'ai les étagères et le fonds ; j'ai juste besoin du lieu
" assure-t-il.

Le président Martinet ne l'entend pas de cette oreille. Il se réjouit, au contraire, de partir de rien. "Même si je ne dis pas que rien n'a été fait", ajoute-t-il.
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Son licenciement, Jean Le Bitoux, salarié pendant deux ans, l'a demandé "contraint et forcé, parce qu'il était urgent de modifier la façon de travailler". De son propre aveu, l'ex-journaliste de Gai Pied n'était pas qualifié pour le poste qu'il occupait.

Pourquoi l'avoir compris si tard et, surtout, qu'a-t-il fait pendant deux ans ? Mystère... Interrogé par Têtu, il dit "avoir beaucoup donné". Mais, comme il attaque son ex-employeur au tribunal des prud'hommes suite à ce licenciement, il ne donne pas de détails sur son bilan.

Un jeune archiviste professionnel a été engagé récemment, mais Stéphane Martinet ne souhaite pas dévoiler son identité. "Il n'a pas de fonctions de direction, mais je vous assure qu'il a toutes les compétences requises", précise-t-il tout de même.
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L'association dispose d'un local dans le Marais et de trois lignes téléphoniques.

Stéphane Martinet rêve d'archives de haute tenue, comme celles de San Francisco ou de Los Angeles.

Mais "aucun lieu en Europe ne [lui] paraît extraordinaire". Visiblement renseigné, il évoque la mauvaise conception des thésaurus dont se servent les chercheurs LGBT.

Il insiste aussi sur les conditions de conservation des documents. Aucun appel à dons n'a encore été lancé, les conditions optimales de réception et de conservation des documents n'étant pas réunies : "Il faut penser à cela dès la recherche d'un local adapté, et nous n'avons entamé aucune démarche en ce sens."
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Pour Phan Hoàng, c'est le monde à l'envers :
- " Comment faire un Centre d'Archives sans archives ? "

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ArchiQ, qui regroupe les associations Archilesb, Vigitrans et Loppataq, a dénoncé la situation dans un rapport intitulé "La fièvre des archives". Par la voix de Marie-Hélène Bourcier, ces militants rappelent la force de la mémoire vivante, qui a fait la légitimité des centres d'archives américains. "La conception administrative de l'archivage qui ne stocke que des documents écrits ne suffit pas. Il faut penser à une archive vive qui illustre les modes de vie. Pourquoi ne pas stocker des godes ?"
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Mais Stéphane Martinet n'entend pas révéler avant plusieurs mois le fruit de ses réflexions. Après avoir préfiguré, il va donc... préfigurer, tout en demandant d'autres subventions, "pour la recherche de locaux, l'appel aux dons et aux legs. Les premiers 100 000 € ne sont pas consommés, mais mon rôle est de prévoir".
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Odette Christienne, adjointe au maire de Paris chargée de la mémoire, du monde combattant et des archives, sollicitée à plusieurs reprises, n'a pas souhaité répondre aux questions de Têtu.
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Alors, quand Stéphane Martinet affirme que ses connexions dans le milieu culturel et politique servent le projet, on ne demande qu'à le croire... A la tête d'un prestigieux conseil d'administration, où l'on retrouve entre autres personnalités l'historienne Florence Tamagne et l'auteur Geneviève Pastre, le pro du réseau va aussi devoir prendre en compte la militance quotidienne.
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Car Phan Hoàng, sans titre ni prestige, entend bien transformer son incomparable collection en œuvre utile.

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24 9 2004 : gayvox.com > édito de Lionel Duroi
http://www.gayvox.com/gay/index.php?gays=4&lesbienne=42&rencontre=37

26 9 2004 : atitud-inn.com > CADHP Le feuilleton
http://www.atitud-inn.com/index.php?pid=2&rid=5&srid=25&ida=496

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Débandade
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Le Centre d’Archives Homo de Paris (CADHP), arlésienne et fille facile à la fois, cornaqué par des papillons de nuit, sombre avec douceur dans la soie.

Luc Biecq dans Têtu N° 93 d’octobre 2004 à la page 58 nous rapporte ce que nous savions déjà en très grande partie, mais c’est toujours bon d’en rajouter une couche tant que le problème persiste. De médecins en spécialistes, on va finir chez le vétérinaire.
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C’est reparti comme en quarante.

- "On a besoin de temps" (ça fait combien d’années que ça dure ?)
- "On a besoin d’argent public" (Ben voyons ! Lisez ce que font d’autres avec beaucoup moins...) : lire (l'avant dernier §) et aussi le 30 janvier 2004, 4ème lire (le 4ème §)
- Je ne vous dirai pas qui travaille en ce moment, mais je vous assure que c’est un pro. (Parole de scout ! Mais plus le temps passe moins on y croit)
- Je ne ferai pas de folles promesses bientôt. (Voilà une tournure qui en dit long. Autant se taire)
- Nous sommes fiers de partir de rien. (Y a pas de quoi. En effet, 100 000€ d’argent public, c’est une paille pour ces gens d’importance)

- Rien en Europe ne lui paraît extraordinaire. (Il n’a pas passé le périph. Et encore moins parcouru les nombreux articles de presse et autres documents qui citent les exemples lire les exemples
- "Mais il ne dit pas que rien n’a été fait ! " (Il sait très bien que d’autres font beaucoup mieux avec beaucoup moins)
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Après l’horreur économique qui se chiffre à 100 000 €, voici l’horreur de casting au tableau de l’incompétence !

Au CADHP on n’est pas viré, tout est organiser pour la performance. La preuve :
"Il est urgent de modifier la façon de travailler". A qui le dites-vous ! Il va falloir rappeler ce que veut dire performance : Résultat chiffré obtenu par...
Le synonyme selon le CADHP ? Un four ! Un bide ! Une débandade !

Alors on va sauver la face en employant du verbeux, du fumeux et dire des énormités à deux balles pour éviter d’évoquer les euros perdus. Euros publiques, rappelons-le.

Ce qui défrise, c’est qu’ils vont (c’est un pari) faire une demande de subvention pour aller plus loin... et faire "plus pire" ?
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Ce qui consterne, c’est que je fais (encore) le pari que Bertrand Delanoë n’est même pas au courant.

Du moins disait-il cette semaine à Lille, à quelqu’un qui lui parlait de cette affaire, qu’il n’était pas tout à fait informé de la situation puisqu’un fameux conseiller se chargeait du dossier.

Est-ce une raison à présent que vous savez Mr Delanoë, pour laisser filer un dossier qui prend l’eau ? On sait, quand on est archiviste, que l’eau, ce n’est pas compatible avec la conservation des documents... et que la responsabilité finale en politique incombe à celui qui se repose sur ses conseillers un peu aveuglément.

Personnellement, mais je ne suis pas le seul, ça me navrerait que le fin politique que vous êtes se laisse porter par une vague qui deviendra un raz de marée. D’autant que si un tel dossier vous échappe, on pourrait supputer que ce n’est pas le seul. Pas bon ça pour un bilan.

En espérant que vous ne serez pas victime d’une addition qui se chiffre en centaines de milliers d’Euros par-ci par-là, qui peuvent devenir des millions perdus au fil des mois et des subventions issus en partie des impôts des parisiennes et des parisiens.
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Pourquoi ce dossier pèse lourd dans les consciences ?

Parce que les minorités LGBT appellent de leurs vœux un centre d’archives qui leur ressemble vraiment. Pas un prétexte pour dire : J’ai fait quelque chose pour vous, maintenant, votez pour moi !

Non, l’argent dépensé à ce jour n’a servi à rien. Les gens qui l’ont dépensé n’ont pas de bilan qui tient à soumettre à l’avis de la moindre entité qui devrait être concernée. Pire, ils s’adressent depuis le début à leurs interlocuteurs avec prétention, hauteur et dédain. lire...

Pour les responsables de ce machin, seules quelques noms plus ou moins ronflants servent de caution.
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Les autres ? Vous voulez la parole ? Taisez-vous ! Voilà ce qu’ils entendent.

Le CADHP va devenir la plus énorme frustration d’une partie de la communauté LGBT, menée en bateau comme du vulgaire bétail sur l’arche de Noë.

Après avoir pris l’eau, on attend que ça coule ?

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10 9 2004 : gayvox.com > édito de Lionel Duroi
http://www.gayvox.com/gay/index.php?gays=4&lesbienne=42&rencontre=37

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+ ou moins
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Quand on rentre de vacances, c’est toujours très difficile de s’y remettre. [...]
Enfin, si vous désirez avoir des nouvelles du CADHP, demandez aux autres. Nous, on ne sait rien. [...]

Pas top non plus... Le CADHP, Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelle de la ville de Paris, qui a déjà coûté 100 000 € de subventions pour... Oui, au fait, pourquoi ? est (désormais ?) une coquille vide ?

Que des points d’interrogation. Désolé.

On sait à peine que le seul salarié a quitté le navire d’après de vagues infos qui circulent. Voir l’article.
En effet, aucun communiqué n’a été diffusé officiellement cet été pour informer les parisiennes et les parisiens de l’évolution du projet ces dernières semaines. Du moins, nous n’avons rien reçu.
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Et pendant ce temps, d’autres font leur office sans aide ni subvention. Juste beaucoup de motivation.

Ils auraient dû commencer par-là au CADHP.

Ou bien, les "subventionneurs" miser sur des structures existantes et toutes prêtes à faire vraiment un centre d’archives, avec de vraies archives.
Pas du virtuel dont les parisiennes et les parisiens n’ont toujours pas pu profiter du résultat. Normal, c’était virtuel.

Et la prochaine subvention, elle sera allouée pour quoi faire ? Comment ? Avec qui ?

Le feuilleton continu.

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24 8 2004 : communiqué de presse commun n° 10 > collectif ArchiQ, groupe Archilesb!, association Académie Gay & Lesbienne, Groupe Activiste Trans (GAT)

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ArchiQ http://www.archiq.fr.vu
Archilesb !
Académie Gay & Lesbienne
http://www.archiveshomo.info
GAT
(Groupe Activiste Trans)
http://transencolere.free.fr

Paris, le 24 août 2004

Projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris
(AP CADHP)
: où en est-on ?
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A la veille de la rentrée, et qui sait, de la saison des subventions, on apprend le départ de Mr Jean Le Bitoux, unique salarié et intiateur depuis 2001 du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP).

Un homme s’en va, les mêmes interrogations demeurent…

Les problèmes soulevés en 2002 par différentes associations et les pétitions internationales d’Archilesb ! et Vigitrans ont-ils été résolus ?
- Quelle est la politique archivistique du centre ?
- Est-elle toujours aussi homocentrée ?
- La diversité des cultures sexuelles et de genre est-elle enfin respectée ?
- Les thématiques exclues du projet en 2002 (sida, pornographie…) sont-elles enfin prises en compte ?
- La parité culturelle des équipes est-elle réalisée ?

Quel usage a été fait de la subvention de 100.000 euros, votée par le Conseil de Paris en septembre 2002 ?
- Qu’a fait l'Association de Préfiguration du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) depuis, qui puisse justifier d’une nouvelle demande de subvention en 2004 auprès de la Mairie de Paris, du Conseil régional d’Île-de-France et du Ministère de la Culture ?
- 3 ans d’existence sans résultats concrets ?

Comment savoir ? Le manque de transparence et de communication de l'AP CADHP persiste.
- Le site internet est fermé depuis février 2004.
- Les portes du local au 37 de la rue Notre Dame de Nazareth, attribué par la Ville de Paris en 2003, restent désespérement closes.

Toujours pas de concertation avec les acteurs concernés.
- Aucun débat public malgré les demandes répétées d’Archilesb ! et de VigiTrans.
- Aucune mise à disposition d’informations qui permettent de juger de l’état d’avancement du projet qui est entré dans une énième phase de
préfiguration.
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Pendant ce temps, l’Académie Gay & Lesbienne, sans subvention ni local fourni par les pouvoirs publics, a collecté 8.560 documents qui sont venus rejoindre son fonds de 15.000 références.

ArchiQ (le groupe de réflexion d’Archilesb ! et de VigiTrans) s’est réuni régulièrement et a réuni ses propositions dans deux rapports sur les archives LGBTQ (la Fièvre des Archives et Maux d’archives) .
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Nous renouvelons auprès de l'Association de Préfiguration du projet CADHP notre demande d’ouverture d’un débat public au plus vite et réaffirmons notre souhait de contribuer, par nos compétences, expériences, et expertise, à un projet de Centre d’Archives ouvert, populaire, véritable carrefour des mémoires et des cultures au pluriel.

Marie-Hélène Bourcier : 06 19 75 60 25
Académie Gay & Lesbienne : http://www.archiveshomo.info
ArchiQ : http://www.archiq.fr.vu
GAT (Groupe Activiste Trans)
http://transencolere.free.fr

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février 2004 : magazine IB news n° 30 (page 14) > par Patrick Rogel, rédacteur en chef

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Paris : le CADH retardé
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Face aux polémiques, étalées notamment dans ces pages, le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADH) se veut désormais un « carrefour de toutes les archives », « un centre de toutes les histoires », ces dernières étant « celle des lesbiennes, des gays, des bis et des trans ».

On ne sait si cette tardive prise en compte de la diversité communautaire apaisera les groupes Archilesb!, Vigitrans et Lopattaq qui appelaient à une « remise à plat » du projet.
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A l'heure actuelle, l'équipe, qui ne compte qu'un seul salarié [Jean le Bitoux, ndIr] « travaille à la rédaction d'un projet définitif ». Cela fait pourtant un an que - de l'avis des initiateurs du CADH - la «phase de préfiguration» aurait dû être terminée.

L'ouverture, promise par Jean Le Bitoux dans IBnews pour 2004, a glissé jusqu'à 2005.
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Une nouvelle subvention sera demandée à la Mairie de Paris."

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depuis le 7 2 2004 : fermeture des sites de l'Association de Préfiguration du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) >
http://www.cadhp.fr/
http://www.lgbtdoc.org/

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[ après la disparition en 2003 de la liste d'information de son news groupe Archives gay :
http://fr.groups.yahoo.com/group/archives-gay ]

depuis le 7 février 2004 : toutes les deux adresses du site internet de l'Association de Préfiguration du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) ne sont plus accessibles !
L'AP CADHP a fermé ses sites web (depuis février 2004) et n'a payé aucune prolongation de ses noms de domaine qui sont donc actuellement tous en déchéances :

- http://www.cadhp.fr/
- http://www.lgbtdoc.org/

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été 2003 : Regards n° 91-92 (page 77) > par K.G.
http://www.regards.fr/

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Polémique : Archives pas gays
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Voilà un an, Bertrand Delanoë soutenait le projet d'un Centre d'Archives Homosexuelles dans la capitale.
- Le Iancement de celui-ci était confié, subvention de 100 000 euros à l'appui, à plusieurs de ses proches.
[...]

Au coeur de la vive polémique :
- l'orientation essentiellement gay du projet de Centre d'Archives
[et de Documentation] Homosexuelles de Paris (CADHP) omettant ouvertement les lesbiennes, les transsexuels et bisexuels,
[...]

Distinguer le seul fait gay dans l'histoire relève de l'anecdote malvenue ou bien d'un coup de force étroitement politique et masculin, fût-il homo.
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Plus encore, le projet d'Archives Historiques est élaboré sans que soient posées au préalable quelques questions fondamentales :
- comment constituer la mémoire des minorités et exclus sans impliquer ceux -ci dans l'élaboration même du projet au risque de reproduire de nouveau un discours discriminateur ?
- Quels moyens se donne-t-on pour produire des archives pour, par -delà les ouvrages savants écrits sur eux, faire directement entendre la voix de tous ceux qui ne produisent pas d'écrits ?
- Comment questionner enfin le lien entre histoire d'un fait de société et militance sur ce thème ?

L'actuel projet CADHP ne s'est posé aucune de ses questions.

[...]

13 6 2003 : l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) quitte officiellement l'appartement de son principal fondateur et promoteur [et aussi " seul salarié "] pour un local attribué par la Ville de Paris
http://assoc.journal-officiel.gouv.fr/FormulaireJo.asp

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Association : ASSOCIATION DE PREFIGURATION DU CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLES DE PARIS

No / Identifiant : ... / Activité(s) : Divers

No de parution : 20030029 / No d'annonce : 1313 / Paru le : 19/07/03

Département (Région) : 75 - Paris (ILE-DE-FRANCE) / Sous-préfecture : Déclaration à la préfecture de police

Type d'annonce : Modification (déclaration d'association)

Date de la déclaration : 13 juin 2003.

Déclaration à la préfecture de police : ASSOCIATION DE PREFIGURATION DU CENTRE D’ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLES DE PARIS

Siège social : 33, rue Rider, 75009 Paris

Transféré : nouvelle adresse : 37, rue Notre-Dame-de-Nazareth, 75003 Paris

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novembre 2002 : Paris Actualités (page 12) > par la Mairie de Paris
http://www.paris.fr/fr/la_mairie/a_paris/Journal/actualites.pdf

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PROJET D’UN CENTRE
DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLE

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Mettre à disposition du public et des chercheurs
- un fonds documentaire,
- une bibliothèque,
- un kiosque presse,
- un espace multimédia,
- un site internet

et accueillir parallèlement colloques et expositions.

Tels sont les objectifs du futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles qui devrait voir le jour d’ici à deux ans.
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Après Londres, Berlin, Montréal, San Francisco et Barcelone,
le Conseil de Paris a apporté son soutien à la réalisation de ce projet dans la capitale française.

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24 9 2002 : paris.fr > débat au Conseil de Paris
http://www.paris.fr/bmo/debat/cmdebat20020923/cmdebat20020923-90.htm

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90 - 2002, DAC 348

Autorisation à M. le Maire de Paris de signer
avec l'Association de Préfiguration
du Centre d'archives et de Documentations Homosexuel de Paris
(9e)

une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement
Montant : 100.000 euros
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Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente :
- Nous passons au projet de délibération DAC 348 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentations Homosexuel de Paris (9e), une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement pour un montant de 100.000 euros.
Je donne la parole à Mme Clémentine AUTAIN.

Mme Clémentine AUTAIN, adjointe :
- Chers collègues, je voudrais vraiment apporter mon soutien à ce projet de délibération qui me paraît extrêmement important politiquement et symboliquement puisqu'il s'agit du soutien à l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentations Homosexuel de Paris.
Je dirai d'abord et simplement : enfin !
Enfin ! Parce que nous sommes très en retard par rapport à de grandes métropoles. Je crois donc qu'il était important que nous sortions, à Paris, de la cécité à l'égard de l'homosexualité. Il est vrai que c'est quelque chose de récent. On sait que la dépénalisation de l'homosexualité ne date que de 1982. On est sur un sujet sensible et l'évolution des mentalités sur ce sujet est récente. Je suis ravie que la Ville de Paris prenne le bon chemin.
Il est vrai que les mouvements gays et lesbiens et le succès de la Lesbian and Gay Pride permettent de sensibiliser l'opinion publique sur la liberté de choix dans l'orientation sexuelle.
Je crois que nous avançons et c'est important. Encore une fois, bravo à la Ville de Paris !
Je voudrais cependant exprimer un souci. Je souhaite que nous soyons très attentifs au juste équilibre entre le mouvement gay et le mouvement lesbien.
Cela me paraît important pour la réussite du projet, la nature de notre soutien et le message que l'on adresse à la communauté.
On sait très bien qu'au sein de la communauté est à l'œuvre la domination masculine comme partout dans la société. On parle des gays et moins des lesbiennes...

Je vois que cela fait ricaner mes collègues de l'opposition.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente :
- Ils sont un peu dissipés. Je vous demande de bien vouloir porter toute l'attention à ce dossier et de faire silence.

Mme Clémentine AUTAIN, adjointe :
- Je voudrais qu'on fasse attention à la bonne répartition pour permettre une juste visibilité de la communauté lesbienne.
Dans l'exposé des motifs, il est fait mention d'un site Internet comportant une histoire du gay-Paris... Et le Paris des lesbiennes ?
Qu'est-ce qui a motivé le choix de dire que c'est un centre d'archives et de documentation homosexuel au lieu de reprendre la terminologie gay et lesbienne qui permet de donner une visibilité aux deux ?
Je voudrais par ailleurs que dans la composition de l'Association et du Comité qui va suivre ce projet, il y ait une place pour la coordination lesbienne.
Ainsi, dans le Conseil d'administration, d'après ce que j'ai compris, il n'y a que trois femmes sur neuf hommes. Peut-être pourrait-on viser la parité ?
Je pense qu'on doit pouvoir trouver des chercheurs et des scientifiques femmes pour être dans ce Conseil d'administration !
J'exprime ce souci. J'y serai attentive. Je pense que ma collègue Anne HIDALGO le sera tout autant.
Place aux gays et aussi aux lesbiennes.

Je vous remercie.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente :
- Avant de passer la parole à M. GIRARD, je voudrais dire combien je suis attentive à tout ce que vient de dire Clémentine AUTAIN.
Dans cette communauté aussi, la question de la discrimination, vous l'avez évoquée, est présente.
La visibilité doit être assurée pour les hommes, comme pour les femmes.

Je me réjouis aussi bien sûr que ce projet voit enfin le jour.
Je donne la parole à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission :
- Je ne répondrai pas sur un plan technique. Je laisserai ma collègue Odette CHRISTIENNE en charge de la mémoire de répondre.
Je pense qu'il est normal que les adjoints répondent dans le cadre de leur délégation, mais j'aimerais faire un commentaire qui vient du cœur et de ma conscience.
Je comprends mal qu'en 2002, l'homosexualité soit encore un sujet parfois troublant, dérangeant, amusant. Néanmoins je me souviens d'un léger incident que le Président SÉGUIN avait su atténuer avec autorité et humanité lorsque M. GALDIN a fait, je crois, un commentaire qu'il avait trouvé amusant sur le Maire, "garçon de plage", sur la Gay-pride, devenue marche des fiertés homosexuelles.
Pour éviter qu'il y ait des malentendus, un peu d'attention, et de respect, sont nécessaires. Pourquoi ?
Tout simplement parce que quand on est un ado, que l'on a 12, 13, 14, 15 ans, on se retrouve, comme ce fut mon cas, seul face à sa famille, seul face à ses camarades de lycée, seul face aux professeurs, parce que personne ne vous a expliqué qu'il y a plusieurs formes de sexualité dans la nature.
Pour éviter qu'il y ait des drames et des suicides en chaîne, je crois que si notre Assemblée ici, qui a manifesté à part quelques voix discordantes, plutôt beaucoup de tolérance, beaucoup de progrès à l'endroit des mœurs, vote largement cette subvention, je crois qu'on en sortira grandis, et qu'on donnera de Paris un exemple à la fois de modernité et aussi de tolérance, et plus que de la tolérance, de respect, car c'est ce que nous demandons, les uns et les autres, quand on est concerné dans notre chair, le respect.

Croyez-moi, le respect parfois, cela passe par le silence et l'écoute. Cela passe aussi par une attitude de soutien, d'ouverture et de compréhension.
(Applaudissements).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente :
- Commentaire fort et utile qui nous touche, tous et toutes.
Madame CHRISTIENNE, vous avez la parole.

Mme Odette CHRISTIENNE, adjointe :
- Je vous remercie, Madame la Maire.
J'ai initié très tôt ce projet avec l'ensemble des demandeurs. Cela s'est passé au début de la mandature.
Je tiens à rassurer quand même Clémentine AUTAIN qui a fait des compliments mais qui a émis certaines réserves.
Je me suis placée sur un autre plan, et je vous dirai pourquoi nous portons l'appui à ce projet que nous souhaitons voir aboutir.

Sur un plan général, toute ouverture d'un centre de documentation d'archives comportant une bibliothèque mise à disposition du public est un bien inestimable dans la mesure où un tel centre propose des outils de travail indispensables à la recherche, à l'écriture de l'histoire. C'est un lieu de rencontres et d'échanges scientifiques.
L'ouverture du centre dont il est question aujourd'hui répond aussi à un besoin historique et scientifique et aussi à un besoin de "travail de mémoire" que vous avez souligné, avec une bibliothèque proposant un très large éventail culturel : histoire, sociologie, littérature, arts, etc.
Il s'agit également de "regrouper toutes les tranches de vie parisienne provisoires urbaines ou rurales" autrement dit de créer un centre de référence pour aider à une écriture "juste et sincère" de l'histoire.
Les porteurs du projet affirment sa neutralité et son indépendance vis-à-vis de telle école de pensée ou de recherche, donc a fortiori de groupes, nous dirons sexués.
Nous insistons sur la qualité scientifique du projet. En effet, le Comité scientifique de haut niveau comprend de nombreux universitaires, des journalistes, des responsables associatifs, de très nombreuses associations.
Il ne s'agit pas de parler de gays, de lesbiennes et il s'agit de l'ensemble des associations.
Le travail réalisé en amont est très important et sérieux et a été souligné par le directeur des archives auquel j'avais demandé une analyse du dossier. Cela a donc été fait de manière très approfondie.
De très nombreux fonds ont déjà été recensés avec le soutien des Archives de Paris qui ont validé le projet et pourront également éventuellement assister le porteur de projets archivistiques comme pour les autres associations.

La faisabilité du projet ne fait pas de doutes, pas plus que la capacité des animateurs à le mener à bien.
Nous signalons que des partenariats ont été noués avec de nombreux centres de recherches en province : Lyon, Reims, Rennes, Bordeaux, Marseille, Lille, Dijon, Orléans, Montpellier, Strasbourg, Nantes, Rouen, Clermont-Ferrand, la liste n'est pas exhaustive, avec des centres d'archives et de chercheurs étrangers, et des chercheurs indépendants étrangers aussi, ce qui assurera un véritable rayonnement international.
En créant le centre, Paris rejoindra Londres, Berlin, Amsterdam, Barcelone, Montréal, San Francisco.
Nous affirmons la légitimité scientifique, culturelle et citoyenne de ce projet.
Nous souhaitons que soit attribuée la subvention de la Mairie de Paris pour aider à son démarrage.
Merci.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et radical de gauche).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente :
- Merci beaucoup, Madame la Maire, pour ces précisions.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 348.
- Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s'abstient ?
- Le projet de délibération est adopté. (2002, DAC 348).

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6 9 2002 : fr.gay.com > par la rédaction
http://www.intl-fr.gay.com/actu/2927
http://fr.gay.com/headlines/253
http://fr.gay.com/v2/headlines/253

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Paris : le projet de Centre d'Archives
et de Documentation Gay
avance

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Le projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle avance.
- Pendant la campagne des élections municipales, Bertrand Delanoë s'était engagé à l'aider.
- Depuis, l'équipe du futur Centre travaille avec l'équipe municipale afin que le Centre puisse sortir de terre rapidement.
.

Le projet est piloté par Jean Le Bitoux et Christopher Miles.

Peu connu des plus jeunes, Jean Le Bitoux est une figure du milieu homosexuel depuis 30 ans.
- Il a fondé le journal Gai Pied en 1979,
- a participé activement à la lutte contre le SIDA
[ en tant que salarié de l'association Aides ],
- s'est passionné pour la reconnaissance de la déportation des homosexuels par les nazis.

[...]

Les 23 et 24 septembre prochains, lors du Conseil de Paris, il sera proposé aux élus de voter pour une subvention de 100 000 euros pour le Centre d'Archives [et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP)].
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La région Ile-de-France sera également sollicitée pour une subvention.
.

Le budget prévoit 3 salariés permanents pour animer les lieux,
- dont un conservateur d'archives
- et une personne dédiée à la mise en place d'un futur site Internet.

La Mairie de Paris cherche un petit local provisoire, de préférence dans le quatrième arrondissement.
.

Afin d'essayer d'éviter les réactions homophobes auxquels certains élus parisiens de droite ont habitué le Conseil de Paris, Jean-Luc Roméro, a écrit à tous les présidents de groupe à la Mairie de Paris.

[...]

28 2 au 6 3 2002 : Nouvel Observateur (supplément Paris - Ile de France) n° 1947 (page 16) > par Eric Lamien
http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p64/a12078.htm

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Le Gay Marais : Ghetto ou village ?

Oui au droit à l’indifférence
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Avec l'Hôtel de Ville de Paris, tout baigne.
- Et des petits Marais commencent à faire souche dans le 95 et le 77.
-
Entre les gays parisiens et la nouvelle équipe municipale, les signes de bonne entente sont patents.

Alors que la précédente municipalité ne prenait même pas la peine de répondre aux demandes du monde associatif, à peine élu, Bertrand Delanoë a
- nommé un Médiateur Gay à son cabinet
(lire portrait page 13)
- et débloqué les premières subventions pour le Centre Gay et Lesbien [CGL de Paris], le Festival du Film Gay et Lesbien [de Paris (FFGLP)] ou SOS Homophobie

Mais le financement n’est qu’un aspect parmi d’autres.
- La plupart des Mairies d’arrondissement détenues par la gauche plurielle organisent désormais des « cérémonies républicaines de PaCS ».
- Les installations municipales sont plus facilement accessibles aux groupes sportifs gays parisiens.
- Et les futures « Maisons d’Associations » (une par arrondissement) devront accueillir les structures gays et lesbiennes.
.

De plus, la nouvelle campagne de lutte contre le sida élaborée par la municipalité comprend pour la première fois des visuels explicitement gays.
- Ils seront diffusés fin avril dans la presse homosexuelle, ainsi que dans le milieu associatif et commercial.
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On est même en passe d’oublier le couac de cet automne, quand Bertrand Delanoë s’était opposé à une proposition de son Adjoint à la Culture, Christophe Girard (Verts).
- Celui-ci ambitionnait de transformer le théâtre désaffecté de la Gaîté-Lyrique en Bibliothèque Gay et Lesbienne.
- La Gaîté-Lyrique sera finalement vouée aux « musiques nouvelles ».

Mais le Maire de Paris s’est engagé à soutenir la création d’un Centre d’Archives Homosexuelles.
- Une « étude de faisabilité » devrait être en grande partie financée par l’Hôtel de Ville (1).

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Christophe Girard
entend cependant continuer à tenir «un rôle omniprésent et vigilant» sur les questions qui touchent à la communauté gay.

- Dans son périmètre d’action, il a demandé à la Direction des Affaires Culturelles de sensibiliser les Bibliothèques Municipales : les livres traitant de l’homosexualité étaient absents des rayons.
- Et il s’engage à soutenir les projets culturels gays, tout en restant lucide : «Il s’agit de faire respecter une véritable pluralité. Mais toujours avec des critères de qualité: l’homosexualité ne donne pas forcément du talent.»
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(1)
Pour présenter son projet, l’Association Pour la réalisation du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris organise, le 6 avril, un colloque à l’Institut d’Etudes politiques de Paris.

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20 12 2001 : citegay.com > par Laurence H. selon AFP
http://citegay.fr/ACTUALITES/GAY/00/00/174685/actualites_visu.htm

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Le Maire de Paris favorable à un Centre d'Archives Homosexuelles
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Le Maire PS de Paris Bertrand Delanoë indique, dans une interview au bi-mensuel gay Illico, soutenir un projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles, qui pourrait voir le jour d'ici 2003.

Sur le modèle exemplaire du premier Centre d'archives homosexuelles de Lille "le Gay Kitch Camp" créé par Patrick Cardon, M. Delanoë "souhaite que ce projet voie le jour", probablement "à l'horizon 2003".

La Mairie de Paris envisage d'aider ceux qui s'occupent du dossier à réaliser une étude de faisabilité "dès cette année".
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Le Maire espère aboutir "avant l'été 2002" dans la recherche d'un local plus vaste, plus fonctionnel et mieux adapté pour le Centre Gai et Lesbien [de Paris (CGL)].

Il rappelle qu'une subvention au Centre a été votée cette année, "ce qui n'avait jamais été le cas jusqu'à présent".

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19 12 2001 : madfix.com/cadhp > par Franck Antoni, membre de la commission Internet du CADHP
http://www.madfix.com/cadhp/
http://www.cadhp.fr/Presse/1ndexrvpresse.html
http://www.cadhp.fr/apCADHP/CommuniquP_19dec2001.html

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Association de Préfiguration
du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris

Nous vous remercions de bien vouloir prêter attention au communiqué de presse ci-dessous et de lui donner le meilleur écho :

Communiqué de presse
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Depuis le printemps 2001, une petite équipe, structurée en association, travaille à l'élaboration d'un projet de Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP).

Ce Centre aurait pour vocation de regrouper, inventorier, conserver et mettre à
disposition du public les traces de l'histoire de l'homosexualité en France.
.

Un projet d'une telle ampleur nécessite un appui politique.

Les premiers contacts pris avec la Mairie de Paris se sont révélés très fructueux.

Interviewé dans "Illico" du 13 décembre, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, a déclaré :
- "Je souhaite que ce projet voit le jour, à l'instar de ce qui existe dans d'autres capitales.
L'horizon serait plutôt 2003.
- En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes compétentes et sérieuses.
- Nous examinons d'ailleurs sérieusement la possibilité de les aider à réaliser une étude de faisabilité précise, dès cette année."
.

Les personnes intéressées par cette initiative peuvent s'abonner à

- notre liste de diffusion, Archives gay :
http://fr.groups.yahoo.com/group/archives-gay/
pour être informées de l'évolution du projet,

- le dossier présenté à la Mairie de Paris :
http://www.madfix.com/Ledossier/DossierCADHP.html
.

Pour toute information en complément du présent communiqué, les journalistes peuvent contacter Philippe BOT', [trésorier] membre du bureau du CADHP,
par e-mail : mailto : cadhp@madfix.com

Merci.
.

Ce message vous a été adressé par Franck ANTONI, membre de la Commission Internet du CADHP.

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19 12 2001 : déclaration à la Préfecture de Police de Paris > création de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP)

26 1 2002 : Journal Officiel (page 390, rubrique 2243) > Publication légale de l'enregistrement de l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP)
http://assoc.journal-officiel.gouv.fr/FormulaireJo.asp

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Association : ASSOCIATION DE PRÉFIGURATION DU CENTRE D'ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLES DE PARIS.

No / Identifiant :

Activité(s) : Communication / Santé

No de parution : 20020004 . No d'annonce : 2243

Paru le : 26/01/02

Département (Région) : 75 - Paris (ILE-DE-FRANCE)

Sous-préfecture : Déclaration à la préfecture de police.

Type d'annonce : Création (déclaration d'association)

Date de la déclaration : 19 décembre 2001.

Déclaration à la préfecture de police :
ASSOCIATION DE PRÉFIGURATION DU CENTRE D’ARCHIVES ET DE DOCUMENTATION HOMOSEXUELLES DE PARIS.

Objet : mettre en place à Paris, par tous moyens appropriés, un centre d’archives et de documentation sur les minorités sexuelles, qui sera mis à la disposition de toute personne désireuse de se documenter et/ou de conduire des recherches sur les sexualités minoritaires.

Siège social : 33, rue Richer, 75009 Paris.

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3 9 2001 : réunion de la Commission politique de l'association Lesbian & Gay Pride Île de France [devenue aujourd'hui l'associaion Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter LGBT)]
http://www.inter-lgbt.org/article.php3?id_article=81
http://www.france.qrd.org/assocs/lgp-idf/Asso/CP/20010903.txt

[...]

Compte-rendu de la réunion de la Commission politique
du 3 septembre 2001

Présents :
Olivier Allix (APGL), Pascale Bertault (CNH LCR), Philippe Boti (Association pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris), Laurent Chéno (HES, MDH), Philippe Colomb (Amnesty International), Rose Cosson (Contact, LGP-IdF), Franck Dalloz (HES), Vincent Dariosecq (CGAY), Hubert Fargeaud D’Épied (DJ), Jean-François Fiévet (Gare !), René Lalement (GLB, LGP-IdF), Thomas Lamandé (Fant’Asia), Jean Le Bitoux (MDH, Association pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris), Alain Piriou (LGP-IdF), Guillermo Rodriguez (ARDHIS), Rémi Rouyer (LGP-IdF), Pierre Serne (Comm. GL Verts), Natacha Taurisson (ASB), Norbert Wolgust (Beit Averim), Éric Wynckel (DJ)

Ordre du jour
- Action Egypte
- Existrans
- Centre de documentation
- Suivi des rendez-vous ; relations avec les partis et syndicats
- Structuration de la commission politique

[...]

Centre de Documentations et d’Archives Homosexuelles

Dans le questionnaire envoyé pendant les élections municipales, la LGP demandait aux candidats de se positionner sur la question d’un centre de documentation et d’archives de la mémoire homosexuelle.

Des engagements avaient été pris, notamment par le nouveau Maire,
- et des rendez-vous ont été pris avec Odette Christienne, adjointe chargée de la mémoire, et Christophe Girard, adjoint chargé de la culture.
- Depuis le Maire a réaffirmé ses engagements.

L’association "Association pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris" a été créée pour faire avancer le projet,
- et Jean Le Bitoux et Philippe Bot qui en sont les représentants en présente l’état d’avancement.

Le chantier est immense, mais d’énormes quantités d’archives sont déjà mobilisables, même si le travail de recensement va prendre beaucoup de temps.

Le projet fait appel à un financement multipartenarial, où l’État et la Région sont concernés. Il s’appuie pour une grande part sur la numérisation et la mise en ligne des archives.
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Rendez-vous avec les ministères (suite...)

Après la série de rendez-vous en juin, deux autres se sont tenus dans les cabinet du ministère des Finances (le 11 juillet, avec René Lalement, Alain Piriou, Denis Quinqueton) et celui de l’Intérieur (délégation menée par Guillermo Rodriguez, des membres de l’ARDHIS et Danièle Lochak).

L’objet de ces rendez-vous a été d’examiner les revendications relatives au pacs. Nos demandes semblent avoir été entendues. Pour ce qui est de la fiscalité, aucune décision n’a semblé être prise à ce jour, et sur le droit au séjour, le gouvernement fondera son approche à partir des conclusions du rapport des parlementaires. La rencontre au cabinet Ministère de l’Intérieur (la deuxième depuis juin) a eu pour objet l’examen de dossiers litigieux et a débouché sur une série de régularisation. Un rendez-vous est prévu après la publication du rapport des parlementaires.
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Nouvelle série de rendez-vous avec les syndicats et les partis politiques

Des demandes de rendez-vous ont été faites auprès des syndicats ayant soutenu la marche de juin, en particulier avec tous les syndicats enseignants (mais aussi la CGT, la CFDT et SUD).

Une discussion porte sur les conditions du dialogue avec les partis politiques, notamment leurs représentants quand ceux-ci posent de graves difficultés éthiques : le cas d’Alain Madelin pose par exemple problème. Son passé de militant casseur à Occident rend aux yeux de nombreux membres difficile d’entretenir des rapports avec lui aujourd’hui. Toutefois, la réunion de la commission politique qui a précédé la marche a déjà eu ce débat et décidé de demander à Alain Madelin de se positionner par rapport à la marche. Il n’y a cependant pas de difficulté pour modifier cette position. Une réunion est programmée pour avancer sur cette question.
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Structuration de la Commission Politique

La faiblesse de la commission politique est son manque de structuration. Une évaluation des tâches et des besoins sera présentée avant la prochaine réunion qui proposera un renouvellement de son animation.

Il faut en particulier que des personnes se proposent pour prendre en charge certains dossiers ou certaines tâches. Le secrétariat a en particulier besoin d’être renforcé.

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Présents :
[...] Philippe Boti (Association pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris), [...], Jean Le Bitoux (MDH, Association Pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris),

[...]

L’association "Association pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris" a été créée pour faire avancer le projet, et Jean Le Bitoux et Philippe Bot qui en sont les représentants en présente l’état d’avancement. [...]

=>

ENCORE DES FAUSSES INFORMATIONS sur le projet de
Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris

1 - Le vrai nom de l'Association Pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) est :
==> Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP)

2 - Cette association ne sera crée officiellement que le 19 décembre 2001
==> soit plus de 3 mois après ce communiqué de presse !

3 - donc à la date de la réunion du 3 septembre 2001
==> Jean Le Bitoux et Philippe Bot NE SONT PAS des représentants légaux de cette association !

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22 10 2001 : Conseil de Paris > Débat du Conseil Général
http://www.paris.fr/bmo/debat/cgdebat20011022/CGDEBAT20011022-12.htm
http://www.paris.fr/bmo/debat/cgdebat20011022/cgdebat20011022-12.htm

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12 - 2001, ASES 220 G -

Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris,
siégeant en formation de Conseil Général,

de signer avec l'association Centre Gai et Lesbien
une convention pour la réalisation d'actions sociales en direction
des gais, lesbiennes, transsexuels et bisexuels parisiens

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Débat
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Mme Gisèle STIEVENARD, présidente.
- Nous passons maintenant au dossier ASES 220 G. Il s'agit de signer une convention avec l'association "Centre Gai et Lesbien" pour la réalisation d'actions sociales en direction des gais, lesbiennes, transexuels et bisexuels parisiens.
- Je donne la parole à Mme AZZARO.

Mme Nicole AZZARO.
- Merci, Madame la Présidente.
Mesdames, Messieurs, les élus du groupe "Les Verts" sont particulièrement heureux de constater que les besoins de la communauté homosexuelle font enfin partie des préoccupations de Paris.
- Lors du Conseil de septembre j'ai déjà eu l'occasion de saluer le projet de délibération accordant une égalité de droits au personnel de la Ville, qu'il soit marié ou "pacsé".
- Il nous est proposé de voter un projet de délibération accordant à l'association "Centre Gai et Lesbien" une subvention de 200.000 F.
Le C.G.L. accomplit un travail indispensable ; il est un lieu de service en direction des personnes, un lieu d'écoute, de soutien psychologique face aux intolérances sociales, professionnelles, familiales, un lieu où sont disponibles toutes les informations médicales, juridiques, un lieu d'information sur le V.I.H.
Le C.G.L. est aussi un centre de ressource et de soutien logistique pour bien d'autres associations qu'il héberge.
Aujourd'hui, il est débordé et a nécessité de locaux et moyens adaptés aux demandes auxquelles il répond.
Il est également un lieu de réflexion et d'action sur les droits des homosexuels, bisexuels, transsexuels trans-genre, sur la place et leur rôle dans la société.
Je me réjouis que cette subvention que "Les Verts" voteront, soit proposée à l'Assemblée bien que la somme attribuée soit nettement en dessous de la somme demandée de 1 million de francs.
Je rejoins la proposition de Marie-Pierre MARTINET demandant que les sommes allouées soient motivées.
- D'autres associations luttent aussi dans un combat pour la défense des droits, de tous les droits des personnes quelle que soit leur orientation sexuelle.
Je vais vous parler plus particulièrement de l'association "Prochoix" qui est aujourd'hui menacée dans son existence même.
Déjà "Prochoix" n'a pu, faute de subsides, faire paraître la revue qu'elle édite. Pourtant, "Prochoix" offre la seule source d'information sur Internet concernant notamment la contraception et l'I.V.G., un site consulté par 7.500 personnes par jour et cela monte jusqu'à 16.000 quand l'actualité s'y prête.
Ce service devra-t-il cesser ?
Cette association accomplit un travail de véritable utilité publique et possède un Centre de Documentation utilisé par le Planning familial et les services de la Mairie.
Je sais Mme la Première adjointe attentive à ce dossier et je lui en ai parlé ce matin. Il y a les lenteurs de l'instruction des demandes de subventions et l'urgence est là. Ne laissons pas par manque de réactivité mourir une association dont toutes et tous avons besoin.
- Madame la Présidente, vous le savez, le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle devait voir le jour à Paris ; il s'agit d'un projet d'envergure.
La Ville sera, je le souhaite, présente pour soutenir cette initiative d'utilité historique et également d'utilité scientifique, culturelle et citoyenne.
Défendre le droit, la mémoire et l'histoire de toutes et tous, quelle que soit leur orientation sexuelle est l'une des missions nobles ; c'est l'une de celles que Paris doit accomplir.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts", communiste, socialiste et radical de gauche et du Mouvement des citoyens).

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente.
- Merci.

[...]

 
 
 

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