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Analyse Projet Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris APCADHP
citations à caractère critique, polémique, pédagogique et/ou scientifique des informations

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12 1 2006 > par [ e-llico.com ]
http://v2.e-llico.com/article.htm? rubrique=actu& articleID=12184

Subventions LGBT :
Anne Hidalgo réplique à Françoise de Panafieu
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Quelques heures après la publication du livre de Françoise de Panafieu dans lequel la députée-maire UMP du 17ème attaque le maire, Bertrand Delanoë, sur les subventions accordées par la municipalité aux associations luttant contre l’homophobie, Anne Hidalgo réplique au nom de la Ville.

Alors que Françoise de Panafieu affirme que la municipalité parisienne subventionnerait "près d’une centaine d’associations (…) luttant contre la discrimination des homosexuels", la première adjointe au maire de Paris précise que "dans les faits, dix-sept associations intervenant dans ce domaine ont été subventionnées en 2005 par la Ville de Paris, pour un montant total de 247.000 euros, soit 0,2% du budget global consacré au monde associatif parisien".

"Bien entendu, ajoute Anne Hidalgo, toute subvention donne lieu à un vote au Conseil de Paris, ce que Françoise de Panafieu devrait savoir si elle y était plus assidue".

La municipalité rappelle au passage que "qu’avant 2001 - madame de Panafieu étant alors membre de l’Exécutif municipal - les associations gays et lesbiennes ont systématiquement trouvé porte close à l’Hôtel de Ville.

Il était donc légitime de mettre fin à cette attitude discriminatoire et d’aider ces structures, au même titre que n’importe quelle autre association proposant une prestation utile aux habitants de notre cité".

Anne Hidalgo parle de "méconnaissance chronique des dossiers parisiens" de la part de l’élue UMP et d’un "nouveau dérapage (qui ) confirme la culture rétrograde et intolérante de la députée maire du XVIIème arrondissement"…

Le communiqué publié hier conclut "que la diversité de Paris est l’une de ses plus grandes richesses et son esprit d’ouverture, une constante de son histoire".

Le CGL de Paris [ et Ile de France ] qui rassemble un grand nombre d’associations parisiennes réagit lui aussi. "Les pouvoirs publics se déchargent sur les associations de leurs missions de service public, il est donc légitime que les associations reçoivent des moyens financiers pour mener à bien leurs actions" observent les responsables du Centre LGBT parisien.

Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris [ et Ile de France ] dénonce aussi l’amalgame qu’entretient Françoise de Panafieu entre l’orientation sexuelle du Maire de Paris et une stratégie politique d’attribution des subventions municipales dans lequel il voit une "manœuvre électoraliste".
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CGL Paris

Projet GRAND Centre LGBT de Paris Ile de France
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13 3 2006 > 100.000 euros envolés, 800.000 euros pour quoi faire ? Centre d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris : on ne change pas une équipe qui coûte ... [ ArchiQ ]
Suite aux déclarations de Mr Martinet, président de AP-CADHP ( Association de Préfiguration du Centre d'Archives Homosexuelles de Paris ) dans tetu.com, ArchiQ, groupe d'action et de réflexion sur les archives LGBTQ (ex Archilesb! et VigiTrans ) tient à préciser :
- que le Rapport / projet du CADHP n'a aucunement été expertisé ou validé par les Archives Départementales de la Ville de Paris et encore moins par les Archives Nationales ( et pour cause ... )
Non seulement l'AP - CADHP a échoué dans la mission qu'elle s'était confiée mais dans ce Rapport de préfiguration non validé scientifiquement, l'Association ose demander des financements pour les mêmes objectifs qui n'ont pas été atteints ( recrutement de l'équipe, concertation avec les associations et lieux - ressources ... ) et qui avaient été fixés pour 2003.
Le tout sans date d'ouverture pour le Centre d'Archives.
Mr Martinet ne répond pas sur l'aspect financier mais il est légitime de demander des comptes sur la gestion de la subvention de 100.000 euros de la Mairie de Paris ( dans sa partie salaires notamment ), sur le manque de résultats passés ( 2002 - 2005 ) et sur l'avenir du Centre.
A quoi ont servi les salariés ( [ Jean ] Le Bitoux, [ Patrick LaFollie ] La Folie ) chargé des acquisitions ou d'archiver sans archives ? Pourquoi ont-ils été renvoyés du CADHP ?
Combien va coûter la nouvelle phase de configuration du Centre d'Archives ? dans sa première phase étant entendu qu'elle ne saurait déboucher sur l'acquisition et l'ouverture d'un local, celles-ci ne constituant pas une priorité en phase configuration ( source Rapport AP CADHP ) ?
- le Rapport de l'AP - CADHP rédigé par la société de conseil CCMO créée en octobre 2004, dirigée par Olivier Maguet, spécialiste de santé et d'action sociale ( Aides, FAGG dont fait partie Jean Le Bitoux ) est fantaisiste sur le plan scientifique et la question des archives LGBTQ.
Constellé de perles, il est aussi gourmand : 100.000 euros pour ne rien faire, 820.000 euros pour recommencer la préfiguration opportunément renommée configuration.
C'est la somme que demande le rapport pour la phase 1 de configuration ( minimum deux ans ).
La dite configuration ne comprend ni l'ouverture d'un local ni l'ouverture du Centre au public mais débouchera sur l'ouverture d'un site Internet !
Les acquisitions d'archives n'y sont pas une priorité ( 10.000 euros de budget )  contrairement à un Colloque national ( 20.000 euros ) dédié à la constitution d'un thésaurus ( qui existe déjà ) et dont on imagine à quel point le sujet risque d'être attractif pour un public déjà peu sensible à la question des archives ( source Rapport AP CADHP ).
Alors on prend les mêmes et on recommence ?

10 3 2006 > Archives Homosexuelles : protestations contre la lenteur du projet [ tetu.com ]
ArchiQ, groupe d'action et de réflexion sur les archives LGBT ( ex- Archilesb! et Vigitrans ), proteste contre la lenteur du projet du Centre des mémoires LGBT Paris / Île-de-France [ Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ].
Dans un communiqué, ArchiQ attire l'attention sur le laxisme et la négligence dont la Mairie de Paris a fait preuve dans ce dossier et demande le remboursement de la subvention de 100.000 euros accordée à l'Association de Préfiguration du Centre [ d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( AP CADHP ) ], ainsi que la démission de ses responsables.
- Depuis 2002, estime ArchiQ, nous n'avons cessé d'alerter la Mairie de Paris sur l'état de non avancement du projet. Rien n'a changé.
Stéphane Martinet, président de l'Association de Préfiguration, répond à Têtu que le statu quo ne provient pas de lui : le Centre est toujours en attente de la validation des Archives de France ( ministère de la Culture ), étape nécessaire à la validation d'une subvention, après avoir reçu la validation scientifique du projet par le Centre départemental des Archives de Paris.
- J'écris une lettre de relance, sans vouloir être trop méchant avec eux, avoue-t-il. Je découvre que dans le monde des archives, tout est toujours lent. C'est un autre temps.
Sans date d'ouverture prévue, le Centre nécessiterait une subvention annuelle de près de 400.000 euros, et n'ouvrirait dans un premier temps, celui de la configuration, que sa partie documentation.
Les archives proprement dites pourraient être accessibles deux ans plus tard.

10 3 2006 > Centre d'Archives Homosexuelles de Paris : ArchiQ demande la démission des responsables [ e-llico.com ]
Centre inexistant, argent public gaspillé : ArchiQ ( groupe d'action et de réflexion sur les archives LGBT ) demande le remboursement de la subvention accordée à l'AP-CADHP, l’Association de Préfiguration du Centre d’Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles de Paris et la démission de ses responsables.
Opposant historique au projet de Centre d’Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] soutenu par la Mairie de Paris, ArchiQ parle de laxisme et de négligence dans la façon dont la Mairie de Paris a géré l’affaire.
Il faut dire que ce dossier semble véritablement empoisonné.
Valse et renvoi des personnes chargées de faire avancer les actions de préfiguration, retards répétés dans les étapes de validation du projet, polémique sur son orientation scientifique, communication minimum et peu compréhensible sur ses évolutions : tout a concouru à donner un sentiment de ratage d’un des projets emblématiques de la prise en compte de la question LGBT par l’équipe municipale élue en 2001.
Le Centre est actuellement dans l’attente de la validation des Archives de France qui dépendent du ministère de la Culture. 2003 était la date prévue d'ouverture du Centre à l'issue d'une phase dite de préfiguration alors qu’on parle désormais d’une ouverture en 2008.
La gestation du Centre d’Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] ne parvient pas à sortir de la polémique qui rebondit régulièrement comme cette dernière attaque en témoigne.
La mise en cause, d’abord communautaire, prend une tournure politique quand ArchiQ souligne l’appartenance partisane d’un des piliers du projet au PS et fait mine de s’interroger sur la sincérité de la promesse de Bertrand Delanoë quant à la création de ce fameux Centre.

9 3 2006 > Centre d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris : que fait la Mairie de Paris ? [ ArchiQ ]
Un Centre inexistant, l'argent public gaspillé : ArchiQ demande le remboursement de la subvention de 100.000 euros accordée à l'AP-CADHP ( Association de Préfiguration du Centre d'Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles de Paris ) et la démission de ses responsables.
ArchiQ, groupe d'action et de réflexion sur les archives LGBTQ ( ex Archilesb! et VigiTrans ) demande à Bertrand Delanoë, Maire de Paris de prendre ses responsabilités concernant le projet de Centre d'Archives Homosexuelles de la ville de Paris, pour lequel l'association AP-CADHP, présidée par Stéphane Martinet ( PS adjoint au Maire du 11ème arrondissement de Paris ) a reçu de la Mairie de Paris une subvention de 100.000 euros en 2002.
ArchiQ attire l'attention sur le laxisme et la négligence dont la Mairie de Paris a fait preuve dans ce dossier :
- 2003 était la date prévue d'ouverture du centre à l'issue d'une phase dite de « préfiguration » dont l'association AP-CADHP avait la charge.
Après une préfiguration qui n'a rien donné et a duré deux ans de plus que prévu, l'AP-CADHP demande aujourd'hui une période de « configuration » deux fois plus longue et huit fois plus coûteuse pour une ouverture en 2008 :
- Des projections budgétaires de l'ordre de 800.000 euros sont prévues pour le premier volet de cette configuration.
Depuis 2002, date du lancement de la pétition d'Archilesb ! et de Vigitrans pour que le Centre d'archives devienne inclusif et paritaire et qu'il se dote d'un projet scientifique digne de ce nom, ArchiQ n'a cessé d'alerter la Mairie de Paris sur l'état de non avancement du projet.
Rien n'a changé. Les objectifs de la convention signée entre la Mairie de Paris et l'AP-CADHP n'ont pas été respectés.
Seuls résultats tangibles :
- un local jamais ouvert au public et qui n'a jamais reçu la moindre archive,
- une absence totale de concertation avec la communauté LGBTQ ( Lesbienne Gaie Bi Trans Queer ).
L'AP-CADHP a largement fait la preuve de son incompétence mais la Mairie de Paris a prouvé son peu d'intérêt pour un projet pédagogique, culturel et citoyen qui fait cruellement défaut et qui contribuera efficacement à la lutte informée contre les discriminations sexuelles, ethniques et de genre.
L'engagement de Bertrand Delanoë en pleine campagne électorale de 2001 en faveur de la création d'un Centre de Documentation et d'Archives [ Homosexuelles ] n'était-il donc qu'une promesse électorale ?
=> Contact Presse :
Pour toute information complémentaire et envoi des documents ( pièces comptables et financières ;
chronologie de l'état de non avancement du CADHP 2001-2006 ) :
- Marco Dell Omodarme < domarco[AT]free.fr > 06 70 83 77 01
- Marie-Hélène Bourcier < mhbourcier[AT]free.fr > 06 24 18 34 25

8 3 2006 > Le marchand de sable de Sophie Coignard ou comment utiliser l’homophobie pour salir le bilan municipal ! [ cgl paris.org ]
Dans l’ouvrage qui vient de paraître Le marchand de sable, Sophie Coignard critique les résultats de l’équipe Delanoë. Un pamphlet exclusivement à charge particulièrement centré sur la personnalité du Maire, ses comportements et modes de fonctionnement.
Concernant le bilan politique, trois de ses principaux griefs sont sans surprise puisqu’ils portent sur les difficultés structurelles majeures inhérentes à la ville de Paris : le logement social, la circulation et les places en crèche.
Le bilan municipal s’évaluera sur pièces avec les données publiques régulièrement publiées.
En revanche, la polémique relative aux subventions accordées à la mouvance gay est révoltante et démontre l’intention de l’auteur d’atteindre le Maire à travers une orientation sexuelle dont il n’a jamais fait mystère.
Sophie Coignard prétend que la Ville de Paris distribue de l’argent par poignées à toutes sortes de structures, pourvue qu’elles appartiennent à la mouvance gay.
Cette affirmation particulièrement grotesque fait étrangement écho à la critique de la politique d’attribution des subventions aux associations pratiquée par la Ville de Paris, décrite dans le Le Paris gagnant de Françoise de Panafieu.
En réalité, en 2004, 0,14 % du total des subventions accordées a été dévolu aux associations LGBT, pour un montant total de 247.400 euros réparti entre 17 d’entre elles.
Les faits sont là et devraient rasséréner les plus inquiets relativement aux pseudos largesses à caractère clientéliste du Maire : 99,86 % des subventions de la Ville, votées démocratiquement au Conseil de Paris, ne sont pas attribuées à la prévention et à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie ou la transphobie !
Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris Ile-de-France qui héberge de nombreuses associations LGBT parisiennes et offre des services professionnels à titre gratuit aux usagers du Centre ( permanences sociales, psychologique, juridique, prévention santé … ) est subventionné par la Ville.
L’an dernier, victime d’une lourde condamnation de 47.000 euros, il est parvenu à redresser sa situation financière sans que la subvention publique soit affectée au règlement de cette dette judiciaire.
Une gestion rigoureuse, la recherche de financements privés et les efforts de solidarité consentis par tous les donateurs dont des entreprises, fondations ou associations internationales, ont permis de solder la dette judiciaire en la payant à son bénéficiaire en octobre 2005.
Les pouvoirs publics ont confié aux associations une bonne part de leurs missions de service public, il est donc légitime que les associations reçoivent des moyens financiers pour mener à bien leurs actions.
Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris Ile-de-France s’insurge contre cette inflation d’assomptions homophobes diffamatoires qui consiste à amalgamer l’orientation sexuelle du Maire de Paris avec une stratégie politique d’attribution des subventions municipales, prétendument excessive envers les associations homosexuelles.
[ communiqué signé par ] Les Présidents : Christine Le Doaré et Claude Chantereaux

8 3 2006 > Journée internationale des femmes : et les lesbiennes ? [ tetu.com ]
Journée des femmes oblige, une soirée d'inauguration a eu lieu hier, mardi 7 mars, à l'Hôtel de ville de Paris, avec Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo.
Interrogée par Têtu, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, a condamné l'homophobie chez les politiques.
- Les attaques de Françoise de Panafieu sur la soi-disant " politique clientèliste du maire " ne sont pas juridiquement condamnables pour homophobie, a-t-elle confié. Pourtant, ces propos sont inacceptables.
Pour lutter contre les discriminations homophobes, elle a expliqué que des programmes de prévention ont été mis en place dans les collèges de Paris, Je - tu - il et Je - tu - elle, où la question de l'homosexualité est très présente. Pour aider les enfants à avoir un autre regard, plus tolérant, sur la vie à deux des adultes.
Un peu plus tôt dans la soirée, l'association Mix-cité s'est exprimée sur la prévention de l'homophobie.
Clémence Armand, présidente de l'association, a insisté sur l'importance d'éviter dans les manuels scolaires le schémas du " Papa rentre du travail, Maman fait la vaisselle ". Pourquoi pas " maman et maman… " ?, illustrations à l'appui, avec des couples homosexuels de Barbie et Ken, en fond d'écran dans la grande salle de réception.
Par ailleurs, un hommage a été rendu
- à Simone de Beauvoir, à l'occasion du 20e anniversaire de sa disparition,
- et à Hawa Ibrahim, avocate des femmes nigérianes condamnées à la lapidation dans leur pays, qui a reçu le diplôme de citoyenne d'honneur de la ville de Paris.

=> Tetu.com consacre un dossier spécial aux événements organisés autour du 8 mars.

6 3 2006 > Maire de Paris : La journaliste Sophie Coignard sort mercredi un livre sur le système Delanoë [ 20 Minutes ]
=> Delanoë : Le livre qui signe la fin de l'état de grâce
Le pamphlet était attendu. La journaliste Sophie Coignard a enquêté sur les failles du système Delanoë. Il y a encore un an, le maire de Paris était étonnamment épargné par les journalistes et populaire dans les sondages.
Depuis l'échec de la candidature parisienne aux JO de 2012, les incendies meurtriers et les tensions avec ses alliés verts, le ciel s'est obscurci. La statue du commandeur que la journaliste veut démolir est en fait déjà écornée. Alors qu'apporte son récit ?
Une description du système Delanoë comme une gigantesque machine à communiquer, qui ne déraille que sous les coups de colère de son maître. Derrière l'image d'apôtre de la transparence et de la modernité politique, il faudrait en fait voir un homme qui soigne ses amitiés et verrouille la parole de son entourage. Sûr de lui et dogmatique.
Dans l'entourage du maire, on ne s'émeut pas beaucoup de cette publication. Ni plainte pour diffamation, ni demande de rectification.
Simplement des précisions : ainsi, l'auteur n'aurait pas rencontré certains adjoints qu'elle cite comme si elle les avait interviewés. Ni trouvé la liste des subventions aux associations, que la mairie dit publique.
- Tout est interprété à charge : si le maire la reçoit, c'est qu'il cherche à la manipuler, si le maire pleure, c'est de la communication et de regretter un déluge de haine, qui rappelle les livres des opposants UMP.
=> Les quatre dossiers qui nourrissent la polémique
# Le logement social ...
# La circulation ...
# Les crèches ...
# Les associations gay
La ville de Paris distribue l'argent par poignées à toutes sortes de structures, pourvu qu'elles appartiennent à la mouvance gay, écrit l'auteur.
Marie-Pierre de la Gontrie, adjointe responsable des Associations, rappelle qu'en 2004, le montant total des 17 subventions aux associations homosexuelles représente 247.400 euros , soit seulement 0,14 % du total des subventions.

=> " Bertrand Delanoë endort et empêche le débat "
Questions de Michaël Hajdenberg du journal 20 Minutes :
# Assumez-vous un parti pris anti-Delanoë dans votre livre ?
Réponses de Sophie Coignard, auteur du livre Le Marchand de sable ( Albin Michel ) et journaliste au Point :
- Oui. L’idée d’exercer un regard critique est née il y a deux ans. Au cours d’une enquête sur les associations, la Mairie, qui se prévaut de transparence, ne voulait pas me donner la liste de celles subventionnées par la Ville. Par ailleurs, Delanoë devenait un personnage populaire, intrigant, très médiatique mais très épargné par les médias, qui donnait envie de gratter.
# Pourquoi ce titre, Le marchand de sable ?
- C’est un clin d’oeil à Paris-plage. Mais surtout, Delanoë endort avec sa communication à outrance. Quand on présente la pollution des automobiles comme responsable de la mort prématurée de personnes faibles, forcément, c’est difficile de débattre. Et tout est toujours habillé de bonisme : tout est toujours festif, populaire, solidaire. Sans compter l’idée, à la limite du totalitarisme, qu’il y ait une fête par jour, de la fête des voisins à l’apéro des Maréchaux … Cela ne peut tenir lieu de politique.
# Vous a-t-on mis des bâtons dans les roues ?
-
Oui et non. Delanoë a joué le jeu. Mais il a été parfois compliqué d’obtenir ce que je voulais. Je n’ai par exemple jamais obtenu la liste des sujets sur lesquels s’est penchée l’inspection générale des affaires sociales. C’est insensé.
# Quels sont les dossiers où vous avez senti la Mairie le plus gênée ?
- Le logement social. Il y a un écart terrible entre la réalité et la manière dont c’est présenté. Dans une ville où il y a 100.000 demandeurs de logements sociaux, on voudrait quand même savoir combien sont attribuables chaque année. Ils ne sont pas non plus à l’aise sur les crèches, les transports et les grands projets. Alors certes, Paris n’est plus tous les jours dans la rubrique faits divers. Mais on n’a pas eu l’immense souffle de modernité et de solidarité promis, avec des réformes soutenues et des perspectives.
# Au vu de son bilan à Paris, Delanoë peut-il prétendre à un destin national ?
- C’est difficile à dire. Il a une extraordinaire capacité à communiquer et un vrai contact avec le peuple. C’est rare. Mais il ne supporte pas grand-chose, est extrêmement susceptible et contrarié par les critiques. Ce problème de comportement est un véritable handicap car les gens qui ont de la personnalité ne restent pas à ses côtés.

Février 2006 > La nuit des petits couteaux : Qui gagnera la bataille de Paris ? [ Jean-Luc Romero : président de Aujourd'hui, Autrement et Conseiller régional UMP île de France ]
=> Des voies nouvelles pour un Paris Autrement ...
Car ce bon François Devoucoux du Buysson, responsable de cette lettre satirique [ leperroquetlibere.com ], sait parfaitement qu'à Paris, il y a de 10 à 15 % d'homosexuels qui n'ont pas toujours été à la fête dans notre bonne ville. J'en ai même parlé avec lui en juillet 2005 dans un bistrot en face de la région : il a dû oublier !
Sous les précédents mandats, aucune association homosexuelle ne bénéficiait de subventions alors que certaines jouent incontestablement un rôle important et que notre capitale a la communauté gay la plus touchée par le sida de toute l'Union Européenne. N'oublions pas qu'un gay sur cinq à Paris est contaminé par le VIH / sida ! Sans compter le travail que font certaines associations pour limiter le suicide des adolescents homosexuels ou en faveur de la lutte contre les discriminations.
En 2004, 3.149 associations étaient subventionnées par la mairie de Paris à hauteur de près de 174 millions d'euros. Et, parmi ces associations, seule une dizaine d'associations homosexuelles - une petite vingtaine en 2005 - sur les centaines que compte nore ville, bénéficiaient d'une aide publique !
On est donc très loin des abus dénoncés par le Perroquet [ Libéré ] ou par certains élus de droite qui voient rouge dès que le mot homo se retrouve dans une délibération, à l'image de Dominique Baud, élue du 15ème arrondissement, obsessionnelle sur la question.
Certes, un terrible précédent qu'a dénoncé, là à juste titre, François Devoucoux du Buysson [ PARIScide, Les gâchis de l'ère Delanoë ( éditions de La Table Ronde ) ], a plombé beaucoup d'initiatives en faveur des associations gay ou lesbiennes.
En septembre 2002, le Conseil de Paris a voté une subvention de 100.000 euros pour la préfiguration d'un Centre d'Archives et de Documentation des Homosexualités
[ de Paris ( AP CADHP ) ], dont l'utilité est évidente.
A l'époque
[ discrètement sollicité par l'Association AP CADHP et la mairie de Paris ], j'ai donc pris ma plus belle plume pour demander aux conseillers de Paris de droite de voter pour cette subvention. Philippe Séguin, alors président du groupe RPR au Conseil, m'assura du vote de son groupe. Effectivement, l'immense majorité du Conseil de Paris adopta cette subvention et, ce faisant, la création du CADHP.
Quelle déconvenue de constater que quelques années plus tard personne ne sait réellement ce qu'est devenue cette initiative et que ces 100.000 euros se sont presque envolés en fumée ? ? ?
Mais est-ce parce qu'un projet n'a pas abouti et que les deniers publics ont ainsi été mal engagés
que les centaines d'associations homosexuelles de Paris doivent être punies ?
Sanctionne-t-on un club sportif qui demande des subsides municipaux au motif qu'un autre club a dilapidé une précédente subvention ? ...

Février 2006 > Delanoë attaqué sur ses subventions [ Nous ( ex IB News ) ]
Françoise de Panafieu, principale rivale de Bertrand Delanoë pour les élections parisiennes de 2008, critique les subventions municipales aux associations gays.
La Ville de Paris est-elle trop généreuse avec les homos ? Qui touche et combien ? Nous a enquêté …
=> De Panafieu polémique
Il y a un an, l'UMP parisienne aurait sucré de son Paris perdu de Bertrand Delanoë les passages critiquant le clientélisme et le communautarisme supposés du maire socialiste.
Françoise de Panafieu, la roller-skateuse aux cheveux blancs ( dixit [ La nuit des petits couteaux de Jean-Luc ] Romero ), revigorée par les sondages qui la donnent la mieux placée à droite pour battre le PS en 2008, n'a pas les mêmes scrupules dans Mon Paris gagnant.
Citant des chiffres inexacts, la députée y affirme que les associations luttant contre la discrimination des homosexuels sont particulièrement gâtées et que la générosité du maire est à la mesure de la reconnaissance qu'il attend.
Annick Lepetit, porte-parole du PS, rétorque que Bertrand Delanoë est un élu responsable, soucieux de défendre les libertés, la tolérance et le respect de l'autre, tandis qu'Anne Hidalgo, sa première adjointe, rappelle que toute subvention donne lieu à un vote au Conseil de Paris [ communiqué du 11 1 2006 ].
Ce que l'UMP sait fort bien pour s'y être régulièrement opposée et avoir critiqué l'influence d'un omniprésent lobby gay

=> Paranoïa sur l'homosexualité
Tout aussi trompeuse est la liesse de nombreux gays qui acclament le nouveau maire sur le parvis de l'Hôtel de Ville, le 18 mars 2001.
Laurent Jagueneau, porte-parole de 3HVP ( la toute nouvelle association des employés municipaux gays [ Homosexuelles et des Homosexuels de l'Hôtel de Ville de Paris et leurs amis ] ), vit de l'intérieur la vague rose :
- C'est pire
, affirme t-il à notre confrère Illico. Beaucoup de gens ont cru que les gays allaient être protégés, alors ils se sont lâchés ; il y a eu une sorte de déchaînement homophobe dans certains services, encore soumis à la main-mise RPR.
Assiégé, le nouveau maire se contente de demander de faire remonter informations et témoignages à Philippe Lasnier, son conseiller-médiateur avec la communauté, ainsi qu'à Christophe Girard, adjoint à la Culture, tous deux homosexuels.
Dans une ambiance de paranoïa, le premier n'hésite pas à rappeler aux journalistes que les conversations téléphoniques sont enregistrées et que la mairie peut compter sur un performant service juridique, tandis que le second promet à ses contradicteurs, comme Delfeil de Ton, auteur d'un éditorial irrévérencieux dans Le Nouvel Observateur, qu'ils auraient affaire à la police communautaire Act-Up Paris et SOS Homophobie, affirme François Devoucoux du Buysson, responsable du site communautarisme.net et auteur d'un récent Pariscide : les gâchis de l'ère Delanoë.
=> Un million pour les gays en 5 ans
Cinq ans après, le point d'achoppement est toujours le même : Toutes les associations [ gays ] méritent-elles vraiment d'être encouragées et financièrement soutenues ?, se demande de Panafieu. Vaste question ! Depuis l'alternance, environ 1 million d'euros leur ont été dévolues. C'est mieux que zéro, mais pas beaucoup plus : 0,2 % du budget consacré au monde associatif parisien.
Devant ces critiques, la Ville, généralement affable sur son soutien aux homos, se croit aujourd'hui obligée de préciser que seules 17 structures avaient reçu en 2005 un montant de 247.000 euros.
Des sommes en concordance avec les étiages listés par le site satirique Notre Dame de Paris ( notre.dame.de.paris.free.fr ) : 45.740 euros pour le 2e semestre de 2001, 273.000 en 2002, 228.950 en 2003, une chute à 142.000 en 2004 et 15.000 depuis le début 2006.
Cependant, à y regarder de plus près, deux associations, le Centre d'Archives et de Documentation [ Homosexuelles de Paris ] ( CADHP ) et le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ] ( CGL ) accaparent à elles seules près de la moitié des subsides gays et illustrent la dérive que connaissent les structures municipalisées ( lire encadré ).
- Cette bérézina a obligé la municipalité à reprendre les choses en main … quitte à renouer avec des pratiques autrefois vilipendées, comme attribuer des fonds à des organismes présidés par des adjoints au maire, dénonce François Devoucoux du Buysson. Et de regretter que la droite qui avait déjà stupidement voté cette première subvention [ au CADH, ndlr ] s'est ainsi privée de la meilleure occasion à ce jour de confondre Bertrand Delanoë en pointant le décalage entre son discours sur l'éthique publique et ses pratiques de réseau.
=> Les chouchous … et les autres
Et, en effet, les soupçons de copinage n'épargnent pas son adjoint Christophe Girard depuis le financement de structures dont il fut président ( 84.000 euros pour le Festival du Film Gai & Lesbien [ Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris ( FFGLP ) ] ) ou membre ( 13.550 euros pour SOS Homophobie, 28.700 pour ProChoix et 32.000 euros avec le ministère de la Santé pour Act-Up Paris qui montrera, en perturbant une Conférence sur la santé gay à l'Hôtel de Ville en novembre 2005, qu'elle n'a décidément pas la reconnaissance du ventre … ).
Inversement, pour ceux qui ne font pas partie du sérail, obtenir ne serait-ce qu'un rendez-vous avec le conseiller-médiateur relève du parcours du combattant.
En juillet 2001, Cineffable, organisatrice de 13 éditions du festival Quand les lesbiennes se font du cinéma, lequel accueille entre 7.000 et 9.000 spectatrices, doit patienter plusieurs mois avant d'être reçue, non par Philippe Lasnier, mais 5 minutes par la Directrice du service cinéma de la mairie.
L'association, qui ne demandait pas grand-chose, si ce n'est le prêt d'une salle, se voit conseiller de remplir un dossier de subvention qui permettrait de louer un lieu plus cher.
=> Saupoudrage financier
La subvention est finalement refusée à la fois par manque de budget et parce que l'événement est non-mixte.
- On se demande si [ cet ] argument avancé par Philippe Lasnier, relève de la mauvaise foi pure et simple, de la misogynie où d'une lesbophobie qui n'ose pas dire son nom, lâche alors l'historienne féministe Marie-Jo Bonnet.
- Il suffit de comparer les subventions allouées au mouvement gay [ masculin, ndlr ] pour comprendre que la disparité est enracinée jusque dans le domaine économique.
Ce n'est que la mobilisation du gratin goudou, alors très remonté contre le « sexisme » du projet-phare de CADHP, qui fait fléchir la mairie, laquelle fait voter deux fois 15.000 euros à Cineffable, plus 10.000 pour Archilesb! [ en réalité pour l'association Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes ( ARCL ) ].
La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne ( FSGL ) connaît pareille mésaventure, malgré ses entrées à la mairie ( Philippe Lasnier fut président du club gay Paris Aquatique ).
Car il ne s'agit plus de saupoudrer 4.000 euros mais de contribuer à un projet de 11 millions ...
- Réalisme et grande prudence par rapport au budget total impliqué deviennent de rigueur, d'autant qu'aucun événement gay ne manie un tel budget
Du coup, l'aide municipale se limite à une lettre de bonnes intentions du Mr. Gay puis, très tardivement, du maire. Mais pas d'argent public, à cause de la frilosité et la réticence des sponsors privés vis-à-vis de la cible gay !
=> Les bobos virent à droite
Cet argument, combiné à la baisse de popularité de Bertrand Delanoë chez les bourgeois bohèmes qui l'ont élu ( moins 18 points depuis 2003 ) tendrait à confirmer la constatation que fait Devoucoux du Buysson ( et vraisemblablement aussi de Panafieu ) :
- Un homosexuel bourgeois ressemble de plus en plus à un bourgeois homosexuel en vieillissant et il est probable que les électeurs parisiens qui s'identifient au mouvement gay se montreront plus sensibles aux arguments politiques leur permettant de valoriser leur patrimoine immobilier et d'alléger leur fiscalité qu'à des controverses relatives à des droits qu'ils ne sont qu'une minorité à réclamer, comme le mariage ou l'adoption.
Dit simplement : à voter à droite.
Par ailleurs, en finançant la vieille garde associative plutôt que des événements fun, Bertrand Delanoë prend le risque de s'aliéner la part la plus jeune de l'électorat gay, qui le crédite encore de 78 % de confiance pour faire avancer l'égalité des droits. Mais qu'en sera-t-il en 2008 ?
La dérive des centres municipalisés
Annoncé pour 2003, le Centre d'Archives et de Documentation [ Homosexuelles de Paris ] ( CADHP ) est repoussé à 2007 tandis que le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ] ( CGL ) cumulera le même retard lorsqu'il aménagera dans ses nouveaux locaux en juin [ projet de Grand Centre LGBT de Paris île de France ].
Le fait que le CADHP ait dilapidé 100.000 euros en salaires, loyers et charges externes fait bondir Michel Chomarat, initiateur avec la mairie PS de Lyon d'un projet similaire [ à la Bibliothèque Municipale de Lyon ], qui a abouti plus rapidement et pour moins cher :
- On croit rêver face à l'incurie récurrente et au manque de contrôle manifeste des deniers publics. Comment en est-on arrivé à ce point d'amateurisme et de copinage ?
Pour Marie-Hélène Bourcier, d'Archilesb!, il s'agit ni plus ni moins que de réaliser une promesse électorale à n'importe quel prix, soit 820.000 euros d'ici 2007, puis 334.300 par an.
Du coup, pour partager les risques, on sollicite le ministère de la Culture tout en conservant une solution de repli : associer le CADHP au CGL.
Le problème est que cet autre canard boiteux, qui doit 47.000 euros à un salarié, est en quasi-faillite malgré des perfusions municipales de 330.490 euros depuis 2001 …

31 1 2006 > M. Delanoë cherche une stratégie pour faire face aux critiques [ Le Monde ]
Critiques sur sa politique de transports, réveil de la droite municipale : le maire ( PS ) de Paris, Bertrand Delanoë, traverse une passe difficile ...
Selon M. Delanoë, les quatre candidats à l'investiture UMP pour les élections municipales de 2008, Françoise de Panafieu, Claude Goasguen, Pierre Lellouche et Jean Tiberi, accaparent les médias sans que je puisse répondre.
- Delanoë est prenable,
proclame l'un des quatre prétendants, le député de Paris Pierre Lellouche.
- Il n'a pas un genou à terre. Il a seulement les semelles un peu moins propres, estime, à l'inverse, Didier Bariani, président du groupe UDF au conseil de Paris, pour qui, en campagne, Delanoë, c'est un kangourou avec des gants de boxe !
Certains, dans l'entourage du maire, prédisent que, passée l'investiture, l'UMP parisienne traversera un trou d'air pendant au moins un an. Période pendant laquelle il va falloir trouver les moyens de ne plus subir, prévient Christophe Caresche, adjoint ( PS ) chargé de la sécurité.
Même s'il estime que le temps de la campagne n'est pas venu, M. Delanoë a déjà chargé ses proches de rendre coup pour coup :
- A force de proférer des mensonges, la droite peut faire des dégâts. Je dois tout entendre mais je réclame un peu de vérité.
Ainsi, le livre de Françoise de Panafieu, maire du 17e arrondissement, ( Mon Paris gagnant, L'Archipel ) est-il très vivement critiqué par l'entourage du maire de Paris.
Mme de Panafieu ayant écrit que la municipalité subventionnait près d'une centaine d'associations luttant contre les discriminations des homosexuels,
Anne Hidalgo, première adjointe du maire, a immédiatement riposté : seules dix-sept associations intervenant dans ce domaine ont été aidées en 2005, a-t-elle rappelé dans un communiqué.
Quant aux attaques des autres candidats UMP contre la personne du maire, elles sont assimilées à une bataille de chiffonniers.

=>
Demande de contre-enquête ...
Face à quelques maires PS d'arrondissement qui l'incitent à freiner les projets de limitation de la voiture, M. Delanoë rétorque :
- J'ai été élu sur un programme. Rien ne serait pire que le trahir.
D'autant que 2006 sera l'année où beaucoup de chantiers vont se terminer avec notamment l'inauguration du tramway, en septembre, rappelle son entourage.
Pour le maire, agir ne veut pas dire refuser d'ajuster :
- Je regarde axe par axe ce qui pourrait être corrigé, dit-il ...
Ce qui n'empêche pas Yves Contassot, adjoint ( Vert ) chargé de l'environnement, d'affirmer que ce qu'on a fait jusqu'ici n'est pas suffisant.

23 1 2006 > Les nuages s'amoncellent au-dessus de Delanoë [ Le Figaro ]
Paris : En difficulté sur de nombreux dossiers, en baisse dans les sondages, le maire de la capitale demande à sa majorité de riposter à l'opposition.
Il reste encore deux bonnes années jusqu'aux prochaines élections municipales de 2008, mais, déjà, la nervosité a gagné les couloirs de l'Hôtel de Ville.
Pendant quatre ans, l'équipe municipale a semblé flotter sur un petit nuage de popularité et l'assurance d'avoir raison sur tout. Epaulée par une équipe de communication hors pair, rien n'avait prise sur elle et l'opposition, abattue par sa défaite de 2001, s'époumonait en pure perte.
Mais depuis quelques semaines, la municipalité de gauche a changé de tactique.
- Il y a une consigne nouvelle, raconte un élu socialiste. Il faut répondre systématiquement à toutes les critiques de la droite.
Plus question, donc, de traiter l'opposition avec dédain, quitte à lui donner plus d'importance médiatique qu'elle n'en gagnerait toute seule. Au risque d'ouvrir un peu trop tôt les joutes électorales, toutes les critiques de l'opposition sont désormais décortiquées et contestées.
=> Panafieu, cible favorite
Première à en faire les frais : Françoise de Panafieu, avec la sortie de son livre Mon Paris gagnant ( nos éditions du 14 janvier ).
Candidate la mieux placée à droite face au maire, qui conserve toutefois une confortable avance, le député maire du XVIIe arrondissement a eu droit à une allusion lors des voeux du maire, qui a contesté les chiffres qui figurent dans son ouvrage, et à des communiqués vengeurs de trois adjoints au maire, chacun dans son style :
- plutôt argumenté de la part de l'adjoint radical au tourisme Jean-Bernard Bros,
- proche du procès d'intention pour celui émanant de la première adjointe Anne Hidalgo ( qui lui reproche de s'interroger sur le montant des subventions versées aux associations homosexuelles )
- et un troisième très agressif de Clémentine Autain ( app. PCF ), élue elle aussi du XVIIe.
Mais elle n'est pas la seule dans le collimateur ...
Si l'attitude de la municipalité change, c'est que les nuages s'accumulent.
Certes, selon le dernier sondage CSA pour Le Parisien et Le Nouvel Observateur, Bertrand Delanoë conserve une cote très positive de 60% de satisfaits. Mais il est en baisse de 18 points par rapport au score qu'il enregistrait dans la précédente livraison, en 2003.
A la mairie, on souligne que le score de 2003 était exceptionnellement élevé car mesuré peu après que le maire a reçu un coup de couteau. Certes. Il n'empêche que ce sondage mesure la grogne des Parisiens, qui sont mécontents de la politique municipale ...
=> Des mesures mal comprises
Juillet 2005 a sonné la fin de la récréation pour l'équipe de Bertrand Delanoë : avec l'échec de la candidature de Paris aux Jeux olympiques, c'est le moteur de la fin de mandat qui est tombé en panne. Faute de projet fédérateur, les Parisiens ont braqué leur regard sur les travaux qui éventrent les chaussées parisiennes ...
Les incendies successifs dans des immeubles accueillant des personnes en grande difficulté ont aussi révélé aux Parisiens une réalité moins rose que celle que l'équipe municipale a l'habitude de mettre en valeur.
Surtout, les Verts ont montré par leur fronde de l'automne qu'ils étaient capables de perturber le fonctionnement de l'exécutif municipal.
Un coup de semonce qui pèsera lourd au moment de préparer l'échéance de 2008.

13 1 2006 > Des élus UMP multiplient les déclarations hostiles aux homosexuels [ Inter-LGBT ]
Dans un livre paru le 11 janvier, Mme Françoise de Panafieu, maire UMP du 17e arrondissement de Paris, met en doute la justification de l’aide accordée à une centaine d’associations luttant contre la discrimination des homosexuels, en les qualifiant de particulièrement gâtée.
En réalité, ces associations sont 17 à recevoir au total 247.000 euros, soit 0,2 % des subventions versées aux associations parisiennes, d’après la Mairie de Paris.
Tordre les faits au détriment de la vérité, en présentant un groupe comme bénéficiant d’un traitement de faveur indu ou profitant d’un copinage est une recette connue :
Françoise de Panafieu ne fait que réadapter les vieilles ficelles de l’antisémitisme, pour cette fois-ci alimenter une homophobie d’autant plus détestable qu’elle n’est pas assumée.
En cas de retour au pouvoir, Mme de Panafieu entend-elle revenir aux pratiques discriminatoires des équipes municipales dirigées par MM. Chirac et Tibéri dont elle a fait partie, en refusant toute aide aux associations LGBT ?
Le même jour, 171 parlementaires de la majorité ont constitué une entente contre le mariage et l’adoption d’enfants par deux personnes du même sexe. Ils mettent en avant que l’homosexualité serait un « choix » contradictoire avec celui d’accueillir un enfant, et que le principe de précaution imposerait que les couples de même sexe ne doivent pas élever d’enfant.
Dans le monde fantasmé par ces élus, les personnes qui auraient fait le choix évidemment facile et égoïste de l’homosexualité mettraient en danger les enfants dont ils sont les parents : ces assertions sont insultantes et stigmatisantes pour les homosexuels, et pour les dizaines de milliers d’enfants qu’ils élèvent aujourd’hui et dont toutes les études démontrent au contraire qu’ils connaissent les mêmes joies et les mêmes difficultés que tous les autres enfants.
La mission parlementaire Famille et droit des enfants n’a même pas rendu ses conclusions, que ces élus dressent déjà des barricades sans se préoccuper de blesser les personnes contre qui ils s’opposent.
=> Trop, c’est trop : l’Inter-LGBT demande à Nicolas Sarkozy de clarifier la ligne de l’UMP
Le 24 décembre dernier, dans un entretien accordé à Libération, le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, rappelait :
- C’est moi le premier qui ai regretté l’attitude de la droite face au Pacs, en référence aux propos outranciers et injurieux tenu en 1998 et 1999 par nombre des parlementaires de l’opposition de l’époque. L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans juge malhonnête ce double langage du principal parti de la majorité, avec d’un côté un président qui affiche une prudente ouverture sur les questions liées à l’homosexualité, et de l’autre des élus de plus en plus nombreux qui attaquent les associations de lutte contre l’homophobie et stigmatisent les familles homoparentales, voire injurient les personnes homosexuelles ( cf. Christian Vanneste ).
C’est pourquoi l’Inter-LGBT adresse ce jour une demande d’entretien en urgence au président de l’UMP, afin de connaître enfin la position de son parti :
- sur le soutien ou non des élus locaux de l’UMP à l’action des associations qui luttent contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre ;
- sur les propositions de l’UMP face au fait homoparental, et à la revendication d’accès au mariage.
Pour l’Inter-LGBT, le débat démocratique sur ces questions de société exige cette clarification.

12 1 2006 > Subventions LGBT : Anne Hidalgo réplique à Françoise de Panafieu [ e-llico.com ]
Quelques heures après la publication du livre de Françoise de Panafieu dans lequel la députée-maire UMP du 17ème attaque le maire, Bertrand Delanoë, sur les subventions accordées par la municipalité aux associations luttant contre l’homophobie, Anne Hidalgo réplique au nom de la Ville.
Alors que Françoise de Panafieu affirme que la municipalité parisienne subventionnerait près d’une centaine d’associations (…) luttant contre la discrimination des homosexuels, la première adjointe au maire de Paris précise que dans les faits, dix-sept associations intervenant dans ce domaine ont été subventionnées en 2005 par la Ville de Paris, pour un montant total de 247.000 euros, soit 0,2% du budget global consacré au monde associatif parisien.
- Bien entendu,
ajoute Anne Hidalgo, toute subvention donne lieu à un vote au Conseil de Paris, ce que Françoise de Panafieu devrait savoir si elle y était plus assidue.
La municipalité rappelle au passage que qu’avant 2001 - madame de Panafieu étant alors membre de l’Exécutif municipal - les associations gays et lesbiennes ont systématiquement trouvé porte close à l’Hôtel de Ville. Il était donc légitime de mettre fin à cette attitude discriminatoire et d’aider ces structures, au même titre que n’importe quelle autre association proposant une prestation utile aux habitants de notre cité.
Anne Hidalgo parle de méconnaissance chronique des dossiers parisiens de la part de l’élue UMP et d’un nouveau dérapage (qui ) confirme la culture rétrograde et intolérante de la députée maire du XVIIème arrondissement …
Le communiqué publié hier conclut que la diversité de Paris est l’une de ses plus grandes richesses et son esprit d’ouverture, une constante de son histoire.
Le CGL de Paris qui rassemble un grand nombre d’associations parisiennes réagit lui aussi.
- Les pouvoirs publics se déchargent sur les associations de leurs missions de service public, il est donc légitime que les associations reçoivent des moyens financiers pour mener à bien leurs actions observent les responsables du Centre LGBT parisien.
Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris [ et Ile de France ] dénonce aussi l’amalgame qu’entretient Françoise de Panafieu entre l’orientation sexuelle du Maire de Paris et une stratégie politique d’attribution des subventions municipales dans lequel il voit une manœuvre électoraliste.

12 1 2006 > Paris : Françoise de Panafieu polémique sur les subventions aux associations [ tetu.com ]
Dans son nouveau livre, Françoise de Panafieu critique la stratégie clientéliste du maire de Paris, qu'elle accuse de trop subventionner les associations de lutte contre l'homophobie. Dans ce but, la députée-maire du 17ème arrondissement, candidate à l'investiture UMP pour la mairie de Paris, n'hésite pas à diffuser des informations erronées. En effet, selon elle, la mairie subventionnerait plus d'une centaine d'associations […] luttant contre la discrimination d'homosexuels.
Un chiffre très éloigné de la réalité puisque chaque année, une moyenne de seulement 12 associations LGBT ont été subventionnées par l'équipe de Bertrand Delanoë.
Malgré les faits, Françoise de Panafieu écrit, à la page 103 de son essai Mon Paris gagnant ( L'Archipel ), que les associations luttant contre la discrimination des homosexuels sont particulièrement gâtées, évoquant la générosité du maire à la mesure de la reconnaissance qu'il attend. Et un peu plus loin: Toutes méritent-elles vraiment d'être encouragées et financièrement soutenues ? Le copinage n'explique pas tout.
En 2005, seules 17 associations incluant la lutte contre l'homophobie ont reçu un montant total de 247.000 euros, soit 0,2% du budget global consacré au monde associatif parisien.
- Bien entendu, répond Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, toute subvention donne lieu à un vote au Conseil de Paris, ce que Françoise de Panafieu devrait savoir si elle y était plus assidue. Je tiens à dénoncer ces assertions mensongères.
Le Centre lesbien, gay, bi et trans de Paris s'insurge lui aussi contre ces manœuvres électoralistes. Le mensonge, l'amalgame et l'homophobie sont-ils indispensables à Mme de Panafieu pour briguer la Mairie de Paris ? s'interroge le CGL [ de Paris Ile de France ] dans un communiqué.

12 1 2006 > Le centre LGBT dénonce des manoeuvres électoralistes calomnieuses et homophobes, destinées à briguer la mairie de Paris [ citegay.fr ]
Françoise de Panafieu critique Bertrand Delanoë et sa politique d'attribution de subventions aux associations LGBT.
Dans son livre Mon Paris gagnant (Editions l'Archipel), paru le 11 janvier, Françoise de Panafieu, députée maire UMP du 17ème arrondissement, s'interroge sur la légitimité de l'attribution de subventions, qui auraient augmenté de plus de 80 millions d'euros en cinq ans, à destination d'une centaine d'associations de lutte contre l'homophobie.
Elle ne remet pas en cause l'utilité de ces subventions mais se demande si des subventions à un nombre aussi important d'associations sont légitimes.
La réalité des chiffres est tout autre puisque la ville de paris n'accorde en fait que 200.000 euros par an, à seulement 17 associations, ce qui représente 0,2 % de l'enveloppe globale.
Dans un communiqué daté d'aujourd'hui, le centre LGBT de Paris [ et Ile France ], s'insurge contre ces manoeuvres électoralistes qui fleurent mauvais l'homophobie.
Ses présidents rappellent que, dans le cas où les pouvoirs publics se déchargent sur les associations de leurs missions de service public, il est légitime que les associations reçoivent des moyens financiers pour mener à bien leurs actions.
Ils font également remarquer que la députée maire ne parle que des associations homosexuelles, et que cibler d'autres organisations n'aurait sans doute pas servi son intérêt électoral.
En parlant des largesses à caractère clientéliste de Bertrand Delanoë, elle amalgame l'orientation sexuelle du Maire de Paris avec une stratégie politique d'attribution des subventions municipales.

11 1 2006 > Quand les manoeuvres électoralistes de Mme de Panafieu riment avec l'homophobie [ cglparis.org ]
Dans son ouvrage, Le Paris gagnant, Françoise de Panafieu, l’une des candidats déclarés à la Mairie de Paris critique la politique d’attribution des subventions aux associations, pratiquée par la Ville.
Elle affirme que le montant global des subventions a augmenté de 80 millions d’euros en cinq ans. Et alors ? Les pouvoirs publics se déchargent sur les associations de leurs missions de service public, il est donc légitime que les associations reçoivent des moyens financiers pour mener à bien leurs actions.
Elle ne cite que les seules associations homosexuelles qui bénéficieraient selon elle des largesses à caractère clientéliste du Maire. De la sorte, elle amalgame l’orientation sexuelle du Maire de Paris avec une stratégie politique d’attribution des subventions municipales.
Or le pourcentage des subventions attribuées aux dix sept et non les prétendues cent associations de lutte contre l’homophobie, représente 0.2 % de l’ensemble de l’enveloppe globale. Pourquoi a-t-elle focalisé sur ces seules associations pour illustrer son propos ?
En cherchant bien, Mme de Panafieu aurait sans doute pu trouver une catégorie d’associations bénéficiant de bien plus que ces modestes 0.2% ; mais elle n’aurait pas dans ce cas servi son intérêt électoral. Enfin, les subventions sont toutes débattues et votées au Conseil de Paris, Mme de Panafieu souhaite t-elle remettre en cause la démocratie ?
Le mensonge, l’amalgame et l’homophobie sont-ils indispensables à Mme de Panafieu pour briguer la Mairie de Paris ? Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris Ile-de-France s’insurge contre de telles manœuvres électoralistes.
Les Présidents : Christine Le Doaré 06.89.33.78.07 :: Claude Chantereaux 06.07.57.06.51

11 1 2006 > Paris : De Panafieu attaque Delanoë sur les subventions aux associations LGBT [ e-llico.com ]
Dans son livre Mon Paris gagnant, la député-maire UMP du 17ème, Françoise de Panafieu attaque Delanoë sur les subventions aux associations LGBT. Dans son livre Mon Paris gagnant ( Editions l’Archipel ), en librairie aujourd’hui, la députée-maire UMP du 17ème, Françoise de Panafieu, consacre un passage, p.103, aux subventions accordées par la ville aux associations luttant contre l’homophobie.
Selon la candidate à la candidature à la mairie de Paris, la ville agirait selon une stratégie clientélisteles associations luttant contre la discrimination des homosexuels sont particulièrement gâtées.
On peut encore lire : Aucun élu au sein du Conseil de Paris ne conteste la nécessité de lutter contre l’homophobie, mais quelle est la justification de l’aide accordée par la municipalité à près d’une centaine d’associations poursuivant ce but ? Toutes méritent-elles vraiment d’être encouragées et financièrement soutenues ? Le copinage n’explique pas tout.

Le propos de Françoise de Panafieu est déjà inexact dans la mesure où plusieurs élus de Paris ont voté contre des subventions accordées à des associations LGBT, mais surtout les chiffres évoqués par la députée sont très loin de la réalité. Là ou Françoise de Panafieu parle d’une centaine d’associations, la ville n’en subventionne qu’une douzaine pour un montant annuel de 200.000 € par an, et non des 80 millions € cités dans le livre.

11 1 2006 > Réaction de Anne Hidalgo à l'ouvrage de Françoise de Panafieu paru aujourd'hui [ paris.fr ]
Dans un ouvrage paru aujourd’hui, madame de Panafieu affirme, de façon erronée, que la municipalité parisienne subventionnerait près d’une centaine d’associations (…) luttant contre la discrimination des homosexuels.
Dans les faits, dix-sept associations intervenant dans ce domaine ont été subventionnées en 2005 par la Ville de Paris, pour un montant total de 247.000 euros, soit 0,2% du budget global consacré au monde associatif parisien. Bien entendu, toute subvention donne lieu à un vote au Conseil de Paris, ce que Françoise de Panafieu devrait savoir si elle y était plus assidue.
Il faut d’ailleurs noter qu’avant 2001 - madame de Panafieu étant alors membre de l’Exécutif municipal - les associations gays et lesbiennes ont systématiquement trouvé porte close à l’Hôtel de Ville. Il était donc légitime de mettre fin à cette attitude discriminatoire et d’aider ces structures, au même titre que n’importe quelle autre association proposant une prestation utile aux habitants de notre cité.
Outre sa méconnaissance chronique des dossiers parisiens, ce nouveau dérapage confirme la culture rétrograde et intolérante de la députée maire du XVIIème arrondissement, qui utilise d’ailleurs ici les vocables de clientélisme et de copinage évoquant même la générosité du maire à la mesure de la reconnaissance qu’il attend de ces associations …
A quel copinage madame de Panafieu fait-elle allusion ? Faudrait-il en déduire que l’identité personnelle d’un individu définit mécaniquement ses choix électoraux et citoyens ? On voit à quels extrêmes un mode de raisonnement aussi édifiant peut conduire, appliqué à telle ou telle composante de la société parisienne.

Je tiens donc à dénoncer les assertions mensongères de madame de Panafieu, en lui rappelant que la diversité de Paris est l’une de ses plus grandes richesses et son esprit d’ouverture, une constante de son histoire.
Aucun sondage ne sera en tout cas indispensable pour établir la médiocrité d’un livre dans lequel le narcissisme un peu primaire de l’auteur n’a d’égal que la vacuité de ses propositions.

10 1 2006 > Mémoire LGBT : les Archives valident le projet [ e-llico.com ]
A défaut d’un calendrier pour l’ouverture du Centre des mémoires LGBT Paris/Ile-de-France ( ce qui n’est décidément pas une bonne nouvelle ), il faudra se contenter d’une nouvelle ( bonne cette fois ) : le projet est scientifiquement validé et approuvé par le Centre départemental des Archives de Paris.
Ce contrôle ( sur la méthodologie et la dimension scientifique du projet ) avait été demandé il y plusieurs mois par Odette Christienne, adjointe au maire de Paris en charge du patrimoine, qui entendait ainsi se prémunir d’éventuelles attaques sur un dossier qui a connu de nombreux soubresauts.
- J’ai lu, annoté et validé le projet, indique Agnès Masson, directrice du Centre départemental des Archives de Paris. C’est un projet très fouillé et très professionnel, bien argumenté et qui comporte très peu d’erreurs. C’est ce que j’ai indiqué à Madame Christienne, fin novembre.
Agnès Masson a d’ailleurs donné son accord pour intégrer le futur Comité scientifique du Centre.
Fin novembre, le projet a été présenté à Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France, qui a salué son intérêt.
Cet adoubement institutionnel est fondamental puisqu’il devrait permettre de débloquer une subvention du Ministère de la Culture.

2 1 2006 > Enchères [ gayvox.com ] ...
On m’a raconté une histoire vraie qui m’a fait bondir. Figurez-vous qu’à l’Est de la France ...
C’est le fait que dans cette ville, une association LGBT et plus, regroupant quelques 800 adhérents ( excusez du peu ! ), a organisé avant les fêtes de fin d’année une vente aux enchères d’objets offerts par les membres de la nobles assemblée et qu’ils ont réussis à collecter plus de 1.500 € pour soutenir l’activité Arc-en-ciel !
Si je compare avec la somme récoltée par la vente d’œuvres artistiques aux enchères organisée au Salon Rainbow Attitude en 2005 au profit de la lutte contre le SIDA, j’ouvre les vannes ( non au sens de se faire vanner ) de la petite polémique qu’on m’accusera d’attiser. Je n’en suis pas là. Pour l’instant, je constate. En déduit qui voudra qui pourra.
J’attendais un exemple pour argumenter mon avis sur la question d’un échec qui m’a fait mal au ventre. Aujourd’hui, je peux dire : Besançon plus fort que Paris ! Car, vous l’avez deviné puisque vous demeurez férus d’histoire, il s’agit de Besançon.
Pour une fois que je n’évoque pas l’immense, le prodigieux, l’incalculable Centre d’archives homos de Paris …
Désolé, en 2006, j’ai encore l’intention de sévir un peu. Histoire de vous redonner le goût de la mise en perspective …
Respectueusement votre Gayvox et chaleureusement réchauffé votre envie d’indépendance.

1er 1 2006 > Résister - Vivre la mémoire [ Vincent Espagne ]
:: Vers un deuxième acte ?
Au printemps 1994, nous nous retrouvons rue Sedaine à une quinzaine. Certains ont travaillé longtemps dans ses locaux, d’autres aujourd’hui y militent. Les plus anciens se souviennent des assemblées générales du FHAR dans le préfabriqué de l’Ecole des beaux arts, François montre des photographies des premiers défilés. Sur ses images, on en reconnaît beaucoup. Certains sont morts, d’autres, on n’a aucune nouvelle… Les séances du groupe sont graves. L’appel vient des plus jeunes. Leur génération fait fasse au sida, la précédente avait du rendre visible la différence. L’homosexualité devient un vecteur marchand et c’est par celui là même que se propage le plus facilement le virus. Les homosexuel(e)s s’organisent en une myriade d’associations et un « centre » tente de les fédérer. On dépose des logos, des titres de presse. Radio Fil rose devient FG...
:: Les startellettes en piste !
En quelques mois de préparation de l’acte 1, (pas grand-chose : une exposition à Paris puis à Amsterdam en juin, une brochure), je réalise combien la tâche peut être difficile. A la question : qui détient les fonds, les épaules se rentrent, les rancoeurs émergent… Avec tout son art, Audrey nous obtient quelques planches que Frank Arnal avait crées en 1979.
Le problème, c’est que le projet d’un Centre d’Archives et de Documentations existe dans les têtes depuis quelques années. J’en avais déjà entendu parler dans les anciens locaux du CGL à quelques mètres du Dupleix ! [ le projet de Centre d'Archives de la Maison des Homosexualités n'a pas abouti ( malgré les 50.000 francs de subventions du Ministère de la Culture ) ].
Pendant toutes ces années d’agitation égocentrée ( à Pablo, à Jean : n’avez-vous pas le sentiment d’un immense gâchis ? ), rien ne s’est fait et rien n’est fait encore, sinon un dossier quelque part dans un bureau du cabinet du Maire de Paris.

L’institutionnalisation avant l’existence de l’établissement : en voilà une avancée !
Que sont devenues les archives de Guy Hockeinghem, celles de Michel Cressole, celles de Gilles Chatelet ? J’apprends que celles de Gai Pied ( ou du moins ce qu’il en reste ) sèchent dans des cartons quelque part dans Paris, ( propriété d’un organe de presse ? )
:: Confisquer la mémoire, c’est entretenir la discrimination
Depuis, c’est sans cesse que des garçons découvrent avec stupeur dans ma bibliothèque 3 Milliards de pervers - Grande encyclopédie des homosexualités (1973) et demandent à entendre mon témoignage, un petit bout d’histoire, désir très important puisqu’elle les concerne en premier chef. Et je réalise à chaque fois combien la confiscation de la mémoire est un acte plus qu’inconsidéré !
Ne pas faire vivre la mémoire, la rendre visible, c’est la bafouer. C’est pratiquer une discrimination entre ceux qui savent, ceux qui détiennent et ceux qui doivent savoir. C’est entretenir la suspicion, voire la honte. C’est jouer de la spéculation sur un patrimoine collectif.
Aujourd’hui, combien d’entreprises citoyennes font vivre la mémoire ?
- GKC
à Lille [ Centre d'Archives et de Documentation de Gay Kitsch Camp ] ( gaykitschcamp.com )
- et celle de Hoang à Vitry sur Seine [ Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBTQ de l'Académie Gay & Lesbienne ] ( archiveshomo.info ),
- bientôt une à Lyon [ Centre de Ressources Documentaires Gays et Lesbiennes de la Bibliothèque Municipale de Lyon ( www.bm-lyon.fr ) ].
Des structures, non pas rivales mais complémentaires avec leur dynamique propre. Tout cela devrait être immédiatement, de manière permanente et directement visible.
Il s’agit de témoigner des résistances, des luttes, de faire vivre une culture, ou du moins de tenter la démonstration qu’il en existe une. C’est rendre visibles les immenses influences, les apports intellectuels et sociaux, l’histoire d’une communauté qui n’en est pas vraiment une.
Mais quelle importance à vouloir faire vivre la mémoire, dès lors que D. ( 25 ans ), revendique le droit à l’indifférence et qu’il réfute la folle attitude qui, pourtant, le caractérise ?
Je ne peux m’empêcher de lui rappeler ce que les acquis qui sont les siens aujourd’hui le sont parce qu’avant lui, des folles se sont battue pour les obtenir. Il n’était question ni de droit à la différence ou à l’indifférence, mais de celui à l’existence. Puis, en quelques années, le sida a transformé nos organisations naissantes. Que sont devenus les mémoires de nos pairs, de nos amants disparus ? Certes, Les homosexuel(e)s se reproduisent de bouche à oreille ( Place Saint Ravy, Montpellier, 1980 ) …
:: En 2005, on pend les homosexuels à quelques heures d’avion d’ici…
En ces temps de retour de l’ordre moral, le texte/manifeste de Gilles Chatelet La République des chiennes ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas est toujours de vigueur.
Pour résister, faire vivre la mémoire. Vers un deuxième acte ?

Fin 2005 > Engagement AP CADHP toujours non respecté : Un état d'avancement du projet sera régulièrement présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT ...
> Archives Gay : l'Inter-LGBT contre la polémique [ e-llico.com ] 13 1 2003
L’Inter-LGBT intervient à son tour dans la polémique sur le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles.
"L'Inter-LGBT a souhaité la création d'un Centre d'archives et de documentation, sur l'ensemble des minorités sexuelles, qui s'inscrive résolument dans la société : par la mise en place d'un service de documentation ouvert à toutes et à tous, par le recueil d'archives de diverses sources, sans exclusion, par la valorisation des documents d'une histoire fragile et méconnue. Elle exprime sa satisfaction d'avoir vu ce souhait concrétisé par le projet de l'Association de Préfiguration du Centre, animée par Christopher Miles, Florence Tamagne et Jean Le Bitoux, et se réjouit du soutien apporté par la Ville [ de Paris ] à ce projet ".
L'Inter-LGBT regrette la polémique née autour de la pétition Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur Centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris qui lui a notamment été adressée, ainsi que l'exploitation qui en a été faite dans la presse.
Afin d'en savoir plus, et de connaître les explications des premiers intéressés, Jean Le Bitoux, co-initiateur du projet du CADHP a été invité lors du dernier Conseil. Il a ainsi pu réaffirmer que le projet, aujourd'hui dans sa phase de préfiguration, était ouvert à toutes les contributions, et que, contrairement aux affirmations erronées de la pétition, la composition du comité scientifique du Centre reflétait une réelle mixité, et s'approcherait de la parité dans les prochains mois.
Un état d'avancement du projet sera régulièrement présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT. L'Inter-LGBT rappelle son souci constant d'une concertation entre les différentes composantes du mouvement lesbien, gai, bi et trans. Elle appuie en particulier les démarches constructives de la Coordination Lesbienne en France, des Archives Lesbiennes et du Collectif Existrans vis-à-vis du CADHP afin de s'en rapprocher et de proposer de nouvelles contributions au projet.
L'Inter-LGBT se déclare "disponible, si cela s'avérait nécessaire, pour poursuivre la discussion avec les différents protagonistes. Elle souhaite que cesse la polémique qui jette le discrédit sur l'ensemble du mouvement LGBT afin que le projet du CADHP puisse se développer dans la sérénité et dans le respect des principes de neutralité et de pluralité qu'il s'est donné".

Année 2005 > L’ouverture au public est prévu pour 2005 : on attend toujours cette ouverture du CADHP, déjà reportée d'année en année par l’Association de Préfiguration APCADHP
> Centre d’Archives : ouverture en 2005 [ e-llico.com 5 1 2004 ]
Aggiornamento pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris. Le CADHP est désormais un Carrefour de toutes les archives et un Centre de toutes les histoires. L’ouverture au public est prévu pour 2005.
C’est à un véritable aggiornamento qu’a procédé l’équipe du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP) ces derniers mois. Le CADHP est donc désormais un Carrefour de toutes les archives et un Centre de toutes les histoires.
Histoire d’enterrer la polémique,
la nouvelle équipe précise dans un document de travail que Cette histoire est celle des lesbiennes, des gays, des bis et des trans. C’est une histoire globale d’émancipation sociale et psychologique face à la condamnation morale et normalisatrice, le pouvoir des lois et l’obsession des médecins. Nos histoires d’émancipation sont parfois croisées, souvent parallèles.
Pour le moment, le projet en est toujours à la phase de préfiguration.
- L’équipe qui ne compte qu’un salarié [ Jean le Bitoux, directeur et principal initiateur du projet ] travaille à la rédaction d’un projet définitif qui devrait être présenté en septembre 2004, explique Stéphane Martinet, président de l’Association de Préfiguration du CADHP. Nous chercherons un local nous permettant d’accueillir le public fin 2004 pour une ouverture en 2005.
Côté finances, l’association vit encore sur la subvention de 100.000 euros votée par la Mairie de Paris en 2002.
- Nous n’avons pas fait de nouvelle demande de subvention en 2003,
précise Stéphane Martinet. Mais nous le ferons en 2004. Pour le moment, nous imaginons le centre idéal et après il s’agira d’être pragmatiques en fonction de nos moyens. Dès février 2004, un site internet renouvelé permettra d’être informé de l’avancement de notre projet.

Pour l'année 2005 > Nouvelles demandes de subventions de l'AP CADHP : mairie de Paris, Ministère de la Culture ...
> CADHP : les archives au placard ? [ e-llico.com 11 4 2005 ]
... Odette Christienne, adjointe au maire en charge de la Mémoire, a enfin reçu, début avril, après l’annonce de l’initiative des Verts, de nouvelles informations sur ce dossier délicat.
- Nous avons obtenu un rapport d’activités ainsi qu’un bilan financier de l’utilisation de leur subvention de 100 000 euros, explique Patrice Porcheron, directeur de cabinet d’Odette Christienne. Les responsables du projet nous ont indiqué que le rapport [ le résultat de la phase de préfiguration ] était, pour le moment, soumis à l’avis d’experts, d’archivistes, de bibliothécaires pour validation. Une fois entériné par le conseil d’administration de l’association de préfiguration, nous recevrons le projet définitif. Nous savons déjà qu’il comportera un plan de développement à cinq ans et que l’activité de bibliothèque pour le grand public initialement prévue serait abandonnée ...
- Il est exact que nous soumettons notre projet à l’avis de professionnels,
explique l’association de préfiguration du CADHP. Une fois, cette phase achevée, nous remettrons, avant la fin avril, notre rapport définitif à la mairie de Paris. Il est légitime qu’on demande des nouvelles du projet. Ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons transmis nos bilans moraux et financiers — vérifiés par un commissaire aux comptes — à la mairie de Paris. Nous envisageons d’ailleurs de faire une nouvelle demande de subvention pour 2005.
Depuis 2002 et le versement d’une subvention de 100 000 euros, l’association n’a en effet sollicité aucune autre subvention, mais la mairie annonce déjà la couleur.
Nous n’avons pas eu de demandes en 2004 ni cette année, explique Patrice Porcheron. De toutes façons, notre enveloppe budgétaire pour 2005 ne nous permet pas de subventionner de nouveau cette structure. Par ailleurs, il est inenvisageable que le projet dépende des seules subventions municipales, ce serait une gestion de fait d’une structure dont je rappelle qu’elle n’est pas un projet municipal.
Cette situation inquiète-t-elle l’équipe du futur CADHP ? Pas vraiment même si on concède avoir quelques difficultés à mobiliser des partenaires financiers.
- Nous avons présenté notre projet au ministère de la Culture qui semble intéressé mais c’est toujours le cas lorsqu’on ne parle pas encore d’argent. C’est, en revanche, plus difficile avec des financeurs privés qui, eux, comprennent mal l’intérêt d’un tel centre.

Octobre 2005 > Le Grand CGL : les travaux vont commencer près de Beaubourg [ Lesbia magazine ]
Désormais le Centre gai & lesbien de Paris disposera d'un local d'une superficie de 240m2, sur trois étages, dans le 3e arrondissement de Paris ... Les travaux de démolition et de construction sont programmés pour la fin de l'été et dureront plusieurs mois.
La mairie de Paris travaille sur ce chantier en partenariat avec la Région [ Conseil régional d'Ile-de-France ] par le biais d'une société d'économie mixte, propriétaire de l'immeuble.
Souhaitons que ce projet ne capote pas comme a si bien capoté le projet du Centre d'archives homosexuelles.
Mais au fait, où sont passées les sommes conséquentes allouées pour ce projet ?

27 9 2005 > Christophe Girard retrouve sa vraie couleur [ leperroquetlibere.com ]
=> Girard, vert de rage ...
=> Un élu plus rose que vert ...
En 2001, Christophe Girard est élu conseiller de Paris sous l'étiquette des Verts, dans le 4ème arrondissement où se trouve le quartier gay du Marais. Le nouveau maire, Bertrand Delanoë en fait son adjoint chargé de la culture. Une fonction où il ne va pas tarder à se rendre utile au mouvement gay. Des associations auxquelles il avait lui-même appartenu comme Act-Up Paris, Prochoix, le Centre Gai et Lesbien et SOS Homophobie obtiennent des subventions de la nouvelle municipalité. Christophe Girard est aussi à l’origine de la subvention octroyée par la Ville de Paris au Festival du Film Gay et Lesbien de Paris dont il fut le président.
C'est aussi lui qui porta le très controversé projet de centre d'archives homosexuelles alors que cela relevait plutôt de la délégation de l'adjointe chargée de la mémoire, Odette Christienne, projet qui sera d'ailleurs confié initialement à son vieil ami Jean Le Bitoux, fondateur du magazine Gai-Pied dans les années 1980...
Il faut dire que, pendant la campagne électorale de 2001, Christophe Girard s'était personnellement engagé auprès des activistes du Centre Gai et Lesbien à soutenir la création de bibliothèques homosexuelles.

A peine avait-il pris ses fonctions à la mairie de Paris que le nouvel adjoint à la culture proposa la création dans le bâtiment désaffecté du théâtre de la Gaîté-Lyrique d’une bibliothèque dotée d’une section gay et lesbienne. Comme à San Francisco, précisa-t-il…
Cette initiative suscita une levée de boucliers, y compris parmi des relais habituels de la gauche qui s’offusquèrent à l’idée que l’on puisse opérer un tri parmi les œuvres littéraires en fonction des pratiques sexuelles réelles ou supposées de leurs auteurs.
L’affaire tournant au ridicule dès lors que Christophe Girard promettait à ses contradicteurs, comme Delfeil de Ton, auteur d’un éditorial irrévérencieux dans Le Nouvel Observateur, qu’ils auraient affaire à la police communautaire - Act-up Paris, SOS Homophobie -, et affirmait sa détermination : face au tollé provoqué par cette proposition, Girard persiste : Je défendrai la communauté à laquelle j'appartiens et qui a de grands besoins dans ce domaine.
Même si Bertrand Delanoë préféra alors désavouer son bouillant adjoint, leur complicité ne fut pas entamée pour autant ...

9 8 2005 > Rassemblements contre la peine de mort et la pénalisation de l'homosexualité en Iran [ tetu.com ]
À l'appel d'une vingtaine d'organisations [ * ], des rassemblements sont organisés le jeudi 11 août, à Paris, à Montpellier et à Londres, contre la peine de mort et la pénalisation de l'homosexualité en Iran.
Le collectif veut réagir à la pendaison le 19 juillet dernier en Iran de deux adolescents âgés de 16 et 18 ans, condamnés pour viol mais dont plusieurs sources indiquent qu'ils auraient pu être exécutés en raison de relations homosexuelles ( lire Lettre du 22 juillet ).
- Ces assassinats légaux illustrent parfaitement la politique de répression et de haine homophobe qui persiste en Iran, estiment les associations qui rappellent également qu'en exécutant ces deux adolescents, âgés de 14 et 16 ans au moment des faits, l'Iran enfreint gravement - une fois de plus - le droit humanitaire international. En tant qu'État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Convention des droits de l'enfant, l'Iran s'est, en effet, engagé à ne plus exécuter des personnes mineures.
Le collectif soutient par ailleurs la campagne Pas d'homo à l'échafaud !, une pétition lancée d'Ensemble contre la peine de mort qui peut être signée sur le site.
Les rassemblements se dérouleront
- à Paris : 19h > place Edmond Michelet ( parvis Beaubourg )
- à Montpellier : 12h > place de la Comédie Trois Grâces
- à Londres : 13h > 16 Prince's Gate.
=> [ * ] Académie Gay & Lesbienne, Act Up-Paris, AGLA France, ARDHIS, C'est l'bouquet!, Collectif contre l'homophobie, Commission LGBT des Verts, Coordination InterPride France, Coordination Lesbiennes en France, Centre lesbien, gai, bi & trans de Paris et Ile-de-France, Ensemble contre la peine de mort, Homonormalité, Inter-LGBT, Panthères roses, Soeurs de la Perpétuelle Indulgence ( couvents de Paname et d'Atlantique Sud ), Solidarité Internationale LGBT, SOS homophobie ...

17 6 2005 > Asso : De l'air pour le CGL [ illico ]
La menace de fermeture du CGL de Paris s'écarte ( voir Illico 15/04 ). Un échéancier pour le versement des 47.000 euros dus ( suite à une décision Prud'homale ) à l'ancien Directeur du Centre est en attente de signature.
Le CGL, dont la nouvelle subvention ( 100.000 euros ) devrait être votée au Conseil de Paris en juin, pourrait aussi pouvoir compter sur de nouveaux locaux d'ici quelques mois. Il s'agirait de 240 m2 dans le quartier Beaubourg gérés par une société d'économie mixte.
Des travaux de remise aux normes devraient démarrer à l'automne. Ils devraient être payés par le Conseil régional Ile-de-France à hauteur de 20.000 euros comme le Président de région ( PS ), Jean-Paul Huchon, s'y était engagé en 2004.
Le Centre d'Archives [ et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP) ] pourrait y être accueilli temporairement.

14 6 2005 > Lyon : 1, Paris : 0 [ le Perroquet Libéré ]
La mairie de Lyon a surpris son monde en annonçant la création dans la capitale des Gaules d’un centre de ressources documentaires gay et lesbien. Selon le chargé de mission Mémoire de la Ville de Lyon, il était primordial qu’une institution publique accueille ce centre afin d’en assurer sa pérennité.
Une initiative qui offre peut-être une porte de sortie honorable à la mairie de Paris, embourbée depuis trois ans avec son improbable centre d’archives homosexuelles. [ projet AP CADHP ]
En laissant à Lyon le soin de mettre en place ce projet primordial, Paris se sortirait d’une impasse et ferait faire des économies à ses contribuables ...

10 6 2005 > Rapport de préfiguration d'un Centre des Mémoires LGBT Paris / Ile-de-France [ Mission de Préfiguration du CADHP ( sous-traité à la SARL CCMO Conseil ) ]
- Sommaire ...
- Avant-propos ...
- Introduction ...
:: 1 . Vers la nécessité d'un dispositif spécifique pour les sources archivistiques et documentaires du monde LGBT ...
:: 2 . La Mission de Préfiguration du Centre
=> ( A ) L'Association de Préfiguration du CADHP ( AP-CADHP ) *
L'idée de CADHP est née au sein d'un groupe restreint de [ trois ] personnes qui ont défini les grands contours de ce que pourrait être un centre des mémoires LGBT.
Une fois un premier diagnostic réalisé, cette équipe [ de trois personnes ( Christopher Miles, Philippe Bot' et Jean Le Bitoux ) ] s'est constituée en association de préfiguration : l'AP-CADHP [ le 19 décembre 2001 ].
Cette association [ de Christopher Miles, Philippe Bot' et Jean Le Bitoux ] a dans un premier temps testé l'idée de centre, en particulier en direction des LGBT et des partenaires potentiels ;
- elle a ensuite dressé les pistes d'un premier état des lieux en matière archivistique et documentaire ( identification des premiers fonds potentiels, évaluation des besoins, recensement des compétences minimales requises, etc.) ;
- elle a enfin conçu un dossier-argumentaire de présentation du concept de centre [ un Mémorandum ( de 2 pages ) remis le 18 6 2001 à Christophe Girard, adjoint à la culture du Maire de Paris ] et appuyant la mise en œuvre d'une période de pré-figuration.
=> ( B ) L'implication de la Ville de Paris
Cette action de visibilité et de promotion du projet [ Mémorandum LGP remis le 18 6 2001 à Christophe Girard, adjoint à la culture du Maire de Paris ] a conduit le candidat Bertrand Delanoë à soutenir le projet d'un centre des mémoires LGBT lors de sa campagne pour les élections municipales de 2001, et à en proposer la feuille de route [ lettre du 2 mars 2001 à la Lesbian & Gay Pride Île-de-France ] :
- « Au-delà de la mémoire de la déportation, le mouvement homosexuel français a toujours été fragile lorsqu'il s'est agi, depuis cinquante ans, de conserver et transmettre son histoire : écrits, témoignages, presse, revues, photos, etc.
C'est pourquoi la possibilité de créer un lieu de documentation, d'information et de recherches autour de cette mémoire a retenu toute mon attention.
Ce lieu serait organisé autour des fonctions d'accueil de documentation ( bibliothèque, vidéothèque, point Internet et centre de presse ), d'exposition et d'archivage.

L'amnésie fait le lit de l'intolérance et du rejet. La Ville de Paris, témoin de tant de pages d'histoire, se doit de cultiver sa mémoire
» ( Bertrand Delanoë, 2 mars 2001 ).
L'engagement de campagne s'est traduit en novembre 2002 par une délibération du Conseil de Paris [ siégeant en formation de Conseil municipal le 24 9 2002 ] affectant une subvention de cent mille euros destinée à financer la Mission de Préfiguration.
( C ) La Mission de Préfiguration ...
( D ) La méthode de travail de la Mission et le contenu du Rapport ...
- Première partie : L'identité et les métiers du Centre ...
:: 1 . L'identité du Centre ...
:: 2 . La vocation du Centre ...
:: 3 . Les métiers du Centre ...
=> . 31 . Le métier de Centre d'archives ...
# Une attention particulière sera apportée au recensement des archives privées, en particulier autour des deux préoccupations suivantes :
. 1 . Parmi la population LGBT, on peut considérer que les gays et, dans une moindre mesure, les lesbiennes sont historiquement mieux organisés collectivement et mieux intégrés socialement que les autres catégories ...
Le Centre devra donc veiller à développer une démarche active de recensement d'archives privées en direction des autres catégories de la population LGBT et de populations minoritaires au sein du milieu LGBT ( en raison d'une origine géographique, ethnique, de pratiques socio-comportementales, de situations de discrimination voire de clandestinisation, etc. ).
C'est à cette condition que l'information constituée par les LGBT et organisée par le Centre tendra vers la plus grande diversité et la plus grande représentativité. Cette attention se traduira par la mise en place de procédures de partenariats avec des relais, formels ou informels, issus de ces minorités.
. 2 . Les associations LGBT constituent un producteur majeur d'archives. Le Centre devra donc veiller à mettre en place et proposer une politique spécifique de recensement des archives produites par les associations LGBT ...
# Concernant les archives privées, de quelque nature qu'elles soient, le Centre proposera, à tout détenteur qui le souhaite, un service de diagnostic et d'inventaire de ses fonds. Ce service se déroulera en deux temps :
- 1 . un premier temps de description brève par le détenteur des fonds qu'il souhaite faire recenser ; une fiche de description sera ainsi mise en ligne sur le portail internet du Centre, à défaut envoyer par courrier ;
- 2 . un second temps où le Centre, en fonction des informations transmises, proposera au détenteur une procédure de diagnostic qui peut se décliner en différentes options selon les moyens et la volonté du détenteur ...

1er 6 2005 > Paris : le CGL bientôt dans le quartier Beaubourg ? [ e-llico.com ]
La menace de fermeture du CGL de Paris s’écarte. Un échéancier pour le versement des 47.000 euros dus ( suite à une décision Prud’homale ) à l’ancien Directeur du Centre devrait, en effet, être signé bientôt. Pour le moment, le CGL a procédé à un premier versement de 7.000 euros — fruit des premiers dons des particuliers.
Le CGL, dont la nouvelle subvention ( 100. 000 euros ) devrait être votée au Conseil de Paris en juin, pourrait aussi bientôt pouvoir compter sur de nouveaux locaux d’ici quelques mois. Il s’agirait de 240 m2 dans le quartier Beaubourg gérés par une société d’économie mixte.
Des travaux de remise aux normes devraient démarrer à l’automne. Ils devraient être payés par le Conseil régional d’Ile-de-France à hauteur de 20.000 euros comme le Président de région (PS), Jean-Paul Huchon, s’y était engagé lors de sa dernière campagne en 2004.
Le CGL, qui serait l’unique locataire, pourrait y accueillir, dans un premier temps, le futur Centre d’Archives ( CADHP ).

8 4 2005 > Rose ou noir ? [ gayvox.com ] ...
Un Centre Gay et Lesbien en difficulté, c’est navrant. Mais on aimerait en savoir un peu plus...
Un site Internet qui ferme ses portes, c’est dommage, mais réflexion faite au vue de certaines lectures, on peut douter du bien fondé et de la pertinence de la gestion… humaine en tous cas. Tout n’est pas rose ...
=> A Paris, le Printemps des associations 2005 a fermé ses portes sur un beau succès. L’espace des Blancs Manteaux était noir de monde. Des centaines de personnes sont venues à la rencontre de leurs adhérents ou futurs adhérents. De leur côté, les associations pouvaient se rencontrer, envisager des projets, se mobiliser sur quelques sujets et voir venir l’avenir en se sentant fortes de cette fréquentation.
L’Inter LGBT réalise là une belle rencontre annuelle dont on souhaite la pérennité. Une belle occasion annuelle de voir que tous les jours, un peu partout dans la capitale, des homos, des lesbiennes, des bi, des trans, des queers et autres inclassables en terre Adélie administrative notamment, se rencontrent et organisent diverses activités pour que le quotidien prenne des couleurs.
Les politiques ont fait un tour de chauffe la veille du salon devant un parterre de quelques dizaines de personnes venues entendre leur drague. Ils ont dit des choses, certes, mais je n’ai pas tout suivi. Je dois être un peu trop vieux pour me laisser bercer. C’était bien d’y être, c’est tout ce que je peux dire. Un petit dialogue et puis s’en vont. C’est mieux qu’une guerre ...
=> Nous avons tous remarqué un appel à dons placardé sur les murs et les colonnes de la part du CGL de Paris. Ils ont un mois pour réunir plus de 45.000 € !
Pourquoi ? Personne n’en connaît les véritables raisons. Si, on sait qu’un directeur viré se rebiffe devant les tribunaux et qu’il réclame quelque chose. Qui a tort ou raison ? Bien en peine qui peut répondre. Même pas moi qui ai pourtant croisé un des haut responsable du CGL à qui j’ai demandé de m’éclairer sur la question. Je n’ai obtenu qu’une vague réponse avec un sourire en prime sur l’air de : C’est pas grave, on s’en fout.
Etonnant quand on en appel à la générosité publique. Je ne me suis pas déclaré journaliste en interview devant la personne, mais j’aurais pu être un donateur potentiel. Bref, le CGL peut toujours courrir.
Ce n’est pas sérieux et encore moins crédible de se contenter de croire qu’il suffit d’afficher un Au Secours ! signé CGL pour obtenir du soutien. Penserait-on rue Keller qu’il suffit d’être LGBTQ pour donner sans compter, soutenir aveuglément, s’abstenir d’y réfléchir ??? On croit rêver ...

19 au 25 5 2005 > L’histoire :: Gays : archives enterrées [ Le Nouvel Obs ]
Annoncé pour fin 2004, puis début 2005, le projet du futur Centre d’archives et de documentation homosexuel de Paris ( CADHP ) n’est toujours pas arrivé sur le bureau d’Odette Christienne, adjointe de Bertrand Delanoë chargée de la mémoire.
En 2002, la Mairie de Paris accorde une subvention de 100 000 € pour préfigurer un centre d’archives homosexuel. Polémique dès le début. Sur la parité du conseil d’administration (aujourd’hui respectée), sur le président ( aujourd’hui remplacé par Stéphane Martinet ), sur l’initiateur du projet et seul salarié de l’association, Jean Le Bitoux ( licencié en avril 2004 ) … Autant de facteurs qui ralentissent les travaux.
Aujourd’hui, les 100.000 € sont épuisés, le local qui a servi de siège à l’association a fermé le 15 janvier dernier.
Quant au rapport de faisabilité, on ne finit plus d’attendre ce qu’il va préconiser. Stéphane Martinet assure qu’il sera remis très prochainement à l’Hôtel de Ville. La Mairie, qui n’a aucune envie de faire de vagues, estime qu’elle n’en est plus à quelques semaines près.
Entre-temps, elle a trouvé un point de chute à ce centre d’archives encore fantôme : il occupera une partie des 250 m2 en plein cœur de Paris dans lesquels le Centre gai et lesbien (lieu d’informations et de conseils) va déménager d’ici fin 2005. Pour un espace de stockage réservé ( le journal Illico et q