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26 5 2006 > France ( Mémoire ) [ tetu.com ]
Il existe plus d'une dizaine de fonds d'archives en France, dont l'existence
n'est pas prise en compte par le projet officiel. Lire la suite :
Centres des
mémoires LGBT : les fonds d'archives existants veulent être reconnus
Sans local, ni fonds d'archives déjà
collectées, le Centre des Mémoires LGBT [ nouveau
nom du projet de Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles
de Paris ( CADHP ) ] ne devrait pas ouvrir avant
2008.
Ce projet, dont la préfiguration a déjà coûté
100.000 euros à la mairie de Paris, réclame 820.000 euros supplémentaires
pour exister.
Parmi les nombreuses personnes exaspérées par la lenteur du projet,
M. Phan Hoàng réclame que son propre projet, l'Académie
Gay et Lesbienne, à Vitry-sur-Seine ( Val-de-Marne ), soit pris
en compte.
Il aurait déjà collecté, depuis 2000, plus de 1.000 livres,
autant de vidéos et de titres
de presse, et publie les articles de journaux sur son site Web [ http://www.archiveshomo.info
], tout en continuant de sauver des fonds privés.
Il recense également plus d'une dizaine de centres
d'archives LGBT en France.
- Mais la direction des archives de Paris, qui a validé
le projet du Centre des mémoires, ne connaît pas l'existence des
autres fonds d'archives. Notre travail n'est pas reconnu,
tempête M. Phan Hoàng, qui exige que le projet « officiel
» publie ses comptes et un rapport moral annuel.
Stéphane Martinet, président du Centre des Mémoires,
le reconnaît : - Eux ont accumulé des choses, pas nous.
Il prône un rapprochement, mais n'a pas personnellement visité
les archives de l'Académie [ le Conservatoire des Archives et des
Mémoires LGBT ] : son rapport de Préfiguration mentionne
d'ailleurs l'existence de fonds, sans entrer dans le détail.
- Dès le départ, notre projet suit une démarche certifiée
technique par la direction des Archives de France, rappelle M. Martinet
( lire Quotidien du 31 mars ).
Certes très présentable, mais encore abstrait,
le Centre saura-t-il transformer ses nombreux contradicteurs en partenaires,
pour ne pas repartir de zéro ?
La constitution prochaine de son Comité scientifique
devrait apporter un début de réponse.
24 5 2006 > Archives
Homosexuelles de Paris : l'Académie Gay & Lesbienne veut
faire repartir le projet sur des bases saines [ e-llico.com
]
Nouvelle interpellation des responsables du Centre d’Archives et Documentation
Homosexuelles de Paris, cette fois-ci de la part de l'Académie Gay
& Lesbienne qui dénonce une mauvaise gestion et réclame d’être
associée au projet.
Le Centre d’Archives et Documentation Homosexuelles de Paris
essuie de nouvelles critiques.
Dans un communiqué, l'Académie Gay &
Lesbienne parle de projet mal géré, d’enlisement
et s’indigne de la fuite en avant de ses responsables qui recherchent
820.000 euros supplémentaires pour ouvrir le fameux centre.
- Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives
existants pour débloquer la situation et redonner confiance, estime
l’association spécialisée dans les archives homosexuelles
qui dénonce l’occultation et/ou la dévalorisation des
centres et initiatives existants et en particulier sa mise à l’écart
du projet de centre parisien, notamment en raison de sa domiciliation en
banlieue.
L’Académie Gay & Lesbienne demande que
le projet de " Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France
" ( CADHP rebaptisé ) reparte sur des bases saines,
avec de nouvelles énergies en s’appuyant sur :
- la concertation par la consultation et la participation
au projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP
CADHP à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer
le projet par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière
de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes
détaillés,
- et l‘indépendance par l’affranchissement
de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il
soit.
23 5 2006 > De
nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de CADHP
? [ Gais et Lesbiennes Branchés ]
L’Académie Gay et Lesbienne s’interroge sur le projet de
Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui leur
semble cher, sans ambition et finalement peu séduisant :
23 5 2006 > De
nouvelles subventions suffiront-elles pour sauver le projet de Centre d’Archives
et de Documentation Homosexuelles de Paris ? [ Académie
Gay & Lesbienne ] Communiqué de presse
Malgré le soutien de la Mairie de Paris, ce projet
mal géré continue de s’enliser. 100.000 € de subvention
déjà dépensés n’ont donné lieu qu’à
un rapport de 80 pages de généralités, alors que l’ouverture
du centre était prévue pour 2003.
Faute d’avoir atteint ses premiers objectifs, l’Association
de Préfiguration du CADHP recherche maintenant 820.000 € pour
ouvrir son centre « ambitieux,
séduisant, cher… ».
Il est temps que ce projet s’appuie sur les centres et initiatives existants
pour débloquer la situation et redonner confiance. L’Académie
Gay & Lesbienne appelle aussi les responsables à respecter leurs
engagements initiaux.
- Un centre ambitieux ? En réalité n’est
prévue que l’ouverture en 2008 d’un centre de documentation,
puis seulement deux ans plus tard d’un centre d’archives réservé
aux journalistes et chercheurs. La bibliothèque grand public est abandonnée
et la partie muséale écartée.
- Cher ! En effet, l’AP CADHP recherche
de nouveaux financements disproportionnés, prévoyant ainsi 510.000
€ de salaires et seulement 10.000 € pour les acquisitions de collection…
Un colloque à 20.000 € est projeté pour la création
d’un thésaurus LGBT, sans mentionner qu’il en existe déjà
à l’étranger.
- Séduisant ? L’AP CADHP se
discrédite par sa communication irrégulière pour cacher
ses problèmes de gestion. Par exemple elle prétend sur son site
que « le
local ouvert, les réunions de travail se succèdent »
tout en se gardant de publier son rapport moral qui constate « après
enquête que les commissions ne se réunissaient pas »…
Le projet initial prône que le « centre
doit refléter une image de stricte neutralité »
alors que l’AP CADHP est présidée
depuis 2003 par un maire adjoint ( PS ), ancien président d’Homosexualités
Et Socialisme [ HES ], au côté
de plusieurs militants socialistes.
Elle cherche à convaincre que son projet est « fondamental
» par l’occultation et/ou la dévalorisation des centres et
initiatives existants alors que les quelques archives qu’elle a réussi
à obtenir sont stockées dans une cave prêtée par
l’association Aides à Pantin.
De plus, depuis début 2005, « ne
pouvant plus payer le loyer », elle a rendu son local à
la régie immobilière de la Ville de Paris.
Le rapport de Préfiguration ( sous-traité
à la société CCMO Conseil ) enchaîne
des généralités, erreurs et contradictions.
On peut s’interroger sur la capacité de
mettre en place un centre de grande envergure et d’en assurer sa pérennité
: pas d’étude de faisabilité, ni d’étude
technique approfondie et rien sur les sources de financement.
L’AP CADHP ignore tout du monde des archives, bibliothèques
et centres de documentation LGBT. Dans le rapport ne figure aucune analyse du
fonctionnement et du financement des centres existants : il serait utile de
contacter les acteurs de terrain.
Sur son site, elle feint « la révision et (…) la précision
d’un certain nombre d’orientations mal comprises » alors
qu’elle reprend à son compte certaines revendications d’associations,
groupes et personnalités. Enfin elle ne s’embarrasse pas de copier
grossièrement le travail d’autrui ( notre site internet http://www.archiveshomo.info
par exemple ) !
Elle ne peux continuer à nier la réalité
de notre savoir-faire, ni l’importance de notre fonds : une bibliothèque,
de la documentation et des archives réunies en cinq ans de travail bénévole,
sans aide publique.
De plus, nous avons rassemblé une documentation spécifique
sur les archives, bibliothèques et centres de documentation LGBT en France
et à l’étranger.
Sous prétexte de notre domiciliation en banlieue,
l’Académie Gay & Lesbienne était tenue à l’écart
de ce projet de centre parisien. Comme il prétend aujourd’hui englober
aussi l’Île-de-France ( notamment pour demander des subventions
au Conseil régional ), dorénavant il ne
pourra plus se faire sans concertation avec nous !
L’Académie Gay & Lesbienne demande que ce projet de «
Centre des Mémoires LGBT Paris Île-de-France » (
CADHP rebaptisé [ avec ce nouveau nom pour imiter notre Conservatoire
des Archives et des Mémoires LGBT ? ] ) reparte
sur des bases saines, avec de nouvelles énergies, en s’appuyant
sur :
- la concertation par la consultation et la participation au
projet des initiatives et centres d’archives et de documentation existants,
- la pluralité par l’ouverture de l’AP CADHP
à celles et ceux qui ont contribué à faire avancer le projet
par leurs revendications,
- la transparence par une information régulière
de l’avancement du projet et la publication des rapports moraux et comptes
détaillés,
- l’indépendance par l’affranchissement
de tout lien avec un parti politique ou une mouvance communautaire quel qu’il
soit.
Mai 2006 > Subventions
:: Les 100.000 euros perdus du Centre d'Archives Homosexuelles
[ Le Cri du Contribuable ]
En 2002, le Conseil de Paris unanime a voté une subvention de 100.000
euros à une association chargée de la création d'un Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui aurait dû ouvrir
en 2003.
Les 100.000 euros sont partis en fumée, le Centre
reste virtuel et les responsables de l'association s'apprêtent à
demander une rallonge.
> Retour
sur un scandale :: La subvention s'est perdue quelque part dans les
archives !
L'enveloppe n'était pourtant pas légère : pas moins de
100.000 euros, octroyés sur proposition de la mairie de Paris à
l'Association de Préfiguration du Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris ( [ AP ] CADHP ), pour initier
la création dudit centre, dont l'ouverture était prévue
pour 2003.
A en croire Le Perroquet Libéré [ http://www.leperroquetlibere.com/
L-histoire-rocambolesque-des-archives-homosexuelles-de-la-mairie-de-Paris_a92.html
], qui a levé le lièvre, l'octroi de ce subside répondait
à un engagement électoral, très discrètement pris
par Bertrand Delanoë en mars 2001 auprès de quarante associations
membres du Conseil politique de la Lesbian and Gay Pride. Il a été
voté en septembre 2002 par l'ensemble des groupes politiques représentés
au Conseil de Paris, Philippe Séguin ayant demandé aux élus
UMP de ne pas y faire obstacle.
L'opposition, écrivent nos confrères, est venue d'ailleurs, à
savoir des associations lesbiennes Archives Recherches Cultures Lesbiennes
[ ARCL ] et Cineffable, mécontentes d'avoir été
tenues à l'écart du projet et auxquelles la mairie de Paris accorda
dans la foulée [ par la suite ] 10.000 et 15.000 euros d'aides - un lot
de consolation, en quelque sorte.
Quant aux destinées du CADHP, elles furent confiées aux bons soins
de Jean Le Bitoux, proche de l'adjoint à la culture du maire de Paris,
Christophe Girard, et fondateur du magazine homosexuel Gai Pied.
Personnage controversé, ledit Le Bitoux avait antérieurement [
co ] fondé la Maison des Homosexualités [ ( MH )
de Paris ], déjà critiquée, notamment par l'association
Act-Up [ Paris ], pour sa gestion de subventions attribuées
par l'Agence Française de Lutte contre le Sida [ AFLS ] et par le ministère
de la Culture, pour créer... un centre d'archives homosexuelles !
- En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes
compétentes et sérieuses, affirme pourtant Delanoë en
réponse aux détracteurs du patron du CADHP.
Fort de ce soutien, celui-ci ouvre un bureau dans le Marais,
se salarie comme directeur de recherche [ Responsable du Comité
d'acquisition ] et [ par la suite, l'AP
CADHP ] embauche un archiviste ... lorsqu'il est
finalement remercié, en 2004, le projet n'a pas avancé d'un pouce,
mais les 100.000 euros ont fondu comme neige au soleil.
> 1.700 euros par
jour pour former les agents municipaux à la question gay
Le successeur qui lui est donné, Stéphane
Martinet, ancien président d'Homosexualités Et Socialisme
[ HES ], et maire adjoint du X° arrondissement,
sous-traite finalement l'élaboration du rapport de Préfiguration
à une société privée, CCMO Conseil, créée
au même moment [ plus exactement le 21 10 2004 ] par
Olivier Maguet, président de Formation pour une Approche de la question
Gaie et de l'identité de Genre ( FAGG ), pour laquelle Le Bitoux
travaille d'ailleurs comme formateur.
Selon Le Perroquet libéré, la FAGG intervient
dans le cadre de sessions de formation, sous-traitées par la mairie de
Paris pour éduquer à la question gay et à l'idée
de genre les agents municipaux parisiens. Coût de la séance : 1.700
euros par jour, facturés aux contribuables parisiens !
La nature des sources archivistiques et documentaires
LGBT ( Lesbiennes Gays Bi et Trans, NDLR ) relevant,
selon le rapport, des compétences du Centre, a de quoi interloquer
lesdits contribuables : il est question de tee-shirts de l'association Gay
Pride Paris, de godemiché, de parure de drag queen ...
Ce travail a pourtant convaincu la direction des Archives de Paris et le ministère
de la Culture, qui, selon Stéphane Martinet, l'ont jugé très
intéressant.
Le président [ de l'Association de Préfiguration
] du CADHP prévoit maintenant de partir
à la chasse aux financements pour la phase de Configuration
du projet, qui devrait durer deux ans et coûter 820.000 euros.
Elle est pas gay, la vie ? ... E.E.
13 3 2006 > 100.000
euros envolés, 800.000 euros pour quoi faire ? Centre d'Archives
Homosexuelles de la Ville de Paris : on
ne change pas une équipe qui coûte ... [ ArchiQ ]
Suite aux déclarations de Mr Martinet, président de AP-CADHP (
Association de Préfiguration du Centre d'Archives Homosexuelles de Paris
) dans tetu.com, ArchiQ, groupe d'action et de réflexion
sur les archives LGBTQ (ex Archilesb! et VigiTrans ) tient
à préciser :
- que le Rapport / projet du CADHP n'a aucunement
été expertisé ou validé par les Archives Départementales
de la Ville de Paris et encore moins par les Archives Nationales ( et
pour cause ... )
Non seulement l'AP - CADHP a échoué dans la mission qu'elle s'était
confiée mais dans ce Rapport de préfiguration non validé
scientifiquement, l'Association ose demander des financements pour les mêmes
objectifs qui n'ont pas été atteints ( recrutement de l'équipe,
concertation avec les associations et lieux - ressources ... ) et qui avaient
été fixés pour 2003.
Le tout sans date d'ouverture pour le Centre d'Archives.
Mr Martinet ne répond pas sur l'aspect financier mais
il est légitime de demander des comptes sur la gestion de la subvention
de 100.000 euros de la Mairie de Paris ( dans sa partie salaires notamment
), sur le manque de résultats passés
( 2002 - 2005 ) et sur l'avenir du Centre.
A quoi ont servi les salariés ( [ Jean ] Le Bitoux, [ Patrick LaFollie
] La Folie ) chargé des acquisitions ou d'archiver sans archives ? Pourquoi
ont-ils été renvoyés du CADHP ?
Combien va coûter la nouvelle phase de configuration
du Centre d'Archives ? dans sa première phase étant entendu qu'elle
ne saurait déboucher sur l'acquisition et l'ouverture d'un local,
celles-ci ne constituant pas une priorité en phase configuration
( source Rapport AP CADHP ) ?
- le Rapport de l'AP - CADHP rédigé par la société
de conseil CCMO créée en octobre 2004, dirigée
par Olivier Maguet, spécialiste de santé et d'action sociale (
Aides, FAGG dont fait partie Jean Le Bitoux ) est fantaisiste sur le
plan scientifique et la question des archives LGBTQ.
Constellé de perles, il est aussi gourmand : 100.000
euros pour ne rien faire, 820.000 euros pour recommencer la préfiguration
opportunément renommée configuration.
C'est la somme que demande le rapport pour la phase 1 de configuration
( minimum deux ans ).
La dite configuration ne comprend ni l'ouverture
d'un local ni l'ouverture du Centre au public mais débouchera
sur l'ouverture d'un site Internet !
Les acquisitions d'archives n'y sont pas une priorité
( 10.000 euros de budget ) contrairement à
un Colloque national ( 20.000 euros ) dédié
à la constitution d'un thésaurus ( qui existe
déjà ) et dont on imagine à quel
point le sujet risque d'être attractif pour un public déjà
peu sensible à la question des archives ( source Rapport AP
CADHP ).
Alors on prend les mêmes et on recommence ?
10 3 2006 > Archives
Homosexuelles : protestations contre la lenteur du projet [ tetu.com
]
ArchiQ, groupe d'action
et de réflexion sur les archives LGBT ( ex- Archilesb!
et Vigitrans ), proteste contre la lenteur du
projet du Centre des mémoires LGBT Paris / Île-de-France
[ Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ].
Dans un communiqué, ArchiQ attire l'attention
sur le laxisme et la négligence dont la Mairie de Paris a fait preuve
dans ce dossier et demande le remboursement de la subvention de 100.000
euros accordée à l'Association de Préfiguration du
Centre [ d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris
( AP CADHP ) ], ainsi que la démission de
ses responsables.
- Depuis 2002, estime ArchiQ, nous n'avons cessé d'alerter la Mairie
de Paris sur l'état de non avancement du projet. Rien n'a changé.
Stéphane Martinet, président de l'Association
de Préfiguration, répond à Têtu que
le statu quo ne provient pas de lui : le Centre est toujours
en attente de la validation des Archives de France ( ministère de la
Culture ), étape nécessaire à la validation d'une subvention,
après avoir reçu la validation scientifique du projet par le Centre
départemental des Archives de Paris.
- J'écris une lettre de relance, sans vouloir être trop méchant
avec eux, avoue-t-il. Je découvre que dans le monde des archives,
tout est toujours lent. C'est un autre temps.
Sans date d'ouverture prévue, le Centre
nécessiterait une subvention annuelle de près de 400.000 euros,
et n'ouvrirait dans un premier temps, celui de la configuration, que
sa partie documentation.
Les archives proprement dites pourraient être accessibles deux
ans plus tard.
10 3 2006 > Centre
d'Archives Homosexuelles de Paris : ArchiQ demande la démission
des responsables [ e-llico.com ]
Centre inexistant, argent public gaspillé
: ArchiQ ( groupe d'action et de réflexion sur les archives
LGBT ) demande le remboursement de la subvention accordée
à l'AP-CADHP, l’Association de Préfiguration du Centre
d’Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles
de Paris et la démission de ses responsables.
Opposant historique au projet de Centre d’Archives [ et
de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] soutenu par la
Mairie de Paris, ArchiQ parle de laxisme et de négligence
dans la façon dont la Mairie de Paris a géré l’affaire.
Il faut dire que ce dossier semble véritablement
empoisonné.
Valse et renvoi des personnes chargées de faire avancer les actions de
préfiguration, retards répétés dans les
étapes de validation du projet, polémique sur son orientation
scientifique, communication minimum et peu compréhensible sur
ses évolutions : tout a concouru à donner
un sentiment de ratage d’un des projets emblématiques de la prise
en compte de la question LGBT par l’équipe municipale élue
en 2001.
Le Centre est actuellement dans l’attente de la validation des
Archives de France qui dépendent du ministère de la Culture. 2003
était la date prévue d'ouverture du Centre à l'issue
d'une phase dite de préfiguration alors qu’on parle désormais
d’une ouverture en 2008.
La gestation du Centre d’Archives
[ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] ne
parvient pas à sortir de la polémique qui rebondit régulièrement
comme cette dernière attaque en témoigne.
La mise en cause, d’abord communautaire, prend une tournure politique
quand ArchiQ souligne l’appartenance partisane d’un des
piliers du projet au PS et fait mine de s’interroger sur la sincérité
de la promesse de Bertrand Delanoë quant à la création de
ce fameux Centre.
9 3 2006 > Centre
d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris : que fait la Mairie de Paris
? [ ArchiQ ]
Un Centre inexistant, l'argent public gaspillé : ArchiQ
demande le remboursement de la subvention de 100.000 euros accordée à
l'AP-CADHP ( Association de Préfiguration du Centre
d'Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles de Paris ) et
la démission de ses responsables.
ArchiQ, groupe d'action et de réflexion sur les archives LGBTQ
( ex Archilesb! et VigiTrans ) demande
à Bertrand Delanoë, Maire de Paris de prendre ses responsabilités
concernant le projet de Centre d'Archives Homosexuelles de la ville de Paris,
pour lequel l'association AP-CADHP, présidée par Stéphane
Martinet ( PS adjoint au Maire du 11ème arrondissement de Paris
) a reçu de la Mairie de Paris une subvention de
100.000 euros en 2002.
ArchiQ attire l'attention sur le laxisme et la négligence dont
la Mairie de Paris a fait preuve dans ce dossier :
- 2003 était la date prévue d'ouverture du centre à l'issue
d'une phase dite de « préfiguration » dont l'association
AP-CADHP avait la charge.
Après une préfiguration qui n'a
rien donné et a duré deux ans de plus que prévu, l'AP-CADHP
demande aujourd'hui une période de « configuration »
deux fois plus longue et huit fois plus coûteuse pour une ouverture en
2008 :
- Des projections budgétaires de l'ordre de 800.000
euros sont prévues pour le premier volet de cette configuration.
Depuis 2002, date du lancement de la pétition d'Archilesb !
et de Vigitrans pour que le Centre d'archives devienne inclusif et
paritaire et qu'il se dote d'un projet scientifique digne de ce nom, ArchiQ
n'a cessé d'alerter la Mairie de Paris sur l'état de non avancement
du projet.
Rien n'a changé. Les objectifs de la convention
signée entre la Mairie de Paris et l'AP-CADHP n'ont pas été
respectés.
Seuls résultats tangibles :
- un local jamais ouvert au public et qui n'a jamais reçu
la moindre archive,
- une absence totale de concertation avec la communauté
LGBTQ ( Lesbienne Gaie Bi Trans Queer ).
L'AP-CADHP a largement fait la preuve de son incompétence mais
la Mairie de Paris a prouvé son peu d'intérêt pour un projet
pédagogique, culturel et citoyen qui fait cruellement défaut et
qui contribuera efficacement à la lutte informée contre les discriminations
sexuelles, ethniques et de genre.
L'engagement de Bertrand Delanoë en pleine campagne
électorale de 2001 en faveur de la création d'un Centre de Documentation
et d'Archives [ Homosexuelles ] n'était-il
donc qu'une promesse électorale ?
=> Contact
Presse :
Pour toute information complémentaire
et envoi des documents ( pièces comptables et financières ;
chronologie de l'état de non avancement du CADHP 2001-2006 ) :
- Marco Dell Omodarme < domarco[AT]free.fr > 06 70 83
77 01
- Marie-Hélène Bourcier < mhbourcier[AT]free.fr >
06 24 18 34 25
8 3 2006 > Le
marchand de sable
de Sophie Coignard ou comment utiliser l’homophobie pour salir le
bilan municipal ! [ cgl paris.org ]
Dans l’ouvrage qui vient de paraître Le marchand de sable,
Sophie Coignard critique les résultats de l’équipe Delanoë.
Un pamphlet exclusivement à charge particulièrement centré
sur la personnalité du Maire, ses comportements et modes de fonctionnement.
Concernant le bilan politique, trois de ses principaux griefs sont sans surprise
puisqu’ils portent sur les difficultés structurelles majeures inhérentes
à la ville de Paris : le logement social, la circulation et les places
en crèche.
Le bilan municipal s’évaluera sur pièces avec les données
publiques régulièrement publiées.
En revanche, la polémique relative aux subventions
accordées à la mouvance gay est révoltante et
démontre l’intention de l’auteur d’atteindre le Maire
à travers une orientation sexuelle dont il n’a jamais fait mystère.
Sophie Coignard prétend que la Ville de Paris distribue de l’argent
par poignées à toutes sortes de structures, pourvue qu’elles
appartiennent à la mouvance gay.
Cette affirmation particulièrement grotesque fait
étrangement écho à la critique de la politique d’attribution
des subventions aux associations pratiquée par la Ville de Paris, décrite
dans le Le Paris gagnant de Françoise de Panafieu.
En réalité, en 2004, 0,14 % du total des subventions accordées
a été dévolu aux associations LGBT, pour un montant total
de 247.400 euros réparti entre 17 d’entre elles.
Les faits sont là et devraient rasséréner les plus inquiets
relativement aux pseudos largesses à caractère clientéliste
du Maire : 99,86 % des subventions de la Ville, votées démocratiquement
au Conseil de Paris, ne sont pas attribuées à la prévention
et à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie ou la transphobie
!
Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris Ile-de-France
qui héberge de nombreuses associations LGBT parisiennes et offre des
services professionnels à titre gratuit aux usagers du Centre
( permanences sociales, psychologique, juridique, prévention santé
… ) est subventionné par la Ville.
L’an dernier, victime d’une lourde condamnation de 47.000 euros,
il est parvenu à redresser sa situation financière sans que la
subvention publique soit affectée au règlement de cette dette
judiciaire.
Une gestion rigoureuse, la recherche de financements privés
et les efforts de solidarité consentis par tous les donateurs dont des
entreprises, fondations ou associations internationales, ont permis de solder
la dette judiciaire en la payant à son bénéficiaire en
octobre 2005.
Les pouvoirs publics ont confié aux associations une bonne part de leurs
missions de service public, il est donc légitime que les associations
reçoivent des moyens financiers pour mener à bien leurs actions.
Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris Ile-de-France
s’insurge contre cette inflation d’assomptions homophobes diffamatoires
qui consiste à amalgamer l’orientation sexuelle du Maire de Paris
avec une stratégie politique d’attribution des subventions municipales,
prétendument excessive envers les associations homosexuelles.
[ communiqué signé par ] Les Présidents : Christine Le
Doaré et Claude Chantereaux
8 3 2006 > Journée
internationale des femmes : et les lesbiennes ? [ tetu.com
]
Journée des femmes oblige, une soirée d'inauguration a eu lieu
hier, mardi 7 mars, à l'Hôtel de ville de Paris, avec Bertrand
Delanoë et Anne Hidalgo.
Interrogée par Têtu, Anne Hidalgo, première
adjointe au maire de Paris, a condamné l'homophobie chez les politiques.
- Les attaques de Françoise de Panafieu sur
la soi-disant " politique clientèliste du maire " ne sont pas
juridiquement condamnables pour homophobie, a-t-elle confié.
Pourtant, ces propos sont inacceptables.
Pour lutter contre les discriminations homophobes, elle a expliqué
que des programmes de prévention ont été mis en place dans
les collèges de Paris, Je - tu - il et Je - tu - elle,
où la question de l'homosexualité est très présente.
Pour aider les enfants à avoir un autre regard, plus tolérant,
sur la vie à deux des adultes.
Un peu plus tôt dans la soirée, l'association
Mix-cité s'est exprimée sur la prévention de l'homophobie.
Clémence Armand, présidente de l'association, a insisté
sur l'importance d'éviter dans les manuels scolaires le schémas
du " Papa rentre du travail, Maman fait la vaisselle ". Pourquoi pas
" maman et maman… " ?, illustrations à l'appui,
avec des couples homosexuels de Barbie et Ken, en fond d'écran dans la
grande salle de réception.
Par ailleurs, un hommage a été rendu
- à Simone de Beauvoir, à l'occasion du 20e anniversaire de sa
disparition,
- et à Hawa Ibrahim, avocate des femmes nigérianes condamnées
à la lapidation dans leur pays, qui a reçu le diplôme de
citoyenne d'honneur de la ville de Paris.
=> Tetu.com
consacre un dossier spécial aux événements organisés
autour du 8 mars.
6 3 2006 > Maire de Paris : La journaliste Sophie Coignard sort mercredi
un livre sur le système Delanoë [ 20 Minutes ]
=> Delanoë :
Le livre qui signe la fin de l'état de grâce
Le pamphlet était attendu. La journaliste Sophie Coignard a enquêté
sur les failles du système Delanoë. Il y a encore un an,
le maire de Paris était étonnamment épargné par
les journalistes et populaire dans les sondages.
Depuis l'échec de la candidature parisienne aux JO de 2012, les incendies
meurtriers et les tensions avec ses alliés verts, le ciel s'est obscurci.
La statue du commandeur que la journaliste veut démolir est en fait déjà
écornée. Alors qu'apporte son récit ?
Une description du système Delanoë comme une gigantesque
machine à communiquer, qui ne déraille que sous les coups de colère
de son maître. Derrière l'image d'apôtre de la transparence
et de la modernité politique, il faudrait en fait voir un homme qui soigne
ses amitiés et verrouille la parole de son entourage. Sûr de lui
et dogmatique.
Dans l'entourage du maire, on ne s'émeut pas beaucoup
de cette publication. Ni plainte pour diffamation, ni demande de rectification.
Simplement des précisions : ainsi, l'auteur n'aurait pas rencontré
certains adjoints qu'elle cite comme si elle les avait interviewés. Ni
trouvé la liste des subventions aux associations, que la mairie dit publique.
- Tout est interprété à charge : si le maire la reçoit,
c'est qu'il cherche à la manipuler, si le maire pleure, c'est de la communication
et de regretter un déluge de haine, qui rappelle les livres des opposants
UMP.
=> Les quatre dossiers
qui nourrissent la polémique
# Le logement social ...
# La circulation ...
# Les crèches ...
# Les associations gay
La ville de Paris distribue l'argent par poignées
à toutes sortes de structures, pourvu qu'elles appartiennent à
la mouvance gay, écrit l'auteur.
Marie-Pierre de la Gontrie, adjointe responsable des Associations, rappelle
qu'en 2004, le montant total des 17 subventions aux associations homosexuelles
représente 247.400 euros , soit seulement 0,14 % du total des subventions.
=> " Bertrand
Delanoë endort et empêche le débat "
Questions de Michaël Hajdenberg du journal 20 Minutes :
# Assumez-vous un parti pris anti-Delanoë dans votre livre ?
Réponses de Sophie Coignard, auteur du livre Le Marchand de sable
( Albin Michel ) et journaliste au Point :
- Oui. L’idée d’exercer un regard critique
est née il y a deux ans. Au cours d’une enquête sur les associations,
la Mairie, qui se prévaut de transparence, ne voulait pas me donner la
liste de celles subventionnées par la Ville. Par ailleurs, Delanoë
devenait un personnage populaire, intrigant, très médiatique mais
très épargné par les médias, qui donnait envie de
gratter.
# Pourquoi ce titre, Le marchand de sable ?
- C’est un clin d’oeil à Paris-plage.
Mais surtout, Delanoë endort avec sa communication à outrance.
Quand on présente la pollution des automobiles comme responsable
de la mort prématurée de personnes faibles, forcément,
c’est difficile de débattre. Et tout est toujours habillé
de bonisme : tout est toujours festif, populaire,
solidaire. Sans compter l’idée, à la limite du
totalitarisme, qu’il y ait une fête par jour, de la fête des
voisins à l’apéro des Maréchaux … Cela ne peut
tenir lieu de politique.
# Vous a-t-on mis des bâtons dans les roues ?
- Oui et non. Delanoë a joué le jeu.
Mais il a été parfois compliqué d’obtenir ce que
je voulais. Je n’ai par exemple jamais obtenu la liste des sujets sur
lesquels s’est penchée l’inspection générale
des affaires sociales. C’est insensé.
# Quels sont les dossiers où vous avez senti la Mairie le plus gênée
?
- Le logement social. Il y a un écart terrible entre la réalité
et la manière dont c’est présenté. Dans une ville
où il y a 100.000 demandeurs de logements sociaux, on voudrait quand
même savoir combien sont attribuables chaque année. Ils ne sont
pas non plus à l’aise sur les crèches, les transports et
les grands projets. Alors certes, Paris n’est plus tous les jours dans
la rubrique faits divers. Mais on n’a pas eu l’immense souffle de
modernité et de solidarité promis, avec des réformes soutenues
et des perspectives.
# Au vu de son bilan à Paris, Delanoë peut-il prétendre
à un destin national ?
- C’est difficile à dire. Il a une extraordinaire
capacité à communiquer et un vrai contact avec le peuple. C’est
rare. Mais il ne supporte pas grand-chose, est extrêmement susceptible
et contrarié par les critiques. Ce problème de comportement est
un véritable handicap car les gens qui ont de la personnalité
ne restent pas à ses côtés.
24 2 2006 > Têtu
perd en appel dans son procès contre Marie-Hélène Bourcier
[ Archilesb ! ]
Le 24 février 2006, La Cour d'Appel de Paris a
de nouveau rejeté les prétentions du magazine Têtu
et de ses rédacteurs en chef et Directeur de publication, Mr Doustaly,
Mme Silberfeld et Mr Segot à l’encontre de la sociologue Marie-Hélène
Bourcier, suite à un article paru dans le magazine suisse 360°
ayant pour titre Paris brûle t-il ? [ consacré
aux problèmes du projet de Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris ] ( AP CADHP ) ].
Il était reproché à Marie-Hélène
Bourcier d'avoir affirmé que Mme Silberfeld, journaliste du magazine
Têtu était la lesbienne alibi de Têtu
et qu'il suffit de voir comment le tout Paris rigole de raconter comme
[ la journaliste ] n'a pas accès aux conférences
de rédaction qui sont men only.
Têtu s'était désisté de sa plainte
en diffamation contre le magazine 360° dès juillet 2003
mais l’avait maintenue à l’encontre de la seule personne
de Marie-Hélène Bourcier.
Les plaignants avaient été déboutés une première
fois de leur demande de voir condamner Marie-Hélène Bourcier pour
diffamation par un jugement du Tribunal de Grande Instance du 15 septembre 2004.
Le Tribunal avait notamment estimé que Marie-Hélène
Bourcier avait pu démontrer que la citation concernant la présence
de Mme Silberfeld en conférence de rédaction avait été
prononcée - lors des témoignages recueillis collectivement
auprès des différentes personnes présentes - non
par elle-même, mais par Mme Myriam Marzouk, salariée du magazine
Têtu et membre d’Archilesb ! au moment des faits.
Le Tribunal avait également jugé que Marie-Hélène
Bourcier, par ses propos sur l'exclusion des femmes des conférences de
rédaction, cherchait de bonne foi à dénoncer l'hégémonie
de la presse gay au détriment des lesbiennes et non à porter
atteinte à l'honneur du magazine Têtu, ni à ses
rédacteurs en chef.
=> Têtu
: encore perdu !
Le magazine Têtu avait néanmoins
interjeté appel par la voix de son nouvel avocat, Me Emmanuel Pierrat.
La Cour d’Appel de Paris vient de juger cet appel irrecevable et a confirmé
le jugement en première instance.
Marie-Hélène Bourcier tient à remercier son avocat, Me
Yann Pedler, ainsi que toutes celles et ceux qui lui ont manifesté leur
soutien à titre personnel, associatif et politique tout au long des trois
années de procédure.
Février 2006 > La nuit des petits couteaux : Qui gagnera la bataille
de Paris ? [ Jean-Luc Romero : président de Aujourd'hui, Autrement
et Conseiller régional UMP île de France ]
=> Des voies nouvelles
pour un Paris Autrement ...
Car ce bon François Devoucoux du Buysson, responsable de cette lettre
satirique [ leperroquetlibere.com
], sait parfaitement qu'à Paris, il y a de 10 à 15 % d'homosexuels
qui n'ont pas toujours été à la fête dans notre bonne
ville. J'en ai même parlé avec lui en juillet 2005 dans un bistrot
en face de la région : il a dû oublier !
Sous les précédents mandats, aucune association homosexuelle ne
bénéficiait de subventions alors que certaines jouent incontestablement
un rôle important et que notre capitale a la communauté gay la
plus touchée par le sida de toute l'Union Européenne. N'oublions
pas qu'un gay sur cinq à Paris est contaminé par le VIH / sida
! Sans compter le travail que font certaines associations pour limiter le suicide
des adolescents homosexuels ou en faveur de la lutte contre les discriminations.
En 2004, 3.149 associations étaient subventionnées
par la mairie de Paris à hauteur de près de 174 millions d'euros.
Et, parmi ces associations, seule une dizaine d'associations homosexuelles
- une petite vingtaine en 2005 - sur les centaines que
compte nore ville, bénéficiaient d'une aide publique !
On est donc très loin des abus dénoncés par le Perroquet
[ Libéré ] ou par certains élus de droite qui
voient rouge dès que le mot homo se retrouve dans une délibération,
à l'image de Dominique Baud, élue du 15ème arrondissement,
obsessionnelle sur la question.
Certes, un terrible précédent qu'a dénoncé,
là à juste titre, François Devoucoux du Buysson
[ PARIScide,
Les gâchis de l'ère Delanoë ( éditions de
La Table Ronde ) ], a plombé beaucoup
d'initiatives en faveur des associations gay ou lesbiennes.
En septembre 2002, le Conseil de Paris a voté une subvention de 100.000
euros pour la préfiguration d'un Centre d'Archives et de Documentation
des Homosexualités [ de Paris ( AP
CADHP ) ], dont l'utilité est évidente.
A l'époque [ discrètement
sollicité par l'Association AP CADHP et la mairie de Paris ],
j'ai donc pris ma plus belle plume pour demander aux conseillers de Paris de
droite de voter pour cette subvention. Philippe
Séguin, alors président du groupe RPR au Conseil, m'assura
du vote de son groupe. Effectivement, l'immense majorité du Conseil de
Paris adopta cette subvention et, ce faisant, la création du CADHP.
Quelle déconvenue de constater que quelques années plus tard personne
ne sait réellement ce qu'est devenue cette initiative et que ces 100.000
euros se sont presque envolés en fumée ? ? ?
Mais est-ce parce qu'un projet n'a pas abouti et que les deniers publics ont
ainsi été mal engagés que les centaines d'associations
homosexuelles de Paris doivent être punies ?
Sanctionne-t-on un club sportif qui demande des subsides
municipaux au motif qu'un autre club a dilapidé une précédente
subvention ? ...
Février 2006 > Delanoë
attaqué sur ses subventions [ Nous ( ex IB News
) ]
Françoise de Panafieu, principale rivale de Bertrand Delanoë pour
les élections parisiennes de 2008, critique les subventions municipales
aux associations gays.
La Ville de Paris est-elle trop généreuse
avec les homos ? Qui touche et combien ? Nous a enquêté
…
=> De Panafieu
polémique
Il y a un an, l'UMP parisienne aurait sucré de son Paris perdu de
Bertrand Delanoë les passages critiquant le clientélisme
et le communautarisme supposés du maire socialiste.
Françoise de Panafieu, la roller-skateuse aux cheveux blancs
( dixit [ La
nuit des petits couteaux de Jean-Luc ] Romero ), revigorée par
les sondages qui la donnent la mieux placée à droite pour battre
le PS en 2008, n'a pas les mêmes scrupules dans Mon
Paris gagnant.
Citant des chiffres inexacts, la députée
y affirme que les associations luttant contre la discrimination des homosexuels
sont particulièrement gâtées et que la générosité
du maire est à la mesure de la reconnaissance qu'il attend.
Annick Lepetit, porte-parole du PS, rétorque que Bertrand Delanoë
est un élu responsable, soucieux de défendre les libertés,
la tolérance et le respect de l'autre, tandis
qu'Anne Hidalgo, sa première adjointe, rappelle que toute subvention
donne lieu à un vote au Conseil de Paris [ communiqué
du 11 1 2006 ].
Ce que l'UMP sait fort bien pour s'y être régulièrement
opposée et avoir critiqué l'influence d'un omniprésent
lobby gay …
=> Paranoïa
sur l'homosexualité
Tout aussi trompeuse est la liesse de nombreux gays qui acclament le nouveau
maire sur le parvis de l'Hôtel de Ville, le 18 mars 2001.
Laurent Jagueneau, porte-parole de 3HVP ( la
toute nouvelle association des employés municipaux gays [ Homosexuelles
et des Homosexuels de l'Hôtel de Ville de Paris et leurs amis ]
), vit de l'intérieur la vague rose :
- C'est pire, affirme t-il à notre confrère Illico.
Beaucoup de gens ont cru que les gays allaient être protégés,
alors ils se sont lâchés ; il y a eu une sorte de déchaînement
homophobe dans certains services, encore soumis à la main-mise RPR.
Assiégé, le nouveau maire se contente de
demander de faire remonter informations et témoignages à Philippe
Lasnier, son conseiller-médiateur avec la communauté,
ainsi qu'à Christophe Girard, adjoint à la Culture, tous deux
homosexuels.
Dans une ambiance de paranoïa, le premier n'hésite pas à
rappeler aux journalistes que les conversations téléphoniques
sont enregistrées et que la mairie peut compter sur un performant service
juridique, tandis que le second promet à ses contradicteurs, comme
Delfeil de Ton, auteur d'un éditorial irrévérencieux dans
Le Nouvel Observateur, qu'ils auraient affaire à la police communautaire
Act-Up Paris et SOS Homophobie, affirme François Devoucoux du Buysson,
responsable du site communautarisme.net
et auteur d'un récent Pariscide
: les gâchis de l'ère Delanoë.
=> Un million
pour les gays en 5 ans
Cinq ans après, le point d'achoppement est toujours le même : Toutes
les associations [ gays ] méritent-elles vraiment d'être
encouragées et financièrement soutenues ?, se demande de
Panafieu. Vaste question ! Depuis l'alternance, environ
1 million d'euros leur ont été dévolues. C'est mieux
que zéro, mais pas beaucoup plus : 0,2 % du budget consacré au
monde associatif parisien.
Devant ces critiques, la Ville, généralement
affable sur son soutien aux homos, se croit aujourd'hui obligée de préciser
que seules 17 structures avaient reçu en 2005 un montant de 247.000 euros.
Des sommes en concordance avec les étiages listés par le site
satirique Notre Dame de Paris ( notre.dame.de.paris.free.fr
) : 45.740 euros pour le 2e semestre de 2001, 273.000 en 2002, 228.950 en 2003,
une chute à 142.000 en 2004 et 15.000 depuis le début 2006.
Cependant, à y regarder de plus près, deux
associations, le Centre d'Archives et de Documentation [ Homosexuelles
de Paris ] ( CADHP
) et le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ]
( CGL ) accaparent à elles seules près
de la moitié des subsides gays et illustrent la dérive que connaissent
les structures municipalisées ( lire encadré ).
- Cette bérézina a obligé la municipalité à
reprendre les choses en main … quitte à renouer avec des pratiques
autrefois vilipendées, comme attribuer des
fonds à des organismes présidés par des adjoints au maire,
dénonce François Devoucoux du Buysson. Et de regretter que
la droite qui avait déjà stupidement voté cette première
subvention [ au CADH, ndlr ] s'est ainsi privée de
la meilleure occasion à ce jour de confondre Bertrand Delanoë en
pointant le décalage entre son discours sur l'éthique publique
et ses pratiques de réseau.
=> Les chouchous
… et les autres
Et, en effet, les soupçons de copinage n'épargnent
pas son adjoint Christophe Girard depuis le financement de structures dont il
fut président ( 84.000 euros pour le Festival du Film Gai & Lesbien
[ Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris ( FFGLP ) ] )
ou membre ( 13.550 euros pour SOS Homophobie, 28.700 pour ProChoix
et 32.000 euros avec le ministère de la Santé pour Act-Up
Paris qui montrera, en perturbant une Conférence sur la santé
gay à l'Hôtel de Ville en novembre 2005, qu'elle n'a décidément
pas la reconnaissance du ventre … ).
Inversement, pour ceux qui ne font pas partie du sérail, obtenir
ne serait-ce qu'un rendez-vous avec le conseiller-médiateur
relève du parcours du combattant.
En juillet 2001, Cineffable, organisatrice de
13 éditions du festival Quand les lesbiennes se font du cinéma,
lequel accueille entre 7.000 et 9.000 spectatrices, doit patienter plusieurs
mois avant d'être reçue, non par Philippe Lasnier, mais 5 minutes
par la Directrice du service cinéma de la mairie.
L'association, qui ne demandait pas grand-chose, si ce n'est le prêt d'une
salle, se voit conseiller de remplir un dossier de subvention qui permettrait
de louer un lieu plus cher.
=> Saupoudrage
financier
La subvention est finalement refusée à la fois par manque
de budget et parce que l'événement est non-mixte.
- On se demande si [ cet ] argument
avancé par Philippe Lasnier, relève de la mauvaise foi pure et
simple, de la misogynie où d'une lesbophobie qui n'ose pas dire son nom,
lâche alors l'historienne féministe Marie-Jo Bonnet.
- Il suffit de comparer les subventions allouées
au mouvement gay [ masculin, ndlr ] pour
comprendre que la disparité est enracinée jusque dans le domaine
économique.
Ce n'est que la mobilisation du gratin goudou, alors très
remonté contre le « sexisme » du projet-phare de
CADHP, qui fait fléchir la mairie, laquelle fait voter deux
fois 15.000 euros à Cineffable, plus 10.000 pour Archilesb!
[ en réalité pour l'association Archives, Recherches et Cultures
Lesbiennes ( ARCL
) ].
La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne ( FSGL ) connaît
pareille mésaventure, malgré ses entrées à la mairie
( Philippe Lasnier fut président du club gay Paris Aquatique
).
Car il ne s'agit plus de saupoudrer 4.000 euros mais de
contribuer à un projet de 11 millions ...
- Réalisme et grande prudence par rapport au budget total
impliqué deviennent de rigueur, d'autant qu'aucun événement
gay ne manie un tel budget …
Du coup, l'aide municipale se limite à une lettre de bonnes
intentions du Mr. Gay puis, très tardivement, du maire. Mais
pas d'argent public, à cause de la frilosité et la réticence
des sponsors privés vis-à-vis de la cible gay !
=> Les bobos
virent à droite
Cet argument, combiné à la baisse de popularité de Bertrand
Delanoë chez les bourgeois bohèmes qui l'ont élu ( moins
18 points depuis 2003 ) tendrait à confirmer la constatation que fait
Devoucoux du Buysson ( et vraisemblablement aussi de Panafieu ) :
- Un homosexuel bourgeois ressemble de plus en plus à un bourgeois
homosexuel en vieillissant et il est probable que les électeurs parisiens
qui s'identifient au mouvement gay se montreront plus sensibles aux arguments
politiques leur permettant de valoriser leur patrimoine immobilier et d'alléger
leur fiscalité qu'à des controverses relatives à des droits
qu'ils ne sont qu'une minorité à réclamer, comme le mariage
ou l'adoption.
Dit simplement : à voter à droite.
Par ailleurs, en finançant la vieille garde associative
plutôt que des événements fun, Bertrand Delanoë
prend le risque de s'aliéner la part la plus jeune de l'électorat
gay, qui le crédite encore de 78 % de confiance pour faire avancer
l'égalité des droits. Mais qu'en sera-t-il en 2008 ?
La dérive
des centres municipalisés
Annoncé pour 2003, le Centre d'Archives et
de Documentation [ Homosexuelles de Paris ] (
CADHP
) est repoussé à 2007 tandis
que le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ] (
CGL
) cumulera le même retard lorsqu'il
aménagera dans ses nouveaux locaux en juin [ projet de Grand
Centre LGBT de Paris île de France ].
Le fait que le CADHP
ait dilapidé 100.000 euros en salaires, loyers et charges externes
fait bondir Michel
Chomarat, initiateur avec la mairie PS de Lyon d'un projet similaire [ à
la Bibliothèque
Municipale de Lyon ], qui a abouti plus rapidement et pour moins cher :
- On croit rêver face à l'incurie récurrente
et au manque de contrôle manifeste des deniers publics. Comment en est-on
arrivé à ce point d'amateurisme et de copinage ?
Pour Marie-Hélène
Bourcier, d'Archilesb!, il s'agit ni plus ni moins que de réaliser
une promesse électorale à n'importe quel prix, soit 820.000
euros d'ici 2007, puis 334.300 par an.
Du coup, pour partager les risques, on
sollicite le ministère de la Culture tout en conservant une solution
de repli : associer
le CADHP au CGL.
Le problème est que cet autre canard boiteux, qui doit 47.000
euros à un salarié, est en quasi-faillite malgré des
perfusions
municipales de 330.490 euros depuis 2001 …
31 1 2006 > M.
Delanoë cherche une stratégie pour faire face aux critiques
[ Le Monde ]
Critiques sur sa politique de transports, réveil de la droite municipale
: le maire ( PS ) de Paris, Bertrand Delanoë, traverse une passe difficile
...
Selon M. Delanoë, les quatre candidats à l'investiture UMP pour
les élections municipales de 2008, Françoise de Panafieu, Claude
Goasguen, Pierre Lellouche et Jean Tiberi, accaparent les médias
sans que je puisse répondre.
- Delanoë est prenable, proclame l'un des quatre prétendants,
le député de Paris Pierre Lellouche.
- Il n'a pas un genou à terre. Il a seulement les semelles un peu
moins propres, estime, à l'inverse, Didier Bariani, président
du groupe UDF au conseil de Paris, pour qui, en campagne, Delanoë,
c'est un kangourou avec des gants de boxe !
Certains, dans l'entourage du maire, prédisent que, passée
l'investiture, l'UMP parisienne traversera un trou d'air pendant au
moins un an. Période pendant laquelle il va falloir trouver les moyens
de ne plus subir, prévient Christophe Caresche, adjoint ( PS ) chargé
de la sécurité.
Même s'il estime que le temps de la campagne n'est pas venu, M. Delanoë
a déjà chargé ses proches de rendre coup pour coup :
- A force de proférer des mensonges, la droite peut faire des dégâts.
Je dois tout entendre mais je réclame un peu de vérité.
Ainsi, le livre de Françoise de Panafieu,
maire du 17e arrondissement, ( Mon Paris gagnant, L'Archipel
) est-il très vivement critiqué par l'entourage
du maire de Paris.
Mme de Panafieu ayant écrit que la municipalité subventionnait
près d'une centaine d'associations luttant contre les discriminations
des homosexuels,
Anne Hidalgo, première adjointe du maire, a immédiatement
riposté : seules dix-sept associations intervenant dans ce domaine
ont été aidées en 2005, a-t-elle rappelé dans un
communiqué.
Quant aux attaques des autres candidats UMP contre la personne du maire,
elles sont assimilées à une bataille de chiffonniers.
=> Demande
de contre-enquête ...
Face à quelques maires PS d'arrondissement qui l'incitent à freiner
les projets de limitation de la voiture, M. Delanoë rétorque :
- J'ai été élu sur un programme. Rien ne serait pire
que le trahir.
D'autant que 2006 sera l'année où beaucoup de chantiers vont
se terminer avec notamment l'inauguration du tramway, en septembre, rappelle
son entourage.
Pour le maire, agir ne veut pas dire refuser d'ajuster :
- Je regarde axe par axe ce qui pourrait être corrigé,
dit-il ...
Ce qui n'empêche pas Yves Contassot, adjoint ( Vert ) chargé de
l'environnement, d'affirmer que ce qu'on a fait jusqu'ici n'est pas suffisant.
23 1 2006 > Les
nuages s'amoncellent au-dessus de Delanoë [ Le Figaro ]
Paris : En difficulté sur de nombreux dossiers, en baisse dans les sondages,
le maire de la capitale demande à sa majorité de riposter à
l'opposition.
Il reste encore deux bonnes années jusqu'aux prochaines élections
municipales de 2008, mais, déjà, la nervosité a gagné
les couloirs de l'Hôtel de Ville.
Pendant quatre ans, l'équipe municipale a semblé
flotter sur un petit nuage de popularité et l'assurance d'avoir raison
sur tout. Epaulée par une équipe de communication hors pair, rien
n'avait prise sur elle et l'opposition, abattue par sa défaite
de 2001, s'époumonait en pure perte.
Mais depuis quelques semaines, la municipalité de gauche a changé
de tactique.
- Il y a une consigne nouvelle, raconte un élu socialiste. Il
faut répondre systématiquement à toutes les critiques de
la droite.
Plus question, donc, de traiter l'opposition avec dédain, quitte à
lui donner plus d'importance médiatique qu'elle n'en gagnerait toute
seule. Au risque d'ouvrir un peu trop tôt les joutes électorales,
toutes les critiques de l'opposition sont désormais décortiquées
et contestées.
=> Panafieu, cible
favorite
Première à en faire les frais : Françoise de Panafieu,
avec la sortie de son livre Mon Paris gagnant ( nos éditions
du 14 janvier ).
Candidate la mieux placée à droite face
au maire, qui conserve toutefois une confortable avance, le député
maire du XVIIe arrondissement a eu droit à une allusion lors des voeux
du maire, qui a contesté les chiffres qui figurent dans son ouvrage,
et à des communiqués vengeurs de trois adjoints au maire, chacun
dans son style :
- plutôt argumenté de la part de l'adjoint radical au tourisme
Jean-Bernard Bros,
- proche du procès d'intention pour celui émanant
de la première adjointe Anne Hidalgo ( qui lui reproche de s'interroger
sur le montant des subventions versées aux associations homosexuelles
)
- et un troisième très agressif de Clémentine Autain
( app. PCF ), élue elle aussi du XVIIe.
Mais elle n'est pas la seule dans le collimateur ...
Si l'attitude de la municipalité change, c'est que les nuages s'accumulent.
Certes, selon le dernier sondage CSA pour Le Parisien et Le Nouvel Observateur,
Bertrand Delanoë conserve une cote très positive de 60% de satisfaits.
Mais il est en baisse de 18 points par rapport au score qu'il enregistrait dans
la précédente livraison, en 2003.
A la mairie, on souligne que le score de 2003 était exceptionnellement
élevé car mesuré peu après que le maire a reçu
un coup de couteau. Certes. Il n'empêche que ce sondage mesure la grogne
des Parisiens, qui sont mécontents de la politique municipale ...
=> Des mesures
mal comprises
Juillet 2005 a sonné la fin de la récréation pour l'équipe
de Bertrand Delanoë : avec l'échec de la candidature de Paris aux
Jeux olympiques, c'est le moteur de la fin de mandat qui est tombé en
panne. Faute de projet fédérateur, les Parisiens ont braqué
leur regard sur les travaux qui éventrent les chaussées parisiennes
...
Les incendies successifs dans des immeubles accueillant des personnes en grande
difficulté ont aussi révélé aux Parisiens une réalité
moins rose que celle que l'équipe municipale a l'habitude de mettre en
valeur.
Surtout, les Verts ont montré par leur fronde de l'automne qu'ils étaient
capables de perturber le fonctionnement de l'exécutif municipal.
Un coup de semonce qui pèsera lourd au moment de préparer l'échéance
de 2008.
13 1 2006 > Des
élus UMP multiplient les déclarations hostiles aux homosexuels
[ Inter-LGBT ]
Dans un livre paru le 11 janvier, Mme Françoise
de Panafieu, maire UMP du 17e arrondissement de Paris, met en doute la justification
de l’aide accordée à une centaine d’associations luttant
contre la discrimination des homosexuels, en les qualifiant de particulièrement
gâtée.
En réalité, ces associations sont 17 à recevoir au
total 247.000 euros, soit 0,2 % des subventions versées aux associations
parisiennes, d’après la Mairie de Paris.
Tordre les faits au détriment de la vérité, en présentant
un groupe comme bénéficiant d’un traitement de faveur indu
ou profitant d’un copinage est une recette connue : Françoise
de Panafieu ne fait que réadapter les vieilles ficelles de l’antisémitisme,
pour cette fois-ci alimenter une homophobie d’autant plus détestable
qu’elle n’est pas assumée.
En cas de retour au pouvoir, Mme de Panafieu entend-elle
revenir aux pratiques discriminatoires des équipes municipales dirigées
par MM. Chirac et Tibéri dont elle a fait partie, en refusant toute aide
aux associations LGBT ?
Le même jour, 171 parlementaires de la majorité ont constitué
une entente contre le mariage et l’adoption d’enfants par deux
personnes du même sexe. Ils mettent en avant que l’homosexualité
serait un « choix » contradictoire avec celui d’accueillir
un enfant, et que le principe de précaution imposerait que les
couples de même sexe ne doivent pas élever d’enfant.
Dans le monde fantasmé par ces élus, les personnes qui auraient
fait le choix évidemment facile et égoïste de l’homosexualité
mettraient en danger les enfants dont ils sont les parents : ces assertions
sont insultantes et stigmatisantes pour les homosexuels, et pour les dizaines
de milliers d’enfants qu’ils élèvent aujourd’hui
et dont toutes les études démontrent au contraire qu’ils
connaissent les mêmes joies et les mêmes difficultés que
tous les autres enfants.
La mission parlementaire Famille et droit des enfants n’a même
pas rendu ses conclusions, que ces élus dressent déjà des
barricades sans se préoccuper de blesser les personnes contre qui ils
s’opposent.
=> Trop, c’est
trop : l’Inter-LGBT demande à Nicolas Sarkozy de clarifier la ligne
de l’UMP
Le 24 décembre dernier, dans un entretien accordé à
Libération, le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, rappelait
:
- C’est moi le premier qui ai regretté l’attitude de
la droite face au Pacs, en référence aux propos outranciers
et injurieux tenu en 1998 et 1999 par nombre des parlementaires de l’opposition
de l’époque. L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans
juge malhonnête ce double langage du principal parti de la majorité,
avec d’un côté un président qui affiche une prudente
ouverture sur les questions liées à l’homosexualité,
et de l’autre des élus de plus en plus nombreux qui attaquent les
associations de lutte contre l’homophobie et stigmatisent les familles
homoparentales, voire injurient les personnes homosexuelles ( cf. Christian
Vanneste ).
C’est pourquoi l’Inter-LGBT adresse ce jour une demande d’entretien
en urgence au président de l’UMP, afin de connaître enfin
la position de son parti :
- sur le soutien ou non des élus locaux de l’UMP
à l’action des associations qui luttent contre les discriminations
liées à l’orientation sexuelle et à l’identité
de genre ;
- sur les propositions de l’UMP face au fait homoparental, et à
la revendication d’accès au mariage.
Pour l’Inter-LGBT, le débat démocratique sur ces questions
de société exige cette clarification.
12 1 2006 > Subventions
LGBT : Anne Hidalgo réplique à Françoise de Panafieu
[ e-llico.com ]
Quelques heures après la publication du livre de Françoise de
Panafieu dans lequel la députée-maire UMP du 17ème attaque
le maire, Bertrand Delanoë, sur les subventions accordées par la
municipalité aux associations luttant contre l’homophobie, Anne
Hidalgo réplique au nom de la Ville.
Alors que Françoise de Panafieu affirme que la municipalité parisienne
subventionnerait près d’une centaine d’associations (…)
luttant contre la discrimination des homosexuels, la première adjointe
au maire de Paris précise que dans les faits, dix-sept associations
intervenant dans ce domaine ont été subventionnées en 2005
par la Ville de Paris, pour un montant total de 247.000 euros, soit 0,2% du
budget global consacré au monde associatif parisien.
- Bien entendu, ajoute Anne Hidalgo, toute subvention donne lieu à
un vote au Conseil de Paris, ce que Françoise de Panafieu devrait savoir
si elle y était plus assidue.
La municipalité rappelle au passage que qu’avant
2001 - madame de Panafieu étant alors membre de l’Exécutif
municipal - les associations gays et lesbiennes ont systématiquement
trouvé porte close à l’Hôtel de Ville. Il était
donc légitime de mettre fin à cette attitude discriminatoire et
d’aider ces structures, au même titre que n’importe quelle
autre association proposant une prestation utile aux habitants de notre cité.
Anne Hidalgo parle de méconnaissance chronique des dossiers
parisiens de la part de l’élue UMP et d’un nouveau
dérapage (qui ) confirme la culture rétrograde et intolérante
de la députée maire du XVIIème arrondissement …
Le communiqué publié hier conclut que la diversité
de Paris est l’une de ses plus grandes richesses et son esprit d’ouverture,
une constante de son histoire.
Le CGL de Paris qui rassemble un grand nombre d’associations parisiennes
réagit lui aussi.
- Les pouvoirs publics se déchargent sur les associations de leurs
missions de service public, il est donc légitime que les associations
reçoivent des moyens financiers pour mener à bien leurs actions
observent les responsables du Centre LGBT parisien.
Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Paris [ et
Ile de France ] dénonce aussi l’amalgame
qu’entretient Françoise de Panafieu entre l’orientation sexuelle
du Maire de Paris et une stratégie politique d’attribution des
subventions municipales dans lequel il voit une manœuvre électoraliste.
12 1 2006 > Paris
: Françoise de Panafieu polémique sur les subventions aux associations
[ tetu.com ]
Dans son nouveau livre, Françoise de Panafieu critique
la stratégie clientéliste du maire de Paris, qu'elle
accuse de trop subventionner les associations de lutte contre l'homophobie.
Dans ce but, la députée-maire du 17ème arrondissement,
candidate à l'investiture UMP pour la mairie de Paris, n'hésite
pas à diffuser des informations erronées. En effet, selon elle,
la mairie subventionnerait plus d'une centaine d'associations […]
luttant contre la discrimination d'homosexuels.
Un chiffre très éloigné de la réalité puisque
chaque année, une moyenne de seulement 12 associations LGBT ont été
subventionnées par l'équipe de Bertrand Delanoë.
Malgré les faits, Françoise de Panafieu
écrit, à la page 103 de son essai Mon Paris gagnant (
L'Archipel ), que les associations luttant contre la discrimination des
homosexuels sont particulièrement gâtées, évoquant
la générosité du maire à la mesure de la reconnaissance
qu'il attend. Et un peu plus loin: Toutes méritent-elles vraiment
d'être encouragées et financièrement soutenues ? Le copinage
n'explique pas tout.
En 2005, seules 17 associations incluant la lutte contre l'homophobie
ont reçu un montant total de 247.000 euros, soit 0,2% du budget global
consacré au monde associatif parisien.
- Bien entendu, répond Anne Hidalgo, première adjointe
au maire de Paris, toute subvention donne lieu à un vote au Conseil
de Paris, ce que Françoise de Panafieu devrait savoir si elle y était
plus assidue. Je tiens à dénoncer ces assertions mensongères.
Le Centre lesbien, gay, bi et trans de Paris s'insurge
lui aussi contre ces manœuvres électoralistes. Le mensonge,
l'amalgame et l'homophobie sont-ils indispensables à Mme de Panafieu
pour briguer la Mairie de Paris ? s'interroge le CGL [ de Paris
Ile de France ] dans un communiqué.
12 1 2006 > Le
centre LGBT dénonce des manoeuvres électoralistes calomnieuses
et homophobes, destinées à briguer la mairie de Paris [ citegay.fr
]
Françoise de Panafieu critique Bertrand Delanoë et sa politique
d'attribution de subventions aux associations LGBT.
Dans son livre Mon Paris gagnant (Editions l'Archipel), paru le 11
janvier, Françoise de Panafieu, députée maire UMP du 17ème
arrondissement, s'interroge sur la légitimité de l'attribution
de subventions, qui auraient augmenté de plus de 80 millions d'euros
en cinq ans, à destination d'une centaine d'associations de lutte contre
l'homophobie.
Elle ne remet pas en cause l'utilité de ces subventions mais se demande
si des subventions à un nombre aussi important d'associations sont légitimes.
La réalité des chiffres est tout autre puisque la ville de paris
n'accorde en fait que 200.000 euros par an, à seulement 17 associations,
ce qui représente 0,2 % de l'enveloppe globale.
Dans un communiqué daté d'aujourd'hui,
le centre LGBT de Paris [ et Ile France ], s'insurge
contre ces manoeuvres électoralistes qui fleurent mauvais l'homophobie.
Ses présidents rappellent que, dans le cas où les pouvoirs
publics se déchargent sur les associations de leurs missions de service
public, il est légitime que les associations reçoivent des moyens
financiers pour mener à bien leurs actions.
Ils font également remarquer que la députée maire
ne parle que des associations homosexuelles, et que cibler d'autres organisations
n'aurait sans doute pas servi son intérêt électoral.
En parlant des largesses à caractère
clientéliste de Bertrand Delanoë, elle amalgame l'orientation
sexuelle du Maire de Paris avec une stratégie politique d'attribution
des subventions municipales.
11 1 2006 > Quand
les manoeuvres électoralistes de Mme de Panafieu riment avec l'homophobie
[ cglparis.org ]
Dans son ouvrage, Le Paris gagnant, Françoise de Panafieu, l’une
des candidats déclarés à la Mairie de Paris critique la
politique d’attribution des subventions aux associations, pratiquée
par la Ville.
Elle affirme que le montant global des subventions a augmenté de 80 millions
d’euros en cinq ans. Et alors ? Les pouvoirs publics se déchargent
sur les associations de leurs missions de service public, il est donc légitime
que les associations reçoivent des moyens financiers pour mener à
bien leurs actions.
Elle ne cite que les seules associations homosexuelles
qui bénéficieraient selon elle des largesses à caractère
clientéliste du Maire. De la sorte, elle amalgame l’orientation
sexuelle du Maire de Paris avec une stratégie politique d’attribution
des subventions municipales.
Or le pourcentage des subventions attribuées aux dix sept et non
les prétendues cent associations de lutte contre l’homophobie,
représente 0.2 % de l’ensemble de l’enveloppe globale. Pourquoi
a-t-elle focalisé sur ces seules associations pour illustrer son propos
?
En cherchant bien, Mme de Panafieu aurait sans doute pu trouver une catégorie
d’associations bénéficiant de bien plus que ces modestes
0.2% ; mais elle n’aurait pas dans ce cas servi son intérêt
électoral. Enfin, les subventions sont toutes débattues et votées
au Conseil de Paris, Mme de Panafieu souhaite t-elle remettre en cause la démocratie
?
Le mensonge, l’amalgame et l’homophobie sont-ils indispensables
à Mme de Panafieu pour briguer la Mairie de Paris ? Le Centre Lesbien
Gai Bi et Trans de Paris Ile-de-France s’insurge contre de telles manœuvres
électoralistes.
Les Présidents : Christine Le Doaré 06.89.33.78.07 :: Claude Chantereaux
06.07.57.06.51
11 1 2006 > Paris
: De Panafieu attaque Delanoë sur les subventions aux associations LGBT
[ e-llico.com ]
Dans son livre Mon Paris gagnant, la député-maire UMP
du 17ème, Françoise de Panafieu attaque Delanoë sur les subventions
aux associations LGBT. Dans son livre Mon Paris gagnant ( Editions
l’Archipel ), en librairie aujourd’hui, la députée-maire
UMP du 17ème, Françoise de Panafieu, consacre un passage, p.103,
aux subventions accordées par la ville aux associations luttant contre
l’homophobie.
Selon la candidate à la candidature à la
mairie de Paris, la ville agirait selon une stratégie clientéliste
où les associations luttant contre la discrimination des homosexuels
sont particulièrement gâtées.
On peut encore lire : Aucun élu au sein du Conseil de Paris
ne conteste la nécessité de lutter contre l’homophobie,
mais quelle est la justification de l’aide accordée par la municipalité
à près d’une centaine d’associations poursuivant ce
but ? Toutes méritent-elles vraiment d’être encouragées
et financièrement soutenues ? Le copinage n’explique pas tout.
Le propos de Françoise de Panafieu est déjà inexact
dans la mesure où plusieurs élus de Paris ont voté contre
des subventions accordées à des associations LGBT, mais surtout
les chiffres évoqués par la députée sont très
loin de la réalité. Là ou Françoise de Panafieu
parle d’une centaine d’associations, la ville n’en
subventionne qu’une douzaine pour un montant annuel de 200.000 €
par an, et non des 80 millions € cités dans le livre.
11 1 2006 > Réaction
de Anne Hidalgo à l'ouvrage de Françoise de Panafieu paru aujourd'hui
[ paris.fr ]
Dans un ouvrage paru aujourd’hui, madame de Panafieu
affirme, de façon erronée, que la municipalité parisienne
subventionnerait près d’une centaine d’associations (…)
luttant contre la discrimination des homosexuels.
Dans les faits, dix-sept associations intervenant dans ce domaine ont été
subventionnées en 2005 par la Ville de Paris, pour un montant total de
247.000 euros, soit 0,2% du budget global consacré au monde associatif
parisien. Bien entendu, toute subvention donne lieu à un vote au Conseil
de Paris, ce que Françoise de Panafieu devrait savoir si elle y était
plus assidue.
Il faut d’ailleurs noter qu’avant 2001 - madame de Panafieu étant
alors membre de l’Exécutif municipal - les associations gays et
lesbiennes ont systématiquement trouvé porte close à l’Hôtel
de Ville. Il était donc légitime de mettre fin à cette
attitude discriminatoire et d’aider ces structures, au même titre
que n’importe quelle autre association proposant une prestation utile
aux habitants de notre cité.
Outre sa méconnaissance chronique des dossiers
parisiens, ce nouveau dérapage confirme la culture rétrograde
et intolérante de la députée maire du XVIIème arrondissement,
qui utilise d’ailleurs ici les vocables de clientélisme
et de copinage évoquant même la générosité
du maire à la mesure de la reconnaissance qu’il attend de
ces associations …
A quel copinage madame de Panafieu fait-elle allusion ? Faudrait-il
en déduire que l’identité personnelle d’un individu
définit mécaniquement ses choix électoraux et citoyens
? On voit à quels extrêmes un mode de raisonnement aussi édifiant
peut conduire, appliqué à telle ou telle composante de la société
parisienne.
Je tiens donc à dénoncer les assertions mensongères de
madame de Panafieu, en lui rappelant que la diversité de Paris est l’une
de ses plus grandes richesses et son esprit d’ouverture, une constante
de son histoire.
Aucun sondage ne sera en tout cas indispensable pour établir la médiocrité
d’un livre dans lequel le narcissisme un peu primaire de l’auteur
n’a d’égal que la vacuité de ses propositions.
10 1 2006 > Mémoire
LGBT : les Archives valident le projet [ e-llico.com ]
A défaut d’un calendrier pour l’ouverture
du Centre des mémoires LGBT Paris/Ile-de-France ( ce qui n’est
décidément pas une bonne nouvelle ), il
faudra se contenter d’une nouvelle ( bonne cette fois ) :
le projet est scientifiquement validé et approuvé par le Centre
départemental des Archives de Paris.
Ce contrôle ( sur la méthodologie et la dimension scientifique
du projet ) avait été demandé il y plusieurs mois par Odette
Christienne, adjointe au maire de Paris en charge du patrimoine, qui entendait
ainsi se prémunir d’éventuelles attaques sur un dossier
qui a connu de nombreux soubresauts.
- J’ai lu, annoté et validé le projet, indique
Agnès Masson, directrice du Centre départemental des Archives
de Paris. C’est un projet très fouillé et très
professionnel, bien argumenté et qui comporte très peu d’erreurs.
C’est ce que j’ai indiqué à Madame Christienne, fin
novembre.
Agnès Masson a d’ailleurs donné son accord pour intégrer
le futur Comité scientifique du Centre.
Fin novembre, le projet a été présenté
à Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France, qui a salué
son intérêt.
Cet adoubement institutionnel est fondamental puisqu’il devrait permettre
de débloquer une subvention du Ministère de la Culture.
2 1 2006 > Enchères
[ gayvox.com ] ...
On m’a raconté une histoire vraie qui m’a fait bondir. Figurez-vous
qu’à l’Est de la France ...
C’est le fait que dans cette ville, une association LGBT et plus, regroupant
quelques 800 adhérents ( excusez du peu ! ), a organisé avant
les fêtes de fin d’année une vente aux enchères d’objets
offerts par les membres de la nobles assemblée et qu’ils ont réussis
à collecter plus de 1.500 € pour soutenir l’activité
Arc-en-ciel !
Si je compare avec la somme récoltée par la vente d’œuvres
artistiques aux enchères organisée au Salon Rainbow Attitude en
2005 au profit de la lutte contre le SIDA, j’ouvre les vannes ( non au
sens de se faire vanner ) de la petite polémique qu’on m’accusera
d’attiser. Je n’en suis pas là. Pour l’instant, je
constate. En déduit qui voudra qui pourra.
J’attendais un exemple pour argumenter mon avis
sur la question d’un échec qui m’a fait mal au ventre.
Aujourd’hui, je peux dire : Besançon plus fort que Paris ! Car,
vous l’avez deviné puisque vous demeurez férus d’histoire,
il s’agit de Besançon.
Pour une fois que je n’évoque pas l’immense,
le prodigieux, l’incalculable Centre d’archives homos de Paris …
Désolé, en 2006, j’ai encore l’intention de sévir
un peu. Histoire de vous redonner le goût de la mise en perspective …
Respectueusement votre Gayvox et chaleureusement réchauffé votre
envie d’indépendance.
1er 1 2006 > Résister
- Vivre la mémoire [ Vincent Espagne ]
:: Vers un deuxième
acte ?
Au printemps 1994, nous nous retrouvons rue Sedaine à une quinzaine.
Certains ont travaillé longtemps dans ses locaux, d’autres aujourd’hui
y militent. Les plus anciens se souviennent des assemblées générales
du FHAR dans le préfabriqué de l’Ecole des beaux arts, François
montre des photographies des premiers défilés. Sur ses images,
on en reconnaît beaucoup. Certains sont morts, d’autres, on n’a
aucune nouvelle… Les séances du groupe sont graves. L’appel
vient des plus jeunes. Leur génération fait fasse au sida, la
précédente avait du rendre visible la différence. L’homosexualité
devient un vecteur marchand et c’est par celui là même que
se propage le plus facilement le virus. Les homosexuel(e)s s’organisent
en une myriade d’associations et un « centre » tente de les
fédérer. On dépose des logos, des titres de presse. Radio
Fil rose devient FG...
:: Les startellettes en
piste !
En quelques mois de préparation de l’acte 1, (pas grand-chose :
une exposition à Paris puis à Amsterdam en juin, une brochure),
je réalise combien la tâche peut être difficile. A la question
: qui détient les fonds, les épaules se rentrent, les rancoeurs
émergent… Avec tout son art, Audrey nous obtient quelques planches
que Frank Arnal avait crées en 1979.
Le problème, c’est que le projet d’un
Centre d’Archives et de Documentations existe dans les têtes depuis
quelques années. J’en avais déjà
entendu parler dans les anciens locaux du CGL à
quelques mètres du Dupleix ! [ le projet de Centre
d'Archives de la Maison des Homosexualités n'a pas abouti (
malgré les 50.000
francs de subventions du Ministère de la Culture ) ].
Pendant toutes ces années d’agitation égocentrée
( à Pablo, à Jean : n’avez-vous pas le sentiment d’un
immense gâchis ? ), rien ne s’est fait et rien n’est fait
encore, sinon un dossier quelque part dans un bureau du cabinet du Maire de
Paris.
L’institutionnalisation avant l’existence de l’établissement
: en voilà une avancée !
Que sont devenues les archives de Guy Hockeinghem, celles
de Michel Cressole, celles de Gilles Chatelet ? J’apprends que celles
de Gai Pied ( ou du moins ce qu’il en reste ) sèchent dans des
cartons quelque part dans Paris, ( propriété d’un organe
de presse ? )
:: Confisquer la mémoire,
c’est entretenir la discrimination
Depuis, c’est sans cesse que des garçons découvrent avec
stupeur dans ma bibliothèque 3 Milliards de pervers - Grande encyclopédie
des homosexualités (1973) et demandent à entendre mon témoignage,
un petit bout d’histoire, désir très important puisqu’elle
les concerne en premier chef. Et je réalise à chaque fois combien
la confiscation de la mémoire est un acte plus qu’inconsidéré
!
Ne pas faire vivre la mémoire, la rendre visible, c’est la bafouer.
C’est pratiquer une discrimination entre ceux qui savent, ceux qui détiennent
et ceux qui doivent savoir. C’est entretenir la suspicion, voire la honte.
C’est jouer de la spéculation sur un patrimoine collectif.
Aujourd’hui, combien d’entreprises citoyennes
font vivre la mémoire ?
- GKC à Lille [ Centre d'Archives
et de Documentation de Gay Kitsch Camp ] ( gaykitschcamp.com
)
- et celle de Hoang à Vitry sur Seine [
Conservatoire des Archives et des Mémoires LGBTQ de l'Académie
Gay & Lesbienne ] ( archiveshomo.info
),
- bientôt une à Lyon [ Centre de Ressources
Documentaires Gays et Lesbiennes de la Bibliothèque Municipale de Lyon
( www.bm-lyon.fr
) ].
Des structures, non pas rivales mais complémentaires
avec leur dynamique propre. Tout cela devrait être immédiatement,
de manière permanente et directement visible.
Il s’agit de témoigner des résistances, des luttes, de faire
vivre une culture, ou du moins de tenter la démonstration qu’il
en existe une. C’est rendre visibles les immenses influences, les apports
intellectuels et sociaux, l’histoire d’une communauté qui
n’en est pas vraiment une.
Mais quelle importance à vouloir faire vivre la mémoire, dès
lors que D. ( 25 ans ), revendique le droit à l’indifférence
et qu’il réfute la folle attitude qui, pourtant, le caractérise
?
Je ne peux m’empêcher de lui rappeler ce que les acquis qui sont
les siens aujourd’hui le sont parce qu’avant lui, des folles se
sont battue pour les obtenir. Il n’était question ni de droit à
la différence ou à l’indifférence, mais de celui
à l’existence. Puis, en quelques années, le sida a transformé
nos organisations naissantes. Que sont devenus les mémoires de nos pairs,
de nos amants disparus ? Certes, Les homosexuel(e)s se reproduisent de bouche
à oreille ( Place Saint Ravy, Montpellier, 1980 ) …
:: En 2005, on pend
les homosexuels à quelques heures d’avion d’ici…
En ces temps de retour de l’ordre moral, le texte/manifeste de Gilles
Chatelet La République
des chiennes ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra
pas est toujours de vigueur.
Pour résister, faire vivre la mémoire. Vers un deuxième
acte ?
Fin 2005 > Engagement AP CADHP toujours non respecté
: Un état d'avancement du projet sera régulièrement
présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT ...
> Archives Gay :
l'Inter-LGBT contre la polémique [ e-llico.com ] 13 1 2003
L’Inter-LGBT intervient à son tour dans la polémique sur
le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles.
"L'Inter-LGBT a souhaité la création
d'un Centre d'archives et de documentation, sur l'ensemble des minorités
sexuelles, qui s'inscrive résolument dans la société
: par la mise en place d'un service de documentation ouvert à toutes
et à tous, par le recueil d'archives de diverses sources, sans exclusion,
par la valorisation des documents d'une histoire fragile et méconnue.
Elle exprime sa satisfaction d'avoir vu ce souhait concrétisé
par le projet de l'Association de Préfiguration du Centre, animée
par Christopher Miles, Florence Tamagne et Jean Le Bitoux, et se réjouit
du soutien apporté par la Ville [ de Paris ] à
ce projet ".
L'Inter-LGBT regrette la polémique née autour de la pétition
Pour que cesse l'exclusion des lesbiennes dans le projet du futur Centre
de documentation et d'archives homosexuelles de Paris qui lui a notamment
été adressée, ainsi que l'exploitation qui en a été
faite dans la presse.
Afin d'en savoir plus, et de connaître les explications
des premiers intéressés, Jean Le Bitoux, co-initiateur du projet
du CADHP a été invité lors du dernier Conseil. Il
a ainsi pu réaffirmer que le projet, aujourd'hui dans sa phase de préfiguration,
était ouvert à toutes les contributions, et que, contrairement
aux affirmations erronées de la pétition, la composition du comité
scientifique du Centre reflétait une réelle mixité, et
s'approcherait de la parité dans les prochains mois.
Un état d'avancement du projet sera régulièrement
présenté devant le Conseil de l'Inter-LGBT. L'Inter-LGBT
rappelle son souci constant d'une concertation entre les différentes
composantes du mouvement lesbien, gai, bi et trans. Elle appuie en particulier
les démarches constructives de la Coordination Lesbienne en France, des
Archives Lesbiennes et du Collectif Existrans vis-à-vis du CADHP afin
de s'en rapprocher et de proposer de nouvelles contributions au projet.
L'Inter-LGBT se déclare "disponible, si cela
s'avérait nécessaire, pour poursuivre la discussion avec les différents
protagonistes. Elle souhaite que cesse la polémique qui jette le discrédit
sur l'ensemble du mouvement LGBT afin que le projet du CADHP puisse se développer
dans la sérénité et dans le respect des principes de neutralité
et de pluralité qu'il s'est donné".
Année 2005 > L’ouverture au public
est prévu pour 2005 : on attend toujours cette ouverture
du CADHP, déjà reportée d'année en année
par l’Association de Préfiguration APCADHP
> Centre d’Archives
: ouverture en 2005 [ e-llico.com 5 1 2004 ]
Aggiornamento pour le Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris. Le CADHP est désormais un Carrefour de toutes les archives
et un Centre de toutes les histoires. L’ouverture
au public est prévu pour 2005.
C’est à un véritable aggiornamento qu’a procédé
l’équipe du Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles
de Paris (CADHP) ces derniers mois. Le CADHP est donc désormais un Carrefour
de toutes les archives et un Centre de toutes
les histoires.
Histoire d’enterrer la polémique, la nouvelle équipe
précise dans un document de travail que Cette histoire est celle
des lesbiennes, des gays, des bis et des trans. C’est une histoire globale
d’émancipation sociale et psychologique face à la condamnation
morale et normalisatrice, le pouvoir des lois et l’obsession des médecins.
Nos histoires d’émancipation sont parfois croisées, souvent
parallèles.
Pour le moment, le projet en est toujours à la phase de préfiguration.
- L’équipe qui ne compte qu’un salarié [
Jean le Bitoux, directeur et principal initia |