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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
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21 3 2003 : Chat spécial Fête de l'Internet : dialogue entre les internautes et les adjoints au Maire de Paris
http://www.planetechat.fr/chat/paris/appel.htm
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Chat spécial Fête de l'Internet
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Vendredi 21 mars, les adjoints à la mairie de Paris ont participé à un chat à l'occasion de la Fête de l'Internet. Vous trouverez ci-dessous la retranscription [...] du dialogue entre les internautes et les élus parisiens.
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Sandrine :
- Bonjour, j'aimerais savoir comment Paris encourage les jeunes arrivant sur le marché du travail à trouver un logement. La priorité est en effet donnée à ceux qui ont déjà une famille, non ?
Clémentine AUTAIN [adjointe au Maire de Paris, chargée de la jeunesse] :
- Non, Sandrine, nous ne faisons pas de discrimination à l'égard des jeunes salarié(e)s célibataires ! D'abord, 10 % du parc social est occupé par des jeunes. De plus, nous aidons les foyers de jeunes travailleurs qui, sous les précédentes mandatures, ne recevaient aucune aide de la Ville de Paris !
- 1,6 millions d'euros leur sont donnés dorénavant chaque année, somme à répartir sur les 40 foyers que compte Paris. Voilà une aide concrète pour les jeunes qui démarrent dans la vie.
[...]

Sandrine :
- Y a-t-il des fonds pour promouvoir l'accès à des logements abordables ?
Christian SAUTTER [adjoint au Maire de Paris, chargé de l'Economie, des finances] :
- Selon votre revenu, vous pouvez en principe avoir accès à des logements sociaux ou à des logements intermédiaires dont la construction est subventionnée par l'Etat et par la Ville de Paris. Malheureusement, on a construit très peu de logements sociaux depuis 20 ans, et il y a énormément de candidats.
- Depuis 2 ans, la nouvelle équipe de Bertrand Delanoë finance 3 500 logements sociaux par an. Il faudra du temps, mais il y a des prioritaires : familles expulsées, demandes anciennes, jeunes ménages…

TagadaBoobs :
- Je suis dans plusieurs associations homos et aussi féministes. Je suis outrée que vous vous laissiez manipuler par deux lesbiennes pseudo-historiques face à des associations sérieuses sur le sujet sensible des Archives des homos. Où en êtes-vous, soutenez-vous le maire [de Paris] ou ces gens qui disent "les lesbiennes ne sont pas des femmes" ?
Clémentine AUTAIN :
- Chère Tagadaboods : je ne comprends pas la question ! Je soutiens évidemment des deux mains le projet de création d'un centre d'archives homosexuelles et je plaide pour que les lesbiennes aient bien toute leur place dans ce projet. En effet, historiquement, les lesbiennes ont connu une invisibilité qui perdure...
- Par ailleurs, je suis assez grande pour prendre position seule, sans me laisser manipuler par telle ou telle, même si j'ai un grand respect pour les lesbiennes historiques !

TagadaBoobs :
- La situation financière de la mairie de Paris est-elle bonne ? Ne dépensez-vous pas trop d'argent, même si ce sont pour de bonnes choses ?
Christian SAUTTER :
- La ville de Paris a la meilleure notation financière : AAA. Ceci dit, il faut doubler les investissements pour rattraper, les retards sur les crèches, les logements sociaux, les espaces verts, les transports en commun, les écoles...
- Nous allons donc dépenser beaucoup sans augmenter les impôts. Nous allons donc recourir à l'endettement, mais de façon très raisonnable.
[...]

TagadaBoobs :
- Nous avons lu un article sur l'état lamentable des universités parisiennes. Cela relève-t-il de la ville ou de l'Etat ?
David ASSOULINE [adjoint au Maire de Paris, chargé de la Vie étudiante] :
- L'état du parc universitaire dépend de l'Etat. La Mairie de Paris avait refusé de participer au Plan université 2000 lancé par le ministre de l'Education nationale de l'époque, Lionel Jospin. Cela aurait permis de remettre à niveau ce parc universitaire. On a pris 10 ans de retard.
- Aujourd’hui, la ville apporte son concours au Plan U3M et à la construction d'un nouveau pôle universitaire dans la ZAC Paris Rive gauche. Ce nouvel élan permettra à Paris de bénéficier d'un véritable site moderne, accueillant, ouvert sur la ville.
- Par contre, la nouvelle municipalité considère qu'elle doit s'occuper de la vie étudiante, parce que les étudiants sont des citoyens parisiens comme les autres. C'est pourquoi nous construirons en 5 ans 3 000 logements sociaux pour étudiants. Nous avons ouvert une Maison des initiatives étudiants. Nous ouvrons des cellules d'accueil des étudiants étrangers, et en 2004 nous lancerons un passeport étudiant.
[...]

TagadaBoobs :
- Ma copine et moi vivons dans le 17ème. Nous sommes pacsées. La mairie du 17e refuse une fête civile pour nous célébrer. Que faire ?
Clémentine AUTAIN :
- J'en suis bien navrée... Madame de Panafieu fait du patin à roulettes, mais je crois que pour la modernité, c'est le maximum de ce qu'elle peut donner !
- Vous pouvez peut-être essayer dans d'autres mairies, de gauche, qui pratiquent ces célébrations. Par exemple dans le 20e ou le 9e...
[...]

TagadaBoobs :
- Le 17e manque de lieux de culture et de jardins. Qu'est-il prévu de faire ?
Clémentine AUTAIN :
- Le grand projet des Batignolles permettra, à terme, de répondre à ces besoins. 5 hectares d'espaces verts sont prévus avant la fin de la mandature sur cet espace, qui comprendra ensuite des logements, des équipements collectifs... En outre, le conservatoire va déménager et devenir donc plus important. Mais c'est vrai que les manques sont criants....
- Nous ne croulons pas sous les propositions de la Maire du 17e et nous pâtissons des carences des précédentes mandatures.
[...]

TagadaBoobs :
- je ne savais rien de ce projet Batignolles. Vous devriez plus en parler dans les médias ou aux habitants…
Clémentine AUTAIN :
- On fait ce qu'on peut ! Mais j'entends le reproche...
- Ce sont plus de 70 hectares, notamment au-dessus des voies ferrées, au cœur du 17e, qui vont être progressivement aménagés.

TagadaBoobs :
- Nous sommes vraiment ravies de voir une vraie parité et de vrais jeunes élus à la mairie. Pourquoi est-on si en retard au niveau national ?
David ASSOULINE :
- Ce n'est pas le seul domaine où notre équipe est en avance. Parce que le monde politique français est particulièrement conservateur. Si l'on veut ne pas revivre la catastrohe du 21 avril dernier, nous avons intérêt à faire en sorte que les représentants politiques ressemblent un peu plus aux citoyennes et aux citoyens de ce pays, avec leurs différentes origines sociales, culturelles et d'âge.
- Notre équipe municipale montre un chemin. Nous devons encore nous battre pour que cet état d'esprit gagne sur le plan national.
[...]

Simone :
- Bonjour les adjoints. Je trouve courageux de vous lancer dans le débat en ligne !
Christian SAUTTER :
- Si l'on aime la démocratie participative, on ne doit pas se cacher derrière une muraille de papier. On doit discuter avec les Parisiens qui le souhaitent. A suivre…
[...]

TagadaBoobs :
- Archives Recherches [Cultures] Lesbiennes [ARCL] et la Maison des Femmes auraient besoin de soutiens financiers. Vous y pensez ?
Danièle AUFFRAY [adjointe au Maire de Paris, chargée des Nouvelles technologies] :
- Pour Archives Recherches [Cultures] Lesbiennes [ARCL] et la Maison des Femmes, adressez-vous à Odette Christienne, qui est l'adjointe aux archives parisiennes et à Anne Hidalgo, qui est 1ère adjointe au maire [de Paris].
[...]

Lol :
- Comment se présente le vote du prochain budget ?
Christian SAUTTER :
- Le budget pour 2003 a été voté en décembre 2002. Nous allons y apporter quelques corrections dans le budget modificatif de juillet. Et nous avons déjà commencé à préparer le budget 2004 avec les adjoints, les maires d'arrondissement et, c'est tout nouveau, les conseils de quartiers.
- Tout n'est pas possible en même temps, mais la majorité est solide. A suivre.
[...]

Lol :
- Comment sont perçus les jeunes élus au sein du Conseil de Paris ?
Clémentine AUTAIN :
- Difficile de répondre, il faudrait demander aux élu(e)s moins jeunes...
- Mais je pense que l'arrivée de jeunes permet d'enclencher le changement des mentalités pour que l'on comprenne que l'inexpérience ne signifie pas l'incompétence et que la mixité générationnelle est une richesse pour la vie démocratique. Les choses avancent !

Michel B :
- Comment obtenir un appartement en urgence quand on est père divorcé avec trois enfants sans la "garde" mais très souvent avec eux ?
Clémentine AUTAIN :
- Il faut que vous alliez voir très vite une assistante sociale dans votre secteur. Vous pourrez ainsi déposer, si ce n'est déjà fait, une demande de logement social et bien voir toutes les aides auxquelles vous avez droit.
- Les pères élevant seuls des enfants sont assez rares. Vous avez tous mes encouragements !!!
[...]

Born :
- Je voudrais savoir si vous ne souffrez pas trop de la starisation de Bertrand Delanoê et de quelques adjoints comme Bopin, alors que vous, on ne vous voit pas souvent à la télé ?
David ASSOULINE :
- On ne souffre que de ce qui nous manque. Par ailleurs, on ne fait pas de faute d'orthographe à son nom. Baupin s'écrit ainsi.
Clémentine AUTAIN :
- La vie politique ne se résume pas à une course à la médiatisation... Pour ma part, je ne souffre d'aucune frustration sur le plan médiatique !
Burk :
- Moi j'ai déjà vu Clémentine à la télé !
TagadaBoobs :
- Moi aussi, j'ai vu Clémentine à la télé, dans la presse et je l’ai aussi entendue à la radio !

Burk :
- Que faire contre le développement des extrémismes au sein des universités ?
David ASSOULINE :
- Si tu veux parler des extrémismes religieux ou fascistes, je pense qu'il faut rester toujours mobilisés, ne pas faire semblant de ne pas entendre, leur opposer la connaissance, le savoir, les valeurs de fraternité, d'ouverture d'esprit. Ne jamais baisser la garde.

Erwan :
- Bonjour. J’aimerais savoir s'il existe des initiatives dans certaines facultés qui permettent de développer des médias indépendants, des structures ou l'on apprend à récupérer, analyser, traiter et diffuser des informations. Il me semble que ce genre de formation devient indispensable, non ?
David ASSOULINE :
- Je pense qu'il en existe. Ecris-moi à la mairie de Paris, je t'enverrai des documents.
- Par ailleurs, nous avons hébergé Radio Campus et une télé étudiante à la maison des initiatives étudiantes en leur aménageant des super studios. C'est une aide à la création de médias étudiants indépendants.

Burk :
- Peut-on parler d'une citoyenneté des enfants ? Et ainsi développer des projets qui visent à éduquer les gosses à la vie civile ?
Clémentine AUTAIN :
- Oui Burk ! D'ailleurs, certains arrondissements ont mis en place des conseils d'enfants pour les éveiller à la citoyenneté. Le droit de vote n'est qu'une des formes de la citoyenneté. Dès le plus jeune âge, il est bon d'être sensibilisé aux questions liées à la vie en communauté.
[...]

Ismaël :
- Clémentine, je ne sais pas si tu connais l'Association Kelma et les soirées Black Blanc Beur à Paris qui rassemblents des dizaines de milliers de jeunes parisiens.
- Certains sont encore traumatisés par 2002 !!! Le Pen au 2e Tour, Bertrand [Delanoë] qui se fait agresser par un "beur". Ca serait bien si tu pouvais trouver l'occasion de leur dire que votre estime n'a pas changé, les rassurer de votre solidarité…
Clémentine AUTAIN :
- Bien sûr que nous sommes solidaires et impliqués contre toutes les formes de discriminations. Je crois que le maire est assez clair là-dessus... Mais on peut toujours mieux faire !

Michel B :
- A quand une avenue François Mitterrand ?
Clémentine AUTAIN :
- Ce sera très vite. Nous en avons parlé en réunion d'exécutif la semaine dernière... C'est dans l'air !
[...]

TagadaBoobs :
- Beaucoup de jeunes sont étonnés de voir qu'on laisse des médias diffuser des émissions clichées sur les gays et lesbiennes, comme récemment encore sur France 2 avec M. Ardisson. Que faire ?
Clémentine AUTAIN :
- Il n'y a pas de loi contre l'homophobie... Mais le combat est long, difficile... Il faut se mobiliser !
[...]

Aaaa :
- Les Conseils de la Vie Etudiante sont-ils des coquilles vides, comme on leur reproche souvent ? Envisagez-vous de les munir d'un vrai pouvoir de décision ?
David ASSOULINE :
- Si vous parlez des conseils dans les universités, je n'ai aucun pouvoir sur eux ou leur mode de fonctionnement. Quand ce sont des coquilles vides, aux étudiants de se battre pour leur donner une réalité et les remplir de contenus.
- Par ailleurs, la Ville a créé un Conseil parisien de la vie étudiante auquel participent 300 associations étudiantes. Elles essaient d'être un partenaire de la municipalité sur l'ensemble des projets qui concernent leur vie quotidienne.

Jacques :
- Quelle est votre action en matière d'éducation sexuelle et de prévention, notamment dans les universités ?
David ASSOULINE :
- Je crois qu'il y a une confusion sur mon domaine de compétences. Je ne suis pas ministre des universités qui lui, a en charge avec les présidents d'université les fonctionnements et les contenus de l'enseignement. Moi, j'ai en charge de permettre aux étudiants parisiens en dehors des amphis et des cours de pouvoir vivre et s'épanouir comme les autres citoyens dans leur ville.
- Ceci dit, nous aidons et accompagnons les mutuelles et les associations étudiantes qui font des campagnes et des actions de prévention notamment dans le domaine des MST.

Bobo :
- Pourquoi n’y a-t-il pas de forum sur le site Internet de la mairie ? Il faudrait en mettre pour discuter tout le temps avec vous !
Clémentine AUTAIN :
- Les forums sont des outils de dialogue qui demandent du personnel pour les animer.
- Nous en sommes aujourd'hui à la restructuration du site paris.fr et au lancement du portail de la Ville pour les jeunes. Chaque chose en son temps !

[...]

 

Février 2006 > La nuit des petits couteaux : Qui gagnera la bataille de Paris ? [ Jean-Luc Romero : président de Aujourd'hui, Autrement et Conseiller régional UMP île de France ]
=> Des voies nouvelles pour un Paris Autrement ...
Car ce bon François Devoucoux du Buysson, responsable de cette lettre satirique [ leperroquetlibere.com ], sait parfaitement qu'à Paris, il y a de 10 à 15 % d'homosexuels qui n'ont pas toujours été à la fête dans notre bonne ville. J'en ai même parlé avec lui en juillet 2005 dans un bistrot en face de la région : il a dû oublier !
Sous les précédents mandats, aucune association homosexuelle ne bénéficiait de subventions alors que certaines jouent incontestablement un rôle important et que notre capitale a la communauté gay la plus touchée par le sida de toute l'Union Européenne. N'oublions pas qu'un gay sur cinq à Paris est contaminé par le VIH / sida ! Sans compter le travail que font certaines associations pour limiter le suicide des adolescents homosexuels ou en faveur de la lutte contre les discriminations.
En 2004, 3.149 associations étaient subventionnées par la mairie de Paris à hauteur de près de 174 millions d'euros. Et, parmi ces associations, seule une dizaine d'associations homosexuelles - une petite vingtaine en 2005 - sur les centaines que compte nore ville, bénéficiaient d'une aide publique !
On est donc très loin des abus dénoncés par le Perroquet [ Libéré ] ou par certains élus de droite qui voient rouge dès que le mot homo se retrouve dans une délibération, à l'image de Dominique Baud, élue du 15ème arrondissement, obsessionnelle sur la question.
Certes, un terrible précédent qu'a dénoncé, là à juste titre, François Devoucoux du Buysson [ PARIScide, Les gâchis de l'ère Delanoë ( éditions de La Table Ronde ) ], a plombé beaucoup d'initiatives en faveur des associations gay ou lesbiennes.
En septembre 2002, le Conseil de Paris a voté une subvention de 100.000 euros pour la préfiguration d'un Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités
[ de Paris ( AP CADHP ) ], dont l'utilité est évidente.
A l'époque
[ discrètement sollicité par l'Association AP CADHP et la mairie de Paris ], j'ai donc pris ma plus belle plume pour demander aux conseillers de Paris de droite de voter pour cette subvention. Philippe Séguin, alors président du groupe RPR au Conseil, m'assura du vote de son groupe. Effectivement, l'immense majorité du Conseil de Paris adopta cette subvention et, ce faisant, la création du CADHP.
Quelle déconvenue de constater que quelques années plus tard personne ne sait réellement ce qu'est devenue cette initiative et que ces 100.000 euros se sont presque envolés en fumée ? ? ?
Mais est-ce parce qu'un projet n'a pas abouti et que les deniers publics ont ainsi été mal engagés
que les centaines d'associations homosexuelles de Paris doivent être punies ?
Sanctionne-t-on un club sportif qui demande des subsides municipaux au motif qu'un autre club a dilapidé une précédente subvention ? ...

Février 2006 > Delanoë attaqué sur ses subventions [ Nous ( ex IB News ) ]
Françoise de Panafieu, principale rivale de Bertrand Delanoë pour les élections parisiennes de 2008, critique les subventions municipales aux associations gays.
La Ville de Paris est-elle trop généreuse avec les homos ? Qui touche et combien ? Nous a enquêté …
=> De Panafieu polémique
Il y a un an, l'UMP parisienne aurait sucré de son Paris perdu de Bertrand Delanoë les passages critiquant le clientélisme et le communautarisme supposés du maire socialiste.
Françoise de Panafieu, la roller-skateuse aux cheveux blancs ( dixit [ La nuit des petits couteaux de Jean-Luc ] Romero ), revigorée par les sondages qui la donnent la mieux placée à droite pour battre le PS en 2008, n'a pas les mêmes scrupules dans Mon Paris gagnant.
Citant des chiffres inexacts, la députée y affirme que les associations luttant contre la discrimination des homosexuels sont particulièrement gâtées et que la générosité du maire est à la mesure de la reconnaissance qu'il attend.
Annick Lepetit, porte-parole du PS, rétorque que Bertrand Delanoë est un élu responsable, soucieux de défendre les libertés, la tolérance et le respect de l'autre, tandis qu'Anne Hidalgo, sa première adjointe, rappelle que toute subvention donne lieu à un vote au Conseil de Paris [ communiqué du 11 1 2006 ].
Ce que l'UMP sait fort bien pour s'y être régulièrement opposée et avoir critiqué l'influence d'un omniprésent lobby gay

=> Paranoïa sur l'homosexualité
Tout aussi trompeuse est la liesse de nombreux gays qui acclament le nouveau maire sur le parvis de l'Hôtel de Ville, le 18 mars 2001.
Laurent Jagueneau, porte-parole de 3HVP ( la toute nouvelle association des employés municipaux gays [ Homosexuelles et des Homosexuels de l'Hôtel de Ville de Paris et leurs amis ] ), vit de l'intérieur la vague rose :
- C'est pire
, affirme t-il à notre confrère Illico. Beaucoup de gens ont cru que les gays allaient être protégés, alors ils se sont lâchés ; il y a eu une sorte de déchaînement homophobe dans certains services, encore soumis à la main-mise RPR.
Assiégé, le nouveau maire se contente de demander de faire remonter informations et témoignages à Philippe Lasnier, son conseiller-médiateur avec la communauté, ainsi qu'à Christophe Girard, adjoint à la Culture, tous deux homosexuels.
Dans une ambiance de paranoïa, le premier n'hésite pas à rappeler aux journalistes que les conversations téléphoniques sont enregistrées et que la mairie peut compter sur un performant service juridique, tandis que le second promet à ses contradicteurs, comme Delfeil de Ton, auteur d'un éditorial irrévérencieux dans Le Nouvel Observateur, qu'ils auraient affaire à la police communautaire Act-Up Paris et SOS Homophobie, affirme François Devoucoux du Buysson, responsable du site communautarisme.net et auteur d'un récent Pariscide : les gâchis de l'ère Delanoë.
=> Un million pour les gays en 5 ans
Cinq ans après, le point d'achoppement est toujours le même : Toutes les associations [ gays ] méritent-elles vraiment d'être encouragées et financièrement soutenues ?, se demande de Panafieu. Vaste question ! Depuis l'alternance, environ 1 million d'euros leur ont été dévolues. C'est mieux que zéro, mais pas beaucoup plus : 0,2 % du budget consacré au monde associatif parisien.
Devant ces critiques, la Ville, généralement affable sur son soutien aux homos, se croit aujourd'hui obligée de préciser que seules 17 structures avaient reçu en 2005 un montant de 247.000 euros.
Des sommes en concordance avec les étiages listés par le site satirique Notre Dame de Paris ( notre.dame.de.paris.free.fr ) : 45.740 euros pour le 2e semestre de 2001, 273.000 en 2002, 228.950 en 2003, une chute à 142.000 en 2004 et 15.000 depuis le début 2006.
Cependant, à y regarder de plus près, deux associations, le Centre d'Archives et de Documentation [ Homosexuelles de Paris ] ( CADHP ) et le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ] ( CGL ) accaparent à elles seules près de la moitié des subsides gays et illustrent la dérive que connaissent les structures municipalisées ( lire encadré ).
- Cette bérézina a obligé la municipalité à reprendre les choses en main … quitte à renouer avec des pratiques autrefois vilipendées, comme attribuer des fonds à des organismes présidés par des adjoints au maire, dénonce François Devoucoux du Buysson. Et de regretter que la droite qui avait déjà stupidement voté cette première subvention [ au CADH, ndlr ] s'est ainsi privée de la meilleure occasion à ce jour de confondre Bertrand Delanoë en pointant le décalage entre son discours sur l'éthique publique et ses pratiques de réseau.
=> Les chouchous … et les autres
Et, en effet, les soupçons de copinage n'épargnent pas son adjoint Christophe Girard depuis le financement de structures dont il fut président ( 84.000 euros pour le Festival du Film Gai & Lesbien [ Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris ( FFGLP ) ] ) ou membre ( 13.550 euros pour SOS Homophobie, 28.700 pour ProChoix et 32.000 euros avec le ministère de la Santé pour Act-Up Paris qui montrera, en perturbant une Conférence sur la santé gay à l'Hôtel de Ville en novembre 2005, qu'elle n'a décidément pas la reconnaissance du ventre … ).
Inversement, pour ceux qui ne font pas partie du sérail, obtenir ne serait-ce qu'un rendez-vous avec le conseiller-médiateur relève du parcours du combattant.
En juillet 2001, Cineffable, organisatrice de 13 éditions du festival Quand les lesbiennes se font du cinéma, lequel accueille entre 7.000 et 9.000 spectatrices, doit patienter plusieurs mois avant d'être reçue, non par Philippe Lasnier, mais 5 minutes par la Directrice du service cinéma de la mairie.
L'association, qui ne demandait pas grand-chose, si ce n'est le prêt d'une salle, se voit conseiller de remplir un dossier de subvention qui permettrait de louer un lieu plus cher.
=> Saupoudrage financier
La subvention est finalement refusée à la fois par manque de budget et parce que l'événement est non-mixte.
- On se demande si [ cet ] argument avancé par Philippe Lasnier, relève de la mauvaise foi pure et simple, de la misogynie où d'une lesbophobie qui n'ose pas dire son nom, lâche alors l'historienne féministe Marie-Jo Bonnet.
- Il suffit de comparer les subventions allouées au mouvement gay [ masculin, ndlr ] pour comprendre que la disparité est enracinée jusque dans le domaine économique.
Ce n'est que la mobilisation du gratin goudou, alors très remonté contre le « sexisme » du projet-phare de CADHP, qui fait fléchir la mairie, laquelle fait voter deux fois 15.000 euros à Cineffable, plus 10.000 pour Archilesb! [ en réalité pour l'association Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes ( ARCL ) ].
La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne ( FSGL ) connaît pareille mésaventure, malgré ses entrées à la mairie ( Philippe Lasnier fut président du club gay Paris Aquatique ).
Car il ne s'agit plus de saupoudrer 4.000 euros mais de contribuer à un projet de 11 millions ...
- Réalisme et grande prudence par rapport au budget total impliqué deviennent de rigueur, d'autant qu'aucun événement gay ne manie un tel budget
Du coup, l'aide municipale se limite à une lettre de bonnes intentions du Mr. Gay puis, très tardivement, du maire. Mais pas d'argent public, à cause de la frilosité et la réticence des sponsors privés vis-à-vis de la cible gay !
=> Les bobos virent à droite
Cet argument, combiné à la baisse de popularité de Bertrand Delanoë chez les bourgeois bohèmes qui l'ont élu ( moins 18 points depuis 2003 ) tendrait à confirmer la constatation que fait Devoucoux du Buysson ( et vraisemblablement aussi de Panafieu ) :
- Un homosexuel bourgeois ressemble de plus en plus à un bourgeois homosexuel en vieillissant et il est probable que les électeurs parisiens qui s'identifient au mouvement gay se montreront plus sensibles aux arguments politiques leur permettant de valoriser leur patrimoine immobilier et d'alléger leur fiscalité qu'à des controverses relatives à des droits qu'ils ne sont qu'une minorité à réclamer, comme le mariage ou l'adoption.
Dit simplement : à voter à droite.
Par ailleurs, en finançant la vieille garde associative plutôt que des événements fun, Bertrand Delanoë prend le risque de s'aliéner la part la plus jeune de l'électorat gay, qui le crédite encore de 78 % de confiance pour faire avancer l'égalité des droits. Mais qu'en sera-t-il en 2008 ?
La dérive des centres municipalisés
Annoncé pour 2003, le Centre d'Archives et de Documentation [ Homosexuelles de Paris ] ( CADHP ) est repoussé à 2007 tandis que le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ] ( CGL ) cumulera le même retard lorsqu'il aménagera dans ses nouveaux locaux en juin [ projet de Grand Centre LGBT de Paris île de France ].
Le fait que le CADHP ait dilapidé 100.000 euros en salaires, loyers et charges externes fait bondir Michel Chomarat, initiateur avec la mairie PS de Lyon d'un projet similaire [ à la Bibliothèque Municipale de Lyon ], qui a abouti plus rapidement et pour moins cher :
- On croit rêver face à l'incurie récurrente et au manque de contrôle manifeste des deniers publics. Comment en est-on arrivé à ce point d'amateurisme et de copinage ?
Pour Marie-Hélène Bourcier, d'Archilesb!, il s'agit ni plus ni moins que de réaliser une promesse électorale à n'importe quel prix, soit 820.000 euros d'ici 2007, puis 334.300 par an.
Du coup, pour partager les risques, on sollicite le ministère de la Culture tout en conservant une solution de repli : associer le CADHP au CGL.
Le problème est que cet autre canard boiteux, qui doit 47.000 euros à un salarié, est en quasi-faillite malgré des perfusions municipales de 330.490 euros depuis 2001 …

mai 2004 : Qu'est-ce qu'une femme désire quand elle désire une femme ? > essai de Marie-Jo Bonnet (éditions Odile Jacob)
http://www.bluebookparis.com/ index.html
http://www.fnac.com/ Shelf/article.asp? Mn=5&Origin=fnac

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extrait du chapitre 5

Le refoulement du désir lesbien dans la Cité
Formes et figures de la lesbophobie

pages 188 à 196

[...]
Mais c'est peut-être dans la façon dont l'argent publique est redistribué aux associations qu'on perçoit le mieux à quel point notre société est toujours gouvernée par un pouvoir masculin.
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Parfois même, c'est le pouvoir gay qui devient lesbophobe comme l'association Cinéffable en a fait la triste expérience durant l'été 2002.
- En 2000, Cinéffable présente plusieurs demandes de subventions auprès des pouvoirs public afin d'être aidée dans l'organisation de son festival de cinéma.
- Cinéffable est une association qui existe depuis quinze ans, comprend 4000 adhérentes et organise chaque année un festival de films lesbiens qui réalise plus de 7500 entrées en quatre jours, ce qui est considérable quand on sait que les animatrices de l'association travaillent bénévolement depuis le début.

C'est un choix d'autonomie qu'elles assument et qui a fait ses preuves puisque ça marche par autofinancement grâce à une démocratie interne remarquable qui s'appuie sur l'énergie et la générosité de l'équipe.
- Victime de son succès, elle a dû chercher de nouveaux locaux pour remplacer ceux devenus trop petits du Centre Culturel de Kremlin Bicêtre qui leur demandait par ailleurs de quitter les lieux pour les réserver à la politique locale.
- Seulement, la location de salles de grande taille est très chère à Paris, c'est pourquoi elles ont demandé l'aide des élus.

Le maire de Boulogne-Billancourt a refusé de leur louer la salle de conférence de l'Espace Landowski et l'équipement municipal du cinéma voisin.
- Jean-Pierre Fourcade, maire de la ville, a répondu : " En égard aux thèmes que vous projetez d'évoquer lors de cette manifestation, je regrette de ne pouvoir réserver une suite favorable à votre requête ".
- Etant donné qu'il s'agissait d'une municipalité de droite, ce refus n'a surpris personne.

Mais ce ne fut pas le cas quand Cinéffable se vit refuser une subvention de 30.000 euros par le cabinet du Maire de Paris, sous le prétexte que ce festival était non mixte.
- Je dis sous prétexte parce que Cinéffable n'a pas reçu de lettre lui notifiant le refus alors que dans le même temps, une subvention était octroyée au festival gay et lesbien [de Paris [FFGLP)] qui avait été présidé par Christophe Girard, devenu depuis l'élection de Bertrand Delanoë, adjoint au maire chargé de la culture de la ville de Paris.
- Ainsi, aucune subvention n'était accordée à une association de lesbiennes sur l'exercice 2002.
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C'est à travers ces micros-faits qu'apparaît la disparité de traitement entre les gays et les lesbiennes. Elle est devenue si criante qu'on s'étonne que le pouvoir politique ferme les yeux quand par ailleurs il se fait le champion de la lutte contre les discriminations. A moins qu'il ne feigne de croire que ce qu'il donne aux uns bénéficie aux autres, et se contente de parer au plus pressé en satisfaisant les gays qui sont, comme on le sait, bien mieux implantés que les lesbiennes dans les mouvements politiques.

A droite comme à gauche, remarquons-le. La première réunion du groupe " Gay Lib " de l'UMP, organisée à l'Assemblée Nationale en février 2003, ne rassemblait que des garçons, une centaine, ce qui donne une idée de la réalité factuelle d'un monde politique très peu féminisé.
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On se demande alors si l'argument de la non mixité avancé par le Conseiller auprès du Maire de Paris, chargé des relations avec les homosexuels, Philippe Lasnier, relève de la mauvaise foi pure et simple, de la misogynie où d'une lesbophobie qui n'ose pas dire son nom.

Il suffit de comparer les subventions allouées au mouvement gay par la mairie de Paris pour comprendre que la disparité est enracinée jusque dans le domaine économique. Surtout que les subventions votées par la mairie de Paris aux associations gays ont toutes été attribuées à des associations gay ou gay " et ? " lesbiennes. La somme globale de 510.941 euros ont été votées par le Conseil de Paris à 7 associations Gay " et? " Lesbiennes en 2002, dont
- 7.000 euros à " Paris Aquatique ", une association de nageurs,
- 5.000 euros à la chorale " Gay Melo Men ",
- et 100.000 euros pour le projet de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP) présenté par Jean Le Bitoux et Christopher Miles.

Ces sommes issues de l'argent publique permettent de louer des locaux, de salarier des militants et de faire fonctionner le mouvement gay à des hauteurs que le mouvement féministe tout entier n'oserait rêver. Car de ce côté là, nous devons plutôt faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Sans doute les femmes ne représentent-elles pas le même poids électoral, ni la même force de frappe. Mais tout de même ! Il y a des limites, et la gauche ne peut pas d'un côté voter une loi sur la parité, et de l'autre reconduire les discriminations par le biais économique.

Certes, les lesbiennes ont des pratiques différentes avec l'argent.
- Outre qu'elles n'ont pas l'habitude de brasser des milliards,
- ni de faire des déficits de un million soixante dix mille francs, comme ce fut le cas de la Lesbian and Gay Pride en 1996 pour l'organisation de la marche de juin,
elles préfèrent ne pas demander de subvention afin de ne pas se sentir moralement liée par l'argent public. Mais elles changent.

Et en 2003 l'injustice de traitement hommes - femmes (ou gays - lesbiennes) devint si flagrante qu'après une campagne de sensibilisation auprès d'Anne Hidalgo, une subvention de 15.000 euros fut attribuée à Cinéffable, sur un total de 218.950 euros attribués aux associations gays (et) lesbiennes.
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Sommes-nous confrontées à une nouvelle forme de lesbophobie institutionnelle : le communautarisme gay ? La question ne se posait pas dans les années 1970 où, en dépit de sa misogynie, le mouvement gay était très proche des positions féministes.

- Le développement d'un militantisme communautaire destiné à lutter contre le sida a changé la donne du tout au tout. Au niveau économique, bien sûr, où l'argent drainé à permis de construire des structures militantes subventionnées par l'argent du sida. Comme les partis et les syndicat, le mouvement gay a ses salariés à Aides comme à Act up.

- Rien de tel chez les lesbiennes et même le mensuel Lesbia magazine qui existe depuis plus de vingt ans, est toujours réalisé par des bénévoles. Les femmes connaissent le prix de l'argent et se sentent bien plus redevables que les hommes quand la Cité leur en donne. Résidus du mariage ? Peut-être, mais n'oublions pas qu'elles se sentent toujours plus ou moins en visite chez la tante à héritage dans le monde politique, tandis que les gays y évoluent comme un poisson dans l'eau.
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Mais par-delà les problèmes structurels qui montrent que les fondements du patriarcat sont toujours solidement implantés dans les esprits masculins, on peut s'inquiéter des dérives lesbophobes de ce communautarisme gay à la française. A l'université nous retrouvons les mêmes pratiques discriminatoires sur fonds de respectabilité scientifique. Toute personne qui n'adhère pas aux orientations des leaders, à leurs réseaux, à leurs grippes intellectuelles risque la mise en quarantaine, la censure ou l'exclusion.

Des conflits éclatent régulièrement dans les régions lors de l'organisation des Fiertés homosexuelles, par exemple, ou sur des festivals dont le contenu culturel est trop souvent porté vers la consommation d'images sexuelles.
- A Marseille, en 1996, les trois associations lesbiennes de la ville ont décidé de défiler de l'autre côté de la Lesbian & Gay Pride pour protester contre le coup de force d'une minorité d'hommes qui a déposé des statuts organisateurs de la marche "prétentieux et récupérateurs " .
- En 1999 les " Dé/générées " de Lille ont distribué un tract lors de la Marche parisienne où elles disaient : " Nous ne nous reconnaissons pas dans l'organisation de la (Lesbian ?) & Gay Pride, vitrine d'une homosexualité intégrée, politiquement correcte, commerciale et branchée, masculine et misogyne. Nous revendiquons notre diversité et le regard critique que nous portons sur la société " .

Je pourrais citer une multitude d'exemples du même style illustrant la quasi impossibilité de dialoguer sur le prétendu terrain commun de l'homosexualité quand les objectifs divergent a ce point.
- Des conflits qui peuvent aller jusqu'à la violence, l'injure misogyne et même la censure comme on l'a vu avec Didier Eribon, directeur du Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, paru en 2003 chez Larousse, qui s'est permis de décider seul du contenu de la culture lesbienne en écartant des chercheuses lesbiennes et féministes faisant référence dans leur domaine parce que leurs idées ne lui convenaient pas.
- C'est évidemment contraire à la notion même de dictionnaire et les protestations des associations lesbiennes et féministes ont révélé le côté partisans de ces prétendues entreprises communautaires où les lesbiennes n'ont d'autre choix qu'entre les rôles de potiche ou de boniche des gays au pouvoir .
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La mise en place du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris (CADHP) durant l'hiver 2002-2003 est également assez exemplaire de la lesbophobie gay qui s'est développée avec la montée en puissance politique des gays sur fond de communautarisme masculin.

Dans les principes, d'abord. Il est dit dans le projet initial que " dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine pour des raisons historiques ". Quelles sont ces raisons ? Mystère.
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Dans le processus du vote de la subvention de 100 000 euros ensuite. Elle a été accordée à la quasi unanimité du Conseil de Paris à la suite de négociations discrètes avec la droite à travers Jean-Luc Roméro,
- président (U.M.P.) de groupe
au Conseil de Paris
- et par ailleurs président de l'association des Elus locaux Contre le Sida (ELCS) subventionnée par la mairie de Paris.

Pour " éviter les dérapages homophobes ", une alliance fut nouée entre la gauche et la droite qui fit passer le projet sans coup férir. Mais les lesbiennes se sont réveillées. Une pétition " Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris " fut lancée par Marie-Hélène Bourcier du groupe Archilesb! à l'automne 2002, suivie par une autre de l'association transsexuelle " Vigitrans " qui ont recueilli près de 900 signatures.

L'affaire devint bientôt publique à travers un article de Blandine Grosjean, paru dans Libération,
- où les défenseurs du projet de préfiguration du CADHP qualifiaient les lesbiennes " d'hystériques "
- tandis que René-Paul Leraton, par ailleurs spécialiste de la pornographie gay, déclarait à la journaliste : " Les lesbiennes historiques ont l'habitude de s'en prendre aux seuls mecs qu'elles ont sous la main : les pédés " .

Il est rare d'avoir a faire à une lesbophobie gay aussi sûre d'elle. Il faut croire que R-P. Leraton disposait de soutien hauts placés pour oser tenir de tels propos dans un conflit où était impliquée la mairie de Paris. Mais c'est justement la vertu du communautarisme gay que de compter sur des solidarités issues d'intérêts sexuels communs.
- Personne n'a démenti ces propos, et surtout pas le Conseiller auprès du Maire de Paris chargé des relations avec les homosexuels, Philippe Lasnier, dont on aurait pu penser qu'il était de son devoir de défendre la dignité des lesbiennes.
- Or non seulement il ne l'a pas fait, mais il s'est fait le défenseur inconditionnel du projet de Jean Le Bitoux, n'hésitant pas à donner de sa personne pour en faire la publicité à la presse ou s'attaquer aux pétitionnaires.

On est ainsi arrivé à ce curieux paradoxe du communautarisme gay :
- d'un côté, il refuse des subventions au mouvement lesbien sous prétexte qu'il est non mixte.
- De l'autre il soutien inconditionnellement les projets gays, même quand ils sont un peu trop ouvertement non mixte. Personne n'y voit que du feu puisque c'est un homme qui représente les homosexuels. Les gens s'imaginent qu'il représente aussi les lesbiennes, comme dans la vie politique ordinaire.
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Pour qu'il y ait lesbophobie induite par le communautarisme gay, il faut donc la réunion de plusieurs facteurs dont le dénominateur commun est l'intérêt des gays.

Dans notre exemple il y a trois hommes connus dans la communauté gay qui rédigent un projet qui se fait passer pour mixte tout en spécifiant quelque part qu'il concerne d'abord les gays. La collusion entre la droite et la gauche pour voter la subvention. La dévotion du représentant des associations homosexuelles aux seuls intérêts gays. Et un réseau militant solide prêt à faire taire les opposants .

Cette domination masculine est-elle favorisé par silence des femmes politiques au pouvoir ? Elles protestent beaucoup trop rarement et trop timidement devant les discriminations lesbophobes, même lorsqu'elles sont ministres ou a de hauts postes de responsabilité.
- Ainsi, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris et responsable de l'Observatoire pour l'égalité entre les femmes et les hommes, s'est montrée très discrète, ne disant pratiquement rien pour que cesse la discrimination dont les lesbiennes font l'objet dans des projets soutenus par la mairie. Anne Hidalgo souhaitait fonder à Paris une Cité des femmes qui rassemblerait une bibliothèque, des archives, des salles d'exposition et de réunion et c'était l'occasion de poser le problème politique en engageant un débat public sur le sujet.
- Rien n'a été fait, hélas, et les protestations de Clémentine Autain, adjointe au maire, lors du débat introduisant le vote de la subvention au CADHP sont restées lettre morte :

" Clémentine Autain :
- On parle des gays et moins des lesbiennes... Je vois que cela fait ricaner mes collègues de l'opposition.
Mme Anne Hidalgo, première adjointe, présidente :
- Ils sont un peu dissipés. Je vous demande de bien vouloir porter toute l'attention à ce dossier et de faire silence.
Mme Clémentine Autain, adjointe :
- Je voudrais qu'on fasse attention à la bonne répartition pour permettre une juste visibilité de la communauté lesbienne. Dans l'exposé des motifs, il est fait mention d'un site internet comportant une histoire du gay-Paris... Et le Paris des lesbiennes ? (...)
- Je voudrais par ailleurs que dans la composition de l'Association
[de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP)] et du Comité qui va suivre ce projet, il y ait une place pour la coordination lesbienne [en France (CLF)].
- Ainsi, dans le conseil d'administration, d'après ce que j'ai compris, il n'y a que trois femmes sur neuf hommes. Peut-être pourrait-on viser la parité ? Je pense qu'on doit pouvoir trouver des chercheurs et des scientifiques femmes pour être dans ce Conseil d'Administration ".

Il est encore trop tôt pour tirer les leçons de la quasi impuissance des femmes politiques face à la lesbophobie, mais il n'est pas difficile de comprendre que le faible poids politique des femmes en général, se répercute sur les lesbiennes qui sont traitées comme une question subsidiaire.

Peu d'électeurs risquent de leur en vouloir, remarquons-le lucidement, ce qui montre l'efficacité de la lesbophobie larvée de nos société avancées qui sont capables de descendre en masse dans la rue pour faire barrage à Le Pen mais qui se bouchent les oreilles quand les citoyennes sont insultées publiquement ou traitées en quantités négligeables parce que coupables d'aimer les femmes.

Ceci explique peut-être cela. A force d'écraser la dignité des personnes sous des stratégies électoralistes, le lien démocratique se dissous à bas bruit et l'on se rend compte un soir qu'un candidat d'extrême droite est arrivé en deuxième position des élections présidentielles.

Les défaites électorales sont tissées d'une multitude de petites démissions de cette espèce.
- Les promesses électorales sont faites pour créer un lien démocratique avec son électorat potentiel.
- Si elles ne sont pas tenues, ou si elles dérivent vers des choix sectaires, le lien politique devient complètement illusoire.
- Les élus se retrouvent en porte à faux par rapport à leurs convictions et s'étonnent que leurs électeurs les abandonnent.
[...]

Renvois :

[1] Lettre du 8 mars 2000 à Madame Florence Hertz, présidente de l’association.

[2] Illico, 16 janvier 2003, p. 22.

[3] Nicole Sirejean, « La fierté homosexuelle à Marseille ou petite chronique sur la classe des femmes et la classe des hommes », Lesbia magazine, juillet-aout 1997.

[4] Anne-Françoise Lefebre - Nathalie Rubel, « Une lesbian and gay pride peut-elle être lesbienne ? », Ex-Aequo, juillet 1999.
- Voir aussi Marianne 3-9 février 2003, p.63,
- le magazine suisse 360° de mars-avril 2003, « Paris brûle-t-il ? »
- et Maria Grazia Meda, « Les gays sont machos ! »,
- Courrier International n° 658, 12-18 juin 2003, p. 13..

[5] voir l’article de Xavier Héraud dans Têtu du 16-6-03 à l’encontre du « Comité contre la censure »,
- Clarisse Fabre « Quand les lesbiennes demandent la « parité » avec les gays », Le Monde 29-30 juin 2003, p. 8,
- et les communiqués de la Coordination Lesbienne en France, des Associations Cibel, les Voies d’Elles, ainsi que le Collectif de la marche lesbienne qui dénoncent le « gaycentrisme », l’invisibilité des femmes et des féministes et les insultes diffamatoires.
- voir le site lesbien « Tasse de Thé » : http://www.tassedethe.com

[6] Blandine Grosjean, « Des lesbiennes parisiennes contre le “machisme gay” », Libération, 7 décembre 2002.

[7] Je renvoie à ma « Lettre ouverte à Bertrand Delanoë, Maire de Paris, à propos du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CAHDP) qu’il souhaite fonder dans la capitale » du 22 janvier 2003, et à l’ensemble du dossier mis en ligne sur le site de l’Académie Gay & Lesbienne : http://www.archiveshomo.info

[8] Compte rendu du débat des délibérations du Conseil municipal de Paris du 24-9-02

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mai 2004 : Qu'est-ce qu'une femme désire quand elle désire une femme ? > essai de Marie-Jo Bonnet : éditions Odile Jacob
http://www.fnac.com/ Shelf/article.asp? Mn=5&Origin=fnac

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Qu'est-ce qu'une femme désire
quand elle désire une femme ?

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Présentation par les éditions Odile Jacob :

Occulté depuis l'Antiquité, le désir de la femme pour la femme ressurgit constamment au cours de l'histoire, malgré sa répression, sa négation ou la fausse indifférence qu'il suscite aujourd'hui.
- Marie-Jo Bonnet interroge son statut dans la Bible, la psychanalyse, la famille et le politique ;
- elle se demande pourquoi il n'a pas de place ni d'identité propre dans la Cité, alors qu'il n'est frappé d'aucun interdit de type religieux ou profane. Créateur et spirituel, serait-il un instrument de libération politique ?

À cet égard, elle livre une analyse originale de l'expérience du MLF, des débats récents autour de l'homosexualité, de la lesbophobie persistante.

Mais le désir quel qu'il soit est avant tout une expérience singulière et complexe. Elle dresse ainsi un tableau inédit des différentes figures de l'amour lesbien à travers la littérature :
- chez des auteurs classiques comme Marguerite Yourcenar, Violette Leduc, Simone de Beauvoir et Djuna Barnes,
- plus récents comme Monique Wittig, Anne Garreta et Christine Angot, ou plus inattendus comme Madame de Sévigné.

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15 4 2004 > Précisions dans l’affaire CLIT contre l'historienne Marie-Jo Bonnet [ tetu.com ]
( Justice ) France : Dans le Quotidien du 30 mars 2004, nous faisions état de l’ordonnance de non-lieu rendue dans l’affaire opposant l’historienne Marie-Jo Bonnet à Georgette W. Butch et deux autres adhérentes du Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives ( CLIT ).
Marie-Jo Bonnet, qui avait porté plainte après avoir reçu chez elle 5 tampax usagés ( action revendiquée par le CLIT ), a tenu à apporter quelques précisions :
- Lors de l'entrevue avec Mme la Juge d'Instruction, nous avons convenu de pacifier les choses et ne pas aller jusqu'au procès, à condition toutefois que je reçoive des lettres d'excuse des trois jeunes filles mises en examen, nous écrit-elle.
- Georgette W. Butch, m'a envoyé une lettre d'excuse datée du 4 décembre 2003, ainsi que les deux autres jeunes filles. J'ai informé Mme La Juge d'instruction que j'avais reçu les lettres d'excuse, et qu'en conséquence j'estimais qu'une solution amiable avait été trouvée.

14 4 2004 > Droit de réponse de l'historienne Marie-Jo Bonnet au magazine Têtu sur sa plainte contre le CLIT [ feministe.net ]
Marie-Jo BONNET, Docteur en Histoire : Paris, 14 avril 2004,
Le journal Têtu a fait état dernièrement de l'Ordonnance de non-lieu rendue par le Juge d'Instruction le 3 février dernier à la suite de la Plainte contre X que j'avais déposée le 23 décembre 2002 pour envois anonymes de tampax ensanglantés, cinq jours durant, suivis d'une lettre injuriante.
Le journal a basé son information sur les dires de Esther Boschko, alias Georgette W. Butch, qui s'est bien gardée de dire l'essentiel. A savoir :
- 1 . Les qualifications ont été augmentées par le Ministère Public à : Violences volontaires en réunion avec préméditation et Menace ou acte d'intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter. Trois jeunes filles ont été mises en examen, dont Esther Boschko.
- 2 . Lors de l'entrevue avec Mme la Juge d'Instruction, nous avons convenu de pacifier les choses et ne pas aller jusqu'au procès, à condition toutefois que je reçoive des lettres d'excuse des trois jeunes filles mises en examen, sachant que l'une d'entre elles s'était déjà longuement excusée auprès de moi, regrettant d'avoir été entraînée dans cette action de Commando sans même me connaître.
- 3 . Lors de la confrontation en novembre 2003, j'ai confirmé mes propos précédents en ajoutant que l'envoi de tampax ensanglantés était une méthode pratiquée par l'extrême droite dans sa lutte contre l'avortement.
- 4 . Esther Boschko, allias Georgette W. Butch, m'a envoyé une lettre d'excuse datée du 4 décembre 2003, ainsi que les deux autres jeunes filles.
- 5 . J'ai informé Mme La Juge d'instruction que j'avais reçu les lettres d'excuse, et qu'en conséquence j'estimais qu'une solution amiable avait été trouvée.
- 6 . L'ordonnance suivante a été rendue le 3 février 2004 : Déclarons n'y avoir lieu à suivre en l'état et ordonnons le dépôt du dossier au greffe pour y être repris s'il survenait des charges nouvelles.
Je demande au journal Têtu de publier intégralement mon communiqué.
[ signature de ] Marie-Jo Bonnet

Avril 2004 > Licenciement du Responsable du Comité d'Acquisition ( et/ou Directeur ? ) de l'AP CADHP
> L’histoire | Gays : archives enterrées [ nouvelobs.com ] 19 5 2005
Annoncé pour fin 2004, puis début 2005, le projet du futur Centre d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ) n’est toujours pas arrivé sur le bureau d’Odette Christienne, adjointe de Bertrand Delanoë, chargée de la mémoire.
En 2002, la Mairie de Paris accorde une subvention de 100.000 € pour préfigurer un Centre d’Archives Homosexuel.
Polémique dès le début. Sur la parité du Conseil d’Administration ( aujourd’hui respectée ), sur le président ( aujourd’hui remplacé par Stéphane Martinet ), sur l’initiateur du projet et seul salarié de l’association, Jean Le Bitoux ( licencié en avril 2004 ) … Autant de facteurs qui ralentissent les travaux.
Aujourd’hui, les 100.000 € sont épuisés, le local qui a servi de siège à l’association a fermé le 15 janvier dernier.
Quant au rapport de faisabilité, on ne finit plus d’attendre ce qu’il va préconiser. Stéphane Martinet assure qu’il sera remis très prochainement à l’Hôtel de Ville. La Mairie, qui n’a aucune envie de faire de vagues, estime qu’elle n’en est plus à quelques semaines près ...
Mais il reste encore beaucoup de questions en suspens, notamment sur son financement. Le dossier embarrasse la municipalité face à l’embourbement de la situation au fil des mois. Avec le risque, à force de jouer à l’Arlésienne, que le futur CADHP ne tourne au Titanic.

30 3 2004 > Non-lieu dans l’affaire Marie-Jo Bonnet / CLIT [ tetu.com ]
Selon nos informations, Georgette W. Butch, cofondatrice du Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives ( CLIT ), a bénéficié d’un non-lieu dans l’affaire qui l’opposait à l’historienne Marie-Jo Bonnet. L’ordonnance a été prononcée le 2 février dernier par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Marie-Jo Bonnet avait porté plainte pour blessures volontaires sans ITT ( Incapacité Temporaire de Travail ) suite à l’envoi de plusieurs tampons usagés à son domicile, en décembre 2002.
L’action avait été revendiquée par le CLIT, qui l’avait justifiée par les prises de positions de Marie-Jo Bonnet contre le Centre d’Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris ] ( CADHP ) piloté par Jean Le Bitoux ( lire Têtu n° 79 ).
Marie-Hélène Bourcier et la journaliste Blandine Grosjean [ la journaliste auteure de l'article Des lesbiennes parisiennes contre le machisme gay : elles s'estiment exclues du projet de Centre d'Archives Homosexuelles [de Paris (CADHP)], publié par ] ( Libération ) avaient également été visées par le CLIT, mais elles n’avaient pas souhaité donner suite.

juillet 2003 : Genres > la lettre mensuelle du Centre Gai et Lesbien de Paris
http://www.cglparis.org/ genres0307.htm

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Edito > par Pascal (Trésorier)

Le CGL Paris ? .... des Touristes ? Non, le CGL de Paris n'est pas composé de touristes !

Comme vous avez pu le constater, le CGL Paris confirme sa crédibilité et sa notoriété.
- Pour sa crédibilité, il se structure de la manière la plus durable et la plus professionnelle possible pour répondre au mieux aux attentes et besoins exprimés.
- Ainsi, les mandats des administrateurs sont de 3 ans.
- Sont recherchées des conventions pluri-annuelles de financement avec nos bailleurs de fonds à l'exemple de celle avec la Mairie de Paris.

L'équipe existante des collaborateurs du CGL de Paris s'est vue renforcée par des professionnels notamment avec
- Marie-Lys, chargée de la communication,
- Jarmila, secrétaire administrative,
- Luc, psychologue,
- ou Magali, assistante sociale dorénavant à plein temps...

On peut penser que cette politique commence à donner ses fruits lorsque le Conseil d'Administration voit ses projets aboutir
- avec la refonte des statuts
- ou encore l’approbation à l'unanimité des comptes 2002 et du budget prévisionnel 2003.
[...]

Brèves

[...]

Le conseil du juriste > par Pascal Saba

La transmission des biens dans le cadre d’un Pacs [...]

Focus associations > par Magali Albou

Le CADHP avance-t-il ?

Un nouveau Conseil d’Administration, un vrai local, et une forte opposition : le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles s‘installe …

L’Association de Préfiguration du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) vient de modifier son Conseil d’Administration en parité hommes/femmes.
- Sitôt formé, il est critiqué : certaines catégories LGBT seraient sous - représentées.

Voici les membres du CA :
- Yves Clerget (Architecte, cofondateur de la librairie Les Mots à la Bouche) ;
- Catherine Daniel (Psychothérapeute, formatrice à FAG) [Trésorière de l’Association de Préfiguration CADHP]
- René Lalement (Enseignant, chercheur ; ancien Président de l'Inter LGBT) ;
- Philippe Lasterle (Historien, documentaliste) ;
- Catherine Marjollet (Psychanalyste, cofondatrice du magazine Lesbia) ;
- Stéphane Martinet (Conseiller culturel auprès du Maire du 11eme arrondissement ; ancien Président de HES) [Président de l’Association de Préfiguration CADHP]
- Charles Myara (Editeur, spécialisé en multimédia et bibliographie ; ancien Vice-président du Beit Haverim) [Secrétaire de l’Association de Préfiguration CADHP]
- Geneviève Pastre (Ecrivain, éditeur, ancienne Présidente de la radio Fréquence Gaie) ;
- Isabelle Serve (Professeur de droit, Présidente de l'association lesbienne La Lune, à Strasbourg) ;
- Florence Tamagne (Docteur de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, auteur, professeur à l'Université de Lille 3) [Vice Présidente de l’Association de Préfiguration CADHP]
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Le Conseil d'Administration a en outre procédé à la nomination
- du responsable du Comité d'acquisition :
M. Jean Le Bitoux.

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L'AP CADHP est aujourd'hui dotée d'un local

- situé au 37, rue Notre Dame de Nazareth, dans le 3ème arrondissement.
- Les réunions n’y sont pas encore possibles.
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Une liste « complémentaire »

Face au Conseil du CADHP, une liste s’élève pour dénoncer un manque de représentation des lesbiennes, des bi ou des trans :
- Marie-Hélène Bourcier (Sociologue - à l’origine du collectif et de la pétition Archilesb !, visant à alerter sur l’absence de représentation lesbienne dans le projet) ;
- Marie-Jo Bonnet (Historienne) ;
- Tom Reucher (à l’origine du collectif et de la pétition Vigitrans visant à alerter sur l’absence de représentation des transsexuels, transgenres dans le projet) ;
- Le collectif LopattaQ (Jean-Christian Régnier), composé de pédés queer (« folles ») ;
- [B. Phan] Hoàng (Co fondateur de l’Académie Gay et Lesbienne, qui fait le travail de fourmi, depuis 26 ans, de collecter flyers, gratuits, magazines relatifs à notre population) ;
- Armand Hotimsky (Président du Caritig : Centre d’Aide, de Recherche et d’Information sur la Transsexualité et l’Identité de Genre) ;
- Patrick Cardon (à la tête de Gay Kitsch Camp à Lille – Editions littéraires et lieu) ;
- Patrick Elziere (de Gayvox.com [acquéreur des] Archives de Gai-Pied) ...

La liste n’est pas exhaustive.

Membres du Comité de pilotage initial,
- certains de ces inscrits avaient commencé à travailler sur le projet.
- D’autres les ont rejoints pour apporter la richesse de leur vécu, leurs archives ou les témoignages d’un temps passé.

Ces deux équipes parviendront-elle à travailler ensemble ?

[...]

26 2 2003 : communiqué de l'historienne Marie-Jo Bonnet
http://www.penelopes.org/ xarticle.php3? id_article=3401

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Marie-Jo BONNET
Docteur en Histoire
contactmjbonnet[AT]yahoo.fr

Paris, le 26 février 2003

Compte-rendu de ma rencontre
avec Mme Mouna Benjelloun
,
Conseillère au Cabinet de Mme Anne Hidalgo
[Première Adjointe au Maire de Paris]
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J’ai été reçue par Mouna Benjelloun vendredi 21 février dernier pour réfléchir aux moyens de régler équitablement les problèmes posés par la discrimination des lesbiennes dans le projet de préfiguration du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelle à Paris (CADHP)
- initié par MM. Jean Le Bitoux et Christopher Miles
- avec le soutien financier de la Mairie de Paris.
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Madame Benjelloun s’est d’abord excusée de ne pas m’avoir contacté plus tôt.
- Elle vient de prendre ses fonctions au cabinet d’Anne Hidalgo et a du prendre connaissance de nombreux dossiers en même temps.
- Elle m’a ensuite informé que le dossier avait été confié à Mme Hidalgo et qu’elle me recevait pour que je lui fasse des propositions.

Je l’ai remerciée et lui ai d’abord rappelé que dans mes précédentes lettres
- (cf. Lettre à Madame Anne Hidalgo du 2 décembre 2002
- et Lettre ouverte à Bertrand Delanoë du 22 janvier 2003),
je pensais que la question de la discrimination des lesbiennes dans le projet du futur CADHP ne pouvait être réglée isolément de l’ensemble d’une politique veillant à assurer une meilleure égalité entre les sexes à tous les niveaux de la vie culturelle, politique et économique.

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Selon moi il existe deux problèmes :
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1 - La discrimination des lesbiennes à l’intérieur du projet lui-même qui semble conçu dans une perspective gay exclusive.

Il suffit de lire attentivement le dossier pour se rendre compte que c’est la sauvegarde de l’histoire du "gay Paris" qui a motivé les auteurs du projet.
- Les femmes n’y sont mentionnées qu’à titre de "femme-alibi" et dans les statuts déposés à la Préfecture de Police le 19 décembre 2001, aucune femme ne fait partie du bureau (ils sont signés par Christopher Miles, Philippe Bot’ et Jean Le Bitoux).
- Dès le départ, l’égalité entre les gays et les lesbiennes ne fait pas partie des préoccupations des fondateurs.

En outre, le budget du projet ne cache pas ses présupposés gays.
Par exemple, le poste "publicité" du chapitre "Frais variables", prévoit
- 20 000 F pour 1/4 de page le mensuel Têtu
- et 10 000 F pour 1/4 page Illico
- ainsi que 20 000 F pour la presse régionale gay.
Rien pour Lesbia magazine ni pour la presse régionale lesbienne.
Il est clair que l’argent de la publicité, dont on connaît l’importance pour aider la presse homosexuelle à être rentable, n’est destiné qu’aux gays. (photocopie de ce budget a été donnée).
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2 - Le deuxième problème concerne les pratiques hégémoniques du CADHP.

Comme je l’ai écrit dans ma Lettre ouverte à Bertrand Delanoë, il existait déjà trois centres d’archives sur Paris, avant que M. Le Bitoux envisage d’en créer un 4ème avec l’appui de M. Christophe Girard et de la Mairie de Paris.
- Ce n’est donc pas seulement la discrimination des lesbiennes qui nous a mobilisés mais également celle d’autres "minorités" gays, transsexuelles, transgenres et les petites structures qui travaillent de manière autonome.
Il n’est pas normal que ces "minorités" n’apparaissent pas dans le dossier et n’aient pas été consultées sur les objectifs.
- On ne crée pas un nouveau centre en ignorant volontairement ce qui existe ou en cherchant à se l’annexer, comme ce fut le cas avec la Bibliothèque du Centre Gay et Lesbien durant le printemps 2002. http://www.cglparis.org

Je propose donc de respecter et reconnaître les associations qui existent déjà puisqu’aucune négociation n’a été menée par le CADHP pour les associer à la dynamique de préfiguration.

Parmi les trois centres d’archives qui existent déjà, je distinguerai la Bibliothèque du Centre Gay et Lesbien, déjà subventionnée par la Mairie de Paris, et qui a décidé de rester autonome, de la situation des deux autres centres d’archives.
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- Les Archives, Recherches, Cultures Lesbiennes (ARCL), fondées en 1983 par Claudie Lesselier. http://arcl.free.fr
Elles sont logées à la Maison des Femmes de Paris et souhaitent garder la non-mixité de leur consultation.

J’ai donné à Mme Benjelloun une photocopie de la "Position des Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes" parue dans Lesbia magazine de février 2003.

En ce qui concerne la non mixité, j’ai fait remarquer qu’elle s’inscrivait tout naturellement dans la démarche d’autonomie des femmes qui a été impulsée par le Mouvement de Libération des Femmes dans les années 1970.
- Il n’y a pas lieu de s’en offusquer. C’est au contraire une démarche positive qui s’inscrit dans l’héritage masculin des conquêtes pour la démocratie. La femme sujet, c’est celle qui se définit par rapport à elle-même, et non par rapport à la mixité.
- Une association de lesbiennes est aussi légitime, du point de vue républicain, qu’une association de chasseurs ou de footballeurs.
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J’ai fait remarquer également qu’en 2002 les services de la Mairie avaient refusé une subvention à l’association Cinéffable sous prétexte qu’elle était non mixte, alors que 5 000 euros ont été attribués à l’association des gay Melo Men en novembre 2002. Seraient-ils mixtes ? Pas dans le titre, en tout cas.

D’ailleurs, en ce qui concerne les subventions allouées au mouvement gay, on remarque qu’aucune subvention n’a été attribuée au mouvement lesbien depuis l’élection de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris.
- Dans la revue Illico du 16 janvier 2003, on peut trouver la liste des associations gay et (?) lesbiennes subventionnées par le Conseil de Paris. Elles ont reçu un total de 1 113 541 euros.
- Et je ne compte pas les 100 000 euros du CADHP, ni les autres 100 000 euros au Centre Gay et Lesbien, ni les subventions débloquées par le Ministère de la Santé pour mener des actions contre le sida.
Cette disparité est inadmissible en démocratie et ne fait qu’accentuer la disparité homme - femmes.

Dans cette optique, je me suis étonnée auprès de Mme Benjelloun que le Conseiller auprès du Maire de Paris, chargé des relations avec les homosexuels, Monsieur Philippe Lasnier, se fasse le champion de la mixité quand il traite les dossiers présentés par des lesbiennes et se montre si partisan quand les intérêts gays sont en jeu.
- Il a téléphoné à deux reprises à mon domicile pour me menacer de porter plainte parce que j’avais signé la pétition d’Archilesb. Ce n’est pas normal.
- De plus, comme parisienne, je suis en droit d’attendre que Monsieur Lasnier représente mes intérêts de lesbienne au cabinet du Maire, puisque telle est la mission que lui a confié Bertrand Delanoë.

L’opposition gays - lesbiennes est ainsi accentuée alors qu’il faudrait favoriser le dialogue.

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- L’Académie Gay & Lesbienne existe elle aussi depuis plusieurs années.
L’association s’est officiellement crée le 1er mars 2001 et souhaite garder son autonomie dans la mesure où le CADHP se comporte comme si elle n’existait pas.
http://www.archiveshomo.info
Actuellement, elle aurait besoin d’un local pour entreposer ses documents et en permettre la consultation au public.
On peut très bien envisager que ce local soit situé dans un immeuble où seraient localisées d’autres centres de ce type.
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A ce sujet, il est évident que la politique hégémonique menée par Jean Le Bitoux vis à vis des centres existants n’encourage pas les détenteurs d’archives à en faire don au CADHP.
- Il faut un minimum de confiance mutuelle et surtout, l’assurance que ces archives ne disparaîtront pas dans un changement de majorité politique, ou dans l’essoufflement de l’association gestionnaire du centre.
- C’est pourquoi j’ai proposé que le CADHP ne soit pas géré par une association, mais par une structure officielle composée de conservatrice, archivistes, documentalistes diplômées et chercheuses.

La Bibliothèque Marguerite Durand, qui est gérée par la Mairie de Paris, peut nous inspirer pour trouver une structure qui garantisse la pérennité du centre d’archives.
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Compte tenu des problèmes que je viens d’exposer et du mauvais démarrage du projet, je ne vois pas comment une collaboration serait envisageable entre lesbiennes et gay dans le cadre actuel du projet.
- Pour travailler ensemble, il faut s’entendre. Or il est clair que les promoteurs du projet souhaitent faire un centre gay (les transsexuels en sont aussi écartés).
- Les rapports entre les lesbiennes et les gays ont toujours été difficiles, et ce, depuis les années 1970 car la misogynie et la lesbophobie sont encore fortement enracinés dans la mentalité gay.
- Les lesbiennes sont entrées dans l’histoire avec le féminisme, et même si les rapports n’ont pas toujours été à la hauteur de notre idéal d’émancipation, les femmes demeurent notre identité de rattachement, si je puis dire.
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C’est pourquoi, dans l’état actuel des choses, je propose que les lesbiennes soient rattachées au projet de Cité des Femmes que Mme Anne Hidalgo est en train d’élaborer.
- Beaucoup d’entre nous ont déjà donné des archives à la Bibliothèque Marguerite Durand, et personnellement, je souhaiterais que cette structure, qui a fait ses preuves, se développe beaucoup plus. Des locaux plus grands, des heures d’ouverture plus long, des salles d’exposition, de conférences, etc...
- L’égalité, ne consiste pas forcément à imposer des structures mixtes. Souvent, c’est en favorisant l’autonomie des femmes qu’on y parvient le mieux.
- De plus, il n’est pas choquant que les gays souhaitent rester entre eux. Ce qui l’est, c’est qu’ils se servent des femmes pour obtenir des subventions et que ces dernières n’aient rien.
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Le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est celui de l’inscription des femmes et de leur histoire dans la Cité.
- Nous avons vu avec les conflits soulevés autour du CADHP que les gays ne sont pas des vecteurs d’inscription politique pour les lesbiennes.
- Ils sont plutôt des freins, et il vaut mieux trouver des solutions adaptées aux situations concrètes plutôt que d’imposer des principes de parité qui ne fonctionnent pas dans la réalité.

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L’entrevue avec Mme Benjelloun a été chaleureuse et elle m’a demandé à la fin de lui proposer une liste de noms afin de poursuivre les consultations auprès de spécialistes susceptibles de lui faire des propositions. Ce que j’ai accepté.

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Marie-Jo Bonnet, le 26 février 2003

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15 2 2003 : communiqué de la Coordination Lesbienne en France (C.L.F.) Association loi 1901, déclarée d’intérêt général
http://membres.lycos.fr/ coordlesbiennat
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Communiqué de presse du 15 février 2003
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La Coordination Lesbienne en France a écrit ce jour
une lettre à M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris,

- pour appuyer la proposition de Marie-Jo Bonnet de réunir sous l’égide de l’Observatoire parisien de la parité les différents protagonistes du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris.

- Elle [La Coordination Lesbienne en France] souhaite y prendre sa place, au moins à titre d’observatrice.
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Par ailleurs, parce que la question des archives lesbiennes est plus large que celle du CADHP, la CLF a demandé ce qu’il en est du soutien municipal aux autres structures, pérennes et qui ont notre confiance,

- comme les ARCL (les Archives [Recherches et Cultures] Lesbiennes domiciliées à la Maison des Femmes de Paris) qui existent et fonctionnent sans subvention depuis 1984,

- ou la Bibliothèque municipale Marguerite Durand, qui elles aussi gardent mémoire de l’Histoire des lesbiennes, du lesbianisme et du féminisme.

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La Coordination Lesbienne en France est
une union d'associations non-mixtes lesbiennes et d'individues

Elle existe depuis mai 1997.
Elle accueille aussi toute association ou personne sympathisante.
Elle se veut une force dans le champ politique et social, une affirmation de la citoyenneté lesbienne.

Ses buts sont
- de renforcer la visibilité et la représentation des lesbiennes dans la société,
- faire progresser les droits des lesbiennes
- et favoriser les échanges entre les groupes de lesbiennes.

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1er 2 2003 : communiqué de l'historienne Marie-Jo Bonnet

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Marie-Jo BONNET
Docteur en Histoire
contactmjbonnet[AT]yahoo.fr

Paris le 1er février 2003

Je propose la tenue d'une table ronde
sous l'égide d'Anne Hidalgo
et de l'Observatoire pour l'égalité entre les femmes et les hommes,
réunissant les actrices et acteurs de la recherche,
de la documentation et des archives
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Nous pourrons discuter des questions suivantes :
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Faut-il centraliser les archives sur les lesbiennes et les gays en un lieu unique ?

Comment garantir l'autonomie des centres existants
- Archives Lesbiennes [Archives Recherches Cultures Lesbiennes (ARCL)] logées à la Maison des femmes de Paris,
- Académie Gay & Lesbienne,
- Bibliothèque du CGL, etc...)
et des "initiatitives privées".

Quel est le rôle du politique ?
- Comment se font les financements ?
- Sur quels critères ?
- Qui décide ?

Plus précisément pour les lesbiennes. Où mettre leurs archives ?
- Avec les femmes ?
(je rappelle qu'un projet de Cité des femmes est à l'étude au cabinet d'Anne Hidalgo sur la question des archives féministes, de l'extension de la Bibliothèque Marguerite Durand, (qui étouffe dans ses locaux trop
petits), de la documentation, etc.) ;
- ou avec les gays ?
C'est une question politique essentielle puisque nous voyons par la pratique qu'à part la Maison des Femmes de Paris, les archives relatives à l'Eros lesbien sont invisibilisées dans la plupart des projets "officiels".
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Que les personnes qui s'associent à cet appel me le fassent savoir afin que nous le proposions dans un premier temps à Mme Hidalgo.
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Très cordialement,

Marie-Jo Bonnet

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février 2003 : Têtu n° 75 > Agenda n° 26 (page 6) > par Xavier Héraud et Jérome Gac
http://www.tetu.com/ index.php? set_language=en& cccpage= anciens_numeros_2003
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INFOS

Paris : Polémique autour du Centre d'Archives
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Les lesbiennes sont-elles mises à l'écart du futur Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris ?
- C'est en tout cas ce qu'estime le groupe Archilesb !, qui a lancé une pétition sur ce thème à la fin du mois d'octobre dernier.
- Depuis, la polémique fait rage. Retour sur le psychodrame de cet hiver, avec les protagonistes du débat.
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Tout est parti d'une pétition lancée par Archilesb !, un groupe informel à la tête duquel se trouvent la sociologue Marie-Hélène Bourcier et l'historienne Marie-Jo Bonnet, lors du dernier festival Cinéffable, en octobre dernier.

Au Coeur du débat,
- la petite place accordée aux lesbiennes dans le projet du futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP), piloté par Jean Le Bitoux et Christopher Miles,
- et cette phrase, extraite de son dossier de présentation : «Dans un premier temps, le fonds d'archives concernera majoritairement l'homosexualité masculine, pour des raisons historiques».

Archilesb !, dans sa pétition, qui a recueilli à ce jour environ 1 000 signatures, répond : «C'est bien méconnaître l'histoire des mouvements sociaux liés aux politiques sexuelles, qui trouvent leur enracinement dans les cultures féministe et lesbienne, et ce dès les années 70 en France

- Marie-Hélène Bourcier faisait pourtant partie du projet à ses débuts, mais elle avait rapidement claqué la porte.
- La Mairie de Paris, qui a attribué une subvention de 100 000 euros au Centre, a elle aussi été contactée.
- Dans une lettre à Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, Marie-Jo Bonnet fait part de son indignation.
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C'est un article de «Libération» qui met le feu aux poudres.
Démentis, mails «forwardés», rumeurs fusent alors de partout.

Mais c'est un article paru dans Libération du 7 décembre dernier, intitulé «Des lesbiennes en guerre contre le machisme gay», reprenant cette info, qui met le feu aux poudres.

Démentis, mails «forwardés», rumeurs, attaques personnelles fusent alors dans la communauté homo. Chacun choisit son camp.
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La polémique atteint son climax avec l'apparition d'un groupuscule «énervé», le Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives (CLIT).
- Ce petit groupe fait parvenir quotidiennement à Marie-Hélène Bourcier et à Marie-Jo Bonnet [et aussi à la journaliste Blandine Grosjean, auteure de l'article dans Libération], cinq jours de suite, des lettres anonymes contenant un tampon usagé.
- Au cinquième jour, Marie-Jo Bonnet reçoit une lettre dénonçant la stratégie de victimisation d'Archilesb !.
- L'historienne porte plainte, et Marie-Hélène Bourcier précise qu'elle compte faire de même.
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Le 12 décembre, Jean Le Bitoux et Christopher Miles sortent de leur silence et envoient un communiqué à la presse.

Se défendant de tout «machisme», le CADHP conteste les chiffres avancés par Archilesb ! : 5 femmes seulement sur les 59 participants investis dans le projet :