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13 3 2006 > 100.000
euros envolés, 800.000 euros pour quoi faire ? Centre d'Archives
Homosexuelles de la Ville de Paris : on
ne change pas une équipe qui coûte ... [ ArchiQ ]
Suite aux déclarations de Mr Martinet, président de AP-CADHP (
Association de Préfiguration du Centre d'Archives Homosexuelles de Paris
) dans tetu.com, ArchiQ, groupe d'action et de réflexion
sur les archives LGBTQ (ex Archilesb! et VigiTrans ) tient
à préciser :
- que le Rapport / projet du CADHP n'a aucunement
été expertisé ou validé par les Archives Départementales
de la Ville de Paris et encore moins par les Archives Nationales ( et
pour cause ... )
Non seulement l'AP - CADHP a échoué dans la mission qu'elle s'était
confiée mais dans ce Rapport de préfiguration non validé
scientifiquement, l'Association ose demander des financements pour les mêmes
objectifs qui n'ont pas été atteints ( recrutement de l'équipe,
concertation avec les associations et lieux - ressources ... ) et qui avaient
été fixés pour 2003.
Le tout sans date d'ouverture pour le Centre d'Archives.
Mr Martinet ne répond pas sur l'aspect financier mais
il est légitime de demander des comptes sur la gestion de la subvention
de 100.000 euros de la Mairie de Paris ( dans sa partie salaires notamment
), sur le manque de résultats passés
( 2002 - 2005 ) et sur l'avenir du Centre.
A quoi ont servi les salariés ( [ Jean ] Le Bitoux, [ Patrick LaFollie
] La Folie ) chargé des acquisitions ou d'archiver sans archives ? Pourquoi
ont-ils été renvoyés du CADHP ?
Combien va coûter la nouvelle phase de configuration
du Centre d'Archives ? dans sa première phase étant entendu qu'elle
ne saurait déboucher sur l'acquisition et l'ouverture d'un local,
celles-ci ne constituant pas une priorité en phase configuration
( source Rapport AP CADHP ) ?
- le Rapport de l'AP - CADHP rédigé par la société
de conseil CCMO créée en octobre 2004, dirigée
par Olivier Maguet, spécialiste de santé et d'action sociale (
Aides, FAGG dont fait partie Jean Le Bitoux ) est fantaisiste sur le
plan scientifique et la question des archives LGBTQ.
Constellé de perles, il est aussi gourmand : 100.000
euros pour ne rien faire, 820.000 euros pour recommencer la préfiguration
opportunément renommée configuration.
C'est la somme que demande le rapport pour la phase 1 de configuration
( minimum deux ans ).
La dite configuration ne comprend ni l'ouverture
d'un local ni l'ouverture du Centre au public mais débouchera
sur l'ouverture d'un site Internet !
Les acquisitions d'archives n'y sont pas une priorité
( 10.000 euros de budget ) contrairement à
un Colloque national ( 20.000 euros ) dédié
à la constitution d'un thésaurus ( qui existe
déjà ) et dont on imagine à quel
point le sujet risque d'être attractif pour un public déjà
peu sensible à la question des archives ( source Rapport AP
CADHP ).
Alors on prend les mêmes et on recommence ?
10 3 2006 > Archives
Homosexuelles : protestations contre la lenteur du projet [ tetu.com
]
ArchiQ, groupe d'action
et de réflexion sur les archives LGBT ( ex- Archilesb!
et Vigitrans ), proteste contre la lenteur du
projet du Centre des mémoires LGBT Paris / Île-de-France
[ Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ].
Dans un communiqué, ArchiQ attire l'attention
sur le laxisme et la négligence dont la Mairie de Paris a fait preuve
dans ce dossier et demande le remboursement de la subvention de 100.000
euros accordée à l'Association de Préfiguration du
Centre [ d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris
( AP CADHP ) ], ainsi que la démission de
ses responsables.
- Depuis 2002, estime ArchiQ, nous n'avons cessé d'alerter la Mairie
de Paris sur l'état de non avancement du projet. Rien n'a changé.
Stéphane Martinet, président de l'Association
de Préfiguration, répond à Têtu que
le statu quo ne provient pas de lui : le Centre est toujours
en attente de la validation des Archives de France ( ministère de la
Culture ), étape nécessaire à la validation d'une subvention,
après avoir reçu la validation scientifique du projet par le Centre
départemental des Archives de Paris.
- J'écris une lettre de relance, sans vouloir être trop méchant
avec eux, avoue-t-il. Je découvre que dans le monde des archives,
tout est toujours lent. C'est un autre temps.
Sans date d'ouverture prévue, le Centre
nécessiterait une subvention annuelle de près de 400.000 euros,
et n'ouvrirait dans un premier temps, celui de la configuration, que
sa partie documentation.
Les archives proprement dites pourraient être accessibles deux
ans plus tard.
10 3 2006 > Centre
d'Archives Homosexuelles de Paris : ArchiQ demande la démission
des responsables [ e-llico.com ]
Centre inexistant, argent public gaspillé
: ArchiQ ( groupe d'action et de réflexion sur les archives
LGBT ) demande le remboursement de la subvention accordée
à l'AP-CADHP, l’Association de Préfiguration du Centre
d’Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles
de Paris et la démission de ses responsables.
Opposant historique au projet de Centre d’Archives [ et
de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] soutenu par la
Mairie de Paris, ArchiQ parle de laxisme et de négligence
dans la façon dont la Mairie de Paris a géré l’affaire.
Il faut dire que ce dossier semble véritablement
empoisonné.
Valse et renvoi des personnes chargées de faire avancer les actions de
préfiguration, retards répétés dans les
étapes de validation du projet, polémique sur son orientation
scientifique, communication minimum et peu compréhensible sur
ses évolutions : tout a concouru à donner
un sentiment de ratage d’un des projets emblématiques de la prise
en compte de la question LGBT par l’équipe municipale élue
en 2001.
Le Centre est actuellement dans l’attente de la validation des
Archives de France qui dépendent du ministère de la Culture. 2003
était la date prévue d'ouverture du Centre à l'issue
d'une phase dite de préfiguration alors qu’on parle désormais
d’une ouverture en 2008.
La gestation du Centre d’Archives
[ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] ne
parvient pas à sortir de la polémique qui rebondit régulièrement
comme cette dernière attaque en témoigne.
La mise en cause, d’abord communautaire, prend une tournure politique
quand ArchiQ souligne l’appartenance partisane d’un des
piliers du projet au PS et fait mine de s’interroger sur la sincérité
de la promesse de Bertrand Delanoë quant à la création de
ce fameux Centre.
9 3 2006 > Centre
d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris : que fait la Mairie de Paris
? [ ArchiQ ]
Un Centre inexistant, l'argent public gaspillé : ArchiQ
demande le remboursement de la subvention de 100.000 euros accordée à
l'AP-CADHP ( Association de Préfiguration du Centre
d'Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles de Paris ) et
la démission de ses responsables.
ArchiQ, groupe d'action et de réflexion sur les archives LGBTQ
( ex Archilesb! et VigiTrans ) demande
à Bertrand Delanoë, Maire de Paris de prendre ses responsabilités
concernant le projet de Centre d'Archives Homosexuelles de la ville de Paris,
pour lequel l'association AP-CADHP, présidée par Stéphane
Martinet ( PS adjoint au Maire du 11ème arrondissement de Paris
) a reçu de la Mairie de Paris une subvention de
100.000 euros en 2002.
ArchiQ attire l'attention sur le laxisme et la négligence dont
la Mairie de Paris a fait preuve dans ce dossier :
- 2003 était la date prévue d'ouverture du centre à l'issue
d'une phase dite de « préfiguration » dont l'association
AP-CADHP avait la charge.
Après une préfiguration qui n'a
rien donné et a duré deux ans de plus que prévu, l'AP-CADHP
demande aujourd'hui une période de « configuration »
deux fois plus longue et huit fois plus coûteuse pour une ouverture en
2008 :
- Des projections budgétaires de l'ordre de 800.000
euros sont prévues pour le premier volet de cette configuration.
Depuis 2002, date du lancement de la pétition d'Archilesb !
et de Vigitrans pour que le Centre d'archives devienne inclusif et
paritaire et qu'il se dote d'un projet scientifique digne de ce nom, ArchiQ
n'a cessé d'alerter la Mairie de Paris sur l'état de non avancement
du projet.
Rien n'a changé. Les objectifs de la convention
signée entre la Mairie de Paris et l'AP-CADHP n'ont pas été
respectés.
Seuls résultats tangibles :
- un local jamais ouvert au public et qui n'a jamais reçu
la moindre archive,
- une absence totale de concertation avec la communauté
LGBTQ ( Lesbienne Gaie Bi Trans Queer ).
L'AP-CADHP a largement fait la preuve de son incompétence mais
la Mairie de Paris a prouvé son peu d'intérêt pour un projet
pédagogique, culturel et citoyen qui fait cruellement défaut et
qui contribuera efficacement à la lutte informée contre les discriminations
sexuelles, ethniques et de genre.
L'engagement de Bertrand Delanoë en pleine campagne
électorale de 2001 en faveur de la création d'un Centre de Documentation
et d'Archives [ Homosexuelles ] n'était-il
donc qu'une promesse électorale ?
=> Contact
Presse :
Pour toute information complémentaire
et envoi des documents ( pièces comptables et financières ;
chronologie de l'état de non avancement du CADHP 2001-2006 ) :
- Marco Dell Omodarme < domarco[AT]free.fr > 06 70 83
77 01
- Marie-Hélène Bourcier < mhbourcier[AT]free.fr >
06 24 18 34 25
24 2 2006 > Têtu
perd en appel dans son procès contre Marie-Hélène Bourcier
[ Archilesb ! ]
Le 24 février 2006, La Cour d'Appel de Paris a
de nouveau rejeté les prétentions du magazine Têtu
et de ses rédacteurs en chef et Directeur de publication, Mr Doustaly,
Mme Silberfeld et Mr Segot à l’encontre de la sociologue Marie-Hélène
Bourcier, suite à un article paru dans le magazine suisse 360°
ayant pour titre Paris brûle t-il ? [ consacré
aux problèmes du projet de Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris ] ( AP CADHP ) ].
Il était reproché à Marie-Hélène
Bourcier d'avoir affirmé que Mme Silberfeld, journaliste du magazine
Têtu était la lesbienne alibi de Têtu
et qu'il suffit de voir comment le tout Paris rigole de raconter comme
[ la journaliste ] n'a pas accès aux conférences
de rédaction qui sont men only.
Têtu s'était désisté de sa plainte
en diffamation contre le magazine 360° dès juillet 2003
mais l’avait maintenue à l’encontre de la seule personne
de Marie-Hélène Bourcier.
Les plaignants avaient été déboutés une première
fois de leur demande de voir condamner Marie-Hélène Bourcier pour
diffamation par un jugement du Tribunal de Grande Instance du 15 septembre 2004.
Le Tribunal avait notamment estimé que Marie-Hélène
Bourcier avait pu démontrer que la citation concernant la présence
de Mme Silberfeld en conférence de rédaction avait été
prononcée - lors des témoignages recueillis collectivement
auprès des différentes personnes présentes - non
par elle-même, mais par Mme Myriam Marzouk, salariée du magazine
Têtu et membre d’Archilesb ! au moment des faits.
Le Tribunal avait également jugé que Marie-Hélène
Bourcier, par ses propos sur l'exclusion des femmes des conférences de
rédaction, cherchait de bonne foi à dénoncer l'hégémonie
de la presse gay au détriment des lesbiennes et non à porter
atteinte à l'honneur du magazine Têtu, ni à ses
rédacteurs en chef.
=> Têtu
: encore perdu !
Le magazine Têtu avait néanmoins
interjeté appel par la voix de son nouvel avocat, Me Emmanuel Pierrat.
La Cour d’Appel de Paris vient de juger cet appel irrecevable et a confirmé
le jugement en première instance.
Marie-Hélène Bourcier tient à remercier son avocat, Me
Yann Pedler, ainsi que toutes celles et ceux qui lui ont manifesté leur
soutien à titre personnel, associatif et politique tout au long des trois
années de procédure.
Février 2006 > La nuit des petits couteaux : Qui gagnera la bataille
de Paris ? [ Jean-Luc Romero : président de Aujourd'hui, Autrement
et Conseiller régional UMP île de France ]
=> Des voies nouvelles
pour un Paris Autrement ...
Car ce bon François Devoucoux du Buysson, responsable de cette lettre
satirique [ leperroquetlibere.com
], sait parfaitement qu'à Paris, il y a de 10 à 15 % d'homosexuels
qui n'ont pas toujours été à la fête dans notre bonne
ville. J'en ai même parlé avec lui en juillet 2005 dans un bistrot
en face de la région : il a dû oublier !
Sous les précédents mandats, aucune association homosexuelle ne
bénéficiait de subventions alors que certaines jouent incontestablement
un rôle important et que notre capitale a la communauté gay la
plus touchée par le sida de toute l'Union Européenne. N'oublions
pas qu'un gay sur cinq à Paris est contaminé par le VIH / sida
! Sans compter le travail que font certaines associations pour limiter le suicide
des adolescents homosexuels ou en faveur de la lutte contre les discriminations.
En 2004, 3.149 associations étaient subventionnées
par la mairie de Paris à hauteur de près de 174 millions d'euros.
Et, parmi ces associations, seule une dizaine d'associations homosexuelles
- une petite vingtaine en 2005 - sur les centaines que
compte nore ville, bénéficiaient d'une aide publique !
On est donc très loin des abus dénoncés par le Perroquet
[ Libéré ] ou par certains élus de droite qui
voient rouge dès que le mot homo se retrouve dans une délibération,
à l'image de Dominique Baud, élue du 15ème arrondissement,
obsessionnelle sur la question.
Certes, un terrible précédent qu'a dénoncé,
là à juste titre, François Devoucoux du Buysson
[ PARIScide,
Les gâchis de l'ère Delanoë ( éditions de
La Table Ronde ) ], a plombé beaucoup
d'initiatives en faveur des associations gay ou lesbiennes.
En septembre 2002, le Conseil de Paris a voté une subvention de 100.000
euros pour la préfiguration d'un Centre d'Archives et de Documentation
des Homosexualités [ de Paris ( AP
CADHP ) ], dont l'utilité est évidente.
A l'époque [ discrètement
sollicité par l'Association AP CADHP et la mairie de Paris ],
j'ai donc pris ma plus belle plume pour demander aux conseillers de Paris de
droite de voter pour cette subvention. Philippe
Séguin, alors président du groupe RPR au Conseil, m'assura
du vote de son groupe. Effectivement, l'immense majorité du Conseil de
Paris adopta cette subvention et, ce faisant, la création du CADHP.
Quelle déconvenue de constater que quelques années plus tard personne
ne sait réellement ce qu'est devenue cette initiative et que ces 100.000
euros se sont presque envolés en fumée ? ? ?
Mais est-ce parce qu'un projet n'a pas abouti et que les deniers publics ont
ainsi été mal engagés que les centaines d'associations
homosexuelles de Paris doivent être punies ?
Sanctionne-t-on un club sportif qui demande des subsides
municipaux au motif qu'un autre club a dilapidé une précédente
subvention ? ...
Février 2006 > Delanoë
attaqué sur ses subventions [ Nous magazine ]
Françoise de Panafieu, principale rivale de Bertrand Delanoë pour
les élections parisiennes de 2008, critique les subventions municipales
aux associations gays.
La Ville de Paris est-elle trop généreuse
avec les homos ? Qui touche et combien ? Nous a enquêté
…
=> De Panafieu
polémique
Il y a un an, l'UMP parisienne aurait sucré de son Paris perdu de
Bertrand Delanoë les passages critiquant le clientélisme
et le communautarisme supposés du maire socialiste.
Françoise de Panafieu, la roller-skateuse aux cheveux blancs
( dixit [ La
nuit des petits couteaux de Jean-Luc ] Romero ), revigorée par
les sondages qui la donnent la mieux placée à droite pour battre
le PS en 2008, n'a pas les mêmes scrupules dans Mon
Paris gagnant.
Citant des chiffres inexacts, la députée
y affirme que les associations luttant contre la discrimination des homosexuels
sont particulièrement gâtées et que la générosité
du maire est à la mesure de la reconnaissance qu'il attend.
Annick Lepetit, porte-parole du PS, rétorque que Bertrand Delanoë
est un élu responsable, soucieux de défendre les libertés,
la tolérance et le respect de l'autre, tandis
qu'Anne Hidalgo, sa première adjointe, rappelle que toute subvention
donne lieu à un vote au Conseil de Paris [ communiqué
du 11 1 2006 ].
Ce que l'UMP sait fort bien pour s'y être régulièrement
opposée et avoir critiqué l'influence d'un omniprésent
lobby gay …
=> Paranoïa
sur l'homosexualité
Tout aussi trompeuse est la liesse de nombreux gays qui acclament le nouveau
maire sur le parvis de l'Hôtel de Ville, le 18 mars 2001.
Laurent Jagueneau, porte-parole de 3HVP ( la
toute nouvelle association des employés municipaux gays [ Homosexuelles
et des Homosexuels de l'Hôtel de Ville de Paris et leurs amis ]
), vit de l'intérieur la vague rose :
- C'est pire, affirme t-il à notre confrère Illico.
Beaucoup de gens ont cru que les gays allaient être protégés,
alors ils se sont lâchés ; il y a eu une sorte de déchaînement
homophobe dans certains services, encore soumis à la main-mise RPR.
Assiégé, le nouveau maire se contente de
demander de faire remonter informations et témoignages à Philippe
Lasnier, son conseiller-médiateur avec la communauté,
ainsi qu'à Christophe Girard, adjoint à la Culture, tous deux
homosexuels.
Dans une ambiance de paranoïa, le premier n'hésite pas à
rappeler aux journalistes que les conversations téléphoniques
sont enregistrées et que la mairie peut compter sur un performant service
juridique, tandis que le second promet à ses contradicteurs, comme
Delfeil de Ton, auteur d'un éditorial irrévérencieux dans
Le Nouvel Observateur, qu'ils auraient affaire à la police communautaire
Act-Up Paris et SOS Homophobie, affirme François Devoucoux du Buysson,
responsable du site communautarisme.net
et auteur d'un récent Pariscide
: les gâchis de l'ère Delanoë.
=> Un million
pour les gays en 5 ans
Cinq ans après, le point d'achoppement est toujours le même : Toutes
les associations [ gays ] méritent-elles vraiment d'être
encouragées et financièrement soutenues ?, se demande de
Panafieu. Vaste question ! Depuis l'alternance, environ
1 million d'euros leur ont été dévolues. C'est mieux
que zéro, mais pas beaucoup plus : 0,2 % du budget consacré au
monde associatif parisien.
Devant ces critiques, la Ville, généralement
affable sur son soutien aux homos, se croit aujourd'hui obligée de préciser
que seules 17 structures avaient reçu en 2005 un montant de 247.000 euros.
Des sommes en concordance avec les étiages listés par le site
satirique Notre Dame de Paris ( notre.dame.de.paris.free.fr
) : 45.740 euros pour le 2e semestre de 2001, 273.000 en 2002, 228.950 en 2003,
une chute à 142.000 en 2004 et 15.000 depuis le début 2006.
Cependant, à y regarder de plus près, deux
associations, le Centre d'Archives et de Documentation [ Homosexuelles
de Paris ] ( CADHP
) et le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ]
( CGL ) accaparent à elles seules près
de la moitié des subsides gays et illustrent la dérive que connaissent
les structures municipalisées ( lire encadré ).
- Cette bérézina a obligé la municipalité à
reprendre les choses en main … quitte à renouer avec des pratiques
autrefois vilipendées, comme attribuer des
fonds à des organismes présidés par des adjoints au maire,
dénonce François Devoucoux du Buysson. Et de regretter que
la droite qui avait déjà stupidement voté cette première
subvention [ au CADH, ndlr ] s'est ainsi privée de
la meilleure occasion à ce jour de confondre Bertrand Delanoë en
pointant le décalage entre son discours sur l'éthique publique
et ses pratiques de réseau.
=> Les chouchous
… et les autres
Et, en effet, les soupçons de copinage n'épargnent
pas son adjoint Christophe Girard depuis le financement de structures dont il
fut président ( 84.000 euros pour le Festival du Film Gai & Lesbien
[ Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris ( FFGLP ) ] )
ou membre ( 13.550 euros pour SOS Homophobie, 28.700 pour ProChoix
et 32.000 euros avec le ministère de la Santé pour Act-Up
Paris qui montrera, en perturbant une Conférence sur la santé
gay à l'Hôtel de Ville en novembre 2005, qu'elle n'a décidément
pas la reconnaissance du ventre … ).
Inversement, pour ceux qui ne font pas partie du sérail, obtenir
ne serait-ce qu'un rendez-vous avec le conseiller-médiateur
relève du parcours du combattant.
En juillet 2001, Cineffable, organisatrice de
13 éditions du festival Quand les lesbiennes se font du cinéma,
lequel accueille entre 7.000 et 9.000 spectatrices, doit patienter plusieurs
mois avant d'être reçue, non par Philippe Lasnier, mais 5 minutes
par la Directrice du service cinéma de la mairie.
L'association, qui ne demandait pas grand-chose, si ce n'est le prêt d'une
salle, se voit conseiller de remplir un dossier de subvention qui permettrait
de louer un lieu plus cher.
=> Saupoudrage
financier
La subvention est finalement refusée à la fois par manque
de budget et parce que l'événement est non-mixte.
- On se demande si [ cet ] argument
avancé par Philippe Lasnier, relève de la mauvaise foi pure et
simple, de la misogynie où d'une lesbophobie qui n'ose pas dire son nom,
lâche alors l'historienne féministe Marie-Jo Bonnet.
- Il suffit de comparer les subventions allouées
au mouvement gay [ masculin, ndlr ] pour
comprendre que la disparité est enracinée jusque dans le domaine
économique.
Ce n'est que la mobilisation du gratin goudou, alors très
remonté contre le « sexisme » du projet-phare de
CADHP, qui fait fléchir la mairie, laquelle fait voter deux
fois 15.000 euros à Cineffable, plus 10.000 pour Archilesb!
[ en réalité pour l'association Archives, Recherches et Cultures
Lesbiennes ( ARCL
) ].
La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne ( FSGL ) connaît
pareille mésaventure, malgré ses entrées à la mairie
( Philippe Lasnier fut président du club gay Paris Aquatique
).
Car il ne s'agit plus de saupoudrer 4.000 euros mais de
contribuer à un projet de 11 millions ...
- Réalisme et grande prudence par rapport au budget total
impliqué deviennent de rigueur, d'autant qu'aucun événement
gay ne manie un tel budget …
Du coup, l'aide municipale se limite à une lettre de bonnes
intentions du Mr. Gay puis, très tardivement, du maire. Mais
pas d'argent public, à cause de la frilosité et la réticence
des sponsors privés vis-à-vis de la cible gay !
=> Les bobos
virent à droite
Cet argument, combiné à la baisse de popularité de Bertrand
Delanoë chez les bourgeois bohèmes qui l'ont élu ( moins
18 points depuis 2003 ) tendrait à confirmer la constatation que fait
Devoucoux du Buysson ( et vraisemblablement aussi de Panafieu ) :
- Un homosexuel bourgeois ressemble de plus en plus à un bourgeois
homosexuel en vieillissant et il est probable que les électeurs parisiens
qui s'identifient au mouvement gay se montreront plus sensibles aux arguments
politiques leur permettant de valoriser leur patrimoine immobilier et d'alléger
leur fiscalité qu'à des controverses relatives à des droits
qu'ils ne sont qu'une minorité à réclamer, comme le mariage
ou l'adoption.
Dit simplement : à voter à droite.
Par ailleurs, en finançant la vieille garde associative
plutôt que des événements fun, Bertrand Delanoë
prend le risque de s'aliéner la part la plus jeune de l'électorat
gay, qui le crédite encore de 78 % de confiance pour faire avancer
l'égalité des droits. Mais qu'en sera-t-il en 2008 ?
La dérive
des centres municipalisés
Annoncé pour 2003, le Centre d'Archives et
de Documentation [ Homosexuelles de Paris ] (
CADHP
) est repoussé à 2007 tandis
que le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ] (
CGL
) cumulera le même retard lorsqu'il
aménagera dans ses nouveaux locaux en juin [ projet de Grand
Centre LGBT de Paris île de France ].
Le fait que le CADHP
ait dilapidé 100.000 euros en salaires, loyers et charges externes
fait bondir Michel
Chomarat, initiateur avec la mairie PS de Lyon d'un projet similaire [ à
la Bibliothèque
Municipale de Lyon ], qui a abouti plus rapidement et pour moins cher :
- On croit rêver face à l'incurie récurrente
et au manque de contrôle manifeste des deniers publics. Comment en est-on
arrivé à ce point d'amateurisme et de copinage ?
Pour Marie-Hélène
Bourcier, d'Archilesb!, il s'agit ni plus ni moins que de réaliser
une promesse électorale à n'importe quel prix, soit 820.000
euros d'ici 2007, puis 334.300 par an.
Du coup, pour partager les risques, on
sollicite le ministère de la Culture tout en conservant une solution
de repli : associer
le CADHP au CGL.
Le problème est que cet autre canard boiteux, qui doit 47.000
euros à un salarié, est en quasi-faillite malgré des
perfusions
municipales de 330.490 euros depuis 2001 …
15 4 2004 > Précisions
dans laffaire CLIT contre l'historienne Marie-Jo Bonnet [
tetu.com ]
( Justice ) France : Dans le Quotidien du 30 mars 2004,
nous faisions état de lordonnance de non-lieu rendue dans laffaire
opposant lhistorienne Marie-Jo Bonnet à Georgette W.
Butch et deux autres adhérentes du Commando des Lesbiennes Insoumises
et Transgressives ( CLIT ).
Marie-Jo Bonnet, qui avait porté plainte après
avoir reçu chez elle 5 tampax usagés ( action revendiquée
par le CLIT ), a tenu à apporter quelques précisions
:
- Lors de l'entrevue avec Mme la Juge d'Instruction,
nous avons convenu de pacifier les choses et ne pas aller jusqu'au procès,
à condition toutefois que je reçoive des lettres d'excuse des
trois jeunes filles mises en examen, nous écrit-elle.
- Georgette
W. Butch, m'a envoyé une lettre d'excuse datée du 4 décembre
2003, ainsi que les deux autres jeunes filles. J'ai informé Mme La Juge
d'instruction que j'avais reçu les lettres d'excuse, et qu'en conséquence
j'estimais qu'une solution amiable avait été trouvée.
14 4 2004 > Droit
de réponse de l'historienne Marie-Jo Bonnet au magazine Têtu
sur sa plainte contre le CLIT [ feministe.net ]
Marie-Jo BONNET, Docteur en Histoire : Paris, 14 avril 2004,
Le journal Têtu a fait état dernièrement de l'Ordonnance
de non-lieu rendue par le Juge d'Instruction le 3 février dernier
à la suite de la Plainte contre X que
j'avais déposée le 23 décembre 2002 pour envois anonymes
de tampax ensanglantés, cinq jours durant, suivis d'une lettre injuriante.
Le journal a basé son information sur les
dires de Esther Boschko, alias Georgette W. Butch, qui s'est bien gardée
de dire l'essentiel. A savoir :
- 1 . Les qualifications ont été augmentées par le Ministère
Public à : Violences volontaires en réunion
avec préméditation et Menace
ou acte d'intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter
plainte ou à se rétracter. Trois jeunes filles ont
été mises en examen, dont Esther Boschko.
- 2 . Lors de l'entrevue avec Mme la Juge d'Instruction, nous avons convenu
de pacifier les choses et ne pas aller jusqu'au procès, à
condition toutefois que je reçoive des lettres d'excuse des trois jeunes
filles mises en examen, sachant que l'une d'entre elles s'était déjà
longuement excusée auprès de moi, regrettant d'avoir été
entraînée dans cette action de Commando sans même
me connaître.
- 3 . Lors de la confrontation en novembre 2003, j'ai
confirmé mes propos précédents en ajoutant que l'envoi
de tampax ensanglantés était une méthode pratiquée
par l'extrême droite dans sa lutte contre l'avortement.
- 4 . Esther Boschko, allias Georgette W. Butch, m'a envoyé
une lettre d'excuse datée du 4 décembre 2003, ainsi que les deux
autres jeunes filles.
- 5 . J'ai informé Mme La Juge d'instruction que j'avais reçu
les lettres d'excuse, et qu'en conséquence j'estimais qu'une solution
amiable avait été trouvée.
- 6 . L'ordonnance suivante a été rendue le 3 février 2004
: Déclarons n'y avoir lieu à suivre
en l'état et ordonnons le dépôt du dossier au greffe pour
y être repris s'il survenait des charges nouvelles.
Je demande au journal Têtu de publier intégralement mon
communiqué.
[ signature de ] Marie-Jo Bonnet
Avril 2004 > Licenciement du Responsable du Comité
d'Acquisition ( et/ou Directeur ? ) de l'AP CADHP
> L’histoire
| Gays : archives enterrées [ nouvelobs.com ] 19 5 2005
Annoncé pour fin 2004, puis début 2005, le projet du futur Centre
d’Archives et de Documentation Homosexuel de Paris ( CADHP ) n’est
toujours pas arrivé sur le bureau d’Odette Christienne, adjointe
de Bertrand Delanoë, chargée de la mémoire.
En 2002, la Mairie de Paris accorde une subvention de 100.000 € pour préfigurer
un Centre d’Archives Homosexuel.
Polémique dès le début. Sur la parité
du Conseil d’Administration ( aujourd’hui respectée ), sur
le président ( aujourd’hui remplacé par Stéphane
Martinet ), sur l’initiateur du projet et seul salarié de l’association,
Jean Le Bitoux ( licencié en avril 2004 ) … Autant de facteurs
qui ralentissent les travaux.
Aujourd’hui, les 100.000 € sont épuisés, le local qui
a servi de siège à l’association a fermé le 15 janvier
dernier.
Quant au rapport de faisabilité, on ne finit plus d’attendre ce
qu’il va préconiser. Stéphane Martinet assure qu’il
sera remis très prochainement à l’Hôtel de
Ville. La Mairie, qui n’a aucune envie de faire de vagues, estime qu’elle
n’en est plus à quelques semaines près ...
Mais il reste encore beaucoup de questions en suspens, notamment sur son financement.
Le dossier embarrasse la municipalité face à l’embourbement
de la situation au fil des mois. Avec le risque, à force de jouer à
l’Arlésienne, que le futur CADHP ne tourne au Titanic.
30 3 2004 > Non-lieu
dans l’affaire Marie-Jo Bonnet / CLIT [ tetu.com ]
Selon nos informations, Georgette W. Butch, cofondatrice du Commando
des Lesbiennes Insoumises et Transgressives ( CLIT ), a bénéficié
d’un non-lieu dans l’affaire qui l’opposait à l’historienne
Marie-Jo Bonnet. L’ordonnance a été prononcée le
2 février dernier par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Marie-Jo
Bonnet avait porté plainte pour blessures volontaires sans ITT
( Incapacité Temporaire de Travail ) suite
à l’envoi de plusieurs tampons usagés à son domicile,
en décembre 2002.
L’action avait été revendiquée par le CLIT, qui l’avait
justifiée par les prises de positions de Marie-Jo
Bonnet contre le Centre d’Archives [ et de Documentation Homosexuelles
de Paris ] ( CADHP ) piloté par Jean Le Bitoux
( lire Têtu n° 79 ).
Marie-Hélène Bourcier et la journaliste
Blandine Grosjean [ la journaliste auteure de l'article Des
lesbiennes parisiennes contre le machisme gay : elles s'estiment exclues du
projet de Centre d'Archives Homosexuelles [de Paris (CADHP)], publié
par ] ( Libération ) avaient également été
visées par le CLIT, mais elles n’avaient pas souhaité donner
suite.
juillet août 2003 : Technikart
n° 74 (page 38 )> par Marie-Hélène Bourcier
http://www.technikart.com/
article.php3? id_article=582 |
| .
La Pepa est la chienne de Marie-Hélène Bourcier,
sociologue et essayiste
Ouaf ! Ouaf ! CLIT
- moi !
.
C'es moi la Pepa, chienne de garde de Marie-Hélène
Bourcier et fière de l'être.
- Je pourrais vous potiner autant sur le militantisme queer que Tobie,
Chien de Colette sur les conversations de sa maîtresse avec
Missy et Willy.
Un peu que je suis chienne !
- Icône lesbienne même, comme tous les bulls des bulldykes
(gouines butch) :
- des comme moi entre le Gremlin et Stich, il y en avait
plein chez Moune à Pigalle jusqu'aux années
70.
.
Avec mes oreilles en parabole et mon pif rétractable vaseliné
tous les jours pour qu'il ne sèche pas,
- j'ai bien suivi l'affaire du Centre d'Archives
et de Documentation Homosexuelles de Paris et la pseudo action
du CLIT !
- Quelle ne fut pas ma surprise de me voir trashée dans le dernier
Technkikart ?
Pensez donc, il faut vraiment avoir avalé Act Up [Paris]
de travers pour
- faire une action ANONYME à l'automne en
envoyant des tampax " symbole de féminité ! "
à Marie-Hélène Bourcier, Marie-Jo Bonnet et
Blandine Grosjean de Libé [Libération]
- et le revendiquer par la suite en précisant que "ce communiqué
n'a pas été envoyé à la presse hétérosexuelle"
!
Faudrait savoir! Drôle de manière d'investir l'espace public.
Moi je confonds pas le trottoir et le bac à chat.
.
Précisions utiles donc.
Marie-Hélène Bourcier
a refusé de porter plainte contre Georgette W. Bush et ce,
- pour les mêmes raisons qui lui font passer sa vie, à
la fac comme à la police, à démonter la psychiatrisation
des minorités sexuelles.
- Vous imaginez bien que l'inspecteur ne l'a pas attendue pour identifier
le dit CLIT (de fait une seule et même personne).
Marie-Hélène Bourcier a quitté le projet
concocté par Le Bitoux
- parce qu'il était discriminant, n'incluait
et n'inclut toujours pas la diversité des identités sexuelles
et de genre dans son propos : les lesbiennes, les trans mais aussi les
tapettes, les séropos, les queers, les butchs, les pornophiles.
- Et qu'il véhicule une conception de l'archive universitaire élitiste
et anti militante.
.
Foin de séparatisme !!!
Les pétitions d'Archilesb! et de Vigitrans
lancées en octobre dernier pour que les choses changent
- ont recueilli plus de 1 000 signatures en France
et à l'international
- et sont appuyées par de nombreux centres dont l'Académie
Gay et Lesbienne en France et les Archives Lesbiennes
de New York.
Elles ont été signées par des pédés,
des SM, des gouines, des trans, des hétéros, des fem, des
butch,
- Virginie Despentes, Alain Touraine, Claire
Cartonnet, Teresa de Lauretis, Pierre Bergé, Henri Maurel,
- par Act Up et toutes les associations de transsexuel(le)s
et de transgenres français sans exception (L'ASB,
le PASTT, le CARITIG).
.
Y a du boulot !
Il va falloir que [Bertrand] Delanoë
calme les ardeurs du PS à empêcher les
Verts, nommément son adjoint à la culture,
Christophe Girard, de réunir tout le monde autour d'une table
pour une réunion de mise à plat.
- Sinon ce n'est pas la peine de parader à la [marche des
Fiertés LGBT] Pride avec un mot d'ordre contre les
discriminations.
- Ou alors avec ma maîtresse avec tous les godes, les clits et les
bites d'Archilesb ! et de VigiTrans MAD BAD
AND BARKING nous serons GRRR...
La Pepa.
.
Pour en savoir plus : www.archilesb.org, www.vigitrans.org
http://www.archiq.fr.vu/
la revue de presse nationale et internationale sur le CADHP
:
http://www.archiveshomo.info/
rpress/3rpress.htm
les communiqués des associations et groupes LGBTQ
:
http://www.archiveshomo.info/
3com.htm
. |
juin 2003 : Technikart
n° 73 (page 99) > par Patrick Thévenin
http://www.technikart.com/
article.php3? id_article=579 |
| .
Homos : Les nouvelles chiennes de garde
Riffifi chez les lesbiennes : Mal
au CLIT
.
LES NOUVELLES CHIENNES DE GARDE NE SE RECRUTENT PAS QUE
CHEZ LES HOMMES.
CÔTÉ LESBIENNES, ÇA CHAUFFE DUR. TÉMOIN LE
RÈGLEMENT DE COMPTE
ENTRE LE MILITANTISME OLD SCHOOL DE MARIE-HÉLÈNE BOURCIER
ET MARIE-JO BONNET ET LES JEUNES ENRAGÉES DU CLIT.
La guerre du CLIT remonte aux braillements
qui ont accompagné le projet de Bertrand Delanoë concernant
l'ouverture à Paris d'un Centre de Documentation consacré
aux archives gaies et lesbiennes.
- En septembre dernier, la Mairie de Paris vote une subvention
de 100 000 € pour le projet dirigé par Jean Le Bitoux,
ancien collaborateur de feu Gai Pied.
Mais la bonne nouvelle est de courte durée
car deux lesbiennes,
- Marie-Jo Bonnet, historienne et écrivain,
- et Marie-Hélène Bourcier, sociologue et essayiste,
d'abord consultées puis éloignées
du projet, alertent à qui mieux mieux les médias, font signer
des pétitions et crient haut et fort à la discrimination
lesbienne, s'insurgeant que sur cinquante participants au projet, cinq
seulement soient des femmes.
.
Devant cette hystérie relayée dans
Libération par Blandine Grosjean, les jeunes
lesbiennes de l'association CLIT (Comité des
Lesbiennes Insoumises et Transgressives)
- entendent bien protester contre le séparatisme old school (les
gays d'un côté, les pédés de l'autre, les [...]
au bûcher...), fonds de commerce de Bonnet et Bourcier.
- Dans la lignée de leurs actions de protestations (leurs fameux
« kiss in » lesbien), elles envoient
à Grosjean, Bourcier et Bonnet des petites boîtes
contenant des Tampax maculés de faux sang, histoire de se
moquer de leur tendance à faire de tout un drame.
.
Mal leur en prend :
- Marie-Jo Bonnet apprécie très peu la plaisanterie
et porte plainte contre X.
- Blandine Grosjean refuse de témoigner et enterre l'histoire
- tandis que Marie-Hélène Bourcier dévoile
à la police le numéro de la présidente et fondatrice
du CLIT, une certaine Georgette W. Bush, ainsi que
son appartenance à Act Up [Paris].
.
Garde à vue
C'est le début d'un long calvaire pour Georgette
:
- garde à vue de vingt-quatre heures renouvelables dans les locaux
de la Police judiciaire,
- transfert en grande pompe (menottes, sirène, gyrophare...) au
Palais de justice, fouille au corps,
- perquisition de son domicile, saisie de son ordinateur
- et trente heures passées dans une cellule avec promesse de finir
en préventive à Fleury pour refus de coopérer.
Sans compter des questions essentielles comme « Quelle est votre
religion ? » ou « Mangez-vous casher ? »
La suite est encore plus fun avec expertise psychiatrique
à Saint-Anne où Georgette doit expliquer :
- 1) C'est quoi le queer ?
- 2) C'est quoi une butch ?
- 3) C'est quoi l'escorting ?
- 4) Pourquoi elle se travestit en monsieur la nuit ?
L'entretien se conclura par un très freudien
: « Mais vous n'avez jamais connu l'homme ? »
.
La procédure étant actuellement
en cours,
- difficile d'en parler dans les détails,
- puisque les deux plaignantes semblent acharnées.
En effet, « Toutes les lettres du CLIT
adressés à Bourcier ou Bonnet
- dans l'espoir d'une conciliation à l'amiable »
- ont été interprétées comme des
« menaces et des intimidations dans le but de retirer la plainte
».
[...] |
5 5 2003 > ... fin
du CLIT [ tetu.com ] ...
Le CLIT se saborde.
Dans un communiqué, le Commando des Lesbiennes Insoumises et Transgressives
explique son auto-dissolution par la mise en examen pour
violences volontaires avec préméditation et intimidation sur
victime de sa cofondatrice Georgette W. Butch, suite à
l’envoi de courriers anonymes contenant un tampon hygiénique à
Marie-Jo Bonnet et Marie-Hélène Bourcier [ ainsi qu'à
Blandine Grosjean, la journaliste qui a publié dans Libération
l'article Des lesbiennes parisiennes contre le machisme
gay : elles s'estiment exclues du projet de Centre d'Archives [et de
Documentation] Homosexuelles [de Paris (CADHP)]
] ...
5 5 2003 : CLIT > Commando
des Lesbiennes Insoumises & Transgressives
http://www.atitud-inn.com/
?pid=2&rid=5&srid=25 &ida=299 |
| .
Communiqué de presse du CLIT
.
Le Commando des Lesbiennes Insoumises & Transgressives
a la douleur de vous faire part de la mise en examen de sa co-fondatrice
Georgette W. Butch
- suite à la plainte contre X déposée
par Marie-Jo Bonnet :
- concernant l'attaque tampax du CLIT
contre Marie-Jo Bonnet, Marie-Hélène Bourcier
et Blandine Grosjean (voir notre communiqué du 20.12.02).
Georgette
W. Butch, accusée de "violences volontaires avec préméditation
et intimidation sur victime"
- a été placée en garde à vue pendant 24 heures
(renouvellables...) dans les locaux de la Police Judiciaire,
- puis transférée en grande pompe (menottes + sirène
+ girophare) au Palais de Justice où, après une 2ème
fouille au corps réglementaire et la visite guidée des souterrains
(il y avait des mecs qui criaient dans une cage, c'était sympa...)
- elle a été mise en examen par le Juge en charge de
l'Instruction qui a ordonné la perquisition de son domicile
(resirène + regirophare) et la saisie de son ordinateur (avec dedans
photos à poil + écrits sur sa vie seXuelle).
Trente heures au total dans une cellule de taille
Photomaton, sans avocat c'est à dire avec promesse
formelle de finir en préventive à [la prison]
Fleury [-Merogis] pour
"refus de coopérer"
- (Georgette, en bonne actupienne, n'avait bien sûr
"rien à déclarer")
+ des questions du genre "Quelle est votre religion ?" - "Vous
mangez casher ?" et... "Quels sont vos liens avec l'état
d'Israël ?" (2) !!!
.
Elle a ensuite été convoquée
à l'Hôpital Ste-Anne pour une expertize wizzz... psychiatrique,
lors de laquelle elle a du réexpliquer :
- 1°) c'est quoi le Queer (...mais que fait Marie-Hélène
Bourcier ???)
- 2°) c'est quoi une Butch
- 3°) c'est quoi l'escorting woman4woman
- 4°) qu'elle se travestit en Monsieur H la nuit... mais qu'elle
est pas schyzophrène !
Pour finir et montrer qu'il avait tout compris, l'expert lui a
assené un "et... vous n'avez jamais connu d'hommes ???"
: en plus il voulait des précisions (?!!) et là, Georget
!!!
.
Elle communiquera ultérieurement sur les
détails (croustillants)
- de la plainte de Marie-Jo Bonnet
- et le témoignage (gratiné) de Marie-Hélène
Bourcier - qui n'a pas déposé plainte... mais qui a
fait bien mieux !
- Blandine Grosjean [journaliste de Libération]
quant à elle a refusé de témoigner et n'a pas déposé
de plainte.
Concernant les accusations mensongères parues
dans 360° ("Paris Brûle-t'il ?" / Mars-Avril
2003), le CLIT
- dément avoir adressé de quelconque "bretzel"
(?!) à Marie-Jo Bonnet
- et réaffirme que la lettre qualifiée "d'insultante"
attribuée à Georgette W. Butch est une lettre ouverte
revendiquant une action collective du Commando des
Lesbiennes Insoumises & Transgressives.
.
Ses actions étant fort compromises depuis
ce douloureux heu... "problème", le CLIT
a décidé de se dissoudre momentanément (2) :
- aucune solution ne peut en effet être proposée,
- puisque les tentatives d'entrer en contact avec les plaignante + témoin
à charge ont été systématiquement interprètées
comme des... "menaces et intimidations dans le but de retirer la
plainte" (circonstances aGRRRavantes) !!!
La procédure suit son cours : Georgette
W. Butch n'a toujours pas d'ordinateur (3 mois de boulot perdus...)
mais elle a par contre reçu une invitation pour aller balancer
les copines au Juge le 6 Mai prochain.
Le CLIT en appelle donc à
l'ensemble de la communauté afin qu'une issue CONSTRUCTIVE (halte
à la guerre entre camps retranchés et à quand le
DéBAT sur la mixité translesbigay ???) soit trouvée
avant que la situation n'empire
- i.e que ses plus jeunes membres ne se trouvent à leurs tours
aux mains des Autorités ... qui par les temps qui courent
ne sont pas de velours !!!
Pétage de plomb en direct live
- (pas de roulage de pelle intégral cette fois, désolées...
- et pas de contact presse non plus : merci de votre compréhension),
.
Le CLIT / Commando des Lesbiennes
Insoumises et Transgressives
(1) : Georgette W. Butch est bien sûr un agent du MOSSAD
... de même que Ben Laden, vous l'aviez compris !!!
(2) : Fondation du "Cercle des Lesbiennes Disparues"
par celles dont le trou du Q est révolutales, tandis que
Georgette (livraison dans 30 minutes : avec ou sans poppers ???)
va devoir coucher avec beaucoup beaucoup de clientes ... pour payer
son avocate !!!!
. |
25 4 2003 > Le
passé au présent [ gayvox.com ]
L’histoire nous informe et nous rappelle à la vigilance ...
Paris se distingue positivement le 27 avril. Mais comme tout n’est pas
rose au pays de Lutèce, nous revenons sur le dossier du CADHP …
le présent pour l’avenir …
=> Journée
du Souvenir le 27 avril 2003
Appel à la commémoration de la déportation homosexuelle
...
=> Cours de récréation
Restons dans le droit fil du sujet, avec cette fameuse
polémique du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris ( CADHP ) et revenons sur l’interview
de Mr Philippe Lasnier, conseiller de Bertrand Delanoë pour les questions
homosexuelles au magazine 360° parue dans le numéro
de mars / avril 2003.
Le funambule est un art et Jean Genet n’aurait certainement pas reconnu
le sien en la personne de Philippe Lasnier, grand équilibriste de la
rhétorique approximative. Sauf qu’il n’est plus question
d’amour mais de politique au sens bricolage du terme.
En quoi ? Tout simplement en étant persuadé
d’avoir raison, d’être l’héritier d’une
vérité divinement détenue et surtout, au nom d’une
position municipale occupée, se permettre d’un revers de main d’envoyer
dans les roses ceux qui oseraient avoir un avis contraire sur un sujet particulier
( le CADHP en l’occurrence ).
Rappelons que nous avions fait part à nos internautes, dès le
4 octobre 2002, de notre étonnement d’entendre des voix s’élever,
non contre le projet du CADHP mais contre la manière de procéder
à sa mise en place. Manières qui vont à
l’encontre de toute velléité fédérative annoncée,
puisque étaient laissées sur le bas côté des personnes
toutes aussi compétentes et militantes que d’autres et concernées
depuis longtemps par les archives des minorités. Je veux parler de l’Académie
Gay et Lesbienne notamment mais aussi Archilesb, Vigitrans et autres
( sans compter ceux qui se gardent encore d’intervenir mais qui n’en
pensent pas moins ).
Bref, tout n’a pas commencé avec l’article
de Libération en décembre [ 2002 ]. Il faut revoir
vos fiches …
Quant à l’argument qui consiste à dire que des collectifs
informels tels Archilesb et Vigitrans sont trop jeunes pour prétendre
à une légitimité et qu’ils sont peu représentatifs,
je m’étouffe !
Quand on sait que c’est grâce à des
mouvements collectifs et spontanés de cet ordre que les minorités
comme les gays et les lesbiennes des années 70 notamment ont fait avancer
les choses dans la société, je me dis que ce n’est
pas la reconnaissance du ventre qui risque de créé une indigestion.
Si nous en sommes là des avancées sociales, si des groupes se
sont structuré à une époque, si les pédés
d’aujourd’hui ont acquis certaines facilités pour vivre ce
qu’ils sont, un peu plus librement, c’est bien parce qu’il
y avait ces allumés ou ces excités ( comme vous
voulez ) de la première heure, qui ont servi de marche pied à
ceux qui détiennent aujourd’hui une part de pouvoir.
Pensez-vous Mr Lasnier que Bertrand Delanoë aurait
pu faire le coming out qu’il a fait s’il n’y avait
pas eu trente ans plus tôt, des homos peu nombreux et courageux qui osaient
défiler le 1er mai ou se révolter à Stonewall et le reste
? Vous nous donnez l’impression d’être installés à
la mairie comme un bourgeois dans son fauteuil !
Et que penser des menaces à peine voilées
de procès qui consistent à gérer les relations relatives
au dossier du CADHP par l’intimidation ? N’est-ce pas une manière
de dire son incompétence au dialogue ? La liste des arguments
n’est pas close.
En guise de conclusion provisoire, nous réaffirmons notre soutien au
projet du CADHP qui est une très belle idée, mais
nous ne sommes pas d’accord avec les manières de faire le Jean
Le Bitoux et de son équipe, ni avec les prises de positions municipales
qui consistent à tourner le dos à ceux qui voudraient intégrer
ce projet pour l’orienter différemment.
Et nous disons que l’orienter différemment ne consiste
pas à l’anéantir mais à l’améliorer
pour la satisfaction du plus grand nombre, ce qui semble
incompatible avec la façon d’envisager la chose en mairie. On se
demande bien pourquoi.
26 2 2003 : communiqué de l'historienne
Marie-Jo Bonnet
http://www.penelopes.org/
xarticle.php3? id_article=3401 |
.
Marie-Jo BONNET
Docteur en Histoire
contactmjbonnet[AT]yahoo.fr
Paris le 26 février 2003
Compte-rendu de ma rencontre
avec Mme Mouna Benjelloun,
Conseillère au Cabinet de Mme Anne Hidalgo
[Première Adjointe au Maire de Paris]
.
J’ai été reçue par Mouna Benjelloun vendredi
21 février dernier pour réfléchir aux moyens de régler équitablement les
problèmes posés par la discrimination des lesbiennes dans le projet
de préfiguration du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelle
à Paris (CADHP) initié par MM. Jean Le Bitoux
et Christopher Miles avec le soutien financier de la Mairie
de Paris.
.
Madame Benjelloun s’est d’abord excusée de ne pas m’avoir contacté
plus tôt. Elle vient de prendre ses fonctions au cabinet d’Anne Hidalgo
et a du prendre connaissance de nombreux dossiers en même temps. Elle
m’a ensuite informé que le dossier avait été confié à Mme Hidalgo
et qu’elle me recevait pour que je lui fasse des propositions.
Je l’ai remerciée et lui ai d’abord rappelé que dans mes précédentes
lettres (cf. Lettre à Madame Anne Hidalgo du 2 décembre 2002
et Lettre ouverte à Bertrand Delanoë du 22 janvier 2003)
je pensais que la question de la discrimination des lesbiennes dans le
projet du futur CADHP ne pouvait être réglée isolément de
l’ensemble d’une politique veillant à assurer une meilleure égalité entre
les sexes à tous les niveaux de la vie culturelle, politique et économique.
.
Selon moi il existe deux problèmes :
.
1 - La discrimination des lesbiennes à l’intérieur
du projet lui-même qui semble conçu dans une perspective gay exclusive.
Il suffit de lire attentivement le dossier pour se rendre compte que
c’est la sauvegarde de l’histoire du "gay Paris" qui
a motivé les auteurs du projet.
Les femmes n’y sont mentionnées qu’à titre de "femme-alibi"
et dans les statuts déposés à la Préfecture de Police le 19 décembre 2001,
aucune femme ne fait partie du bureau (ils sont signés par Christopher
Miles, Philippe Bot’ et Jean Le Bitoux).
Dès le départ, l’égalité entre les gays et les lesbiennes ne fait pas
partie des préoccupations des fondateurs.
En outre, le budget du projet ne cache pas ses
présupposés gays.
Par exemple, le poste "publicité" du chapitre "Frais variables",
prévoit
- 20 000 F pour 1/4 de page le mensuel Têtu
- et 10 000 F pour 1/4 page Illico
- ainsi que 20 000 F pour la presse régionale gay.
Rien pour Lesbia magazine ni pour
la presse régionale lesbienne.
Il est clair que l’argent de la publicité, dont on connaît l’importance
pour aider la presse homosexuelle à être rentable, n’est destiné qu’aux
gays. (photocopie de ce budget a été donnée).
.
2 - Le deuxième problème concerne les pratiques
hégémoniques du CADHP.
Comme je l’ai écrit dans ma Lettre ouverte à Bertrand Delanoë,
il existait déjà trois centres d’archives sur Paris,
avant que M. Le Bitoux envisage d’en créer un 4ème avec
l’appui de M. Christophe Girard et de la Mairie de Paris.
Ce n’est donc pas seulement la discrimination des lesbiennes qui nous
a mobilisés mais également celle d’autres "minorités" gays, transsexuelles,
transgenres et les petites structures qui travaillent de manière autonome.
Il n’est pas normal que ces "minorités" n’apparaissent pas dans le dossier
et n’aient pas été consultées sur les objectifs.
On ne crée pas un nouveau centre en ignorant volontairement
ce qui existe ou en cherchant à se l’annexer, comme ce fut le cas
avec la Bibliothèque du Centre Gay et Lesbien durant le
printemps 2002. http://www.cglparis.org
Je propose donc de respecter et reconnaître les associations qui existent
déjà puisqu’aucune négociation n’a été menée par le CADHP
pour les associer à la dynamique de préfiguration.
Parmi les trois centres d’archives qui existent déjà, je distinguerai
la Bibliothèque du Centre Gay et Lesbien, déjà subventionnée
par la mairie de Paris, et qui a décidé de rester autonome, de la situation
des deux autres centres d’archives.
.
- Les Archives, Recherches, Cultures Lesbiennes
(ARCL), fondées en 1983 par Claudie Lesselier. http://arcl.free.fr
Elles sont logées à la Maison des Femmes de Paris et souhaitent
garder la non-mixité de leur consultation.
J’ai donné à Mme Benjelloun une photocopie de la "Position
des Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes" parue dans
Lesbia magazine de février 2003.
En ce qui concerne la non mixité, j’ai fait remarquer qu’elle s’inscrivait
tout naturellement dans la démarche d’autonomie des femmes qui a été impulsée
par le Mouvement de Libération des Femmes dans les années
1970.
Il n’y a pas lieu de s’en offusquer. C’est au contraire une démarche positive
qui s’inscrit dans l’héritage masculin des conquêtes pour la démocratie.
La femme sujet, c’est celle qui se définit par rapport à elle-même, et
non par rapport à la mixité.
Une association de lesbiennes est aussi légitime,
du point de vue républicain, qu’une association de chasseurs ou
de footballeurs.
.
J’ai fait remarquer également qu’en 2002 les services de la Mairie
avaient refusé une subvention à l’association Cinéffable
sous prétexte qu’elle était non mixte, alors que 5 000 euros ont été attribués
à l’association des gay Melo Men en novembre 2002. Seraient-ils
mixtes ? Pas dans le titre, en tout cas.
D’ailleurs, en ce qui concerne les subventions
allouées au mouvement gay, on remarque qu’aucune subvention n’a été attribuée
au mouvement lesbien depuis l’élection de Bertrand Delanoë
à la Mairie de Paris.
Dans la revue Illico du 16 janvier 2003, on peut trouver
la liste des associations gay et (?) lesbiennes subventionnées par le
Conseil de Paris. Elles ont reçu un total de 1 113 541 euros.
Et je ne compte pas les 100 000 euros du CADHP, ni les autres
100 000 euros au Centre Gay et Lesbien, ni les subventions
débloquées par le ministère de la santé pour mener des actions
contre le sida.
Cette disparité est inadmissible en démocratie et ne fait qu’accentuer
la disparité homme - femmes.
Dans cette optique, je me suis étonnée auprès de Mme Benjelloun
que le Conseiller auprès du Maire de Paris, chargé
des relations avec les homosexuels, Monsieur Philippe Lasnier,
se fasse le champion de la mixité quand il traite les dossiers présentés
par des lesbiennes et se montre si partisan quand les intérêts gays sont
en jeu.
Il a téléphoné à deux reprises à mon domicile pour me menacer de porter
plainte parce que j’avais signé la pétition d’Archilesb.
Ce n’est pas normal.
De plus, comme parisienne, je suis en droit d’attendre que Monsieur
Lasnier représente mes intérêts de lesbienne au cabinet
du maire, puisque telle est la mission que lui a confié Bertrand
Delanoë.
L’opposition gays - lesbiennes est ainsi accentuée alors qu’il faudrait
favoriser le dialogue.
.
- L’Académie Gay & Lesbienne existe elle
aussi depuis plusieurs années.
L’association s’est officiellement crée le 1er mars 2001 et souhaite garder
son autonomie dans la mesure où le CADHP se comporte comme
si elle n’existait pas. http://www.archiveshomo.info
Actuellement, elle aurait besoin d’un local pour entreposer ses
documents et en permettre la consultation au public.
On peut très bien envisager que ce local soit situé dans un immeuble
où seraient localisées d’autres centres de ce type.
.
A ce sujet, il est évident que la politique hégémonique
menée par Jean Le Bitoux vis à vis des centres existants n’encourage
pas les détenteurs d’archives à en faire don au CADHP.
Il faut un minimum de confiance mutuelle et surtout, l’assurance que ces
archives ne disparaîtront pas dans un changement de majorité politique,
ou dans l’essoufflement de l’association gestionnaire du centre.
C’est pourquoi j’ai proposé que le CADHP
ne soit pas géré par une association, mais par une structure officielle
composée de conservatrice, archivistes, documentalistes diplômées et chercheuses.
La Bibliothèque Marguerite Durand, qui est gérée par la
Mairie de Paris, peut nous inspirer pour trouver une structure
qui garantisse la pérennité du centre d’archives.
.
Compte tenu des problèmes que je viens d’exposer
et du mauvais démarrage du projet, je ne vois pas comment une collaboration
serait envisageable entre lesbiennes et gay dans le cadre actuel du projet.
Pour travailler ensemble, il faut s’entendre. Or il est clair que les
promoteurs du projet souhaitent faire un centre gay (les transsexuels
en sont aussi écartés).
Les rapports entre les lesbiennes et les gays ont toujours été difficiles,
et ce, depuis les années 1970 car la misogynie et la lesbophobie sont
encore fortement enracinés dans la mentalité gay.
Les lesbiennes sont entrées dans l’histoire avec le féminisme, et même
si les rapports n’ont pas toujours été à la hauteur de notre idéal d’émancipation,
les femmes demeurent notre identité de rattachement, si je puis dire.
.
C’est pourquoi, dans l’état actuel des choses,
je propose que les lesbiennes soient rattachées au projet de Cité
des Femmes que Mme Anne Hidalgo est en train d’élaborer.
Beaucoup d’entre nous ont déjà donné des archives à la Bibliothèque
Marguerite Durand, et personnellement, je souhaiterais que cette
structure, qui a fait ses preuves, se développe beaucoup plus. Des locaux
plus grands, des heures d’ouverture plus long, des salles d’exposition,
de conférences, etc...
L’égalité, ne consiste pas forcément à imposer des structures mixtes.
Souvent, c’est en favorisant l’autonomie des femmes qu’on y parvient le
mieux.
De plus, il n’est pas choquant que les gays souhaitent rester entre eux.
Ce qui l’est, c’est qu’ils se servent des femmes pour obtenir des subventions
et que ces dernières n’aient rien.
.
Le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui
est celui de l’inscription des femmes et de leur histoire dans la Cité.
Nous avons vu avec les conflits soulevés autour du CADHP
que les gays ne sont pas des vecteurs d’inscription politique pour les
lesbiennes.
Ils sont plutôt des freins, et il vaut mieux trouver des solutions adaptées
aux situations concrètes plutôt que d’imposer des principes de parité
qui ne fonctionnent pas dans la réalité.
.
L’entrevue avec Mme Benjelloun a été chaleureuse et elle
m’a demandé à la fin de lui proposer une liste de noms afin de poursuivre
les consultations auprès de spécialistes susceptibles de lui faire des
propositions. Ce que j’ai accepté.
.
Marie-Jo Bonnet,
le 26 février 2003
. |
février 2003 : Têtu
(n° 75) Agenda n° 26 (page 6) > par Xavier Héraud
et Jérome Gac
http://www.tetu.com/
index.php? set_language =en&cccpage= anciens_numeros_2003 |
| .
INFOS
Paris : Polémique
autour du Centre d'Archives
.
Les lesbiennes sont-elles mises à l'écart du futur Centre
d'Archives et de Documentation des Homosexualités de Paris
?
- C'est en tout cas ce qu'estime le groupe Archilesb
!, qui a lancé une pétition sur ce thème
à la fin du mois d'octobre dernier.
- Depuis, la polémique fait rage. Retour sur le psychodrame de
cet hiver, avec les protagonistes du débat.
.
Tout est parti d'une pétition lancée par Archilesb
!, un groupe informel à la tête duquel se trouvent
la sociologue Marie-Hélène Bourcier et l'historienne
Marie-Jo Bonnet, lors du dernier festival Cinéffable,
en octobre dernier.
Au Coeur du débat,
- la petite place accordée aux lesbiennes
dans le projet du futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris (CADHP), piloté par Jean Le Bitoux
et Christopher Miles,
- et cette phrase, extraite de son dossier de présentation
: «Dans un premier temps, le fonds d'archives
concernera majoritairement l'homosexualité masculine, pour des
raisons historiques».
Archilesb !, dans sa pétition, qui a recueilli à
ce jour environ 1 000 signatures, répond : «C'est
bien méconnaître l'histoire des mouvements sociaux liés
aux politiques sexuelles, qui trouvent leur enracinement dans les cultures
féministe et lesbienne, et ce dès les années 70 en
France.»
- Marie-Hélène Bourcier faisait pourtant partie
du projet à ses débuts, mais elle avait rapidement claqué
la porte.
- La Mairie de Paris, qui a attribué une subvention de 100
000 euros au Centre, a elle aussi été contactée.
- Dans une lettre à Anne Hidalgo, première adjointe
au Maire de Paris, Marie-Jo Bonnet fait part
de son indignation.
.
C'est un article de «Libération»
qui met le feu aux poudres.
Démentis, mails «forwardés», rumeurs fusent
alors de partout.
Mais c'est un article paru dans Libération du 7
décembre dernier, intitulé «Des
lesbiennes en guerre contre le machisme gay», reprenant cette
info, qui met le feu aux poudres.
Démentis, mails «forwardés», rumeurs, attaques
personnelles fusent alors dans la communauté homo. Chacun choisit
son camp.
.
La polémique atteint son climax avec l'apparition d'un groupuscule
«énervé», le Commando des Lesbiennes Insoumises
et Transgressives (CLIT).
- Ce petit groupe fait parvenir quotidiennement
à Marie-Hélène Bourcier et à Marie-Jo
Bonnet [et aussi à la journaliste Blandine Grosjean,
auteure de l'article dans Libération],
cinq jours de suite, des lettres anonymes contenant un tampon usagé.
- Au cinquième jour, Marie-Jo Bonnet reçoit une lettre
dénonçant la stratégie de victimisation d'Archilesb
!.
- L'historienne porte plainte, et Marie-Hélène Bourcier
précise qu'elle compte faire de même.
.
Le 12 décembre, Jean Le Bitoux
et Christopher Miles sortent de leur silence et envoient un communiqué
à la presse.
Se défendant de tout «machisme», le
CADHP conteste les chiffres avancés par Archilesb
! : 5 femmes seulement sur les 59 participants investis dans le
projet :
- «Ces chiffres sont erronés: le comité de soutien
compte 35 noms, dont une dizaine de femmes.»
- Et de souligner que le projet est toujours en phase de
préfiguration, et qu'il le restera encore de dix-huit à
vingt-quatre mois.
Christopher Miles, président du projet, confie
avoir vécu «amèrement» les attaques dont le
Centre a fait l'objet. Pour ce qui
concerne les «raisons historiques» invoquées dans le
dossier de présentation du projet, il persiste et
signe :
- « La majorité des documents concernant l'homosexualité
à la fin du XIXe siècle sont des documents pénaux
ou médicaux.
- L'homosexualité féminine n'étant pas pénalisée,
ces documents parlent uniquement d'homosexualité masculine.»
.
«Par ailleurs, ajoute Jean Le Bitoux,
nous avons contacté les Archives Lesbiennes
[Archives Recherches Cultures Lesbiennes (ARCL)]
pour obtenir les doubles des documents qu'elles possèdent.»
.
«Beaucoup de bruit pour rien, finalement»,
conclut Philippe Lasnier, conseiller de Bertrand Delanoë,
notamment sur les questions homosexuelles, qui rejette toute
mise en cause de la Mairie [de Paris] :
- «Comme promis début 2001 par Bertrand Delanoë,
ce projet mixte a été soutenu grâce
à un vote consensuel en septembre 2002.
- Mais la vie interne d'une association n'est pas de notre ressort.»
.
Archilesb !, en tout cas, ne compte pas en rester là,
comme l'explique Marie-Hélène Bourcier :
- «Archilesb! comme Vigitrans
[groupe trans qui soutient la pétition d'Archilesb
!] demandent à ce que soit organisée
une réunion de mise à plat des objectifs scientifiques et
de l'organisation de la préfiguration du Centre en
présence d'un référent de la Mairie
[de Paris].
- Autant de trans que de lesbiennes et de gays dans les instances, qu'il
s'agisse du Comité de pilotage ou du Comité d'administration
de l'association.
- Archilesb ! et Vigitrans feront des propositions
en ce sens, ainsi qu'en matière d'animation de la réflexion
sur la notion d'archives».
Et la sociologue de prévenir :
- «Le CADHP doit apprendre à
travailler avec toutes celles et ceux qui le veulent et ont des compétences,
et cesser de se comporter en petit chef.
- Le Centre ne se fera pas sans nous !»
.
«Pour l'instant, rappelle Christopher
Miles, nous n'avons pratiquement pas commencé la collecte
d'archives.»
Jean Le Bitoux
précise que le Centre, loin d'être opérationnel,
est toujours à la recherche d'un local.
- Et le cofondateur de Gai Pied d'appeler de ses voeux la
fin de la polémique :
- «Travailler sur les archives demande un minimum de sérénité.»
. |
| 22 1 2003 : communiqué de l'historienne
Marie-Jo Bonnet |
22 1 2003 > Lettre
ouverte de l'historienne Marie-Jo Bonnet à Bertrand Delanoë, Maire
de Paris : à propos du Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris ( CADHP ) qu'il souhaite fonder dans la capitale
Monsieur le Maire,
:: Le 2
décembre dernier j'ai écrit à Mme Anne Hidalgo, première
Adjointe à la Mairie de Paris
et responsable de l'Observatoire de l'égalité entre les femmes
et les hommes, pour lui faire état de la discrimination
officielle dont sont victimes les lesbiennes dans le projet de
Jean Le Bitoux du futur Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris que vous souhaitez installer à Paris et que son
Association de Préfiguration du CADHP s'est vu attribuer une
subvention de 100.000 euros le 24 septembre 2002 pour entrer en phase de préfiguration.
N'ayant pas encore de réponse de Mme Hidalgo, et ayant été
témoin de trop nombreuses inexactitudes, voire
des déformations volontaires diffusées dans la presse par M. Philippe
Lasnier, votre Conseiller auprès du Maire de Paris et votre
Chargé des relations avec les homosexuels, au sujet de
notre action anti-discriminatoire, je me permets de répondre ici point
par point à son argumentation :
:: Je
lis dans Télérama du 15 janvier 2003, les propos de M. Lasnier
selon lesquels Cette pétition truffée d'approximations émane
d'un mouvement informel créé et peu représentatif du militantisme
lesbien.
- Il a toujours été clair que si je
m'opposais à ce projet qui exclut les lesbiennes, c'était en tant
que chercheuse, spécialiste de la question. J'ai soutenu une thèse
d'histoire sur Les relations amoureuses entre les femmes en mars 1979,
thèse qui en est à sa troisième édition. Et je ne
parle pas de mon récent livre Les deux Amies, Essai sur le couple
de femmes dans l'art, ni des articles que j'ai publiés dans le cadre
scientifique comme dans le cadre militant.
- Le groupe Archilesb! a été fondé
dans le but de réfléchir à la question des archives.
Je ne l'ai jamais caché et si Archilesb! a pu lancer sa pétition
au festival Cinéffable, participer avec moi au débat
organisé par Cinéffable sur les rapports du mouvement lesbien
avec les institutions et si la pétition a recueilli à ce jour
plus de 800 signatures, c'est bien parce que les questions qui y sont posées
correspondent à une réelle inquiétude des mouvements lesbiens,
d'abord, et d'autres acteurs du militantisme gay qui sont eux aussi discriminés
par les pratiques hégémoniques de Jean Le Bitoux.
- Je parle des transsexuels
et transgenres mais aussi des associations gays et lesbiennes, des chercheurs
et historiens qui n'ont pas attendu M. Le Bitoux pour constituer des Centres
d'Archives, ou qui sont choqués de l'exclusion des lesbiennes.
Rien que sur la région parisienne, il existe déjà
au moins trois Centres d'Archives ( voir plus loin ). Or à ce
jour, aucun Centre existant n'a accepté de le rejoindre. Chat échaudé
craint l'eau froide, probablement.
- En effet, ce n'est pas la première fois que M.
Le Bitoux lance cette idée grandiose et obtient son financement par les
pouvoirs publics :
:: En
1990, il a fondé avec d'autres personnes la Maison des Homosexualités,
dans un appartement de deux pièces et cuisine,
rue Michel Le Comte.
- Des subventions de l'Agence Française de Lutte contre le Sida ( AFLS
) et d'autres partenaires d'un montant global ( pour 1990 au 1er semestre 1992
) de 787.600 francs leur sont attribués ( plus le loyer, les salaires
et celui de la logistique administrative ), parmi lesquelles
une subvention de 50.000 francs du Ministère de la Culture pour le
Service documentation pour 1991 ( cf. Gai Pied Hebdo n° 492,
31 octobre 1991, p. 55 ).
- C'est pourquoi, Jean Le Bitoux, responsable des
programmes à la Maison des Homosexualités, se félicite
dans un éditorial du magazine Illico d'octobre 1991, p.12, de l'octroi
de la subvention en écrivant :
Un lieu s'impose, protégé des querelles associatives et des
menaces politiques. Des éléments épars, des repères
de notre histoire, encombrent encore nos caves.
Certains, plus prévoyants, les remettent au Centre
d'Archives de la Maison des Homosexualités.
Le Ministère de la Culture vient pour la première fois de se décider
à reconnaître, par une subvention, la richesse de cette mémoire.
Prenons-en acte, en sachant que l'histoire n'existe d'abord que par la protection
de la sienne propre.
- Or un mois plus tard, Act-Up
Paris décidait de ne plus faire partie de la Maison des Homosexualités
( cf. Illico, décembre 1991, p. 33 et 36 ). Pourquoi ? Relisons leur
déclaration :
Comment peut-on croire à une Maison des Homosexualités
où les lesbiennes sont si peu représentées, où les
associations présentes n'ont aucun contact direct avec les homosexuels,
et qui manque à ce point de sens critique à l'égard des
institutions gouvernementales ? ( cf. Gai Pied Hebdo n° 493, 7 novembre
1991, p. 17 ).
Dans Action n°4 de novembre 1991, p. 7, Act-Up Paris
demandait la création d'un vrai Centre Gai et Lesbien, parce
que la Maison des Homosexualités n'avait rien fait contre le
sida, notamment, ajoutant : Des subventions pour le moins anticipées
de l'AFLS donnent un cachet " lutte contre le sida " à ce qui
n'est que l'ébauche " expérimentale " d'un Centre gai
( on n'ose pas dire " lesbien " tant les femmes en sont absentes
) [ c'est moi qui souligne ].
- Et c'est comme cela que, se discréditant elle-même,
la Maison des Homosexualités allait disparaître
et qu'un vrai Centre Gai et Lesbien [ de Paris ] allait naître,
quelques années plus tard à Paris, dans des nouveaux locaux, au
3, rue Keller.
- Or aujourd'hui, on a le droit de se demander :
Où sont passées les archives de la Maison des Homosexualités
?
Et comment les subventions ont-elles été utlilisées ?
Est-ce parce quelques mystères planent encore sur ces questions que personne
ne veut donner d'archives à M. Le Bitoux ?
Veux-t-on ainsi éviter que la même mésaventure arrive au
nouveau CADHP ?
:: Les articles des magazines
Têtu ( n° 70, p. 54 et 55 ) et
IB News ( n° 13, p. 64 et 65 ), parus début septembre 2002, sur
le projet du futur CADHP, révèlent que M.
Le Bitoux possède peu d'archives en propre.
- Dans une interview du même numéro de Têtu, il
reconnaît ne pas avoir les archives de Gai Pied, journal dont il se vante
pourtant d'être le fondateur, et qui ont été rachetées
par Patrick Elzière, PDG de Webscape et du site internet gayvox.com.
[ http://www.gayvox.com/
]
- De plus, il a lui même affirmé que : C'est
le projet de la Ville de Paris, soutenu par Christophe Girard et Bertrand Delanoë
[
] Si M. Tibéri avait conservé sa
place de maire, nous ne serions pas en train de travailler là dessus.
Bertrand Delanoë a bien compris que Paris était une très
grande ville au niveau de l'homosexualité. Nous sommes dans une bonne
conjoncture. [
]
:: Dans Télérama
je lis encore de Philippe Lasnier : Le projet est d'ailleurs soutenu
par les deux grands collectifs associatifs, le Centre Gai et Lesbien et la LGBT
...
- Certes, et pour cause ... Un peu d'histoire nous révélera pourquoi
: En février 2001, la Lesbian and Gay Pride Ile-de-France ( LGP IdF
) a envoyé un Questionnaire adressé aux candidats à
la mairie de Paris comprenant 8 questions, dont celle numéro 7 sur
Le Maire et la mémoire.
- Le 2 mars, Bertrand Delanoë répond favorablement : [...]
la possibilité de créer un lieu de documentation, d'information
et de recherche autour de cette mémoire a retenu toute mon attention.
Sa réponse sera d'ailleurs intégralement repoduite dans "
l'introduction au dossier " en préface
du projet de M. Le Bitoux, comme s'il s'agissait d'une réponse personnelle.
- Je cite le Rapport d'activités 2001 de la LGP Ile-de-France
:
Le 13 juin une rencontre a lieu avec Odette Christienne, adjointe chargée
de la mémoire. La délégation était
composée de Jean Le Bitoux, René Lallement et d'Alain Piriou,
accompagnée de Christopher Miles. L'objet de la discussion était
la mise sur pied d'un Centre d'archives et de documentation sur les homosexualités.
L'échange, bien que cordial, n'a pas été des plus fructueux.
Autrement dit Mme Christienne ne veut pas se charger du dossier.
- Une semaine plus tard, le 18 juin, la délégation est revenue
à la Mairie de Paris pour rencontrer : M. Christophe
Girard, adjoint chargé de la culture à la mairie de Paris : un
soutien de principe a été accordé pour la mise sur pied
d'un tel projet, bien que la décision revienne au maire.
( cf. Rapport d'activités 2001 de la LGP IdF sur le site de
l'Inter-LGBT ).
On lui remet un mémorandum de deux pages : "
Un outil pour la mémoire collective " avec le logo de la
LGP IdF qui montre que c'est bien un document de la LGP IdF.
Mais sur certaines versions du dossier de présentation du projet de M.
Le Bitoux : ce logo de la LGP IdF n'apparaîtra
plus, comme s'il s'agit d'un document de son association AP CADHP.
- Puis lors de la réunion du 3 septembre de LGP IdF ( aujourd'hui
dénommée Inter-LGBT ), il a été dit que
:
L'association " Association pour le Centre d'Archives
et de Documentation Homosexuelles de Paris " a été créée
pour faire avancer le projet, et Jean Le Bitoux et Philippe Bot' qui en sont
les représentants en présente l'état d'avancement.
Le chantier est immense, mais d'énormes quantités d'archives sont
déjà mobilisables [...] ( cf. Compte-rendu de la réunion
sur le site de la LGP IdF ).
Comment ? Mystère.
En réalité l'association AP CADHP n'est
pas encore créée et ses statuts ne seront déposés
que trois mois plus tard, le 19 décembre 2001 exactement ( cf.
Journal Officiel ), juste à temps pour demander la subvention
pour l'exercice 2002.
- Mais le problème de l'accès aux archives existantes est loin
d'être réglé.
:: Il
existe déjà plusieurs Centres d'archives à Paris, comme
je l'ai dit :
- Archives Recherches Cultures Lesbiennes ( ARCL )
:
fondées en 1983 par Claudie Lesselier et qui sont hébergées
à la Maison des Femmes de Paris, 163 rue de Charenton, 75012 Paris. (
voir détails de leurs archives sur leur site : http://arcl.free.fr/
)
Ce grand fonds documentaire constitué sans aucune subvention comprend
plus de 5 000 ouvrages, des centaines de revues, dossiers thématiques,
vidéos, etc.
Même si celles-ci assurent des permanences régulières pour
leurs consultations au public, les ARCL sont disqualifiées
d'un revers de plume sous prétexte qu'elles sont non mixte. Et en tout
cas, la Mairie de Paris ne leur a même pas accordé une petite subvention
!
- L'Académie Gay et Lesbienne :
fondée par des collectionneurs qui se sont regroupés en association
le 1er mars 2001.
Depuis vingt sept ans, sans aucune aide, ils ont collecté toutes sortes
de documents LGBT ( environ 15.000 ).
Ils ont établi sur leur site http://www.archiveshomo.info/
: une liste de centres et fonds d'archives en France qui ont des documents sur
les gays, lesbiennes, bisexuel(le)s, transgenres.
Mais cela ne compte pas : l'Académie Gay et Lesbienne
est disqualifiée parce que ses archives sont toujours logées en
banlieue, à Vitry sur Seine (94), et donc d'accès peu aisé
pour les Parisiens.
Depuis deux ans, cependant, elle demande en vain un local dans Paris et une
aide à la Mairie de Paris.
- Reste la Bibliothèque du Centre Gai et Lesbien de Paris ( C.G.L.
) :
Fondée en 1995 par Philippe Labbey, elle comprend 2.000 volumes, 3.000
revues et une documentation importante sur les associations, etc. ( voir détails
de leurs archives sur leur site : http://www.cglparis.org/
)
Et de plus, celle-ci assure des permanences régulières pour leurs
consultations au public.
Depuis décembre 2001, des actions de "gay
guerre" sont menées de l'extérieur contre le CGL, allant
jusqu'à perturber le CGL en pleine Assemblée Générale
du 16 février 2002 ( cf. Nouvel Observateur Paris IdF du 28.02
au 06.03.02, p.13 ; gayvox.com du 18.02.02 ; etc. ).
Pourquoi et pour
qui a-t-on organisé des tentatives de déstabilisation du CGL
? Le conflit va durer plusieurs mois ...
En tout cas le CGL a réussi à résister : La
Mairie de Paris finit par attribuer au CGL une subvention de 100.000 euros (
votée le 22 novembre 2002 ), même montant,
remarquons-le, qu'au projet CADHP de M. Le Bitoux. [ Le CGL n'avait bénéficié
que d'une subvention de 200.000 francs ( environ 30.000 euros ) en octobre 2001
]
Par la suite, le CGL aurait concédé à l'idée de
cohabiter avec le l'Inter-LGBT (ex LGP IdF) et le
projet CADHP de M. Le Bitoux dans un même immeuble ( ce qui est
promis par la mairie de Paris ).
:: Enfin, dernier problème
: le vote de la subvention des 100.000 euros par le Conseil de Paris en septembre
2002
Là encore les choses ont été rondement menées,
et ce, sur le dos des lesbiennes.
Le débat est intéressant car il montre
qu'on a laissé parler Clémentine Autain, adjointe au Maire, sans
aucunement tenir compte de ce qu'elle avait dit, car les jeux étaient
déjà faits.
- Que disait-elle : " [...] On parle des gays
et moins des lesbiennes ... Je vois que cela fait ricaner mes collègues
de l'opposition.
- Mme Anne Hidalgo, première adjointe, présidente : Ils
sont un peu dissipés. Je vous demande de bien vouloir porter toute l'attention
à ce dossier et de faire silence.
- Mme Clémentine Autain, adjointe : Je
voudrais qu'on fasse attention à la bonne répartition pour permettre
une juste visibilité de la communauté lesbienne. Dans l'exposé
des motifs, il est fait mention d'un site internet comportant une histoire du
gay-Paris ... Et le Paris des lesbiennes ? [...] Je voudrais
par ailleurs que dans la composition de l'Association
et du Comité qui va suivre ce projet, il y ait une place pour la Coordination
Lesbienne. Ainsi, dans le conseil d'administration, d'après ce
que j'ai compris, il n'y a que trois femmes sur neuf hommes.
Peut-être pourrait-on viser la parité ? Je pense qu'on doit pouvoir
trouver des chercheurs et des scientifiques femmes pour être dans ce Conseil
d'Administration [...] "
( cf. Compte rendu du débat des délibérations du Conseil
Municipal de Paris du 24-9-2001 ).
Cause toujours ...
:: Le vote s'est passé sans histoire parce que l'Association
[ de Préfiguration du CADHP ] et la mairie
[ de Paris ] ont discrètement sollicité
Jean-Luc Roméro ( RPR-UMP ) pour qu'il tente de " sensibiliser "
quelques élu-e-s de droite pour éviter des dérapages homophobes
lors de la session qui examinera cette question ( cf. e-llico.com
du 9-9-2002 ).
Et [...] Jean-Luc Roméro a écrit à
tous les présidents de groupe à la Mairie de Paris : Il me semble
à cet égard indéniable qu'un tel projet s'inscrit dans
une démarche historiographique d'utilité publique [...]
( cf. gay.com du 6-9-2002 ).
- [ M. Roméro est par ailleurs le président
( et aussi le fondateur ) de son association des Elus
Locaux Contre le Sida : Ensemble Luttons Contre le Sida ( ELCS
), dont la subvention allouée par la Mairie
de Paris avait augmenté de manière substantielle de 10.000 francs
( 1.600 euros environ ) en juin 2000, à 7.623 euros
en juillet 2002 ]
- Ainsi l'alliance entre la gauche et la droite se noue sur le dos des lesbiennes
pour éviter les dérapages homophobes, nous dit-on.
Personne ne parle de la lesbophobie. Ni des pratiques
hégémoniques de M. Le Bitoux sur les associations gays, lesbiennes
et transgenres qui ont déjà travaillé sur le sujet.
Est-ce la nouvelle cohabitation ?
Résultat des courses : Le Conseil de Paris ( dont Philippe Seguin ) a
voté pour et il n'y eut que quelques abstentions de l'opposition.
Faut-il en vouloir à Archilesb! d'avoir oeuvré pour l'égalité
en lançant sa pétition début novembre 2002 ?
:: Que faire aujourd'hui ?
- Je demande la réunion d'une table ronde rassemblant
toutes les personnes concernées par les archives et l'histoire de l'éros
gay, lesbien et l'étude des genres.
Pour faire cesser les polémiques inutiles, je propose que cette
table |